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Les mauvais souvenirs

Michel David   27 octobre 2009  Québec
Immanquablement, toute mesure prise par le gouvernement Charest pour se soustraire au jugement de la Cour suprême sur la loi 104, qui a légitimé l'utilisation des «écoles passerelles» pour contourner les dispositions de la Charte de la langue française régissant l'accès à l'école anglaise, placera les députés anglophones du PLQ dans une position très embarrassante.

C'est particulièrement le cas de la ministre de la Justice, Kathleen Weil. Comment cette ancienne conseillère juridique d'Alliance-Québec, qui a participé activement à la lutte contre la Charte dans les années 1980, pourrait-elle se montrer moins scrupuleuse sur le respect des droits des anglophones que les trois ministres qui avaient claqué la porte du gouvernement Bourassa en 1989 pour protester contre la loi 178 sur l'affichage commercial?

Les problèmes de conscience de Mme Weil et des députés libéraux de l'ouest de l'île ne suffiront sans doute pas à ébranler le premier ministre, qui sait pouvoir compter sur le vote de la communauté anglophone, si la menace péquiste redevient le moindrement sérieuse. Elle n'aurait pas élu quatre députés du Parti égalité en 1989 si cela avait risqué de faire élire le PQ.

Depuis 2003, le gouvernement Charest s'est toujours efforcé d'appliquer la Charte de la langue française le plus mollement possible, qu'il s'agisse de la langue de travail, de la langue de service ou encore de la langue de l'administration.

Déjà, ce laxisme en fait enrager plusieurs, mais réviser la Charte à la baisse deviendrait carrément suicidaire. Rarement a-t-on vu un jugement unanime de la Cour suprême susciter une telle réprobation au Québec. Même les fédéralistes les plus inconditionnels sont consternés.

***
Dans une perspective pancanadienne, M. Charest est cependant bien placé pour savoir ce qu'il peut en coûter d'aller à l'encontre d'un jugement de la Cour suprême, en particulier quand il est question de langue.

Dans son autobiographie publiée en 1998, il racontait comment l'adoption de la loi 178 par le gouvernement Bourassa, neuf ans plus tôt, avait amené le premier ministre du Manitoba, Gary Filmon, à retirer son appui à l'accord du lac Meech. Cela avait été le début de la fin.

En décembre 1988, la Cour suprême avait invalidé les dispositions de la Charte de la langue française relatives à l'affichage commercial. Sous la pression de l'opinion publique, Robert Bourassa s'était alors résigné à utiliser la clause dérogatoire prévue à Charte canadienne des droits pour maintenir la règle de l'unilinguisme français.

Le Canada anglais tout entier avait été indigné. Le cri du coeur d'un des trois ministres démissionnaires, Clifford Lincoln, avait retenti d'un océan à l'autre: Rights are rights are rights. Du coup, la «société distincte», déjà suspecte aux yeux de plusieurs, était devenue synonyme d'intolérance, voire de fascisme.

Nommé bien malgré lui à la tête d'un comité chargé de sauver l'accord du lac Meech, quitte à le diluer, M. Charest en a gardé de bien mauvais souvenirs. Lors d'une audience publique à Winnipeg, il avait été abasourdi par le témoignage d'une jeune avocate, qui craignait sérieusement que la clause de la «société distincte» soit utilisée pour forcer les Québécoises à avoir des enfants, par exemple en interdisant l'avortement.

***
Le Canada n'est pas à un carrefour aussi décisif de son histoire qu'il semblait l'être à l'époque de Meech, de sorte que le débat soulevé par le jugement de la Cour suprême sur la loi 104 ne devrait pas avoir les mêmes conséquences dramatiques.

La décision que M. Charest devra prendre d'ici un an pourrait néanmoins déteindre sur ses relations avec le reste du pays. Il est vrai qu'il n'a pas les mêmes ambitions constitutionnelles que M. Bourassa, mais il lui faut au moins démontrer que des progrès sont possibles.

Le problème est qu'à Ottawa aussi, on a tiré les leçons de Meech: aucune concession significative ne sera faite au Québec si cela heurte l'opinion dans le ROC. Depuis deux ans, Ottawa n'a même pas accusé réception de ses demandes en matière de culture et de communications.

