La peur s'installe à l'Assemblée nationale
Une intervention d'une ministre a fait croire à l'adéquiste Sylvie Roy que sa famille était menacée
Québec — Après avoir sali la réputation de trois ministres, la députée adéquiste Sylvie Roy tente de se poser en victime, dénonce le gouvernement Charest.
La voix chevrotante et la larme à l'¶il, la députée de Lotbinière a affirmé hier avoir craint pour sa sécurité lorsqu'elle a appris que des appels avaient été faits à l'Assemblée nationale, lundi dernier, pour connaître ses coordonnées personnelles.
Angoissée, elle a cru un instant que la mafia était à ses trousses. «Pendant une heure, j'ai pensé que ma sécurité était en danger», a souligné, en point de presse, Mme Roy, qui a été inquiétée au point d'alerter la Sûreté du Québec.
Finalement, les appels provenaient du cabinet de la ministre des Transports, Julie Boulet, qui voulait connaître l'adresse du domicile de la députée pour lui transmettre une mise en demeure de se rétracter.
N'empêche, «on a voulu me laisser croire que ma famille était en danger», a soutenu Mme Roy, soupçonnant les libéraux d'avoir orchestré dans l'ombre le malentendu.
La semaine dernière, à l'Assemblée nationale, Mme Roy avait relaté que trois ministres avaient séjourné sur le yacht de Tony Accurso, l'homme d'affaires au coeur d'allégations de corruption dans l'industrie de la construction.
Les trois ministres visés — Julie Boulet, Norman MacMillan, délégué aux Transports, et le député d'Argenteuil et ancien titulaire du Travail, David Whissell — ont tous nié les affirmations de la députée.
En représailles, le gouvernement a déposé mardi une requête auprès du président de l'Assemblée nationale pour que la députée soit sanctionnée. Le président a pris l'affaire en délibéré.
Mme Roy a cependant prévenu qu'elle ne se laissera pas bâillonner malgré les man¶uvres «d'intimidation» du gouvernement. «Il a décidé de faire mon procès à moi, mon procès parce que j'ai posé des questions. Il veut détourner l'attention [...] Je vous avertis aujourd'hui, je n'arrêterai pas de parler», a-t-elle fait valoir.
Quant à lui, le whip du gouvernement, Pierre Moreau, ne s'est pas laissé attendrir par les angoisses exprimées par la députée. «Mme Roy fait une espèce de grand spectacle qui est lié à des accusations qui n'ont aucun fondement, qui sont basées sur des rumeurs, et aujourd'hui, elle voudrait passer pour une victime», a-t-il dit devant les reporters.
Pour M. Moreau, la députée de l'Action démocratique n'a fait que récolter ce qu'elle a semé en calomniant des élus sous le couvert de l'immunité parlementaire.
«Si Mme Roy craint pour les membres de sa famille ou déplore ce qui peut y avoir comme conséquences pour les membres de sa famille, est-ce qu'avant de lancer des accusations gratuites elle s'est posé la question pour savoir quelles étaient les conséquences sur les familles des ministres qu'elle a visés?», a-t-il lancé.
La voix chevrotante et la larme à l'¶il, la députée de Lotbinière a affirmé hier avoir craint pour sa sécurité lorsqu'elle a appris que des appels avaient été faits à l'Assemblée nationale, lundi dernier, pour connaître ses coordonnées personnelles.
Angoissée, elle a cru un instant que la mafia était à ses trousses. «Pendant une heure, j'ai pensé que ma sécurité était en danger», a souligné, en point de presse, Mme Roy, qui a été inquiétée au point d'alerter la Sûreté du Québec.
Finalement, les appels provenaient du cabinet de la ministre des Transports, Julie Boulet, qui voulait connaître l'adresse du domicile de la députée pour lui transmettre une mise en demeure de se rétracter.
N'empêche, «on a voulu me laisser croire que ma famille était en danger», a soutenu Mme Roy, soupçonnant les libéraux d'avoir orchestré dans l'ombre le malentendu.
La semaine dernière, à l'Assemblée nationale, Mme Roy avait relaté que trois ministres avaient séjourné sur le yacht de Tony Accurso, l'homme d'affaires au coeur d'allégations de corruption dans l'industrie de la construction.
Les trois ministres visés — Julie Boulet, Norman MacMillan, délégué aux Transports, et le député d'Argenteuil et ancien titulaire du Travail, David Whissell — ont tous nié les affirmations de la députée.
En représailles, le gouvernement a déposé mardi une requête auprès du président de l'Assemblée nationale pour que la députée soit sanctionnée. Le président a pris l'affaire en délibéré.
Mme Roy a cependant prévenu qu'elle ne se laissera pas bâillonner malgré les man¶uvres «d'intimidation» du gouvernement. «Il a décidé de faire mon procès à moi, mon procès parce que j'ai posé des questions. Il veut détourner l'attention [...] Je vous avertis aujourd'hui, je n'arrêterai pas de parler», a-t-elle fait valoir.
Quant à lui, le whip du gouvernement, Pierre Moreau, ne s'est pas laissé attendrir par les angoisses exprimées par la députée. «Mme Roy fait une espèce de grand spectacle qui est lié à des accusations qui n'ont aucun fondement, qui sont basées sur des rumeurs, et aujourd'hui, elle voudrait passer pour une victime», a-t-il dit devant les reporters.
Pour M. Moreau, la députée de l'Action démocratique n'a fait que récolter ce qu'elle a semé en calomniant des élus sous le couvert de l'immunité parlementaire.
«Si Mme Roy craint pour les membres de sa famille ou déplore ce qui peut y avoir comme conséquences pour les membres de sa famille, est-ce qu'avant de lancer des accusations gratuites elle s'est posé la question pour savoir quelles étaient les conséquences sur les familles des ministres qu'elle a visés?», a-t-il lancé.
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