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Au tour de Sylvie Roy de réclamer des excuses

Les libéraux échouent dans leur tentative de faire juger la députée adéquiste par ses pairs

Antoine Robitaille   30 octobre 2009  Québec
Québec — Sylvie Roy a évité le missile parlementaire largué par le gouvernement mardi pour la faire taire. L'ex-chef intérimaire de l'ADQ, devenue leader mercredi, a répliqué en réclamant à son tour des excuses, ce qui a ulcéré les libéraux.

Ces derniers ont subi une rebuffade. Le président de l'Assemblée nationale, Yvon Vallières, a tranché contre le gouvernement. Dans un avis déposé mardi, le leader parlementaire, Jacques Dupuis, soutenait que la question de Mme Roy — dans laquelle elle alléguait que trois ministres avaient séjourné sur le bateau de Tony Accurso — relevait de l'outrage au Parlement. M. Dupuis proposait que la Commission de l'Assemblée nationale enquête sur ce cas. Cela aurait pu déboucher sur une sanction contre Mme Roy — obligation de faire des excuses ou exclusion — qui aurait été définie en Chambre à la majorité simple.

Dans sa décision, M. Vallières a convenu que de mettre en cause la conduite d'un élu peut, en certaines circonstances, constituer un outrage au Parlement. L'immunité parlementaire a une portée «presque absolue», a-t-il toutefois noté. Puis il a rejeté la thèse du gouvernement selon laquelle «les paroles prononcées par la députée de Lotbinière ont eu pour effet, au sens du droit parlementaire, de mettre en cause la conduite» de certains élus.

Jacques Dupuis semblait s'attendre à cette décision. Il a tenté un baroud d'honneur en réclamant que la présidence «balise» l'immunité parlementaire, proposition qui a été rejetée. Sylvie Roy s'est à son tour levée, en tant que leader adéquiste, pour dénoncer le fait que le gouvernement avait «pris la pire des procédures en droit parlementaire» pour lui faire un procès. Elle pourrait bien invoquer à son tour le règlement contre M. Dupuis, a-t-elle dit, mais préférait une autre issue: «Je voudrais qu'au nom [...] de la dignité de la fonction qu'il occupe, le leader s'excuse auprès de moi.» La réaction fut véhémente du côté libéral. Le ministre des Finances, Raymond Bachand, a frappé sur son bureau de toutes ses forces en criant une insulte. Le ministre Norm MacMillan a lancé à Mme Roy: «C'est toi qui devrais t'excuser à mes enfants!»

Autre missile

En début de soirée hier, le gouvernement a à son tour évité un missile parlementaire: le Parti québécois avait en effet déposé une motion de censure par laquelle la Chambre aurait retiré «sa confiance au gouvernement libéral pour son refus d'ordonner une enquête publique et indépendante sur l'ensemble des allégations qui ont secoué l'industrie de la construction au cours des derniers mois».

Habituellement désert le jeudi après-midi (la Chambre ne siège pas le lendemain), le salon bleu a été le théâtre, hier, d'un débat sur la motion. Le vote a eu lieu vers 18h. Les libéraux, dont la majorité est faible, ont rapatrié en Chambre le plus d'élus possible. Même Jean Charest est rentré du Nouveau-Brunswick en catastrophe. La motion a été battue à 60 voix contre 51.
 
