mardi 9 février 2010 Dernière mise à jour 14h30


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

La collusion légitimée?

Quand les firmes de génie-conseil prennent le contrôle des projets au nom du ministère des Transports

Kathleen Lévesque   24 octobre 2009  Québec
Photo : Le Devoir
Le gouvernement libéral a permis à un club privilégié de firmes de génie-conseil de s'installer au sein même du ministère des Transports et ainsi jouer un rôle déterminant dans la façon dont sont octroyés les millions de dollars investis annuellement dans les routes et les infrastructures du Québec.

Cette zone d'influence prend la forme d'un comité de concertation où sont attablés d'un côté, des dirigeants du ministère, et de l'autre, les représentants des firmes Dessau, BPR, SNC-Lavalin, Roche et autres Génivar et Tecsult. Au moins deux réunions se tiennent par année. La première rencontre remonte à mars 2004, soit un an après l'arrivée au pouvoir des libéraux de Jean Charest et avec eux, une vision partenariale à développer au sein de l'appareil public.

De fait, comme l'a constaté Le Devoir à la lecture des procès-verbaux du comité, le ministère a exprimé dès le départ sa volonté «d'ouvrir le dialogue sur la relation d'affaires» du gouvernement avec les ingénieurs du secteur privé. L'Association des ingénieurs-conseils du Québec (AICQ) a plaidé pour le développement d'une alliance entre le ministère des Transports et les firmes de génie-conseil. Cette approche «pourrait s'élargir pour inclure davantage de mandats touchant des activités de planification, d'organisation, de gestion, de conservation et d'exploitation», peut-on lire.

Les deux sous-ministres adjoints de l'époque, André Bossé (est du Québec) et Liguori Hinse (Montréal et ouest du Québec), présents pour démarrer en 2004 ce comité, se sont retrouvés de l'autre côté de la table les années suivantes. M. Bossé travaille aujourd'hui pour Génivar et M. Hinse est vice-président chez Roche. Parmi les représentants de l'Association des ingénieurs-conseils, on retrouve également Luc Crépeault de la firme BPR, qui a fait carrière dans la haute fonction publique québécoise jusqu'en 2006, dont au ministère des Transports à titre de sous-ministre adjoint.

Au ministère des Transports, on a d'abord cherché hier à minimiser la portée de ce comité en le réduisant à «un lieu d'échanges d'ordre technique». Mais les documents officiels révèlent que les membres ne se limitent pas à y faire un suivi des chantiers de construction en cours. La planification stratégique des travaux du ministère est au coeur de leurs discussions.

Concrètement, il est question pour les firmes de génie-conseil de donner leur point de vue sur l'importance d'effectuer tels ou tels projets, qui sont autant de contrats pour les entrepreneurs. Mais avant que ces derniers réalisent le pavage de telle autoroute et la réfection de tel viaduc, d'autres contrats auront été accordés en amont du processus, notamment pour concevoir et faire les plans et devis de ces mêmes travaux. Il s'agit de services professionnels en général, de génie-conseil en particulier.

En 2008, entre les mois de janvier et octobre, on dénombre 1411 contrats de génie octroyés par le ministère des Transports, pour un montant de 217 millions de dollars. Pour la même période, en 2005, le ministère avait adjugé seulement 236 contrats, totalisant 103 millions.

Au moment où tout le Québec se pose des questions sur la collusion entre concurrents et sur les réseaux d'influence des grands joueurs de l'industrie de la construction, la présence de firmes d'ingénierie concurrentes assises l'une à côté de l'autre pour brasser des affaires avec le gouvernement peut étonner. Le porte-parole du ministère a reconnu que ces firmes bénéficient d'une structure pour faire passer des idées, mais souligne du même souffle que le ministère y voit surtout une occasion d'informer tous les gros joueurs en même temps.

«Les firmes peuvent bien essayer d'influencer, mais cela ne signifie pas qu'elles réussissent», a affirmé Mario St-Pierre de la direction des communications.

Les procès-verbaux du comité de concertation donnent un bon éclairage sur ce point. Lors de la deuxième réunion tenue en juin 2004, l'Association des ingénieurs-conseils du Québec faisait des représentations pour vanter l'expertise incontournable de ses membres afin d'obtenir la gestion complète d'un projet plutôt que de ne recevoir qu'un mandat partiel. Un document intitulé «L'ingénieur-conseil, la clé de voûte de l'optimisation des investissements au Québec» a été déposé en appui.

Le ministère s'est alors montré favorable à intégrer plutôt que de fractionner les éléments d'un projet. La porte venait alors de s'ouvrir sur l'impartition, c'est-à-dire une façon pour le gouvernement de s'en remettre complètement au privé dans chacune des étapes d'un projet de construction.

Avec cette façon de faire, le ministère n'a plus à embaucher lui-même les différentes entreprises devant travailler à un chantier. C'est la firme de génie-conseil qui prend le contrôle du projet au nom du ministère. Dans ce contexte, les appels d'offres lancés par le ministère sont rédigés par les firmes de génie-conseil, qui déterminent les besoins du gouvernement et participent activement à la sélection des entrepreneurs.

Du coup, les liens entre ingénieurs, architectes, avocats, comptables (tous des services professionnels) et entrepreneurs en construction se resserrent. Et les ingénieurs ont un rôle particulièrement important dans ce nouveau paysage commercial. Ils deviennent des donneurs d'ouvrages délégués.

Tout ça prend l'allure de «contrats ouverts», selon les termes administratifs utilisés. En novembre 2005, le comité discute de la possibilité d'augmenter le nombre de contrats ouverts, d'«obtenir plus de latitude au niveau des montants des contrats» et de ne plus «avoir à demander l'autorisation du SCT [Secrétariat du Conseil du trésor] chaque fois en cas de dérogation (viser une dérogation permanente)».

La zone d'influence de toutes ces firmes d'ingénierie ne s'arrête pas là. En 2008, ainsi qu'au printemps dernier, l'Association des ingénieurs-conseils a mentionné avoir fait des démarches pour faire hausser les taux horaires accordés par le Conseil du trésor. Il est précisé que la demande est faite «compte tenu de l'augmentation de la demande de main-d'oeuvre et dans un contexte de valorisation de l'emploi de l'ingénieur».

