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La marque de l'époque

Michel David   5 novembre 2009  Québec
En septembre 2002, la Gazette avait vertement dénoncé dans sa page éditoriale l'invitation à un tournoi de golf bénéfice que l'Union des citoyens de l'île de Montréal, rebaptisée Union Montréal depuis, avait adressée au nom du maire Gérald Tremblay à des entreprises qui, pour 250 $, se voyaient offrir des «rencontres intéressantes», y compris avec M. Tremblay lui-même.
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  • Michel Simard
    Abonné
    jeudi 5 novembre 2009 00h26
    La nouvelle marque
    La nouvelle marque de notre époque n'est même pas de gérer au mieux la médiocrité, c'est d'avoir là de faire quelque chose, de s'agiter pour être sûr que rien ne change, et c'est valoriser la médiocrité et s'y enfoncer de plus en plus. Voyez notre frisé national et TVA-Journal du Mourial. Même médiocrité empirante.

  • Jean-François Trottier
    Abonné
    jeudi 5 novembre 2009 01h01
    Est-ce une démission ou un manque de choix?
    Quand quelqu'un ne va pas voter, je vois un électeur qui 1) n'aime pas particulièrement le gouvernement en place. 2) Voterait bien pour un autre mais il ne voit personne.
    Le taux faible de participation n'est pas, selon moi, un désengagement des électeurs. C'est le manque d'options alternatives qui le démobilise. Si le PQ veut s'attaquer à ça, il devra s'attaquer à la stratégie de Jean Charest avec plus d'imagination et plus d'initiative. Tout le monde connaissait les points faibles de Gérald Tremblay. Lui aussi. Arriver à l'improviste en misant sur le fait que "l'administration précédente a tellement faite de gaffes que tout le monde voudra la débarquer" a coûté la mairie à Louise Harel.
    On peut faire le parallèle avec André Boisclair. Dans les deux cas, il y avait des désavantages évidents à leurs candidatures qu'on avait sous-estimés: ministre unilingue des fusions forcées pour une, consommation de cocaïne et colère des éleveurs de porc pour l'autre.
    Le bilan du gouvernement en place, c'est UN avantage. Il en faut plus pour gagner une guerre.

    P.S. Le maire Labeaume a été réélu avec un taux de participation très acceptable même si le résultat était outrageusement prévisible. C'est bien la preuve que, quand il y a intérêt, les gens se déplacent.

  • André Loiselet
    Abonné
    jeudi 5 novembre 2009 03h06
    Dans la mille!
    Vous n'avez jamais si bien dit, M. David. Quand on se retrouve avec un ramassis de carriéristes et d'opportunistes à la barre du gouvernement, et ce depuis des lustres, il nous faut être surpris de l'immense candeur ou patience d'une population qui avait bien assez des curés pour lui chanter la pomme.
    À quand la proportionnel et des engagements sur contrats légaux signés pour donner suite à des promesses qui ne seraient plus de la farce pour bourrer les dindons mais qui pourrait, s'il y avait non respect, les mener derrière les barreaux pour outrage au peuple?

  • Christina Berryman
    Abonnée
    jeudi 5 novembre 2009 03h58
    Le décrochage citoyen
    Je suggère que nous parlions dorénavant d'un indice de décrochage citoyen qui serait défini par différents paramètres tels le taux d'abstention aux élections à tous les paliers de gouvernement, le taux de décrochage scolaire à tous les niveaux, le taux de bénévolat, les millions de litres de déchets dans les rues etc. s'inspirant en celà des palmarès des écoles et universités, des plus meilleurs pays, du taux de criminalité etc. Vous voyez le genre: éclairer toutes les facettes de notre médiocrité collective, provinciale et fédérale. Suite à cette compétition, nous accorderions des prix Poubelles pour les politiciens les plus menteurs, hypocrites...Plus sérieusement, pour contrer la corruption de nos partis politiques, je propose que nos impôts les subventionnent suivant une méthodologie s'inspirant des budgets autorisés pour les camps du oui et du non lors du dernier référendum. Si, par malheur un parti fédéraliste semblait en difficulté au moment d'une élection, le gouvernement fédéral pourrait payer le déplacement de tous le ROC à Montréal la Palerme du nord, pour lui dire tout son amour, qu'on aime le Québec et blablabla (en anglais ou avec un accent frenchie) Nous serions alors tellement rassurés par cet amour que nous retrouverions nos esprits fédéralistes même si nous n'avons pas encore signé le contrat de 1982. Cette subvention à nos partis politiques ne coûterait rien car le financement viendrait de toutes les économies réalisées grâce à la "Nouvelle vigilance of the Charest 2 hands on the volant Government" (appellation contrôlée). J'illustre: 2 Centres hospitaliers universitaires au coût de 3 milliards moins 30% de pots de vin et de caisse électorale donne 900 millions d'économie...celà devrait suffire après soustraction des impôts payés en moins pour cause de revenus moindres par les firmes d'ingénieurs et d'architectes et...par le reste du système. Merci monsieur David pour votre travail exceptionnel; vous contribuez à nous allumer.

  • Pierre Schneider
    Abonné
    jeudi 5 novembre 2009 07h16
    L'héritage de René Lévesque
    Ainsi donc, ce qu'on a appelé l'héritage de René Lévesque n'aura pas réussi à passer à travers l"épreuve du temps. Que restera-t-il dans cent ans de l'oeuvre de celui que presque tout un peuple a idolâtré ? La marque d'une époque où on s'est surpris à rêver, mais que la réalité politicienne a rattrapé rapidement. L'homme intègre que nous avons tant admiré aura malheureusement été odieusement manipulé par son expert constitutionnel au service des puissances étrangère...et sa question référendaire alambiquée. Le Père de la Nation québécoise indépendante reste à venir.

