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L'ADQ implose

Éric Caire et Marc Picard démissionnent et lancent un appel aux «lucides»

Antoine Robitaille   7 novembre 2009  Québec
Québec — Les deux députés de l'ADQ qui ont démissionné avec fracas hier, Éric Caire et Marc Picard, pourraient porter les couleurs d'un des grands partis lors des prochaines élections générales. «Je n'exclus rien», a déclaré Marc Picard hier, même pas de joindre le Parti libéral ou le Parti québécois. M. Picard a précisé que pour l'instant, il n'était pas «sur le marché» et a soutenu vouloir terminer son mandat «à titre d'indépendant». Éric Caire a fait comprendre qu'il pensait exactement comme son collègue, en ajoutant «copier-coller».

MM. Caire et Picard ont provoqué l'implosion de l'Action démocratique de Gilles Taillon en la quittant avec fracas hier, laissant le parti avec seulement quatre élus en Chambre. Les deux démissionnaires soutiennent ne plus se reconnaître dans cette formation politique depuis que cette dernière s'est donné son nouveau chef, le 18 octobre. C'est en parlant d'une «conviction profonde que l'ADQ de Gilles Taillon n'a rien à voir avec l'ADQ à laquelle j'ai adhéré il y a 10 ans» que M. Caire a rompu les liens avec le parti fondé par Jean Allaire et Mario Dumont.

M. Taillon a refusé, la semaine dernière, d'accorder à Éric Caire le titre de «chef parlementaire»,

alors que ce dernier l'avait réclamé ouvertement. Le chef, élu par une très faible majorité (un vote, si on ne compte pas celui d'«Omar Bongo», alias Infoman) lors d'un scrutin téléphonique, lui a préféré François Bonnardel; non sans avoir du même coup relevé Marc Picard de son poste de leader parlementaire. Ce dernier a été vice-président de l'Assemblée nationale pendant 18 mois, mais avait appuyé M. Caire lors de la course.

M. Caire a dénoncé «le règne sans partage que propose Gilles Taillon sans avoir les qualités, à mon avis, et le charisme pour le faire». Marc Picard a qualifié le style de Gilles Taillon d'«autoritaire». «Je ne peux pas vivre avec ça. Ce n'est pas comme ça, je pense, qu'on va construire le Québec. Si par malheur M. Taillon devenait premier ministre, je ne sais pas ce que ça donnerait», a-t-il pesté.

Course discréditée

Les deux collègues avaient décidé d'annoncer leur décision la semaine prochaine, mais une bombe au sujet de la course à la chefferie, révélée par TVA jeudi soir, a précipité l'annonce de leur départ. Dans un message téléphonique enregistré et diffusé à la télévision, on a entendu clairement le président par intérim du parti, Mario Charpentier, parler de dons et de financement de Gilles Taillon, par le truchement d'un «Frank» (surnom de François Bonnardel). M. Charpentier soutient dans l'enregistrement avoir versé 6000 $, dont 3000 $ «au nom» de sa femme. Or, M. Charpentier avait promis de rester neutre durant la course. Dans un communiqué hier, il a prétendu qu'au moment de l'enregistrement, il respectait «intégralement [son] devoir de réserve en demeurant discret quant à [son] appui à un candidat», avant d'ajouter: «J'avais toutefois l'intention de faire un don à la campagne de M. Taillon, comme me le permettait mon devoir de réserve [sic]. Le 19 mai, j'ai remis un chèque de 3000 $ qui respecte en tous points les règles du Directeur général des élections.» M. Charpentier soutient que 10 jours plus tard, lors d'une réunion du comité exécutif, des règles de neutralité ont été précisées et il a alors renoncé à son don à Gilles Taillon. Il prétend que le chèque «n'a jamais été encaissé».

Organisateur de la campagne de Gilles Taillon, le chef parlementaire François Bonnardel soutient que dans le rapport sur les contributions à la campagne de M. Taillon qui doit être remis en juin au Directeur général des élections, ni M. Charpentier, ni son épouse ne figureront sur la liste.

Joint en Floride où il se trouve en vacances, le troisième homme de la course à la chefferie, Christian Lévesque, ancien député adéquiste de Lévis, a soutenu que les gestes de M. Charpentier «jetaient un discrédit total» sur la course à la direction. Il a réclamé des explications de la direction du parti, à laquelle il a remis son adhésion en question.