Malgré l'importance des ingénieurs dans le monde de la construction, les firmes de services-conseils sont exclues du mandat de l'escouade policière annoncée jeudi par le gouvernement du Québec concernant la corruption et la collusion dans l'industrie de la construction. L'opération Marteau ne frappera pas sur tous les volets.






Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?
Partager
Digg Facebook Twitter Delicious
 

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires 
  • Roger Trudeau
    Inscrit
    vendredi 23 octobre 2009 23h27
    Les mêmes techniques qu'à Montréal...
    »« Avec cette façon de faire, le ministère n'a plus à embaucher lui-même les différentes entreprises devant travailler à un chantier. C'est la firme de génie-conseil qui prend le contrôle du projet au nom du ministère. Dans ce contexte, les appels d'offres lancés par le ministère sont rédigés par les firmes de génie-conseil, qui déterminent les besoins du gouvernement et participent activement à la sélection des entrepreneurs.» Cela ressemble étrangement avec ce qui se passe à Montréal mais on change le mot gouvernement par ville de Montréal. Je comprends pourquoi Charest voulait tout donner le Québec au privé... Mais ou est l'éthique?

  • Claude Kamps
    Inscrit
    vendredi 23 octobre 2009 23h55
    J'ai honte ...et je comprend
    J'ai honte de vivre sous un gouvernement qui enlève ses culottes les poches pleines pour les données au privé.

    A quoi cela sert d'élire des gens qui ne sont plus que des signataires de contrats rédigés et mis en oeuvres sans demander le prix final au privé?

    Et la je comprend pourquoi Charest et sa bande de ministres qui n'en sont pas ne veut pas de commission d'enquête...

    Sans doute que le ministère de la santé est dirigé par l'association des laboratoires pharmaceutiques et celui de l'éducation par les écoles privées...

  • Louis Michon
    Inscrit
    samedi 24 octobre 2009 00h00
    Juste assez de mollesse
    Nous avons des dirigeants politiques, à la mairie de Montréal et au gouvernement du Québec, avec juste assez de mollesse morale pour trouver acceptable cette collusion avec les copains du secteur privé. Tous les soirs, nous les voyons triturer les faits, esquiver les vraies questions et patiner sans trop se forcer jusqu'au vestiaire. Ce leadership de guimauve convient bien aux escrocs.

  • Yannick Legault
    Abonné
    samedi 24 octobre 2009 00h04
    Du bon journalisme !
    Bravo, que d'informations juteuses.
    On comprend mieux pourquoi le gouvernement Charest tente toutes les diversions !!

  • Yvon Chartrand
    Inscrit
    samedi 24 octobre 2009 00h04
    La collusion légitimisée
    Avec le scandale des commandites et la fraude actuelle, le reste du Canada (ROC) pourra avec raison dire que les Québécois sont les plus croches du pays.

  • Godefroy
    Abonné
    samedi 24 octobre 2009 00h11
    Où frappera le marteau ?
    C'est du bon travail d'enquête. Bravo et continuez svp. Vous avez un rôle très important. Le MTQ a-t-il été privatisé en douce ?

  • Pierre Allard
    Inscrit
    samedi 24 octobre 2009 01h07
    La grande collusion Montréal - Gouvernement du Québec
    Mussolini a dit. Le fascisme devrait s'appeler corporatisme, car il équivaut a une intégration de l'État et des industries privées. Nous y sommes. Il n'y a plus de démocratie.

    L'opération Marteau ne va frapper que ceux qui portent un chapeau en métal, surtout s'ils sont Italiens. Quelques boucs émissaires, puis "business as usual"

    Pierre JC Allard

  • Robert Henri
    Inscrit
    samedi 24 octobre 2009 05h45
    Les firmes de services-conseils sont exclues du mandat de l'escouade policière
    Ça, c'est bien Charest et ses Libéraux. Enquêtez mais ne regardez pas dans certaines chambres de l'appartement. Pêchez la truite au filet avec un filet à saumon.

    Fraudeurs des commandites Libérales fédérales, fraudeurs des travaux publics libéraux provinciaux, même combat.

    Quand on fait faire une enquête, on laisse ensuite agir les enquêteur et on ne limite pas son champ d'action à moins d'avoir des choses à cacher mon petit Charest.

  • Jean-Pierre Lusignan
    Abonné
    samedi 24 octobre 2009 06h24
    Personne n'est au-dessus des lois, casse-tête et effets domino
    Le fait que l'opération marteau ne frappe pas tous les volets, autrement dit que les firmes de services-conseil soient exclues du mandat de l'escouade policière, le rôle donné à celles-ci par le gouvernement actuel dans l'attribution des gouvernements gouvernementaux et, un peu paradoxalement l'importance publiquement accordée à cette même enquête par les plus hauts responsables de S.Q. et le gouvernement actuel, démobiliseront les enquêteurs de la S.Q. et retiendront les langues de ceux et celles qui savent et voudraient parler. Jusqu'à maintenant, j'ignorais pourquoi le gouvernement actuel hésite tant à déclencher une enquête publique aussi large et étendue que le fut l'enquête Gomery. La loyauté a beau être la plus importante vertu en politique municipale et provinciale, jamais je n'aurais pensé qu'elle pourrait autant tirer un gouvernement vers le fond. Jean Charest n'est réellement pas un bon politicien lorsqu'il n'écoute plus la population et on se souviendra de lui comme l'artisan de son propre malheur et du nôtre.

  • Normand Carrier
    Abonné
    samedi 24 octobre 2009 06h33
    Quant le ministère des transports devient un PPP........
    Lorsqu'il n'y a plus de ligne de démarcation entre le publique et le privé , cela nous mène a des situations rocambolesques comme celles que nous connaissont dans les municipalités et au gouvernement du Québec ! Le Québec sous le règne de Jean Charest est devenu le lieu privilégié des entrepreneurs , constructeurs et professionnels qui y règnent en rois et maitres et peuvent se permettrent toutes magouilles , collusions , contributions en comptant , retours d'ascenseur , petit 3% donné au parti du maire Tremblay ect. ect.
    Ce magouilleur en chef que nous avons comme premier ministre refuse d'instituer une ENQUETE PUBLIQUE pour nettoyer les dégats qu'il a contribué a mettre en place et dont il est le plus grand bénéficiaire avec une caisse électorale garnie de neuf millions annuellement .....On en a pour des années a nettoyer ses dégats .....
    Normand Carrier

  • Claude Girard
    Abonné
    samedi 24 octobre 2009 07h00
    Une forme de PPP
    Il s'agit d'une forme de PPP sans agence qui gère les fonds publics en cogestion avec les élus. Pour dire comme monsieur Lino Zambito de Boisbriand, « Pourquoi on regarde pas en avant pis voir ce qu'on peut bâtir ensemble? ». Et peut-être qu'un jour on s'interrogera sur le power trip des politiciens et des politiciennes qui jouent aux élections. Voilà une démocratie bien contrôlée!

