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Le Québec a le droit de forcer ses immigrants à apprendre le français, croit le NPD

Le Nouveau Parti démocratique de Jack Layton s'aventure hors des sentiers battus aujourd'hui alors qu'il obligera les libéraux et les conservateurs à s'immiscer dans le débat linguistique québécois. Le NPD forcera en effet la Chambre des communes à reconnaître au Québec le droit de demander à ses immigrants d'apprendre le français.

Le Devoir a appris que la journée d'opposition du NPD d'aujourd'hui sera liée au récent jugement de la Cour suprême du Canada concernant l'accès à l'école anglaise. La motion soumise au débat stipule «que la reconnaissance que les Québécois forment une nation au sein d'un Canada uni comprend notamment, pour le Québec, le droit de s'assurer que les immigrants qui arrivent au Québec apprennent le français d'abord et avant tout».

Cette motion risque de susciter un malaise certain au sein des partis de Stephen Harper et de Michael Ignatieff, et la délectation du Bloc québécois. Ce sont les conservateurs qui avaient avancé l'idée que les «Québécois forment une nation au sein d'un Canada uni», mais le parti de Gilles Duceppe se plaint depuis que cette reconnaissance n'a eu aucune application concrète. Quant à la seconde partie de la motion, elle reprend les propos du député libéral Justin Trudeau, qui a indiqué la semaine dernière, en réaction au jugement, que «les immigrants qui arrivent au Québec doivent apprendre le français d'abord et avant tout». Il ne parlait pas nécessairement au nom de son parti.

La motion sera votée au Parlement, mais elle n'a pas force de loi.

Le plus haut tribunal du pays a jugé la semaine dernière que Québec était allé trop loin pour limiter l'accès à l'école anglaise. Certains parents inscrivaient leur progéniture en début de parcours scolaire dans des établissements non agréés (les écoles-passerelles) à très fort prix dans le but de plaider ensuite que, leur enfant ayant effectué la «majeure partie» de son cheminement scolaire en anglais, il a le droit de continuer en anglais dans le réseau public. Pour colmater cette brèche dans la loi, Québec avait décidé que, pour déterminer l'admissibilité à l'école anglaise, le parcours effectué dans une école-passerelle ne serait plus pris en compte. Les magistrats ont dit que Québec ne peut pas tronquer ainsi l'analyse du dossier.

Cette décision, susceptible de raviver les guerres linguistiques, n'a pas eu d'écho à Ottawa. Seuls le Bloc québécois et Thomas Mulcair, au NPD, l'avaient condamnée. Aucun ministre ou député québécois du gouvernement conservateur n'avait voulu faire de commentaires. C'est ce mutisme que le NPD veut briser avec sa motion.

Cette motion est le fruit des efforts de M. Mulcair, très sensible à la question linguistique. «Nous avons eu une réunion du caucus cette semaine», explique M. Mulcair. Les implications nocives de cette décision ont alors été expliquées.

Il s'agit d'un changement de mentalité pour le NPD, lui qui avait perdu son aile québécoise en 1999-2000 pour avoir appuyé la Loi sur la clarté de Jean Chrétien. «Depuis la reconnaissance du Québec comme une nation, la position du Québec n'a cessé de s'étioler», croit M. Mulcair, le seul député du NPD au Québec. «Il y a eu cet affaiblissement de la loi 101, et la perte du poids du Québec à la Chambre des communes par l'augmentation de la députation du reste du pays.»

Québec a un an pour répondre au jugement de la Cour suprême, soit en s'y pliant, soit en modifiant sa loi 101.

Les commissions scolaires anglophones répliquent

Pendant ce temps, les écoles anglophones plaident, dans une lettre ouverte aux médias envoyée hier, qu'elles ne sont «pas l'ennemi». Elles demandent au gouvernement de Jean Charest de les écouter avant de prendre une décision concernant cette loi.

«On évalue que la loi 104 nous fait perdre environ 500 élèves par année», explique le directeur général de l'Association des commissions scolaires anglophones du Québec, David Birnbaum. L'association a défendu cette position en Cour suprême. «Sans la loi 104, ça aiderait nos écoles à atteindre un peu de stabilité.» Il ajoute que «la Charte de la langue française permettait ces écoles privées pour se rendre admissibles, elle le permettait sous Lévesque, même sous Parizeau».

