Contre la corruption, la proportionnelle?
Québec — La meilleure façon d'empêcher la corruption serait d'instaurer un mode de scrutin proportionnel, a déclaré hier Amir Khadir, député de Québec solidaire.
M. Khadir a affirmé que ce mode de représentation permettrait de changer plus rapidement la composition de l'Assemblée nationale, ce qui réduirait de ce fait les possibilités qu'un système de trafic d'influence se mette en place.
Dans la foulée des allégations de malversations dans le secteur de la construction, notamment dans la politique municipale, le ministre de la Réforme des institutions démocratiques, Claude Béchard, a récemment affirmé qu'il soumettrait, d'ici la fin de la session, un projet de loi modifiant les règles de financement des partis politiques ainsi que la carte électorale.
Selon M. Khadir, M. Béchard devrait aussi s'attaquer au mode de scrutin.
«C'est plus que jamais pertinent, dans un contexte où le Québec traverse une très difficile période de remise en question de toute la classe politique, à travers tout ce qu'on entend comme allégations, comme révélations sur la corruption rampante à tous les échelons de l'administration, y compris au niveau du gouvernement», a-t-il dit lors d'un point de presse ayant précédé un débat sur cette question.
Actuellement, les députés provinciaux et fédéraux sont élus au terme d'un scrutin uninominal à un tour, qui permet au candidat ayant reçu le plus de votes de remporter un siège au parlement.
Dans les systèmes proportionnels, les partis politiques obtiennent une représentation équivalant au pourcentage de suffrages qu'ils ont reçus.
M. Khadir a estimé que le système uninominal favorise l'instauration d'une alternance entre deux seuls partis et empêche le renouvellement de la classe politique. «Pour les corrupteurs, c'est beaucoup plus facile d'identifier les pommes pourries au sein de ces appareils qui se maintiennent au pouvoir ou proches du pouvoir, avec les conséquences très graves que l'on sait aujourd'hui», a-t-il dit.
M. Khadir croit que le projet de loi de M. Béchard devrait proposer la mise en place d'un scrutin proportionnel mixte qui assurerait un meilleur pluralisme à l'Assemblée nationale.
Lors d'un débat sur le sujet, M. Béchard n'a pas exclu la possibilité d'améliorer la représentativité, mais il a rejeté la proposition du député en affirmant qu'il reste encore beaucoup de chemin à faire avant d'instaurer un mode de scrutin proportionnel.
M. Khadir a affirmé que ce mode de représentation permettrait de changer plus rapidement la composition de l'Assemblée nationale, ce qui réduirait de ce fait les possibilités qu'un système de trafic d'influence se mette en place.
Dans la foulée des allégations de malversations dans le secteur de la construction, notamment dans la politique municipale, le ministre de la Réforme des institutions démocratiques, Claude Béchard, a récemment affirmé qu'il soumettrait, d'ici la fin de la session, un projet de loi modifiant les règles de financement des partis politiques ainsi que la carte électorale.
Selon M. Khadir, M. Béchard devrait aussi s'attaquer au mode de scrutin.
«C'est plus que jamais pertinent, dans un contexte où le Québec traverse une très difficile période de remise en question de toute la classe politique, à travers tout ce qu'on entend comme allégations, comme révélations sur la corruption rampante à tous les échelons de l'administration, y compris au niveau du gouvernement», a-t-il dit lors d'un point de presse ayant précédé un débat sur cette question.
Actuellement, les députés provinciaux et fédéraux sont élus au terme d'un scrutin uninominal à un tour, qui permet au candidat ayant reçu le plus de votes de remporter un siège au parlement.
Dans les systèmes proportionnels, les partis politiques obtiennent une représentation équivalant au pourcentage de suffrages qu'ils ont reçus.
M. Khadir a estimé que le système uninominal favorise l'instauration d'une alternance entre deux seuls partis et empêche le renouvellement de la classe politique. «Pour les corrupteurs, c'est beaucoup plus facile d'identifier les pommes pourries au sein de ces appareils qui se maintiennent au pouvoir ou proches du pouvoir, avec les conséquences très graves que l'on sait aujourd'hui», a-t-il dit.
M. Khadir croit que le projet de loi de M. Béchard devrait proposer la mise en place d'un scrutin proportionnel mixte qui assurerait un meilleur pluralisme à l'Assemblée nationale.
Lors d'un débat sur le sujet, M. Béchard n'a pas exclu la possibilité d'améliorer la représentativité, mais il a rejeté la proposition du député en affirmant qu'il reste encore beaucoup de chemin à faire avant d'instaurer un mode de scrutin proportionnel.
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