Bonnardel déconcerté

Le chef parlementaire adéquiste a semblé déconcerté par la démission de ceux qu'il a décrits comme «deux amis». «C'est extrêmement malheureux, c'est extrêmement malheureux, je suis extrêmement déçu», a-t-il répété à plusieurs reprises, ajoutant que les quatre députés restants sont «sonnés... on ne se contera pas des farces». Lorsque joint par Le Devoir, le député de Chauveau, Gérard Deltell, s'est dit extrêmement déçu et n'arrivait pas à croire que ses ex-collègues n'aient pas exclu de se joindre à un ou l'autre des deux grands partis.

Quant à M. Bonnardel, il a nié fermement que l'orientation idéologique du parti ait changé depuis que Gilles Taillon a pris la tête. Il conserve selon lui les mêmes positions sur les finances publiques, le décrochage, les commissions scolaires, etc. M. Bonnardel a laissé entendre que son ex-collègue Caire s'était trouvé une raison idéologique pour masquer sa déception de ne pas avoir été désigné chef parlementaire: «La seule chose que je peux vous dire [...], c'est que M. Caire a refusé le poste de leader parlementaire, a refusé le poste comme porte-parole au développement économique.» Commentant la fuite dans les médias de l'enregistrement de M. Charpentier, le député de Shefford et conjoint de la ministre libérale Nathalie Normandeau s'est montré philosophe: «On m'avait dit un jour en arrivant en politique que mes ennemis n'étaient pas nécessairement en face de moi, qu'ils étaient à côté de moi.»

L'ADQ restera-t-elle une formation politique reconnue en tombant ainsi sous la barre des cinq sièges? Oui, a répondu M. Bonnardel, puisque le statut est conféré après l'élection générale et en fonction du pourcentage (16 %, alors que le seuil de la reconnaissance est fixé à 11 %) pour toute la durée de la législature. Dans les autres partis, on laissait planer un doute, hier. «Est-ce que le budget de quelque 600 000 $ restera le même?», se questionnait-on ouvertement dans l'entourage du leader du gouvernement, Jacques Dupuis.

Appel aux lucides

Quant à l'idée selon laquelle Éric Caire songerait à fonder un nouveau parti, le principal intéressé n'a pas semblé très enthousiaste, hier. Il a décrit la tâche comme étant au-dessus de ses forces: «Ce n'est certainement pas M. Picard et moi qui serons les seuls instigateurs de ça. Ça va prendre une volonté très forte, parce qu'organiser un parti politique, financer un parti politique, structurer un parti politique, recruter des candidats, élaborer un programme, c'est un travail qui est colossal.»

Il a toutefois lancé un appel du pied à des personnes en vue: «J'espère [...] que les lucides vont arrêter d'être des gérants d'estrade puis vont sauter sur la patinoire. Si vraiment ils croient [...] à leur manifeste, bien il va falloir qu'ils aillent un peu plus loin.»

Joint hier soir, un des signataires du manifeste des lucides, l'économiste Pierre Fortin, semblait surpris des propos d'Éric Caire. «Des gérants d'estrade, ça chiale à chaque match du Canadien. Nous, on n'a presque pas dit un mot depuis quatre ans!» M. Fortin ne voit vraiment pas la tête d'affiche principale du groupe, Lucien Bouchard, se lancer «dans une troisième carrière». Il ajoute que les lucides n'ont pas rédigé un programme politique et venaient de toutes les tendances de la société: gauche et droite, souverainistes et fédéralistes. «[Joseph] Facal et moi, je crois, on était plus à gauche que d'autres dans le groupe.» M. Fortin croit du reste que parmi les élus actuels à Québec, plusieurs peuvent être considérés comme des lucides. L'actuel chef de l'ADQ, Gilles Taillon, au premier chef. «Il y a aussi le nouveau député péquiste Nicolas Marceau; comme le nouveau ministre libéral Clément Gignac», souligne l'économiste.
 
 
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  • Godefroy
    Abonné
    samedi 7 novembre 2009 01h04
    Droite et gauche lucides
    Que de temps et d'énergie gaspillés M. Dumont ! Quelle crédulité abyssale M. Taillon ! Et Bergeron qui remet ça !

    Droite gauche, gauche droite : à quoi servent ces entêtés ?

    Vous méritez amplement vos médailles de Compagnon de l'Ordre du Canada et de Chevalier de l'Ordre de l'empire britannique.

  • Raymond Saint-Arnaud
    Abonné
    samedi 7 novembre 2009 01h55
    Feu de paille
    L'ADQ, comme tous les feux de paille, s'éteint ...