Jean Charest s'était dit «déçu de ce jugement» et Christine St-Pierre, ministre responsable de la Charte de la langue française, n'a pas écarté la possibilité d'assujettir les écoles privées non subventionnées à la loi 101.

Pour David Birnbaum, étendre les dispositions de la loi 101 aux écoles privées afin de colmater la brèche qui permet aux francophones et aux allophones de «s'acheter» un passage à l'école anglaise publique est une menace à la survie du réseau anglophone. Environ 110 000 élèves le fréquentent. Il qualifie les 500 élèves qui utilisaient la passerelle du privé avant la loi 104 de «bouffée d'oxygène».

Le phénomène est devenu plus présent entre 1998 et 2002, alors que 4950 élèves avaient passé par le privé pour entrer à l'école anglaise publique. Ils n'étaient que 608 entre 1982 et 1989. La loi 104 a été adoptée en 2002.
 
 
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  • Robert Beauchamp
    Abonné
    mercredi 28 octobre 2009 00h51
    La langue de l'école
    Mesdames et messieurs des commissions scolaires anglophones, vous vous rendez compte que seulement 500 élèves come vous dites, ce n'est rien de moins que une école par année. De plus, le volet permettant l'éducation en anglais était prévu pour respecter les acquis des anglais de souche. C'est le devoir de tout immigrant choisissant le Québec d'apprendre d'abord et avant tout le français. Vous dites ne pas être l'ennemi, soyez conscients que vous ne faites rien pour vous faire des amis, la résistance que vous affichez nous accable.

  • André Loiselet
    Abonné
    mercredi 28 octobre 2009 01h29
    Bouffée d'oxygène
    La bouffée d'oxygène vient plutôt du NPD, même si cela le positionne au mieux face au Bloc. Prenons-en plein nos poumons.
    Et j'ignorais, dans ma candeur, que Justin avait souci de nous protéger contre l'assimilation...Ce combat entre la charte non signée et le Québec qui voit, par cela, ses moyens réduits à zéro cause tout le problème. C'est absurde.
    Il n'y a que la souveraineté pour en guérir.

  • Francis Robillard
    Inscrit
    mercredi 28 octobre 2009 02h52
    La perspective canadian
    Un ami, c'est quelqu'un que l'on invite chez soi, parce qu'on l'apprécie.

    Mais quand on est pas chez soi et que l'on chante en anglais un hymne qui célèbre la résistance aux anglais, quoi de plus normal que d'être odieux, surtout que les remords souligneraient les tords.

    La perspective canadian est que tant que l'on existe (ceux qui ne sont pas eux, autochtones, québécois et j'en passe), il y aura toujours un inconfort pour cette minorité parasitaire devenue majoritaire hors du Québec.

    Les parasites finissent toujours par tuer leur hôte et c'est cette prérogative biologique qui anime ces britaniques de l'AANB. Pourquoi être aimable et respectueux quand le mépris et l'ignorance sont si payant depuis plus de 200 ans.

    Bravo aux petits french canadians trop heureux d'avoir à s'indigner pour chaque nouvel affront de la cour constitutionnelle d'une constitution qu'ils n'ont pas signé. Comme aurait pu le dire Trudeau, "Branchez-vous et assumé bande de cave". Pendant ce temps, à Londres, avec la bénédiction de la reine d'Angleterre, ti-counne ramasse son "mérite".

    Avec tant de médiocrité et de corruptions dans la gestion de leur État, à l'intérieur d'un systême politique étranger et hostile, il ne faut pas s'attendre à un miracle. Les french canadians ont en plus toujours préféré trahir les leurs à la confrontation aux autres. Vivement le déclin de cette identité colonisé, ce syndrôme de Stockholm de l'AANB et souhaitons pour nous et le monde l'éveil d'une génération avec une mémoire, des principes et un avenir.

    Avant l'oubli il y a le mépris et avant le mépris, il y a la manipulation. Que libéraux et conservateurs qui s'échangent le pouvoir méprisent en choeur, ça ne surprend personne, que le NPD, qui n'aura jamais le pouvoir louvoie, ça ne doit pas surprendre non plus!