D'entrée de jeu, l'éditorial du Globe and Mail a trouvé inacceptable la réaction de M. Charest au «compromis admirable et unanime» proposé par la Cour suprême dans son jugement sur la loi 104. Cela revient à «repousser le compromis que constitue le Canada» et pourrait même «amener à conclure que le Canada lui-même est une notion impossible», estime le quotidien torontois, qui ne s'est pas ému le moindrement de cette consécration du droit des (très) riches.

Au Canada anglais, on refuse tout simplement de reconnaître que le français est menacé au Québec. Prétendre le contraire est nécessairement le fait de gens de mauvaise foi qui cherchent à promouvoir le projet souverainiste.

L'idée que l'on puisse considérer M. Charest comme une sorte de crypto-séparatiste ou de zélote linguistique peut sembler parfaitement loufoque d'un point de vue québécois, mais on n'en est pas à une sottise près.

mdavid(a)ledevoir.com
 
 
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  • l poisson
    Inscrit
    mardi 27 octobre 2009 01h20
    Les deux langues sur le volant
    Mommy mommy, I love you dearly
    Please tell me how in french
    My friends used to call me ?
    Paule, Lise, Pierre, Jacques ou Louise
    Groulx, Papineau, Gauthier
    Fortin, Robichaud, Charbonneau

    Mommy mommy, how come it's not the same
    Oh mommy mommy, what happened to my name
    Oh mommy, tell me why it's too late, too late
    Much too late

    Mommy mommy, I love you dearly
    Please tell me where we used to live in this country
    Trois-Rivières, St-Marc, Grand-Mère
    Gaspé, Dolbeau, Berthier
    St-Paul, Tadoussac Gatineau

    Mommy mommy, how come it's not the same
    Oh mommy mommy, there's so much in a name
    Oh mommy, tell me why it's too late, too late
    Much too late
    Mommy mommy, I love you dearly
    Please sing the song you sang when I was a baby
    Fait do-do, cola mon p'tit frère
    Fait dodo, mon p'tit frère fait do-do tu auras de l'eau

    (extraits)
    auteurs: Gilles Richer et Marc Gélinas
    chanson interprétée par Pauline Julien
    Quel beau cadeau de Noël pour M. Charest...

  • Christina Berryman
    Abonnée
    mardi 27 octobre 2009 03h40
    Protection de la culture francophone
    Vouloir protéger la langue française au Québec est perçu dans le ROC, à des degrés variables, comme une démarche terroriste, raciste etc. Jean Charest aux mains molles sur le volant a un an pour démontrer aux colonisateurs qu'il peut être assis et debout en même temps en matière dc protection de notre langue. Une affaire rocambolesque a suivre.

  • Andre Vallee
    Abonné
    mardi 27 octobre 2009 03h46
    Confiance
    Pour faire confiance à Jean Charest, il faut avoir vécu dans la lune au cours des dernières décades. Il apparaît évident que le "bras canadien" l'a déposé en douceur au Québec pour démolir nos institutions qui font la différence et qui assurent notre pérennité culturelle, économique et sociale, Il ne fera jamais de peine au West Island.

  • Yves Côté
    Abonné
    mardi 27 octobre 2009 05h28
    C'est l'automne...
    Qu'on le veuille ou non, c'est l'automne. Et à l'automne, quoi que l'on fasse, les feuilles tombent d'elles-mêmes. Même les plus rouges vifs.
    Les attacher à l'arbre, les coller aux branches, ne sont pas plus utile que se fermer les yeux pour ne pas les voir se détacher. A l'automne, la montée de sève finie, elles tombent les unes après les autres. Pas toutes ensemble, pas tout d'un coup, mais petit à petit, l'hiver venu, elles laissent l'arbre nu. Et celles qui malgré tout restent attachées, montrent une sécheresse aussi désuète qu'inutile à l'arbre.
    C'est l'automne et cela montre que l'hiver arrive. Sera-t-il neigeux et blanc ? Tempêteux et dur ? Venteux à en écorner les boeufs ? Ou doux, puisque cela se présente aussi parfois malgré les menaces de son arrivée et les premiers froids ? Nul ne sait. Que certains en nient la probabilité, tous savent que l'hiver s'amène. Que d'autres s'acharnent à paniquer pour lui faire peur en rêvant qu'ainsi il ne se montrera pas, cela ne changera rien au cours des choses.
    Et à l'hiver succédera le printemps. Pour tous, d'ailleurs. Et de celui-ci montera partout une sève nouvelle et nourricière. Qui alimentera les branches en donnant de nouvelles feuilles. Au travers desquelles les oiseaux viendront trouver leur refuge et faire leur charivari habituelle. Leur symphonie éternelle et toujours nouvelle aux oreilles des amoureux. De ceux de tous âges, de ceux de tout, de ceux d'un rien.
    Que ceux-ci vivent alors en liberté au Canada, ou qu'ils le fassent au Québec...