    Bon débarras!

  • Normand Carrier
    Abonné
    samedi 7 novembre 2009 06h51
    Quant un parti ne finit plus de se suicider ....
    Déja presque mort a 8% dans les sondages , l'A.D.Q. continue a s'autodétruire ! Ces derniers gestes le mèneront a l'implosion et il sera impossible de re-construire des ponts entre les différentes factions . Il y a toujours de la place pour un parti de centre droit qui a surement une clientèle de base qui tourne aux alentours de 10@12% et qui mérite d'être représentée ....
    Les électeurs s'acheminent graduellement vers la ligne constitutionnelle fédéralistes vs souverainistes et les éléments droite-gauche perdra de l'importance car de tous temps les deux grands partis ont dans leurs rangs un spectre complèt bien présent de ces valeurs . Lors de la fusion du R.I.N. et du Ralliement National de Gilles Grégoire avec le Parti Québécois avant 1970 , le R.N. était essentiellement un parti nationaliste de centre droit !
    Ces électeurs devront s'aligner selon leurs convictions et leurs valeurs personnelles et déterminer pour qui ils voteront et leur choix quel qu'il soit sera respectable ...
    Normand Carrier

  • Vincent Bussière
    Abonné
    samedi 7 novembre 2009 07h00
    Diviser pour mieux règner!
    Peut être que le vieil adage est vrai mais encore faut il un royaume sur lequel règner? Cher Gilles tu as diviser trop tôt!

  • Augustin Rehel
    Inscrit
    samedi 7 novembre 2009 07h44
    Les lucides
    Éric Caire et Marc Picard démissionnent et lancent un appel aux «lucides». (Éric Caire)

    Cher monsieur Caire, je vous dirais d'emblée que les lucides n'ont pas voté pour vous. Ils ont sans doute compris le genre de petit roitelet que vous êtes. Votre démission précipitée de l'ADQ démontre bien votre frustration et votre rancoeur.

    Comme membre de l'ADQ, je suis bien heureux que vous n'y soyez plus. Bon débarras, comme on dit!

  • Georges Paquet
    Abonné
    samedi 7 novembre 2009 07h57
    Je ne crois pas que 3 députés et demi plu un chef non-élu et absent, ça peut s'appeler un parti politique.
    Je ne crois pas que les citoyens doivent verser $600,000 par année à un petit groupe de députés, pour s'organiser entre eux et pour payer un salaire à un chef non-élu et absent.

  • jacques noel
    Inscrit
    samedi 7 novembre 2009 07h59
    Le parti des Ding et Dong..
    Le chef est élu par Omar Bongo
    Le président subventionne illégalement le chef
    Et le leader parlementaire couche avec la vice-première ministre
    Môman peut aller se r'habiller. L'ADQ c'est la version réelle des anciens Rhinos!

  • Jerome Letnu
    Inscrit
    samedi 7 novembre 2009 08h06
    ADQ R.I.P. 1994-201?
    Les libéraux ont traditionnellement été le foyer d'électeurs aux vus assez divergentes, mais unis par une communauté d'intérêt. Le parti qui dominera à sa gauche sera toujours guetté par le risque de fractionnement de ses appuis, puisque les progressiste on une tendance naturelle à être séduit par des partis encore plus progressistes.

    On n'assure pas le succès d'un parti politique à la droite du parti de gauche dominant avec une poignée d'insatisfaits mous. Dans cette zone du spectre politique, un succès durable ne peut qu'être que le fruit de tournant historiques marquants, et non de l'exploitation d'insatisfactions épisodiques.

    C'est ce qui minait l'aventure ADÉquiste depuis le début, et qui cloue progressivement son cercueil.

  • Pierre-S Lefebvre
    Inscrit
    samedi 7 novembre 2009 08h47
    Raison d`être
    Rien de surprenant cette implosion qui suit l`abandon de Dumont. Il faut se rappeler la déclaration récente d`Allaire sur l`aplaventrisme détruisant sa raison d`être.

  • Gilles Bousquet
    Inscrit
    samedi 7 novembre 2009 09h00
    L'ADQ assez mal-en-point mais...
    Il y a des agonisants qui guérissent mais ça prend un bon docteur. Est-ce que M. Taillon, après sa propre maladie, va réussir à guérir l'ADQ avec sa direction autoritaire, "selon M. Caire" ?

