Dans la tourmente... - Un bal italien sans Charest
Confronté à une tourmente sans pareille où se multiplient les allégations de collusion, de corruption et de favoritisme, le premier ministre du Québec, Jean Charest, a choisi de ne pas prendre part au 25e bal annuel des gouverneurs de la Fondation communautaire canadienne italienne (FCCI) qui s'est tenu samedi soir à Laval.
La Fondation, qui est un organisme philanthropique, bénéficie de l'important soutien financier de personnalités provenant de toutes les sphères d'activité, y compris l'industrie de la construction. Trois cents personnes composent le club des gouverneurs. Sur cette liste, on retrouve notamment les entrepreneurs controversés Antonio (Tony) Accurso, Frank Catania, Joe Borsellino et Rocco Di Zazzo. L'ancien président du comité exécutif de la Ville de Montréal Frank Zampino est également du nombre, tout comme l'homme d'affaires Vincent Chiara, important collecteur de fonds du parti du maire Gérald Tremblay.
L'ancien ministre libéral Alfonso Gagliano, associé au scandale des commandites, figure également sur la liste des gouverneurs.
Les gouverneurs de la Fondation soutiennent l'organisme tant par leur contribution initiale de 10 000 $, leur cotisation annuelle de 1000 $, ainsi que leur participation à différentes activités de financement. Le bal annuel est l'événement incontournable de l'année. En 2008, la Fondation a délivré des reçus à des fins fiscales pour plus de 2,1 millions de dollars.
Le Devoir était présent samedi soir au bal qui se tenait à l'Hôtel Sheraton, à Laval. Les robes longues et les tuxedos étaient de mise. Les Maserati, BMW et Mercedes se succédaient dans le stationnement. Quelque 600 philanthropes ont payé au minimum 1000 $ chacun pour assister à l'événement faste. Au menu: antipasto de prosciutto, figues et crevettes grillées, agneau braisé et sorbet au citron en martini.
Le premier ministre Jean Charest, qui est un habitué du bal annuel de la Fondation, n'a pu assister au bal, cette année, en raison d'un empêchement personnel, a expliqué son attaché de presse, Hugo D'Amours.
Hugo D'Amours a rejeté l'idée que le battage médiatique des dernières semaines autour de certains gouverneurs de la Fondation ait influé sur la décision de M. Charest. «Le premier ministre a décliné l'invitation peu de temps après qu'il l'a reçue», a-t-il fait remarquer. Pourtant, jeudi dernier, une représentante de la Fondation avait indiqué au Devoir que le bureau du premier ministre avait annulé à la dernière minute.
M. Charest était néanmoins présent en images. Des photographies de son épouse Michèle Dionne et de lui défilaient sur des écrans géants avant le début du souper. M. Charest a aussi rendu hommage à un artisan de la communauté italienne, l'entrepreneur Giuseppe Borsellino, dans une vidéo préenregistrée.
Le ministre de la Famille et gouverneur de la Fondation, Tony Tomassi, était pour sa part présent en chair et en os samedi. Tout comme le maire de l'arrondissement de Saint-Léonard et ami de la Fondation, Michel Bissonnet. Tous deux étaient entourés de l'élite sociale et économique italienne montréalaise.
La FCCI a subventionné plus d'une centaine d'organismes sans but lucratif au fil des dernières années, notamment le centre culturel Leonardo Da Vinci, la Fondation UQAM, la Société canadienne du cancer, ainsi que de nombreuses fondations d'hôpitaux et de paroisses catholiques de Montréal.
La Fondation, qui est un organisme philanthropique, bénéficie de l'important soutien financier de personnalités provenant de toutes les sphères d'activité, y compris l'industrie de la construction. Trois cents personnes composent le club des gouverneurs. Sur cette liste, on retrouve notamment les entrepreneurs controversés Antonio (Tony) Accurso, Frank Catania, Joe Borsellino et Rocco Di Zazzo. L'ancien président du comité exécutif de la Ville de Montréal Frank Zampino est également du nombre, tout comme l'homme d'affaires Vincent Chiara, important collecteur de fonds du parti du maire Gérald Tremblay.
L'ancien ministre libéral Alfonso Gagliano, associé au scandale des commandites, figure également sur la liste des gouverneurs.
Les gouverneurs de la Fondation soutiennent l'organisme tant par leur contribution initiale de 10 000 $, leur cotisation annuelle de 1000 $, ainsi que leur participation à différentes activités de financement. Le bal annuel est l'événement incontournable de l'année. En 2008, la Fondation a délivré des reçus à des fins fiscales pour plus de 2,1 millions de dollars.
Le Devoir était présent samedi soir au bal qui se tenait à l'Hôtel Sheraton, à Laval. Les robes longues et les tuxedos étaient de mise. Les Maserati, BMW et Mercedes se succédaient dans le stationnement. Quelque 600 philanthropes ont payé au minimum 1000 $ chacun pour assister à l'événement faste. Au menu: antipasto de prosciutto, figues et crevettes grillées, agneau braisé et sorbet au citron en martini.
Le premier ministre Jean Charest, qui est un habitué du bal annuel de la Fondation, n'a pu assister au bal, cette année, en raison d'un empêchement personnel, a expliqué son attaché de presse, Hugo D'Amours.
Hugo D'Amours a rejeté l'idée que le battage médiatique des dernières semaines autour de certains gouverneurs de la Fondation ait influé sur la décision de M. Charest. «Le premier ministre a décliné l'invitation peu de temps après qu'il l'a reçue», a-t-il fait remarquer. Pourtant, jeudi dernier, une représentante de la Fondation avait indiqué au Devoir que le bureau du premier ministre avait annulé à la dernière minute.
M. Charest était néanmoins présent en images. Des photographies de son épouse Michèle Dionne et de lui défilaient sur des écrans géants avant le début du souper. M. Charest a aussi rendu hommage à un artisan de la communauté italienne, l'entrepreneur Giuseppe Borsellino, dans une vidéo préenregistrée.
Le ministre de la Famille et gouverneur de la Fondation, Tony Tomassi, était pour sa part présent en chair et en os samedi. Tout comme le maire de l'arrondissement de Saint-Léonard et ami de la Fondation, Michel Bissonnet. Tous deux étaient entourés de l'élite sociale et économique italienne montréalaise.
La FCCI a subventionné plus d'une centaine d'organismes sans but lucratif au fil des dernières années, notamment le centre culturel Leonardo Da Vinci, la Fondation UQAM, la Société canadienne du cancer, ainsi que de nombreuses fondations d'hôpitaux et de paroisses catholiques de Montréal.
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