  • Pierre Cossette
    Inscrit
    samedi 24 octobre 2009 07h01
    Les ingénieux petits masturbateurs ...
    je les ai connus à La Baie James ces firmes d'ingénieurs conseils. Facturant la SEBJ pour des heures travaillées par des arpenteurs sur des shifts de soir. Je me rappelle le Stade Olympique. Je les ai vues ces firmes d'ingénieurs conseil envoyer des juniors apposer leur signature sur des travaux douteux rappelez-vous le viaduc de la concorde. Ils ont tourné les coins ronds depuis 40 ans. Et maintenant ils refont ce qu'ils ont négligé sciemment, est-ce qu'on appelle çà de la malhonnêteté ? Et de surcroît ils sont exclus des enquêtes policières, mieux protégé que çà tu meurs. Faut quand même pas que tous les clubs de golf fassent faillite au Québec.

  • Brun Bernard
    Inscrit
    samedi 24 octobre 2009 07h13
    C'est pas une surprise...
    ...et on s'en fout royalement des mafieux et des politiques. Ils sont tous honnêtes. Naïfs ceux ou celles qui ne savaient pas la gangrène dans la Province du Québec mais aussi l fait que le Québec apaprtiet plus au royaume de Sicile et non au Royaume d'Angleterre. On pourrait même participer à l'idée de Sarkozy pour sa grande Mérditerranée ou prendre berlusconi comme 1er Ministe. Tout de même les anglais ne font pas peur au maire de Montréal. Non à l'italianisation du Québec avec Mussolini au marché Jean-Talon à cheval dans une belle Église (Église de Notre-Dame de la Défense) avec en plus l'Église catholique Romaine (là aussi il ya plein de cathos itAliens)! Les anglais c'est plus cool et moins dangereux.

  • Yves Drapeau
    Inscrit
    samedi 24 octobre 2009 07h16
    Trois coups à côté... un coup sur le clou!
    À la lumière de cet article, les firmes d'ingénieurs-conseils ont désormais tous les pouvoirs et seront exclus de l'opération "marteau". Je me demande pourquoi je paie des impôts pour faire vivre des élus qui délèguent leur travail à l'entreprise privé. Aussi, il me semble que justement, il y a collusion entre ces firmes et beaucoup de leur nouveaux consultants proviennent du secteur municipal avec une expertise dans le secteur publique. Cette expertise devrait demeurer dans le secteur publique puisqu'elle fut acquise grâce à l'argent des contribuables. Bref, on s'en prend aux bandits portant un casque de construction au lieu de s'en prendre aux bandits à cravate! Il est clair que le gouvernement avec l'opération marteau, prend bien soin de ne pas se frapper sur ses propres doigts!

  • Gaudreault Louis-Marie
    Inscrit
    samedi 24 octobre 2009 07h42
    %?&()&%*%&&%
    on est pris de tout bord tout côté..heureusement que Charest s'en occupe...

  • Bernard Terreault
    Abonné
    samedi 24 octobre 2009 07h56
    Et les plus petites firmes et les nouveaux joueurs
    Il n'y a que les grosses firmes bien établies qui soient représentées à cette table, bonne manière de limiter la concurrence. Après la fin de la réunion officielle, on prend un verre ensemble et on partage le gâteau, m^me pas besoin de parler en langage codé!

  • J. Maurice Arbour
    Abonné
    samedi 24 octobre 2009 08h20
    Une toute petite question
    Pourquoi les firmes de services-conseils ont-elles été exclues du mandat donné à la police et qui peut nous donner la vraie réponse ?

  • Pierre-S Lefebvre
    Inscrit
    samedi 24 octobre 2009 08h34
    Kathleen Lévesque fait la preuve manquante
    Bravo pour votre détermination. Le gouvernement Charest et le maire Tremblay ont tissé, de façon éclairée très Libérale, la trame d`un système de redevances politiques qui ruine les finances publiques. La dette sera accrue de $100 milliards d`ici la prochaine élection provinciale en 2013. À Montréal la réfection d`une rue coûtera $150 millions, et cetera. Les firmes d`ingénierie, d`avocats seront toutes plus riches aux dépends de nos taxes. Les habitudes des commandites se continuent sous d`autres systèmes avec de nouveaux objectifs. On chercherait à ruiner le Québec que la recette serait la meilleur.

  • Jerome Letnu
    Inscrit
    samedi 24 octobre 2009 09h13
    Partenariat et proximité incestueuse
    "une vision partenariale, ... volonté «d'ouvrir le dialogue sur la relation d'affaires», impartition, ..."

    A moins de baliser strictement la façon dont le gouvernement se lance dans ce genre de processus, les expressions à géométrie variables ci-dessus deviennent des prétextes foireux pavant la pente glissante vers le copinage public privé.

    Je me demande combien de ces "contrat ouverts" ont été réalisés par des soumissionnaires ne faisant pas parti des convives du gouvernement.

  • jean claude pomerleau
    Inscrit
    samedi 24 octobre 2009 09h14
    Enfin Le Devoir fait son devoir
    Et son porte à la défense de l'intérêt supérieur de l'état du Québec.

    Charest a ouvert toute grande la portes à de puissant réseaux d'intérêts qui squattent notre État, à leurs profits et au détriments du bien publique.

    La population doit comprendre que ces procédés nous couteront des dizaine de milliards de dollars. Au nom de l'intérêt supérieur du Québec il est temps de reprendre le contrôle de notre État. Pas dans 4 ans mais le plus tôt possible.

    En attendant il faudra que les citoyens et les journalistes se mettent en mode vigile pour documenter les actions du gouvernement Charest.

    Voici un exemple: http://www.mcn21.org/actualites/article/mcn21-exig

    De plus en plus de groupes devront adopter cette attitude compte tenue du manque de combativité de l'opposition.