    Ça ne regarde pas bien pour l'instant à l'ADQ mais ça ne veut pas encore dire que ce parti est mort et enterré. It's not over until it's over...genre.

  • Marthe Pouliot Duval
    Abonné
    samedi 7 novembre 2009 09h40
    Aux douches!!!!!!!!!
    Eric Caire démontre une fois de plus qu'il n'a l'étoffe ni d'un chef de parti et encore moins celle d'un premier ministre!!!

  • Claude Kamps
    Inscrit
    samedi 7 novembre 2009 10h31
    L'opportunisme crasse d'enfants gâtés
    e parti est celui d'un seul homme opportuniste qui avait à sa remorque des mangeurs de hot-dogs encore plus opportuniste que lui et une cohorte de gens honnêtes qui y ont cru...
    L'exemple d'opportunisme vient de haut, déjà M Dumont qui était la figure de proue des jeunesses libérales à quitter ce parti parce qu'on lui donnait pas la place que lui pensait avoir.
    Le plan était surtout de fonder un parti mi-figue, mi-raisin qui ratissait large dans les vignes du PQ, assez pour enlever par ses votes la chance au PQ de reprendre le pouvoir.
    En fait cela démontre que l'ADQ n'était là que pour aider le PLQ à prendre le pouvoir. la non participation a la mise à mort du PLQ avec le PQ quand l'occasion se présentait illustre bien le plan de match profond de Dumont qui savait pas quoi faire avec ses 41 députés novices et complètement dépendant de lui pour allez ne fusse qu'à la toilette.
    En plus Caire se vente que les gens ont votés pour lui et pas pour le parti, il peut dire ça au prochaine élection mais pas a celle qui vient de passer ou le parti et Dumont ont fait bien des effort pour lui aussi.
    De toute façon on change un parti en restant dedans et pas en en sortant...
    Mais sans doute que Charest voit en lui un bon élément qui sait comme lui tromper ses électeurs à l'aide de fonds de douteuse provenance...

  • Jacques Morissette
    Abonné
    samedi 7 novembre 2009 10h37
    L'ADQ, comme une chaloupe délétère sur une mer houleuse.
    L'ADQ, comme une chaloupe délétère sur une mer houleuse.
    M. Taillon, devenu chef de l'ADQ, était sur une chaloupe de sauvetage avec à son bord MM. Caire et Picard. M. Taillon, de par son attitude, au lieu de vouloir ramer tous ensemble avec MM. Caire et Picard pour sauver le naufrage, a décidé de les larguer tous les deux par dessus bord.
    M. Taillon n'a pas invité MM. Caire et Picard à vraiment prendre part aux décisions de l'ADQ. Il avait envi peut-être de ramer tout seul pour faire avancer la cause de son parti? Et M. Taillon voudrait que les québécois rament du même bord que lui, dans la chaloupe délétère de l'ADQ? Ce n'est même pas de la psychologie 101.

    M. Taillon a manqué de tact et de jugement de façon inadmissible. Je ne suis cependant pas ce parti à la loupe. Je ne sais donc pas quel a été l'attitude de MM. Caire et Picard pendant la course à la chefferie de ce parti? N'empêche que M. Taillon, une fois chef, aurait dû tout faire pour ramener tous les rameurs à bord de sa chaloupe. On cherche pour l'ADQ une place au cimetière SVP!

    Il reste que le fumier qui servait à engraisser le jardin de ce parti manquait beaucoup de matière nutritive. Au fond, l'ADQ avait une supposée rigueur qu'il aurait voulu devenir une mode auprès de la population. Ce genre de rigueur est périmé à l'heure où l'on se parle. Il faudrait que les partis politiques aient beaucoup plus le sens de l'équité sociale, pour être au diapason.

    Les Libéraux et le Parti Québécois sont des partis traditionnels. Ils font du socialisme à l'envers! Les entreprises sont les plus choyées du système actuel. Il fût un temps où les entreprises avaient plus une vocation sociale dans la société. Nos entreprises actuelles usent les gens à ramer maintenant et les rejettent par-dessus bord s'ils n'en ont plus besoin.

    Il y a tout un potentiel en dormance dans la population pour travailler de gaité de coeur. Les gens croient de moins en moins en la bonne foi des entreprises. Ils savent de plus en plus qu'on se sert d'eux pour faire avancer la machine exploiteuse d'énergie humaine. J'ai récemment vu un documentaire qui dit que le monde du travail est un monde sans pitié. Regarder autour de nous pour savoir si c'est vrai.