  • Normand Carrier
    Abonné
    mardi 27 octobre 2009 05h54
    Fermée a double tourt la porte de tous compromis dans le ROC......
    N'étant que deux pour cent de francophones en amérique , le ROC est persuadé que le francais n'est pas menacé et que nous ne sommes qu'une province comme les autres et il ne sera pas question du moindre compromis pour protéger notre langue et notre culture ! Il est évident que Jean Charest marche sur la corde raide et qu'elle que soit sa position , il sera décrié par une des deux nations ......
    Normand Carrier

  • Robert Henri
    Inscrit
    mardi 27 octobre 2009 07h16
    Il faut ogliger Charest à agir ou nous disparaitrons.
    S'il n'utilise pas la clause dite non-obstant pour rétablir la loi 101 dans son intégralité et la renforcer pour qu'il n'y ait plus que le Français et les langues autochtones o0fficielles au Québec, il faudra obliger l'ineffable Charest à le faire. Sortir dans les rues, manifester, occuper des bureaux gouverneMENTaux et des bureaux de députés libéraux...

    (Vous n'êtes pas tannés de mourrir bande de caves?). Cité de mémoire d'une murale célèbre.

  • Godefroy
    Abonné
    mardi 27 octobre 2009 08h34
    Debout
    M. Charest doit se tenir debout...Il n'est pas encore premier ministre du Canada.

  • Gilles Théberge
    Abonné
    mardi 27 octobre 2009 08h34
    Non monsieur..
    «L'idée que l'on puisse considérer M. Charest comme une sorte de crypto-séparatiste ou de zélote linguistique peut sembler parfaitement loufoque d'un point de vue québécois, mais on n'en est pas à une sottise près. »

    Non, çe n'est pas que ça puisse paraître loufoque : C'est complètement loufoque.

    Et ce que je trouve encore pire, c'est qu'on en soit quasiment à s'émouvoir du trouble que pourraient ressentir les anglos du gouvernement à renforcer la Loi 101, alors que d'un même souffle, on s'inquiète de savoir si le gouvernement du Québec dans son ensemble aura le courage de le faire. Ça c'est loufoque pas à peu près monsieur David...

  • Yvon Roy
    Abonnée
    mardi 27 octobre 2009 08h50
    Loi 17
    Read my lips.

  • Jean Martinez
    Inscrit
    mardi 27 octobre 2009 09h11
    L'accumulation des reculs
    Le règne de Jean Charest à la tête du Québec a été celui de l'accumulation des reculs. Jamais le Québec n'a été aussi faible qu'avec lui. Le Québec est ébranlé dans tous les aspects de sa demi-souveraineté: perte de 40 milliards du bras économique qu'est la Caisse de dépôt (et nomination d'un chef Ontarien), nouvelle amputation des lois linguistiques, refus d'aller chercher à Ottawa les milliards qu'on nous doit, complicité avec la mafia dans le domaine de la construction...

    Je le répète, seuls les fédéralistes nationalistes, s'ils ont encore un peu de fierté québécoise, ont le pouvoir de mettre le poing sur la table et de dire assez, c'est assez! L'heure est grave, très grave...

  • Jacques Lafond
    Abonné
    mardi 27 octobre 2009 09h26
    Aucune confiance à Charest
    Penser que Jean Charest va pour une seconde travailler pour les droits du Québec et de la langue française au Québec est totalement utopique. C'est Jean Charest lui même qui a nommé Kathleen Weil comme Ministre de la Justice.

    On se retrouve donc avec Brent Taylor et Julius Gray du côté de la partie demanderesse et Kathleen Weil, farouchement opposés à la loi 101, comme partie défenderesse. Y a t'il quelqu'un de surpris du jugement unanime de la cour Suprême en défaveur de la protection de la langue française ?