  • Jasette
    Abonné
    samedi 24 octobre 2009 09h44
    Bon travail journalistique
    Vous êtes en train, vous les journalistes dont les objectifs sont nobles, de rendre la vraie démocratie intéressante au yeux de la population.

    Demandez-vous maintenant, très objectivement si ce sont les employés de l'état qui coûtent le plus cher au trésor public? Petite parenthèse, je soupçonne que monsieur Charest est en train de privatiser la santé au Québec? C'est tellement facile pour un politicien rusé d'amener le plus de gens possible à penser comme lui.

    Pas sûr que la société sortira gagnant dans tout ça...

  • Christiane Gervais
    Abonnée
    samedi 24 octobre 2009 10h27
    Ça s'arrête où?
    Nous entendions cette semaine madame Monique Gagnon-Tremblay, présidente du Conseil du Trésor, affirmer haut et fort que le Gouvernement prévoit toujours développer le CHUM en PPP parce que c'est beaucoup moins coûteux et plus avantageux pour l'ensemble des Québécois dont l'argent est ainsi dépensé au mieux de leurs intérêts par l'entreprise privée...

    Pourquoi ces collusions avec certaines firmes du privé se limiteraient-elles au secteur de la construction? Qu'en est-il des services informatiques, des fournitures diverses,des contrats d'entretien; à qui sont donnés les contrats, toujours aux mêmes?

    Le système ne change jamais, seuls les partis changent, c'est chacun son tour selon les circonstances mais les entrepreneurs restent.

    Qui mène dans les ministères, au Gouvernement du Québec, dans les villes? Le focus est mis sur la ville de Montréal mais il est fort à parier que c'est pareil dans toutes les régions, la « grande » ville n'a sûrement pas l'exclusivité des abus de toutes sortes.

    Merci, pour ce journalisme d'enquête. Un peu de vérité, même quand elle fait mal, c'est mieux qu'un tas de mensonges qui se veulent rassurants.

  • Jacques Léger Jacques Léger
    Inscrit
    samedi 24 octobre 2009 10h47
    ENQUÊTE PUBLIQUE OU ÉLECTION
    DEVANT CES FAITS, TOUS LES CITOYENS DU QUÉBEC SONT EN DROIT D'EXIGER UNE LARGE ENQUÊTE PUBLIQUE OU LE DÉCLENCHEMENT D'ÉLECTION PROVINCIALE DANS LES PLUS BREFS DÉLAIS.

    JACQUES LÉGER,MONTRÉAL

  • Daniel Breton
    Inscrit
    samedi 24 octobre 2009 11h01
    En fait, c'est pire que ça!
    En fait, le firmes de génie-conseil financent le PLQ par la porte arrière. Les financiers de ce parti demandent de l'argent à ces firmes à coups de dizaines de milliers de dollars. Un député m'a déjà avoué avoir découvert que lors d'une soirée bénéfice dans sa circonscription que TOUTES LES PERSONNES QUI Y ÉTAIENT ÉTAIT DE LA MÊME FIRME DE GÉNIE-CONSEIL!

    C'est près de 200 personnes, ça!

    Et quelqu'un croit-il que ces gens ont payé cette soirée de leur poche?

  • Daniel Breton
    Inscrit
    samedi 24 octobre 2009 11h07
    ...ah oui! Et n'oubliez surtout pas ces firmes sur les décisions d'Hydro-Québec!
    La stratégie énergétique d'Hydro-Québec est écrite pour que leurs actions faasent comme un gant à ces firmes. Pourquoi pensez-vous qu'Hydro-Québec dans les projets des années 70 tels que l'hydroélectricité, le nucléaire et que le gouvernement a privatisé en douce le gaz? Parce que ces firmes sont impliquées dans ces domaines! Parce que dans les années 70 elles ont développé une expertise dans ces domaines et préfère "investir" en lobbying que dans les nouvelles technologies. Comme GM et Chrysler aux USA

  • RobertQue
    Inscrit
    samedi 24 octobre 2009 12h00
    Le Gouvernement du Québec sous de FAUSSE REPRÉSENTATION
    C'est un détournement de gouvernement.

    On savait que les multinationales pouvaient intervenir pour soumettre les gouvernements à modifier leurs lois pour satisfaire aux exigences des grandes entreprises de la planète. Maintenant, ils sont dans l'enceinte de notre gouvernement du Québec.

    Faudrait-il entrer dans la définition de ce qu'est un gouvernement ? La mission d'un gouvernement ? Les devoirs des gouvernants ?

    Il faut s'en rendre compte. La démocratie parlementaire est détournée pour devenir l'affaire des multinationales d'une part, et des entreprises financières du territoire du Québec, d'autre part.

    Votre travail, Madame Kathleen Lévesque nous permet de constater maintenant que ceux qui seront appelés à réaliser les contrats sont déjà la la table de décision. Les Ministres ne seraient que les « estampilleurs » pour valider le contrôle de la grande entreprise sur le Gouvernement du Québec.

    Le Gouvernement du Québec est devenu de la FAUSSE REPRÉSENTATION. C'est l'entreprise privée qui a les deux mains sur le volant sous la gouverne CHAREST.

    Le gouvernement CHAREST laisse le soin à ceux qui sont à la table des travaux publics de définir

    1- les besoins de l'État pour l'ensemble des 45 G $ de contrats prévus au cours des prochaines années

    2- les priorités de l'État pour les mois à venir.

    Pourquoi avons-nous des élections ? Pourquoi élire 125 députéEs ? 35% des voix suffisent pour connaître la dictature parlementaire pour 4 ou 5 ans.

    Il n'en faut qu'un avec le volant. Que valent les autres ?

    Les vrais de vrais -- les entreprises privées -- se donnent les contrats entre eux pour servir la population et pour se servir de la population parce qu'il faudra bien payer tous les services qu'ils vont nous rendre : routes, autoroutes, ponts, viaducs, asphalte, hôpitaux, barrages, éoliennes, distribution de l'électricité, oléoduc et...

    Ces entreprises à notre service, pourquoi auraient-elles besoin de 125 députéEs ? C'est juste d'un CONSEIL D'ADMINISTRATION que nous aurions de besoin pour distribuer les contrats aux bonnes personnes. Iraient-ils jusqu'à s'entretuer pour avoir des contrats ? Ce n'est pas encore arrivé. Ça viendra.