    Le problème est de plus en plus mondial! Le marché mondial empiète de plus en plus sur la qualité de vie des gens, des familles, etc. À peu près tout le monde rame à l'unisson pour faire avancer le capitalisme à l'occidental. Je ne rêve pas; le tout est simplement question de se fixer des objectifs réellement sociaux et économiques. En bref, notre qualité de vie ne devrait pas passer nécessairement par des pilules du bonheur.

  • Jeanne du Lys
    Inscrite
    samedi 7 novembre 2009 11h06
    L'ADQ aurait besoin de sa Jeanne d'Arc...
    J'aurais bien été intéressée par la course à la chefferie de l'ADQ, mais la papauté adéquiste n'a pas voulu de moi...

    Relever ce parti est un gros défi certes, mais un budget de $600K/an ça aide un peu, du moins c'est plus facile que de repartir un parti sans aucun budget annuel...

    Une nouvelle orientation politique la ''Souveraineté Autonomiste'' pourrait relancer ce parti.

    La souveraineté-association (l'autonomisme, en quelque sorte)est une souverainté avec association au fédéral, (une confédération), et un référendum.

    Tandis que la souveraineté autonomiste est une souveraineté de manière autonome, sans association avec le fédéral, soit le vrai pays. Souveraineté autonomiste aussi parce qu'elle se ferait non pas par un référendum mais plutôt par proclamation des élus du peuple Québécois à l'Assemblée nationale avec un appui de 50% plus un, suite à une élection décisionelle sur la question en 2012-13.

    Jeanne du Lys

  • Gilles Bousquet
    Inscrit
    samedi 7 novembre 2009 12h18
    À notre Jeanne d'Arc québécoise, Jeanne du Lys
    Si on est souverain, on n'a plus besoin d'être autonome en plus.

    Une confédération pourrait bien répondre à votre désir : Une vraie confédération est une association d'États souverains qui ont délégué certaines compétences à des organes communs...point.

    Pour ne pas devoir réinventer la roue ou la compliquer, on a le choix entre 3 choses :

    1- Le fédéralisme actuel, une fausse confédération qui est une fédération en réalité "très difficile à améliorer"

    2-la séparation nette du Québec.

    3- Une forme de confédération avec le ROC en bloc en un ou 3 ou 4 États, selon leurs désirs et leurs besoins.

    Une vraie confédération comme ça se dessine à l'Union européenne, depuis plusieurs années.

  • Duchêne Denys Mehdi
    Inscrit
    samedi 7 novembre 2009 16h10
    mêlé un peu la Madame Du Lys
    Mme Du Lys, voudrait, avec sa proposition, nous faire passer entre la peinture et le mur de gyproc.

  • Jeanne du Lys
    Inscrite
    samedi 7 novembre 2009 16h44
    @Gilles Bousquet, le sauveur de l'immobilisme du PQ
    Vous avez dit : ''...2-la séparation nette du Québec.''

    Vous qui semblez tout savoir...pouvez-vous nous expliquer c'est quoi la différence entre une séparation nette du Québec d'avec le Canada et un PAYS indépendant de tout autre ???

    On croirais attendre parler un fédéralisme séparation, séparatissssssssss.

    Je dirais même, qu'à mon humble avis c'est Ottawa le sépartisssssssss puisqu'il nous sépare du reste du monde.

    Je suis plutôt unioniste, le Québec une fois pays pourra s'ouvrir au monde et s'unir au monde entier.

    Est-ce que c'est monsieur Desmarais qui a conseillé au PQ de traiter tous ceux qui veulent faire du Québec un pays au lieu de rester dans l'immobilisme de séparatissssssssss ou encore de terroristesssssssss ?

    Monsieur Desmarais a t-il autorisé le PQ ou la méthode péquiste pour faire l'indépendance ?

    Est-ce que le PQ a acheté les droits sur l'indépendance ? Est-il le seul à être autorisé à parler d'indépendance ou de décider de la manière de procéder ?

    Concernant le fait que vous affirmez qu'il est impossible de proclamer notre indépendance par un vote majoritaire à l'Assemblée nationale suite à une élection référendaire,(décisionnelle) vous devriez aller suivre un petit cours de poltique 101 !!!

    Et le PQ a déposé combien de poursuites criminelles contre ceux qui ont magouillés ?

    D'ailleurs, c'est impossible de faire l'indépendance avec des référendums (commandités) au Québec, voyez après 40 ans le PQ n'y est jamais arrivé...