    Je me souviens du "Êtes-vous tanné de mourrir bande de cave?". Mourrir ici c'est finir par penser, agir et reproduire ce qu'ils sont, car ils sont ce qu'ils font et cette perspective canadians pour moi... no way!!!

  • Jacques Lafond
    Abonné
    mercredi 28 octobre 2009 04h44
    Bouffée d'oxygène ??
    Bouffée d'oxygène ? What a joke. Les anglophones crient pour leur survie !!??!! What a joke.

  • Jacques Lafond
    Abonné
    mercredi 28 octobre 2009 04h54
    Mulcair défensenseur du français ?
    Mulcair défensenseur du français ? La réalité, est que Thomas Mulcair pense beaucoup plus à sa ré-élection qu'à la protection de la langue française.

    Le calcul est simple. C'est politiquement payant pour Mulcair et pour le NDP d'essayer da passer une motion bidon à Ottawa pro-francophone.

    Je ne pense pas que Thomas Mulcair et la communauté juive en général soient très crédibles en matière de protection de la langue française.

  • Yves Côté
    Abonné
    mercredi 28 octobre 2009 06h55
    Où se cache Québec Solidaire ?
    Où se cache donc Québec Solidaire pour ne pas qu'on l'entende pas sur cette question pourtant fondamentale de la langue et de l'immigration au Québec ? Je suis de gauche et me pose cette question depuis un petit bout de temps...

  • Gilles Bousquet
    Inscrit
    mercredi 28 octobre 2009 07h21
    Le NPD marche sur des oeufs
    Le NPD veut aider son numéro 2, M. Mulcair, au Québec mais il va se nuire dans le ROC qui rêve que la langue française disparaisse du Canada, pas qu'elle soit protégée.

  • Caroline Moreno
    Inscrite
    mercredi 28 octobre 2009 07h35
    Un Québec canadien
    Il était à prévoir que les juges à la solde du Canada, et payés par nous, n'allaient pas laisser passer cette occasion de montrer à qui appartient le Québec. S'appuyant sur la constitution canadienne, que le Québec a refusé de signer, ils ont estimé que les enfants avaient le droit d'être formés, d'apprendre, de se développer et de s'épanouir dans les écoles anglaises. Pour les immigrants et les Québécois qui sont à l'origine de ce nouveau recul, il s'agit d'une victoire.

    Certains, ces éternels optimistes, diront que cette décision touche à peine 500 élèves, et qu'il n'y a pas de quoi fouetter un chat. Ces 500 personnes, et probablement davantage compte tenu du nombre d'immigrants qui viennent enrichir le Québec de leur présence chaque année et des Québécois qui veulent ce qu'il y a de mieux pour leurs petits, c'est-à-dire de l'anglais, ces personnes donc, poursuivront leurs études en anglais, liront en anglais, travailleront en anglais, fréquenteront des Anglais, donneront naissance à des Anglais qui, à leur tour, vivront comme les Anglais qu'ils seront devenus.

    Le jugement de la Cour suprême était écrit dans le ciel. Il découle de cette volonté d'en finir avec le Québec français. Or, les seules réactions que la décision a suscitées est de la déception. Pauline est déçue, Gilles est déçu, Jean est déçu, tout le monde est déçu. Tout le monde a attendu le jugement et tout le monde attendra de voir comment le Gouvernement du Québec jonglera avec. On applique le principe, dénoncé par maître Jean-Luc Deveaux, de la souveraineté passive. On attend.

    Les Québécois semblent incapables de mesurer la portée de la décision des juges canadiens sur leur avenir collectif. Au contraire, ils estiment que chacun est libre de choisir dans ce pays qui n'est pas le nôtre. De plus, ils sont de plus en plus nombreux à adhérer à la pensée qu'il vaut mieux être riches et Canadiens que pauvres et Québécois.

    Le message des magistrats canadiens abonde dans ce sens. Il indique de plus que, malgré sa langue officielle, le Québec est bilingue et que les lois québécoises ne valent pas un clou.

    De quoi allons-nous nous souvenir lorsque nous aurons, pour nous exprimer, les mots des autres ? Notre histoire deviendra-t-elle celle des Anglais ? Angliciserons-nous nos noms pour effacer la honte de ce que nous avons été ?

    Notre langue est notre identité. Il nous revient de la préserver.

    Soit nous nous libérons du Canada, soit nous y mourons.