    Robert Bertrand

  • André Dugas
    Inscrit
    samedi 24 octobre 2009 14h33
    Merci MME Lévesque
    Un article très éclairant sur la façon qu'on se fait organiser et l'actuel gouvernement a l'air spécialiste dans ce domaine.Ma plus grande crainte est que les journalistes se fassent bâillonner s'ils deviennent trop embarrassant pour nos dirigeants. Comme dans le temps de Duplessis.

  • Marie Mance Vallée
    Inscrite
    samedi 24 octobre 2009 14h50
    Et les commissions scolaires...
    Ne pourrait-on pas aussi regarder du côté du MEQ et des commissions scolaires????? (informatique, services, contrats, etc...)

    Marie Mance Vallée

  • Daniel Francoeur
    Inscrit
    samedi 24 octobre 2009 14h55
    Jean Charest l'homme du privé
    Encore une merveilleuse formule de partenariat libéral qui permet le détournement de fonds et la neutralisation de l'État en toute «légalité» mais en aucune légitimité.

    En fait ça ressemble à un «bar open» pour les contributeurs à la caisse du parti. Jean Charest est à l'éthique ce que Gagliano est aux bonnes moeurs politiques.

    Ah M. Mulroney, ce bon vieil ami de M. Charest, doit se mordre les doigts d'avoir accepté de petites enveloppes brunes du privé. Si au moins il avait su procéder au détournement du rôle de l'État pour pouvoir accorder des contrats aux amis. Peut-être serait-il aujourd'hui encore plus riche... Et fêté encore plus grassement par ses amis.

    La fourberie ne semble pas mourir, elle prend simplement de nouveaux visages.

  • Groulx Suzanne
    Inscrite
    samedi 24 octobre 2009 15h01
    C'est FALARDEAU qui doit rire....
    Dire qu'on vilipendait
    (les André Pratte et Esther Delisle de ce monde)Pierre Falardeau de tenir des propos disons...,peu "convenables !
    Eh oui, il "osait" parler de "mafia libérale".... de "pourriture"...
    Quelqu'un s'en étonne-t-il aujourd'hui ?

  • Maurice Jannard
    Inscrit
    samedi 24 octobre 2009 15h07
    un beau sapin
    Beau travail du journaliste. Voilà comment Québec accepte de payer 35% de plus pour la construction des routes. Quel pourcentage revient dans les coffres du parti libéral. C'est vrai, j'oubliais: Charest reçoit un salaire de son parti.

  • jacques noel
    Inscrit
    samedi 24 octobre 2009 15h15
    Remember le sénateur Ruzzuto...
    Le Sénateur Pietro Rizzuto, nommé au sénat par Trudeau ("Greatest Canadian of 20 Century"), était actionnaire de Courval en 1991. La cie a été reconnue coupable d'avoir fraudé Revenu Canada pour 198,000$ en 1997.

    Comme Rizzuto était organisateur en chef du PLC au Québec pour l'élection de 1993 (remember: il avait dit qu'il trouverait une job à tous les candidats libéraux battus par le Bloc. What he did by the way!) il était donc en état de péché mortel lors de ladite élection.

    Maintenant demandez-vous pourquoi Charest ne veut pas de commission d'enquête alors que 81% des Québécois en veulent une!

  • Roland Berger
    Abonné
    samedi 24 octobre 2009 16h37
    Les bas bruns au pouvoir
    Il semble que la formation des ingénieurs, du moins au Québec, ignore totalement la question de l'éthique. Voici les bras bruns les mains dans l'argent des contribuables, décidant entre eux qui va se graisser en premier, en deuxième, etc. ! L'idéologie libérale triomphe : il n'y aurait personne de plus apte à diriger l'État que les brasseurs d'affaires ! Qui voudrait d'un Québec souverain contrôlé par ces crottés de la finance !
    Roland Berger
    St. Thomas, Ontario

  • Roland Berger
    Abonné
    samedi 24 octobre 2009 16h39
    Une réponse claire
    Il n'y a pas de réponse plus claire qui le refus de Charest de mener une enquête publique sur l'industrie de la construction étonnerait encore.
    Roland Berger
    St. Thomas, Ontario

  • André Lajoie
    Inscrit
    samedi 24 octobre 2009 17h42
    M. Charest à le choix
    M. Charest à le choix, qu'il laisse les journalistes faire la commission d'enquête comme ils font le présentement tout en ayant comme juge la population ou bien comme premier ministre représentant du vouloir populaire, qu'il démarre une commission d'enquête publique en bonne et due forme.

    Aura-t-il le courage? Comme toute personne sans colonne, avec la pression journalistique et populaire il n'aura pas le choix pauvre lui.

  • Germain Benoit
    Inscrit
    samedi 24 octobre 2009 18h27
    Le cautionnement.
    Je ne suis pas surpris des révélations divulguées par Monsieur Labonté et par l'enquête journalistique. Depuis plusieurs années je me doute d'un tel financement. Évidemment faute de preuve et de ressource, nous le petit peuple n'avons qu'une possibilité de faire une différence et c'est d'aller voté. Le droit de vote ne doit pas être pris à la légère et ce n'est pas avec des propos négatifs à l'égard du vote que nous ferons le ménage.

    Ce n'est pas d'aujourd'hui que la Ville de Montréal est infiltrés, mais une chose est certaine ce n'est sûrement pas avec la fausse volonté de Monsieur Gérald Tremblay
    que l'ordre et le respect seront rétablis à l'hôtel de ville de Montréal.
    Montréal doit r'avoir ses lettres de noblesse pour pouvoir prospérer dans le futur.

    Les citoyen(nes) en ont ras le bol de toutes les manigances et les réponses à géométrie-variable du Maire Tremblay. Donc, je termine avec cette pensée :

    Ne pas aller voter, c'est cautionner le financement de la corruption.

  • Jean Pierre Bouchard
    Inscrit
    samedi 24 octobre 2009 18h43
    Appel à une démission de Jean Charest en tant que premier ministre du Québec
    Le grand fantasme de ce gouvernement mis en application qui active des partenariats public privés on le voit à l'oeuvre. Toute cette histoire de P.P.P se profile dans l'ombre de la collusion et de la corruption entre gouvernements et entreprises.