    Le délai d'un an demandé par la cour Suprême pour refaire la loi 104 n'est rien de plus qu'un temps de grâce pour laisser tomber les morceaux, baisser les tensions, et espérer que tout le monde oublie plus ou moins cette affaire. La cour Suprême a été géniale de demander ce délai. Absolument géniale.

    Dans un an, les québécois francophone auront vieillit d'une autre année, se seront démodés d'une autre années, se seront abruti d'une autre année ; tandis qu'au Canada, on continuera d'investir massivement dans la propagande canadienne partout au Canada et au Québec.

    C'est ça le plan du Canada. C'est ça le pays du Canada. C'est ça l'ethnocide planifié et largement financé par le Canada.

    Je pense qu'il est grand temps que le Québec reconnaisse et agisse en fonction de la réalité. Le Québec n'a jamais signé la constitution canadienne. Le Québec n'en a donc rien n'a fouttre de la constitution canadienne, n'en a rien a fouttre de la charte canadienne des droit et libertés, et n'en a rien a fouttre de la cour Suprême du Canada.

    Le Québec doit préparer sa propre constitution, et doit préparer sa propre charte. La charte du Québec devra s'appeler : ''la charte des devoirs, des droits, et des libertés''. Et, le devoir numéro un du citoyen au Québec est de promouvoir la langue française, de travailler en français et de vivre en français ; et de ne surtout pas aller contre les décision unanimes le l'assemblé nationale du Québec quand il s'agit de mesures de protection du français.

    JL

  • emeri
    Abonné
    mardi 27 octobre 2009 10h27
    Le suicide collectif
    Confier la défense de la langue du Québec à John Charest
    c'est l'équivalent d'un suicide collectif.
    Ça tout bon Québécois francophone le sait.
    En tout cas aurait dû le savoir en 2003, en 2008.
    C'est l'ambiguité de notre peuple. Se mettre à genou devant
    l'oppresseur.
    Il faudra bien en prendre conscience un jour car la fin
    de notre peuple est proche.
    Parlez en au Acadiens de la Louisiane.
    On dit descendre dans la rue. Oui j'adhère. Les Français
    le fond tout le temps avec succès.
    Pourquoi pas nous. Il est plus que temps de se débarrasser
    de la clique des colonisateurs. Des colonisés.
    Et après, la seule voie:L'INDÉPENDANCE.
    Réjean Grenier.

  • Raymond Saint-Arnaud
    Abonné
    mardi 27 octobre 2009 11h14
    Trois points
    1.- La minorité anglophone du Québec est sûrement parmi les plus choyées au monde, avec ses institutions d'enseignement, de santé et de médias surgonflées par rapport à la proportion de vrais anglophones au Québec.

    2.- Quand la moitié des immigrants allophones au Québec se foutent du français et et optent pour l'anglais, et que d'autre part on augmente l'immigration à 55 000 par année, à mon avis on a plutôt raison de craindre qu'à moyen terme cela va créer des problèmes pour l'avenir du français au Québec. C'est une question de mathématiques et non d'opinion.

    Il est indéniable que l'une des causes du déclin du français à Montréal est l'immigration incontrôlée de personnes qui ne s'intègrent pas à la majorité francophone, mais qui s'intègrent à la minorité anglophone.

    La difficulté des immigrants à accepter une meilleure intégration au Québec francophone nous montre que l'inquiétude de la majorité francophone du Québec est fondée. Il est normal que cette majorité francophone veuille garder son identité. C'est aussi la situation dans plusieurs pays, où l'on sent une inquiétude face à la dilution de l'identité nationale suite à l'afflux d'immigrants plus ou moins intégrés.

    3.- De plus, il existe au Québec un scandale systémique : alors que la population anglophone du Québec est de moins de 10 % de la population totale, les collèges et universités anglophones du Québec reçoivent autour de 25 % des subventions gouvernementales. Ce qui revient à dire que les universités francophones ne reçoivent pas la juste part qu'elles devraient avoir. On en est rendu au point où le Québec finance lui-même son assimilation à l'anglais.

    Pour une question de justice envers la majorité, il est grand temps que le réseau d'enseignement anglophone au Québec ne soit subventionné qu'au prorata de la proportion de véritables anglophones au Québec, et ce à tous les niveaux : primaire, secondaire, et surtout aux niveaux collégial et universitaire.