  • St-Onge,Camille
    Abonné
    mercredi 28 octobre 2009 08h18
    Québec souverain au niveau de l'éducation
    N'est-ce pas que le Québec est le maître d'oeuvre à tous les niveaux d'éducation au Québec. Alors pourquoi la Cours Suprême du Canada vient-elle s'émisser dans ce dossier qui appartient au Québec.
    La solution serait d'étendre la loi 101 à toutes les écoles du Québec sans exception, subventionnées ou pas.
    Maître chez nous comme disait notre premier ministre Jean Lesage au début de Révolution tranquille.

    Camille St-Onge

  • Mario Jodoin
    Inscrit
    mercredi 28 octobre 2009 08h51
    @ Yves Côté
    Voir http://www.quebecsolidaire.net/actualite-nationale

    Ce communiqué date du 22 octobre. Québec solidaire ne contrôle pas le trairtement de ses communiqués par les journaux.

  • Claude Archambault
    Inscrit
    mercredi 28 octobre 2009 09h12
    Personne ne peu s'y objecter, mais attention
    C'est une évidence, OUI le Québec est en droit de demander à ce que les immigrants apprennent le français au Québec et il n'y aura pas un canadien qui s'y objectera. Mais ce que le Québec n'est pas en droit d'exiger de personne, c'est qu'il adopte le français comme langue d'usage personnel, à la maison, entre amis sur la rue et dans ses activités privées de tous les jours. Pour cela, l'immigrant comme tout canadien de souche peu et doit choisir la langue qu'il lui plait, que ce soit l'anglais, le polonais, l'italien le chinois ou e français.
    Aussi le Québec a le devoir d'enseigner la langue seconde du pays et la langue des affaires sur le continent nord américain. Et tout québécois qui veux réussir se doit de maitriser l'anglais, surtout si il veut une carrière qui le fait interagir avec l'extérieur.
    Car le faire, c'est brimer la liberté de choix individuel un droit garantie par la charte canadienne des droit et liberté..

  • André Michaud
    Inscrit
    mercredi 28 octobre 2009 10h10
    Loi 101 est déjà pro-anglo
    Je serais pour la loi 101 si les cours d'anglais à l'école francophone étaient EFFICACES , avec par exemple un année d'immersion anglaise. De cette façon nous aurions des citoyens bilingues, au lieu d'affronter des handicapés unilingues.

    Sinon la loi 101 favorise grandement les anglophone à qui la loi permet d' envoyer leurs enfants au primaire en anglais et au secondaire en français et rendre leurs enfants bilingues. Pendant ce temps la loi 101 condamnent les francophones à l'unilinquisme avec ses écoles sans cours d'anglais EFFICACES.

    La loi 101 est donc TRÈS discriminatoire pour les parents francophones...qui corrigera cette injustice?

  • André Loiselet
    Abonné
    mercredi 28 octobre 2009 11h16
    À Mme Moreno et M Côté
    Mme moreno m'enlève les mots de la bouche. Beau texte lucide et ...inquiétant à la fois. On devrait le lire et le méditer, au parlement et dans les écoles.
    Et je me demande aussi, avec M. Côté, où se cache Québec Solidaire (que j'appuie pourtant) quand l'identité nationale est attaquée? Derrière la chasse aux virus? Heureusement qu'on aura les anglos du NPD pour combattre l'assimilation à la pièce et faire la preuve de l'existence de notre peuple qui fut proclamée par notre anglophone en chef, pollueur de planète et de nations. Quel maudit ramassis de carriéristes et de menteurs à deux faces! Avec un tel magma d'opportunistes "qui nous représentent" comment être surpris de l'avidité des contracteurs?
    Heureusement qu'il fera beau dimanche.

  • Pierre-S Lefebvre
    Inscrit
    mercredi 28 octobre 2009 11h57
    Le ridicule ne tue pas
    Charest et ses sbires, Pelletier, Saint-Pierre et Dupuis nous disent que le fruit n`est jamais mûr pour défendre nos intérêts vitaux à Ottawa. Il faudra un parti NPD marginal à la Chambre des communes pour nous défendre et imposer une décision que le gouvernement fédéral et la Cour suprême nous refuse. Dès lors le ridicule ne tue pas!