    Pas d'enquête publique, on comprend pourquoi, clair comme l'eau de roche! Ce qui nous attend donc avec le CHUM francophone ne sera pas beau à voir. L'endettement budgétaire est le produit d'un gouvernement dont la première priorité est le profit d'entreprises participant à un système mafieux. Et c'est ainsi que ces libéraux qui pataugent dans la boue veulent nous le faire payer par l'augmentation de tarifs et la future hausse de la T.V.Q!

    Cette information du Devoir devra je l'espère être retransmise par T.V.A et Radio Canada. Elle est très importante. Nous ne sommes pas en démocratie. Aucun mandat accordé à un parti ne devrait dépasser 3 ans plutôt que 5 ans actuellement. Nous vivons sous un régime de dictature parlementaire faite d'inconscience politique et d'indifférence sociale hyper individualiste.


    Il faut commencer à réclamer tout au moins la démission de Jean Charest en tant que premier ministre du Québec. On n'en peut plus de sa politique de notaire ou d'avocat corporatiste qui confond l'intérêt public et j'ajouterais national avec la somme de tous les intérêts privés dont le premier d'entre eux est celui de Power Corporation, propriété de la famille Desmarais.



    Petit mot à B.Brun, adepte de la théorie ethnico-raciale sur les tares culturelles des nations latines qu'il se rappelle donc que la première puissance du monde qui est anglo saxonne (É.U) est en même temps la plus corrompue. Connaîtrait t'il les financiers de Wall Street, la suite de la faillite de la banque d'affaires Lehman Brothers! Rien à ajouter.


    Jean Pierre Bouchard

  • Louise Saint-Pierre
    Abonné
    samedi 24 octobre 2009 18h43
    Il fallait «dégraisser» la fonction publique... qu'on disait!
    On se souviendra des campagnes de salissage des employés de l'État, ces "pousseux de crayons", ces cols bleus, ces professionnels grassement payés et improductifs. Il fallait s'en départir parce qu'ils coûtaient trop cher au Trésor publique,voulait-on nous faire croire. Et il se trouvait beaucoup de monde pour applaudir.
    Le privé serait beaucoup plus économique et plus efficace.
    Et puis, il fallait assouplir les lois et les règlements beaucoup trop contraignants pour ces entrepreneurs.
    J'ai toujours soupçonné que ce discours était fallacieux.
    Tous ces scandales qui nous sont révélés nous permettent maintenant de réaliser les coûts réels de cette réingénierie de l'État à la sauce libérale.

  • martin grenier
    Inscrit
    samedi 24 octobre 2009 22h55
    le gouvernement du québec
    Il y en a encore qui croie au gouvernement les rouges comme disait mon père ça pu
    grenier.martin@videotron.ca

  • Jasette
    Abonné
    dimanche 25 octobre 2009 00h18
    Stratégie des gros bonnets et fiscalité
    Prendre l'argent de nos impôts pour mettre le plus de beurre possible sur leur pain. Je caricature, mais ce n'est pas très loin de la réalité. Alors que les lois sont là pour être respecter par nous, d'autres font tout pour les contourner à notre insu et à leur avantage. Toujours selon ma caricature, il leur faut pour cela être de connivence avec des gentils politiciens complices.

  • Claude Kamps
    Inscrit
    dimanche 25 octobre 2009 00h48
    Ce qui m'étonne
    c'est que personne de l'entourage de Charest n'est venu dire le contraire de tout les intervenants.

    Sans doute qu'ils savent d'avance le résultat des élections de Montréal qui seront truquée pour que Tremblay puisse continuer a nier l'évidence en collusion avec avec son chef Charest qui est au ordres des compagnies de constructions.

    Si le taux de participation ne dépasse pas 40% c'est certain qu'on peut paqueter le vote, rien qu'en aidant les personnes âgées des centres d'hebergement à voter pour le No 3 sur la liste....

  • Jean-François Trottier
    Abonné
    dimanche 25 octobre 2009 01h45
    @Brun Bernard: je vois mal ce que les Anglais ont à faire là-dedans
    Ça m'apparaît comme un détournement de débat, surtout que ton propos n'est pas clair. Veux-tu dire que les gens seraient nationalistes parce que c'est plus facile de s'attaquer aux "anglais" que de s'attaquer à la mafia? Tu parles d'un choix!
    Enfin, merci de t'expliquer si je t'ai mal compris.

  • Jean-François Trottier
    Abonné
    dimanche 25 octobre 2009 01h55
    Le PLQ a un certain historique dans le domaine, mettons.
    Je me demande si les gens qui sont souverainistes (et je me pose la question à mon propre sujet) ne sont pas surtout anti-libéral. Dans l'histoire de ce parti, sans être un spécialiste, je peux citer de mémoire au moins trois enquêtes qui ont étalé sa corruption: celle des comptes publics dans les années trente, celle sur la construction dans les années soixante dix, et celle des commandites (sur le fédéral, il est vrai, mais qui a éclaboussé par la bande le PLQ et son faible pour les petites enveloppes). On va bientôt en avoir une quatrième.
    Les enquêtes périodiques purgent-elles vraiment ce parti d'intérêt? C'est pas juste une question de mafia ou autre, c'est toute sa culture interne qui est à nettoyer.

  • Claude Trépanier
    Abonné
    dimanche 25 octobre 2009 05h53
    @ monsieur Yves Drapeau...de Lorraine Dubé
    Bien envoyé monsieur Drapeau.

    Jean Charest, les deux mains sur le volant!

    Au lieu de pages blanches dans des rapports, comme on en a vu dans le passé lors de certaines commissions d'enquêtes, on limite les mandats pour une illusion de clarté. On appelle cela mettre de la poudre aux yeux!

    Jean Charest, en hésitant devant les exigences de clarté de la population et en limitant le mandat de cette enquête nous démontre son implication. Que de la mauvaise foi!
    Lorraine Dubé

  • Claude Trépanier
    Abonné
    dimanche 25 octobre 2009 06h04
    @ monsieur Pierre S. Lefebvre
    Vous écrivez:" On chercherait à ruiner le Québec que la recette serait la meilleure. "

    C'est le plan B des fédéralistes
    MÉDIATIQUE(Gesca)-POLITIQUE-ÉCONOMIQUE....ET FISCAL.
    Tous les ingrédients déterminants et essentiels pour mettre les Québécois à genoux et nous tenir à la gorge.
    Lorraine Dubé

  • Paul Verreault
    Inscrit
    dimanche 25 octobre 2009 09h17
    PPP
    L'idée des PPP ne pouvait mener qu'à ces collusions et elle ne se militait pas seulement au ministère des Transports. Il faut une Commission d'Enquête au plus vite.