    Quand finira-t-on de se tirer dans le pied?

  • Raymonde Chouinard
    Abonnée
    mardi 27 octobre 2009 12h02
    Il faut obliger Charest...taratata
    "Sortir dans les rues, manifester, occuper des bureaux gouverneMENTaux et des bureaux de députés libéraux..." (Robert Henri)

    Au lieu de vous agiter comme des forcenés et de courir dans tous les sens, comme des hamsters en cage, pourquoi n'avez-vous pas élu le PQ aux dernières élections et celles d'avant....avant...! Alors, vous pourriez faire tout ce que vous voulez sans vous geler les c..... dans des manifestations puériles.

    Ce n'est pas interdit par la constitution de se comporter en personnes civilisées!

  • Sylvain Auclair
    Abonné
    mardi 27 octobre 2009 12h15
    Clause nonobstant?
    Elle ne peut pas s'appliquer ici. Pour la Chart of Freedoms, le droit à l'éducation dans la langue dite de la minorité est plus important que le droit à la vie, à la liberté ou à l'intégrité de la personne. En invoquant cette clause, un gouvernement pourrait ouvrir des camps de concentration, y parquer et y gazer des membres des minorités, mais pas priver leurs enfants d'école...

  • Richard Sauvé
    Inscrit
    mardi 27 octobre 2009 13h03
    Il s'appelle Jean.
    Je n'écris pas ceci pour défendre les politiques de monsieur Charest, car je n'ai guère confiance en lui, moi non plus.

    Cependant, je trouve que l'appeler "John", comme le font plusieurs souverainistes québécois, est un quolibet injuste et hargneux, car monsieur Charest n'a pas choisi le prénom qui figure sur son certificat de naissance: ses parents l'ont choisi pour lui, comme c'est le cas pour chacun d'entre nous. Né dans une famille bilingue, il aurait pu décider de laisser tomber son héritage québécois. Au contraire, il a choisi de se faire appeler Jean et d'épouser une québécoise de langue française. Cessons donc de l'appeler "John", sur un ton méprisant ou haineux.

  • emeri
    Abonné
    mardi 27 octobre 2009 13h19
    A monsieur Martinez
    Prière, monsieur, de me nommer un seul fédéraliste
    nationaliste au pouvoir en ce moment?
    Réjean Grenier

  • Claude Archambault
    Inscrit
    mardi 27 octobre 2009 13h40
    @ M. Grenier
    Vous proclammez:Il est plus que temps de se débarrasser
    de la clique des colonisateurs. Des colonisés.
    Et après, la seule voie:L'INDÉPENDANCE.

    Mais si les colonisateurs et les colonisés sont en majorité au Québec, ne serait il pas plus démocratique que se débarrasser des séparatistes en se servant des même moyen avec lesquel vous proposez vous débarasser des colonisateurs et des colonisés??

    Juste une réflection que votre texte m'a apporté quand on regarde la réalitè démocratique au Québec.

  • Claude L'Heureux
    Abonné
    mardi 27 octobre 2009 14h18
    Le Globe a compris
    La réaction de Jean Charest pourrait "amener à conclure que le Canada lui-même est une notion impossible" pour le Québec, écrit le Globe. C'est ça qu' il faut comprendre alors que pour faire entrer le Québec dans la constitution de 1982 il faudrait que le ROC accepte de biffer le multi-culturalisme pour revenir au bi-culturalisme Québec-Canada. Imaginons la réaction des communautés ukrainiennes et chinoises de l'ouest... Comme le titre monsieur Carrier, la porte de tout compromis avec le Québec est fermée à double tour. Il est plus que temps de partir, madame Marois et monsieur Duceppe.

    Claude L'Heureux, Québec

  • Raymonde Chouinard
    Abonnée
    mardi 27 octobre 2009 15h08
    Suicide collectif.....
    "Confier la défense de la langue du Québec à John Charest
    c'est l'équivalent d'un suicide collectif." (Réjean Grenier)

    Franchement, M. Grenier, est-ce l'amorce de l'automne et le temps gris de ces derniers jours qui provoquent chez-vous cet excès de morosité????

    Il y aurait peut-être lieu de commencer à prendre vos vitamines d'hiver!

    Vivement le printemps, pour chasser vos velléités de suicide...