  • Jacques Morissette
    Abonné
    mercredi 28 octobre 2009 13h16
    Tout à fait d'accord avec le NPD pour cette affaire.
    Après tout, nous ne sommes plus à l'époque du colonialisme. Il reste que, historiquement parlant, beaucoup de québécois ont peut-être hérité de la mentalité du colonisé.

  • Sylvain Auclair
    Abonné
    mercredi 28 octobre 2009 13h25
    Langue privée...
    L'espace privé inclut-il les commerces où on nous accueille en anglais et avec une radio en anglais? Les entreprises où tout ce qui est officiel se passe en anglais? Les lieux publics dont le gardien ne parle qu'anglais? Les blocs dont le concierge ne parle qu'anglais? La rue où on nous adresse la parole en anglais à tout bout de champ? L'autobus où j'ai été engueulé par deux vieux anglophones qui s'obstinaient à ne me parler qu'en anglais? Et tous les commerces dont tous les employés doivent parler anglais pour permettre aux immigrants et à nos vieux Anglais de n'avoir jamais à apprendre le français?

    Quant à l'immersion... j'ai peur du jour où tous les Québécois sauraient parfaitement l'anglais. C'en serait fini du français, devenu folklorique et inutile.

  • Benoit Barko
    Inscrit
    mercredi 28 octobre 2009 14h15
    N'oublions pas aussi les droits des minorités
    La majorité des immigrants sont disposés à apprendre le français et la plupart parle le français. Tout le probleme se trouve dans l'exclusion sociale et la discrimination des minorités dans l'emploi. La grande question est de savoir: est-ce que le québéec est prêt à intégrer les immigrants dans la société ou à traiter les immigrants comme citoyens de 2ème catégorie.

  • François M. Taisne
    Inscrit
    mercredi 28 octobre 2009 15h40
    Les immigrants et la langue
    Si ma mémoire est bonne, le Québec sélectionne déjà ses immigrants, et un des critères de sélection est la connaissance de la langue parlée en majorité dans la province.
    Et du cash dans les poches du candidat.
    Faut croire que la sélection est mal faite.
    Consolation. Peu importe la langue parlée, il reste quelques jours de pratique pour profiter des Dairy Queen!

  • Sylvain Auclair
    Abonné
    mercredi 28 octobre 2009 17h11
    En fait, la question est...
    ... est-on prêt à parler français aux immigrants? Même les immigrants francophones se mettent à l'anglais dès que leur interlocuteur hésite le moindrement en français!

  • Claude L'Heureux
    Abonné
    mercredi 28 octobre 2009 20h06
    1982 ? Boff !
    À ceux qui ne sont pas dérangés par le fait que nous n'avons toujours pas signé la constitution et la charte de 1982, ce jugement vient de nous sauter dans la face avec ces 500 familles et leurs descendants qui n'apprendrons que l'anglais. Montréal est un immense ghetto anglais qui s'étend vers l'est renforcé par les deux CHUM avec la bénédiction du PQ. Radio-Can préfère parler de Ah1n1. Et le N.-B. qui subit l'assaut contre son service hospitalier français, même mutisme de la société qui préfère regarder ailleurs. Quand le Québec tapera-t-il du pieds ?

    Claude L'Heureux, Québec

  • Michel Chamoun
    Inscrit
    mercredi 28 octobre 2009 20h16
    selection des immigrants
    et oui, la selection est souvent mal faite, la plupart des immigrants que je connais bargagouinaient a peine le francais à leur arrivée, pourtant dans leur dossier était inscrit : maitrise parfaite du francais. L'astuce consiste a repeter les questions clés d'une entrevue, et avec un peu de chance, ceux qui font la sélection n'y voient que du feu. En plus, les immigrants sont aussi évalués sur la maitrise de l'anglais lorsqu'ils veulent s'installer au quebec. C'est sans doute pour leur permettre de travailler au centre ville de montreal ou personne que peut vous servir en francais

  • Annie Prévost
    Inscrite
    mercredi 28 octobre 2009 20h42
    Où se cache Québec solidaire?
    L'organisation politique et son seul député on réagit vivement à cette question, comme nous pouvons le constater sur leur site internet. Si les médias ne leur donne pas de tribunes, ils continuent de paraître invisibles. Là est le vrai problème.

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