  • Pierre Tremblay
    Inscrit
    dimanche 25 octobre 2009 10h02
    @ Louise Saint-Pierre: en plein dans le mille
    Facile de frapper sur le messager.. rappelons nous la Caisse de Dépôt, ce n'était pas des petits fonctionnaires qui jouaient avec notre argent.

    Et le pire, le CRASH sur Wallstreet. J'imagine que c'est de fonctionnaire qui ont fait cela...

    Tant pis pour la population en général qui se régale de voir que l'on se fait vomir dessus. Il y en a surement quelques mauvais mais chez Canadian Tire, sont-il tous intelligents? Chez Bell, etc.

  • Brun Bernard
    Inscrit
    dimanche 25 octobre 2009 10h27
    @M Trottier. C'est juste une opinion.
    Oui parce que l'esprit fasciste/catholique au Québec ressemble plus à « l'esprit catho » Italien (il faut connaître l'Italie pour cela) et que par « hasard » ce sont des personnes d'origines de Sicile et d'Italie qui tiennent l'économie québécoise. C'est dans ce sens que je disais que la peur des anglais est minime alors que nous devons faire face, même le maire Tremblay tremble dans se culottes, à une corruption qui sape les fondements politiques et démocratiques du Québec.

    Dans le journal Le Monde aujourd'hui : «Pots-de-vin pour contrats surévalués, financement illégal de partis, rôle quasiment reconnu de la mafia dans le bâtiment et la politique : à quelques jours des municipales du 1er novembre, Montréal est souvent comparée à Palerme. » Voyez «(...) la mafia dans le bâtiment et la politique ». Politique et économie, c'est le coeur même d'un pays ou d'une Province en ce qui concerne le Québec. Prouvez le contraire. Vous pouvez aussi en parler avec des avocats connaissant parfaitement bien la question. Palerme est loin d'être Londres ou Ottawa. Juste de voir une vérité sortir de la bouche des citoyens non surpris par ce qui se passe chez nous. Il ya très peu de mafia italienne à Londres sans doute à cause de la russe. Vous savez, la mafia italienne avec ses ramifications aux USA comme pour els Hassidiques pour les bijoux à NYC etc... les italiens à Montréal aiment parler plus l'anglais que le français. De toute façon ce problème systémique va perdurer et la donne politique du Québec sera toujours complètement mise à la masse. Même Charest en a peur alors qu'il est le 1er ministre du Québec, il ne vaut pas d'enquête. C'est dire la catastrophe politique et culturelle. Merci.

  • Jean Chalifoux
    Inscrit
    dimanche 25 octobre 2009 10h36
    PPP, vous dites !
    Pour l'entreprise privée, les lettres PPP signifient Profitons de Politiciens Pourris...!

    Et quelques questions me tenaillent. Est-ce que Paul Desmarais a fait fortune en s'entourant de gestionnaires capable de perdre 43 milliards de dollars, comme H.P.Rousseau qui est maintenant à son emploi ? ou s'agit-il d'un retour d'ascenseur ? La question me semble légitime.

    Lorsque Jacques Parizeau, a fait la démonstration que les avoirs de la Caisse de dépôts et placements du Québec étaient un formidable levier économique pour accéder à la Souveraineté du Québec, Je suis certain que l'argument a très bien été compris par le Châtelain de Sagard (alias Desmarais, en référence au domaine et au château qu'il possède dans la municipalité du même nom )
    Peut-être s'est-il appliqué à la dégrossir cette caisse...?

  • Raymonde Chouinard
    Abonnée
    dimanche 25 octobre 2009 11h44
    bla bla bla
    Les pkiss se font aller le clapet à défaut de réussir à se faire élire..... c'est tout ce qui leur reste.

    Ce n'est pas Jean Charest qui devrait démissionner mais Pauline avec ses simagrés sur la corruption et ses faux airs scandalisés qui ne trompent personne.... surtout lorsqu'on habite un château de verre.

    Posez-vous la question, où le PQ est-il allé collecter ses argents pour financer ses référendums si ce n'est dans la poche de tous les citoyens même de ceux qui ne partageait pas leur option souverainiste. Il croyait avoir le droit de tout faire parce qu'il était le gouvernement élu.

    Maintenant, ce sont les libéraux qui détiennent le pouvoir et non les pkiss et c'est très bien comme ça! A chacun son tour l'assiette au beurre et ses petits scandales fomentés par l'opposition....!

  • RobertQue
    Inscrit
    dimanche 25 octobre 2009 12h04
    Les fourberies de notre système démocratique
    Madame Kathleen Lévesque, journaliste du journal LE DEVOIR nous démontre dans son article que ce ne sont plus les élus qui sont au pouvoir à Québec mais bien les grandes entreprises de construction avec leurs spécialistes qui dirigent le Québec. 45 milliards $ de contrats à se répartir entre eux ou pour un groupe privilégié.

    C'est un gouvernement en PPP : PRIVÉ, PRIVÉ, PRIVÉ.

    Quand il restera des sommes d'argent, on pourra s'occuper de l'instruction, des loisirs, de la culture, de la recherche, des enquêtes sur la corruption, sur la collusion.

    Il faut le constater, on est démuni comme citoyens. On réclame une enquête mais on ne la fait pas. Celui qui a les mains sur le volant est en conflit d'intérêts. On peut faire appel à qui ? à quoi ? Comment on peut s'en sortir ? Il est élu avec 35% des voix et il aurait la légitimité pour 5 ans ? C'est ça notre démocratie ?

    IL Y A UN DÉFAUT DANS NOTRE SYSTÈME. Rien n'est prévu pour mettre à la porte un usurpateur ? Rien n'est prévu pour se départir d'un détournement de Gouvernement ? Aucun système démocratique de contrôle ?

    Que valent les éluEs ? Quels pouvoirs ont-ils ? En ont-ils ? Ils demandent une enquête ? 60% et plus de la population est représentée par les éluEs de l'opposition et ils n'obtiennent pas de réponse conséquente à ce qu'ils représentent.