  • Marie-Andrée Paquet
    Inscrite
    mardi 27 octobre 2009 16h37
    Manif. demain
    Le temps de donner un grand coup!


    Non, mais là, ça va faire! Montréal est depuis peu majoritairement anglaise, le français vient de passer sous la barre des 80% au Québec, et cela ne satisfait pas encore les ennemis du Québec français. Ceux-ci continuent de s'acharner toujours aussi systématiquement contre la Loi 101, petit rempart contre notre anglicisation galopante, et ce, en bénéficiant bien sûr du soutien francophobe de la Cour suprême du Canada. Ils trépignent d'impatience ces « enterreurs » de peuples. Le Québec ne devient pas anglais assez rapidement à leur goût! Alors ils font front commun derrière l'ineffable Brent Tyler pour réduire à néant la Loi 101. Faudra bien, un jour ou l'autre, que les Québécois donnent un grand coup dans le nique à poux qu'est le Canada pour qu'enfin tous comprennent que nous avons droit de vivre en Amérique tout en rêvant de pérennité pour la nation que nous formons. Et ce jour pourrait bien être enfin arrivé.

    La Cour suprême, elle que Maurice Duplessis accusait - à raison - de pencher toujours du même côté, vient en quelque sorte de rendre légale la brèche béante qu'il y a dans la Loi 101, et ce, en invalidant la Loi 104 (le gouvernement du Québec a un an pour se conformer à la décision de la Cour suprême, d'ici là la Loi 104 demeure en vigueur). En 2002, le gouvernement péquiste de Bernard Landry avait adopté la Loi 104 afin d'empêcher des parents allophones ou francophones d'envoyer (dans la plupart des cas seulement un court laps de temps, question d'économie) l'un de leurs enfants à l'école privée anglophone non subventionnée, ce qui leur permettait par la suite d'envoyer toute leur progéniture à l'école publique anglophone. La Loi 104 empêchait de telles magouilles qui n'avaient pour but que de violer la Loi 101 dans son esprit même, tout en contribuant par le fait même à angliciser le Québec. Rappelons que le pourcentage d'élèves fréquentant l'école anglophone est passé d'environ 9,5% en 1991-92 à environ 11,5% en 2003-2004. Depuis, et en partie grâce à la Loi 104, ce pourcentage est demeuré stable. Le combat pour la pérennité du fait français au Québec est loin d'être gagné, peu importe le soutien ou non de la Loi 104, mais un fait demeure : cette petite loi ralentissait l'anglicisation du Québec. C'était donc un outil non négligeable dont nous pouvions nous servir en attendant le grand soir (l'indépendance). Laissez nos ennemis la rendre illégale, c'est leur faciliter la tâche dans leur mission d'annihilation du caractère francophone du Québec. Nous nous opposerons donc avec fougue et détermination à cette décision assimilationniste.

    La décision de la Cour suprême d'invalider la loi 104 doit nous servir de prétexte pour monter vigoureusement et avec la colère dans le coeur aux barricades, pour défendre ainsi l'intégrité et l'honneur du peuple québécois. Il ne saura être question de laisser les juges Beverley McLachlin, William Ian Corneil Binnie, Louis Lebel, Marie Deschamps, Morris J. Fish, Rosalie Silberman Abella, Louise Charron, Marshall Rothstein et Thomas Albert Cromwell river un autre clou dans le cercueil du Québec francophone sans que nous réagissions énergiquement. Ces tristes individus nommés par le politique canadien pour effectuer les jobs de bras du système politique canadien apprendront qu'on ne peut se rire en tout impunité d'un peuple fier comme l'est le peuple québécois. Nous n'avons pas signé la constitution canadienne en 1982 et nous ne reconnaissons de ce fait pas l'autorité de ces juges déguisés comme de ridicules sires tout droit sortis d'un autre siècle. Ces neuf clowns ne sauront avoir raison d'un peuple regroupant 7 millions et demi de citoyens!