    Si vous désirez attendre un autre 40 ans, allez-y.

    Cependant, bien que le PQ est le moins pire des partis viables en ce momment, tout le monde sait très bien que le PQ ne fera jamais l'indépendance du Québec !

    Réveillez-vous !

  • Claude Trépanier
    Abonné
    samedi 7 novembre 2009 16h47
    Gilles Taillon: Un accident de parcours à la Chefferie...de Lorraine Dubé
    Gilles Taillon est un accident de parcours à la Chefferie de l'ADQ.

    Rappelons-nous qu'encore dernièrement, ce dernier avait même été décrié par les membres de son propre comité exécutif de bureau de comté. L'humilité semble lui faire défaut. Révélateur que Gilles Taillon n'est pas un homme d'équipe! Imaginez à l'échelle Nationale.

    Il me semble clair qu'il n'a pas les compétences et qualités requises pour la Chefferie, soit celles de susciter l'adhésion, convaincre et rassembler.
    Lorraine Dubé

  • Jeanne du Lys
    Inscrite
    samedi 7 novembre 2009 16h49
    @Duchêne Denys Mehdi
    Si les fédéralistes trouvent que c'est une mauvaise idée, je l'adopte ça doit être une très bonne idée !!

  • Augustin Rehel
    Inscrit
    samedi 7 novembre 2009 16h54
    Analyse et réalité
    L'ADQ, comme une chaloupe délétère sur une mer houleuse.
    «M. Taillon, devenu chef de l'ADQ, était sur une chaloupe de sauvetage avec à son bord MM. Caire et Picard. M. Taillon, de par son attitude, au lieu de vouloir ramer tous ensemble avec MM. Caire et Picard pour sauver le naufrage, a décidé de les larguer tous les deux par dessus bord.» (Jacques M.)

    Monsieur Morrisette, vous êtes bien bon en analyse, mais celle-ci n'a rien à voir avec la réalité.

    Cela parait que vous ne suivez pas le parti ... à la loupe!

  • Jean Pierre Bouchard
    Inscrit
    samedi 7 novembre 2009 17h35
    L'ADQ n'a pas prouvé sa valeur
    La contribution au Québec de l'ADQ est très faible. C'est un parti né de la crise du Lac Meech toutefois ses aspirations autonomistes se sont déterminés comme théoriques et peu convaincantes. Le moteur du parti a toujours été de suivre les enseignements néo libéraux inaugurés par les Thatcher et Reagan, enseignements qui ont rencontrés leur Waterloo avec la crise du capitalisme financier, fin 2008.

    Dans cette affaire en cours, le conflit de personnalités et les suites de la compétition pour la chefferie sont en voie d'achever le parti adéquiste. Et l'ADQ par sa simple existence dans le mode électoral existant en divisant le vote contribue à empêcher l'alternance au gouvernement. Dans ces conditions, si disparition il y a c'est une bonne nouvelle pour le Québec.

  • Gilles Bousquet
    Inscrit
    samedi 7 novembre 2009 20h00
    @ M. Jean-Pierre Bouchard, faut encourager l'ADQ
    Comme l'ADQ semble virer de plus en plus fédéraliste et prêche le fédéralisme, il devrait diviser les votes fédéralistes avec le PLQ comme Québec solidaire divise les votes souverainistes avec le PQ.

    Si l'ADQ ferme boutique, M. Charest va tout récolter les votes fédéralistes francophones du Québec, il récolte déjà presque la totalité des votes anglophones.

  • Gilles Bousquet
    Inscrit
    samedi 7 novembre 2009 20h17
    @ Mme du Lys
    Vous écrivez : «Vous avez dit : ''...2-la séparation nette du Québec.''

    Vous qui semblez tout savoir...pouvez-vous nous expliquer c'est quoi la différence entre une séparation nette du Québec d'avec le Canada et un PAYS indépendant de tout autre ??? On croirais attendre parler un fédéralisme séparation, séparatissssssssss. »


    L'option 2, je la nomme "séparation" parce que plusieurs croient que les mots souveraineté et même indépendance ne sont pas assez clairs. On peut être souverain et indépendant tout en étant marié mais, quand on est "séparé", on ne vit plus ensemble sous le même toit mais sous 2 toits "séparés". Le mot séparatissss avec plusieurs sssss est le mot péjoratif des fédéralistes pour désigner ceux qui veulent séparer le Québec du Canada. Moi, je ne place pas plusieurs s à la fin de ce mot quand je m'exprime.