 
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  • Claude Kamps - Inscrit
    30 octobre 2009 00 h 08
    Il n'y a pas plus amoral que Jacques Dupuis
    Il est temps de lui demander des excuses pour ses réponses toutes à coté des questions posées.
    Et la il a fait un pas de trop et des excuses sont de mise
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  • Pierre Tremblay - Inscrit
    30 octobre 2009 00 h 23
    Pourquoi pas...
    Je viens de voir et entendre notre beau ministre de la sécurité publique, M Dupuis, dans une envolée oratoire digne de ses beaux jours comme procureur de la couronne(en-a-t-il eu?) nous faire accroire que le "feluet", le "tout petit", le rachitique" NORMAN MACMILLAN est tout en pleur. Aie, vraiment, il a de la grosse pé-peine. Pas drôle la politique. Une pauvre petite député qui a knoucouté un boeuf de l'ouest d'un seul cou. En passant, est-le même MacMallin qui se lève des fois pour écouerer toutes les oppositions? En autre Boisclair et sa dope?. Ah, c'est pas pareil. Pôvre MacMillan
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  • Pierre-S Lefebvre - Inscrit
    30 octobre 2009 00 h 47
    Tendance fasciste interrompue
    Dupuis, Béchard et Charest nous rappellent que l`esprit de Mussolini avait atteint non seulement Pierre Elliot Trudeau, avec sa loi des mesures de guerre en 1970, mais aussi les Libéraux de Charest en 2009. Le Président de l`Assemblée nationale a ramené la décence requise dans une enceinte de parlementaires élus démocratiquement. Sylvie Roy a fait ressortir ce trait malicieux des Libéraux. Elle doit être remerciée pour son courage.
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  • J. Maurice Arbour - Abonné
    30 octobre 2009 08 h 48
    Dupuis s'est noyé dans son crachat!
    La colère, comme tout le monde le sait, est mauvaise conseillère et quand le grand moraliste Dupuis, ridicule dans sa colère feinte, réclame une procédure extraordinaire pour une banale question sur un copinage possible entre libéraux et entrepreneurs en construction ( une question tellement loin de la réalité que personne ne peut y accorder la moindre attention...),on commence à penser que l'homme est frappé de surmenage,ce qu'on ne peut malheureusement pas dire évidemment de Jean Charest.L'erreur de M. Dupuis est de ne pas avoir requis la peine d'écartèlement contre Mme Roy.Il y pensera sans doute la prochaine fois. Pauvre homme!
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  • François Dugal - Abonné
    30 octobre 2009 08 h 53
    Charest capable de tout
    Charest est bien capable d'avoire lui-même annoncé des noms de ministres dont il est sûr qu'ils ne sont pas allés sur le fameux bateau. C'est un bon moyen de détourner l'attention pour camoufler les vrais noms. Sylvie Roy n'avait révélé aucun nom et Charest ne s'est pas fait tordre le bras trop longtemps pour les démasquer. Bizarre!...
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  • Claude Archambault - Inscrit
    30 octobre 2009 09 h 27
    Des excuses
    HA!!! HA!!! HA!!!! et Elle qui a lancé des accusations sans fondement en l'air. Quand on crache dans les airs cela retombe toujours. Qu'elle arrête de faire la vierge sic! offencée.
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  • Claude Trépanier - Abonné
    30 octobre 2009 11 h 36
    @ monsieur François Dugal...de Lorraine Dubé
    Vous mentionnez avec raison que Jean Charest est celui ayant nommé les trois ministres. Il a d'ailleurs fait cette révélation lorsque pressé par des journalistes de donner une explication. Le gouvernement démontre clairement sa mauvaise foi de faire toute la lumière, illustration fort éloquente de son implication et du peu d'éthique le caractérisant.

    Kayhleen Lévesque était suffisamment éloquente à ce sujet dernièrement. Le 24 octobre dans son article "La collusion légitimée?", elle y reprenait l'information selon laquelle un club privilégié de firmes de génie-conseil avait un rôle déterminant dans l'octroi de millions de dollars, ce club étant installé au sein du ministère de transport avec la permission diu gouvernement Charest.

    Le lundi 26 octobre, l'article de la journaliste "Dans la tourmente...-Un bal italien sans Charest" mentionne l'absence du premier ministre, pourtant un habitué du bal annuel de la Fondation communautaire canadienne italienne (FCCI) qui s'est tenu le samedi soir 24 octobre à Laval. Jean Charest et Michelle y apparaissaient sur vidéo.

    On comprend que Jean Charest se soit désisté cette année pour le 25e anniversaire, sans toutefois évoquer les vrais motifs de son abscence. Sur cette liste d'invités, on y retrouvait notamment les entrepreneurs de construction controversés Tony Accurso, Frank Catania, Joe Borsellino et Rocco Di Zazzo. L'ancien président du comité exécutif de la Ville de Montréal Frank Zampino était également du nombre, tout comme l'homme d'affaires Vincent Chiara, important collecteur de fonds du parti du maire Gérald Tremblay. S'ajoute sur la liste des gouverneurs présents l'ancien ministre libéral Alfonso Gagliano, associé au scandale des commandites.

    Le déclenchement d'élection par simple opportunisme électoral d'obtenir une majorité le 8 décembre assure à ce gouvernement l'arrogance qu'il peut continuer impunément à insulter notre intelligence en dilapidant nos acquis et les institutions québécoises à sa guise.

    Ils peuvent désormais impunément se permettre leurs petits sourires narquois et leurs doigts d'honneur.
    Lorraine Dubé
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  • Patrick Lépine - Inscrit
    30 octobre 2009 20 h 47
    Maintenant je comprends l'expression!...
    Je comprends mieux maintenant, cette très fameuse expression:"Tous les chemins mènent à Rome". Avec tous ces italiens c'est parfaitement plausible même ici au Québec...
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  • Pierre Simard - Inscrit
    2 novembre 2009 13 h 42
    Les vierges offensées
    ...c'est bien ces menteurs de libéraux. Ils s'acclament vierges alors qu'ils sont de véritables échangistes, excessivenment actifs. S'ils sont vierges, qu'ils le prouvent. C'est ce qu'une enquête publique, faite avant la destruction des preuves, aiderais à montrer.
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