    Bien sûr, le meilleur moyen de se soustraire à l'influence néfaste et québécophobe de la Cour suprême du Canada demeure encore et toujours l'indépendance nationale. Lorsque nous aurons enfin bouté le Canada hors du Québec, nous n'aurons plus besoin de subir les différentes mascarades monarchistes qui stimulent étrangement un nombre important de nos voisins ou de voir nos « élites » politiciennes se plier bien malgré elles aux décisions prises dans les différents cénacles canadians qui poursuivent encore et toujours le même but : imposer le Canada aux Québécois pour faire de ceux-ci de dociles sujets. Mais il faut bien comprendre que l'indépendance du Québec, ça se construit au jour le jour, au gré des événements, sans attendre après des élites qui tremblent à l'idée même de combattre l'hydre canadienne. Et l'évidence est que l'invalidation de la Loi 104 décidée par des juges répondant aux diktats du système canadien vient de nous fournir une occasion en or. Alors profitons-en pour poursuivre la récupération de notre liberté qu'on nous a jadis subtilisée.

    De ce fait, nous appelons le plus grand nombre possible de militants indépendantistes à se mobiliser contre ceux qui désirent enterrer le fait français en Amérique. Nous voulons que, par leurs actions, ils ébranlent comme jamais les colonnes du temple canadien. Nous les invitons aussi à se joindre au Réseau de Résistance du Québécois qui manifestera très prochainement devant les bureaux de l'avocat Brent Tyler, lui qui a manigancé pour obtenir l'invalidation de la Loi 104. Tous ensemble, nous donnerons un grand coup et nous ferons comprendre à cet avocat que les jours où ils pouvaient se rire en toute impunité du caractère francophone du Québec est bel et bien terminé. Tyler a peut-être obtenu gain de cause dans cette affaire, mais il apprendra - à ses dépens- qu'il y a des victoires qui se transforment rapidement en défaites!

    Nous vaincrons!

    Patrick Bourgeois
    Président du Réseau de Résistance du Québécois
    resistancequebecoise.org

    Opération appuyée par François St-Louis et le Mouvement souverainiste du Québec (MSQ)

    Mobilisation indépendantiste devant les bureaux de Brent Tyler :

    Quand : Le mercredi, 28 octobre, à 12h
    Où : 83, rue Saint Paul Ouest, à Montréal

  • Sylvain Auclair
    Abonné
    mardi 27 octobre 2009 16h42
    Jean ou John?
    Il existe une procédure pour changer de nom. Monsieur Charest l'a-t-il utilisée? Si oui, qu'il le fasse savoir (il s'agit d'une procédure publique). Sinon, il s'appelle John et il ment.

  • Etienne Merven
    Inscrit
    mardi 27 octobre 2009 17h16
    Piting-cong!
    Pas possible qu'il y ait autant de frustrés qui réagissent aux articles du Devoir, wallahé! Je suis sûr qu'ils ne passeront pas l'hiver. Ces gens-là ne digèrent pas que leur parti soit passé dans l'opposition et qu'il n'aura sans doute plus jamais les « mains sur le volant ». J'ai des nouvelles pour vous : ça va durer, la démographie et la démocratie s'en chargent, et j'en suis absolument ravi. Cessez donc de déchirer votre chemise, messieurs-dames, l'hiver sera peut-être rude.
    Mme Chouinard et M. Archambault, continuez votre bon travail. J'apprécie vos interventions.
    Quant à Mme Marie-Andrée Paquet (Manif. demain), heureusement que le ridicule ne tue pas. Cette manif-là va sans doute ressembler au cirque des guignols des jeunes patriotes qui sont allés chahuter Justin Trudeau. Nous connaissons le résultat percutant que cette gang d'une centaine de jeunes chômeurs désoeuvrés a eu sur l'élection de M. Trudeau. Pitoyable...
    Bref, on n'a pas fini de rigoler dans le Devoir.

  • Paul Verreault
    Inscrit
    mardi 27 octobre 2009 17h25
    Persistance
    L'histoire du Québec (Canada français) démontre que les Conquérants ont toujours été persistants dans leur objectif d'angliciser "leurs" Conquis. Ils se servent maintenant de la Cour Suprême du peuple Canadian anglais (pléonasme), grâce au rapatriement de leur Constitution, cadeau de Trudeau, contre tous les partis politiques du Québec.

  • Claude Archambault
    Inscrit
    mardi 27 octobre 2009 18h20
    @ M Auckair
    Laissez moi vous rappeller que contrairement à ce que plusieur voudrait, TOUS les droit sont égaux. DoncLe droit à l'éducation dans sa langue est égal à celui à la vie est égal à celui de la femme, est égal à celui de la religion. C'est la beauté de notre charte à tous, nous sommes tous égaux, peu importe notre nombre. Merci M. Trudeau.