    Un des grands précurseurs de l'indépendance du Québec, M. Marcel Chaput a nommé son livre "Pourquoi je suis séparatiste" parc qu'il voulait séparer le Québec du Canada. C'était clair et direct. Ça veut dire : On va être complètement séparé sans monnaie ni autre chose de commun avec le ROC. Faut pas avoir peur des mots clairs en français.

  • Jeanne du Lys
    Inscrite
    dimanche 8 novembre 2009 00h24
    @Gilles Bousquet
    Vous avez dit : ''Gilles Bousquet
    Envoyé Le samedi 07 novembre 2009 20:00

    ''Comme l'ADQ semble virer de plus en plus fédéraliste et prêche le fédéralisme, il devrait diviser les votes fédéralistes avec le PLQ comme Québec solidaire divise les votes souverainistes avec le PQ.''

    Vous mélangez tout ! Les ex-millitants adéquistes de 1.2 M en 2007, ne sont pas des fédéralistes du tout !!Ils étaient autonomistes !!! Rapatriement de 22 pouvoirs. C'était plus que ce qu'offrait le PQ et ça l'est encore aujourd'hui.

    Sauf qu'une cellule de la droite conservatrice s'y est infiltré en catimini par l'entremise de Dumont lui-même, alors c'est cette faction qui contrôlait le parti.

    Et cette faction ne représente pas du tout les ex-adéquistes que moi j'ai rencontré sur le terrain.

    Il est vrai que si l'ADQ disparaîssait cela nuirait au PQ, mais ça n'a rien avoir avec le fédéralisme ou le souverainisme.

    Les deux choses les plus importantes pour eux sont l'économie (qualité de vie et des services) et le nationalisme (protection de la laicité, de la langue, plus de pouvoir d'agir chez-nous.)

    Avec le PQ et le PLQ ils doivent faire un choix entre l'économie ou le nationalisme ? Qu'est-ce qui est le plus urgent pour chacun d'eux ??

    S'ils décident que c'est l'économie, ils voteront PLQ. Malgré la déconfiture de l'ADQ le PQ stagne dans les sondages parce qu'ils ont voté en temps de crise pour l'économie d'abord...

    C'est qu'ils n'ont plus aucune confiance au PQ à ce qui attrait à l'économie. Le PQ aura beau faire tout ce qu'il voudra, être génial, engager les meilleurs économistes au monde, il est trop tard.

    Un parti politique et un peuple c'est un peu comme une histoire d'amour. On ferme souvent les yeux lorsque l'on n'est amoureux, on accepte bien des choses, mais à force de déception la flamme s'éteint.

    De plus le PQ copine avec les syndicats, ce qui signifie qu'il ne feront jamais de réforme syndicale selon eux. Et ils jugent que ça serait bon de faire le ménage dans tout ça. Ça créer trop d'injustices sociales !

    Est-ce que c'est normal qu'un ouvrier qui travaille chez GM, ici au Canada, qui possède un secondaire 4 gagne $79./h ?? Tandis qu'un autre qui peut possèder une maîtrise peu gagner $17/h ? C'est pas normal dans une société.

    Ils veulent un ménage dans tout ça et ils savent très bien que ce n'est pas le PQ qui le fera.

    Ils votent donc par défaut pour le PLQ. Dans ce sens, parce qu'en 2007 les gens ont essayé ce nouveau parti pour voir sa plate-forme à l'oeuvre économiquement. Mais Dumont ne pouvait pas agir, il ne savait que parler, ce qu'il a toujours fait. On connaît la suite.

    L'ADQ a donc aidé le PQ car elle a enlevé des votes économiques au PLQ. Sauf que c'est un couteau à deux tranchants, puisque le PQ était très faible par une base militante désintérressée et déçue qui ne voteraient pas PLQ, votait pour le nationalisme de l'ADQ.

    Ce qui a donné le résultat de 2007. L'ADQ a séduit par sa plate forme économique et nationaliste.

    Plusieurs ont cru que cette fois c'était la bonne, mais ils sont encore une fois déçus. Un autre politicien qui n'a pas livré la marchandise...

    Ce 1.2 millions de personnes risquent fort bien de ne pas aller voter jusqu'à ce qu'un nouveau parti défendre vraiment le peuple. Aucune chance pour QS avec eux.