  • Gilles Delisle
    Abonné
    jeudi 5 novembre 2009 07h50
    " Gérer au mieux la médiocrité"
    Expression très juste d'une époque, comme vous le dîtes. Mais une époque, marquée au Québec, par l'arrivée d'une génération d'individus, dans toutes les sphères d'activité, ayant un sens du devoir disparu, attirée par l' appât du gain facile et par un abus incontrôlé du pouvoir, conjuguée à une population trop docile pour être respectée, par les gens d'ici et ceux venus d'ailleurs.

  • J. Maurice Arbour
    Abonné
    jeudi 5 novembre 2009 08h10
    Briller parmi les meilleurs!
    C'était en 2004. L'homme disait vouloir un État québécois capable de soigner, d'éduquer et de soutenir ses citoyens les plus démunis.Nous savons maintenant que tout de qui brille n'est pas or.

  • Louis Massicotte
    Abonné
    jeudi 5 novembre 2009 08h28
    Et que disait Pierre F. Côté PENDANT qu'il était Directeur général des élections?
    "Quand des voix comme celle de l'ancien directeur général des élections, Pierre F. Côté, s'élevaient pour réclamer qu'on mette fin à cette hypocrisie, elles étaient accueillies par des cris de vierges offensées."

    Vous avez raison, Monsieur David, mais avez-vous vérifié ce que Pierre F. Côté disait sur le même sujet à l'époque où il était responsable de l'application de cette loi?

    Louis Massicotte

  • Fabienne Desbiens
    Abonnée
    jeudi 5 novembre 2009 08h40
    Vous êtes pas tannés de mourir...?
    Le dernier paragraphe de l'article résume parfaitement. La médiocrité gérée par des médiocres.Et pour en ajouter une couche, on pourrait dire des médiocres à l'intégrité...quoi? Variable,douteuse, inexistante...? C'est dur de constater que nous, le bon peuple, dormons aux gaz ineptes. C'est pathétique.

  • Daniel Vézina
    Abonné
    jeudi 5 novembre 2009 09h40
    Le "je m'en foutissme" est désormais la norme...
    Vous savez M. David, face à cette farce rendue ridicule qu'est le système politique et la réaction (ou plutôt la non-réaction) du peuple à son endroit, ma mère avait comme coutume de me dire: "tant que les ventres n'auront pas faim, rien de va bouger".

    On peut résumer en gros que, aussi longtemps que les citoyens ne se retrouveront pas dans la situation des Français à l'époque de Louis XVI, rien de va bouger.

    Pourquoi se plaindre, quand on a la belle maison en banlieue et les deux voitures garées devant, la piscine, le patio, le chalet...la belle vie.

    Non, aucune raison de changer la situation.

  • André Fortin
    Abonné
    jeudi 5 novembre 2009 12h07
    Le pouvoir du citoyen
    Le citoyen doit exercer son pouvoir sur la façon dont il veut que la démocratie s'exprime. Il doit se renseigner sur les grands enjeux de sa société qu'il veut voir évoluer dans le respect de ses valeurs. Pour ça, il doit avoir lui-même un ensemble de valeurs qui sont fondamentales pour lui et qui le guide dans ses prises de décisions de tous les jours. Outillé de la sorte, il est très probable que nous ne retrouverions pas en place les dirigeants qui nous gouvernent aujourd'hui. Les menteurs et les profiteurs seraient démasqués par notre clairvoyance. Le cynisme disparaîtrait du paysage politique en général et les personnes les plus compétentes de notre société seraient prêtes à donner du service pour le bien être de leur concitoyens. Arrêtons de voter pour une image ou pour un slogan à la mode, votons pour du contenu, pour des idéaux, pour des gens avec une vision, votons pour la personne.Les dirigeants actuels aiment s'entourer de béni-oui-oui mises en place par divers pouvoirs avec comme valeur principale l'argent. Soyons vigilent et perspicace.

  • Raymond Saint-Arnaud
    Abonné
    jeudi 5 novembre 2009 12h22
    Je rêve
    Quand aurons-nous au Québec un leader qui saura insuffler aux gens la confiance et le respect envers cette société que nous avons mise sur pied pendant trois siècles?

    Les politicailleurs, agitateurs d'épouvantails et autres mafieux seront alors balayés ...

  • real@realo.ca
    Abonné
    jeudi 5 novembre 2009 15h13
    la fin
    Lundi je suis devenu dépressif!
    Les résultats au municipal, de la ville de Québec en passant par Laval où l'ancienne lorette pour arrivée a Montréal c'est simplement catastrophique.
    je pense qu'un jour, plus proche que loin, des historiens diront que c'est élections ont marqué la fin du rêve québécois

  • Raymonde Chouinard
    Abonnée
    jeudi 5 novembre 2009 21h31
    Une vraie farce, en effet...
    "Pendant des années, le Québec a prétendu se donner en exemple à la planète entière, alors que personne ici n'ignorait que le système instauré par René Lévesque en 1977 était devenu une véritable farce." (Michel David)

    Et pour cause...! René Lévesque était avant tout un néo-libéraliste dans l'âme qui n'a pas su contrer la faction opportuniste de son parti!

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