  • Raymonde Chouinard
    Abonnée
    mardi 27 octobre 2009 20h56
    Manif....
    C'est ce qu'on appelle souffrir d'un délire verbale et d'un complexe de persécution!

    C'est le temps de donner un grand coup de balai chez-vous, Patrick Bourgeois. Avec un prénom comme le vôtre, je ne me pointerais même pas à la parade de la Saint-Jean-Baptiste; je me contenterais du défilé de la St-Patrick....

    Et après ça, on reproche aux autres de s'appeler John.

    Nous vaincrons.....à la balle molle.

  • Roland Berger
    Abonné
    mardi 27 octobre 2009 21h44
    À Raymonde Chouinard
    Je vous imagine très petite puisque vous frappez régulièrement en bas de la ceinture.
    Roland Berger
    St. Thomas, Ontario

  • Robert Filiatrault
    Inscrit
    mercredi 28 octobre 2009 00h21
    Raymonde Chouinard
    Pourquoi ne pas lire La Presse ou Cyberpresse..... on pourrait se reposer de vos interventions si « songées »

  • Raymonde Chouinard
    Abonnée
    mercredi 28 octobre 2009 09h51
    @MM. Filiatrault & Berger....
    "Pourquoi ne pas lire La Presse ou Cyberpresse..... on pourrait se reposer de vos interventions si « songées »" (Tétreault)

    C'est que, contrairement à vous sans doute, je suis abonnée à la version électronique intégrale du Devoir, et je considère que c'est vous qui polluez le journal à partir des quelques articles qui vous sont accessibles gratos.

    Pour ce qui est du choix de mes abonnements, ce n'est pas à vous que je dois en référer. Grâce à Dieu, nous vivons sous un régime libéral où nous bénéficions encore du droit de parole malgré tous les efforts des intégristes pkiss pour nous baillonner.

    Pour ce qui est de l'infiltré de l'Ontario...on repassera et on continuera à se questionner sur ses motivations et sur le sens de ses petits laïus songés!...

    Si ça peut vous consoler, je suis également abonnée à la version électronique du Journal de MTl et de La Presse.

    Bonne manifestation....!!!!!

  • Diane Cadieux
    Inscrite
    mercredi 28 octobre 2009 11h44
    @Richar Sauvé
    N'as-tu pas l'impression que c'est plutôt Jean charest qui est méprisant à l'égard des Québécois francophones.
    Dès qu'il ne sera plus ni député et ministre, on le retrouvera attaché à de gros bureaux anglophones et non pas avec des francophones. Il cultive son avenir!!!

  • Sylvain Auclair
    Abonné
    mercredi 28 octobre 2009 12h50
    Clause nonostant et droits
    Permettez-moi de corriger M. Archambault en citant la charte.

    Voici la clause nonobstant:

    33. (1) Le Parlement ou la législature d'une province peut adopter une loi où il est expressément déclaré que celle-ci ou une de ses dispositions a effet indépendamment d'une disposition donnée de l'article 2 ou des articles 7 à 15 de la présente charte.

    Le droit à la vie et à la sécurité est à l'article 7.
    Celui à l'instruction dans la langue de la minorité, à l'article 23.

    On peut déroger à l'article 7, mais pas à l'article 23.

  • Raymonde Chouinard
    Abonnée
    mercredi 28 octobre 2009 15h50
    @Roland Berger
    "Je vous imagine très petite puisque vous frappez régulièrement en bas de la ceinture." (Roland Berger)

    J'atteins, sans doute, la hauteur de vos prétentions!!!!!!

  • Tristan Tao
    Inscrit
    jeudi 29 octobre 2009 10h21
    @Richard Sauvé
    C'est évident que certains souverainistes appellent Jean Charest "John Charest" par provocation. Sauf que Jean Charest s'appelle effectivement John James Charest et que c'est ce nom qui figure sur son certificat de naissance. C'est aussi avec ce nom qu'il est inscrit au barreau du Québec : http://www.barreau.qc.ca/repertoire/default.asp?de

    C'est lui même qui a choisi de se faire appeler Jean, probablement pour améliorer son image au Québec lorsqu'il a décidé de se lancer en politique.

    Est-ce une raison de ne pas l'aimer ? Je ne crois pas (il y a déjà tellement d'autres raisons).

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