    En conclusion, étant donné les circonstances si l'ADQ reprendrait des forces et devriendrait crédible ça ferait donc perdre beaucoup de votes au PLQ maintenu sous le respirateur artificielle. Par ricochet ça aiderait donc le PQ. Sauf que si l'ADQ redevenait super populaire plus que le PQ, ça pourrait être un risque pour eux.

    Si QS disparaîssait ça ne changerait absolument rien aux votes du PLQ, cependant ça augmentrait directement le vote du PQ.

    C'est à la lumière de tout ça, qu'il est dans l'intérêt du PLQ que l'ADQ disparraisse et que QS reste.

    Ce qui a attiré tous ces gens vers l'ADQ c'est qu'à cette époque ils semblaient crédibles économiquement (Dumont savait dire ce que les gens voulaient entendre, c'est ça qu'ils voulaient...)et en plus, c'était un parti nationaliste.

    Donc ça n'a rien avoir avec vos sophismes de fédéralalistes vs souverainistes. Les gens sont de plus en plus, force est d'admettre, en faveur de la souveraineté mais n'ont plus aucune confiance au PQ. En attendant ils votent pour l'économie.

    Est-ce que le PQ pourrait regagner la confiance du peuple ?

    Est-il probable que quelqu'un qui nous a blessé, menti, trompé, déçu pendant 40 ans puisse un jour regagner notre confiance ?

    Même si le PQ continue toujours de jouer sa mise en scène des souverainistes vs les fédéralistes pour aller chercher leur vote par les émotions, le PQ est de moins en moins crédibles concernant l'indépendance du Québec.

    Donc, s'il n'y a pas de changement dans le paysage politique et que l'ADQ disparaît ça sera problement le PLQ qui remportera encore les prochaines élections. Il n'aura plus personne pour le diviser.

    Ou pire encore, si des scandales sortent du côté du PQ aussi, les vendeurs de rêves de QS risqueraient d'avoir le Québec sur un plateau d'argent, par défaut, grâce aux votes du PQ.

    C'est ce qui s'est produit au niveau municipal. On l'a vraiment échappé belle. Un peu plus les illuminés de PM prenait le pouvoir à Montréal...

    Le coup sur Labonté était sûrement planifié, à mon avis. Ils tenteront probablement la même stratégie au provincial.

    QS doit chercher dans les moindres recoins du PQ présentement, qu'ils sortiront probablement pour déstabiliser le jeu quelques semaines avant les prochaines élections.

    Pour le Québec il serait préférable qu'une ADQ (crédible)ou un tierce parti mais de centre droit reste pour maintenir la division de droite et équilibrer le tout. De plus, ça donne une porte de sortie supplémentaire au cas ou le PLQ et/ou le PQ s'effondrait.

  • Pierre-S Lefebvre
    Inscrit
    dimanche 8 novembre 2009 10h13
    @ Jeanne du Lys
    Expliquez-moi donc la position aplaventriste d`Allaire et le départ de Dumont; si ce n`est pas un cas de discrédit de leur position ADQ impossible, lors d`une négociation imaginaire avec le ROC.

  • pagerry3
    Inscrit
    dimanche 8 novembre 2009 10h49
    Tout est possible au Québec profond.
    Depuis que le Divino Mario a claqué la porte du PLQ et de l'ADQ, la petite formation résiduelle de son peloton a rompu les rangs. C'est la débandade. De toute façon, aux portes de leur glorieuse ascension qu'ils croyaient être les portes du paradis, ils se sont perdus dans les limbes de l'Opposition officielle. « JAMAIS » l'ADQ ne fut un parti politique. Ces adeptes du tourisme politique ne furent que des marginaux exaltés qui s'excitaient à l'idée de casser, de refaire et même de relocaliser le Québec sans dessus dessous avec l'ambition d'en redresser l'axe pour le rendre perpendiculaire au plan de l'écliptique canadien. Gilles Taillon en tête, ils n'ont fait que diviser le vote et que favoriser le majoritariat des libéraux de Jean Charest. Pour le transfuge Mario Dumont et le transfuge Jean Charest, le Québec n'est qu'une pâte à modeler et à taponner sans cesse, selon l'imagerie et la commandite du moment. Compte tenu qu'elle ne cesse de faire tourner le Québec en rond, cette «déformation péri-politique» qui ne regroupe que de petits opportunistes bas de gamme, sans carrure, sans stature et sans envergure, devrait être rayée de la mappe, «Omar Bongo» en tête.

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