    Notre système de représentation n'est pas conforme avec le principe fondamental d'une juste représentation.

    Examinons bien ce qui se passe sous nos yeux. C'est en avant toute pour les infrastructures pour servir les intérêts des grandes entreprises qui peuvent avoir des châteaux, des maisons sur l'eau, des avoirs dans les paradis fiscaux. Et ces personnes ne sont pas éluEs.

    Bientôt ils vont dicter les augmentations à réaliser pour atteindre leurs propres fins. 35% de notre population représentée officiellement vont remplir comme une dictature parlementaire les sales besognes voulues les entreprises privées.

    Les citoyens deviennent redevables au privé alors que la population élit des représentants en l'Assemblée nationale. Ils sont élus par 35% de la population et il nous faut vivre avec ça pendant 4 ou 5 ans.

    C'est le monde à l'envers. Notre système de représentation est défectueux. À nous de le changer. Vote à deux tours, c'est ce que je privilégie.

    Avec un gouvernement minoritaire, il y aurait longtemps qu'on aurait une enquête en bon et due forme. Sous la forme actuelle de représentation, c'est une dictature parlementaire du PRIVÉ, pour le PRIVÉ, par des automates du PRIVÉ.

    Robert Bertrand

  • Godefroy
    Abonné
    dimanche 25 octobre 2009 12h39
    Incontournable
    Je souhaite profondément que votre texte soit commenté lors des débats parlementaires à l'Assemblée Nationale. C'est incontournable.

  • Bernard Gervais
    Abonné
    dimanche 25 octobre 2009 13h56
    Ne soyons pas dupes !
    Ainsi donc, l'opération Marteau ne touchera les firmes de génie-conseil auxquelles le gouvernement a recours pour l'octroi de contrats pour des travaux de réfection du réseau routier du Québec.

    Inutile de réfléchir très longtemps pour comprendre que Jean Charest a des choses à cacher à ce sujet !

  • Paul Rodgers
    Inscrit
    dimanche 25 octobre 2009 14h04
    "On chercherait à ruiner le Québec..."
    Le mandat accepté du Dominion of Canada par John James est de la même nature que ceux que portaient tous ses prédécesseurs de la collaboration. En 1998, John James Charest a accepté le mandat de venir au Québec pour « sauver le Canada", et cela passe par la défaite du Québec. La ou Robert Bourassa craignait voir son parti devenir celui des Anglais, John James en a fait celui des partitionnistes d'Alliance-Québec. Ce traitre aura le temps de nous en faire baver un coup...

    Le CV du mercenaire en chef affiche le torpillage de l'Accord du Lac meech, sa participation de premier plan avec les bandits électoraux qui nous ont volé le dernier référendum, et depuis 1998, le pantin privilégié des partitionnistes québécophobes d'Alliance-Québec. De son vivant, ce minus s'affiche en tête des pires vendus enfantés par le peuple conquis.

    L'État du Québec serait gouverné par Clyde Wells qu'il n'est serait pas plus handicapé. Il faut toutefois retenir, que cette petite graine de dictature en est a son troisième mandat que par l'appui inconditionnel de nos « immigrés de l'intérieur » que sont nos tristes Canadiens français du Québec dit fédéralistes.

  • Diane Delisle
    Inscrite
    dimanche 25 octobre 2009 14h28
    Duplessis était-il un ange?
    J'en ai le souffle coupé, considérant l'évolution de la société, notamment en communication et du niveau d'instruction de la population, si on compare à l'époque d'avant la révolution tranquille! Si la fonction publique doit être gérée par les entreprises privées sans même l'accord du Conseil du Trésor (notre argent à tous), avec un tel système, pourquoi avoir des ministres? honnêtement, ce copinage n'est pas une si grosse surprise avec tout ce que les journalistes ont réussi à rapporter (merci à eux), mais j'osais croire que ça n'allait pas si loin. Une enquête publique permettant de faire une lumière s'impose, le gouvernement doit arrêter de tergiverser là-dessus.

  • Lise Thibault
    Inscrite
    dimanche 25 octobre 2009 16h19
    Le poisson pourrit toujours par la tête (proverbe)
    Comme le dit si bien un proverbe (russe ou chinois?), «le poisson pourrit toujours par la tête».

    Ces situations scandaleuses dévoilées récemment (Ccnstruction- municipalités- gouvernement, financement des partis politiques, etc..) ne sont probablement que la pointe de l'iceberg si on pense à la très probable et évidente collusion entre des têtes dirigeantes du gouvernement Charest et certaines grandes firmes et multinationales, particulièrement dans le domaine de l'ingénierie, de l'énergie et des ressources naturelles : pensons seulement à l'affaire Rabaska, à Gentilly, à Osisko ou à la gestion incohérente d'Hydro-Québec. Comment expliquer autrement de telles aberrations? Suite à la lecture de l'article de Mme Lévesque, on comprend mieux la raison d'être de ces projets insensés et les réels «profiteurs» de ces grands ouvrages sont maintenant en partie identifiés.

    Une Commission d'enquête publique et indépendante est d'une absolue nécessité. Espérons seulement que le mandat de celle-ci sera suffisamment large pour lui permettre d'atteindre cette nécrose nauséabonde qui semble investir les hautes instances du gouvernement libéral.



    Lise Thibault,
    Lévis

    P.S. Mille Bravos à Mme Lévesque

  • Lise Thibault
    Inscrite
    dimanche 25 octobre 2009 16h36
    Et l'Ordre des ingénieurs?
    L'Ordre des ingénieurs se prépare sans doute à réagir dans le contexte actuel. Espérons qu'il le fera d'une façon énergique et dans le sens du mandat qui lui est imparti, soit celui d'une action pour l'intérêt public.

    Lise Thibault,
    Lise

  • Julien Beauregard
    Inscrit
    dimanche 25 octobre 2009 16h52
    Commission d'enquête
    Il faut absolument ajouter au mandat d'une commission d'enquête : collusion entre crime organisé et monde politique; collusion entre entreprise privé et monde politique. En démocratie, on ne peut supporter que des citoyens n'aient pas de chances égales d'influencer les décisions de l'État. Il faudra absolument se résoudre a restructurer les organismes de contrôle, les règles de financement et la surveillance dans les affaires publiques. C'est un peu ça aussi, l'indépendance.

  • Réjean Grenier
    Abonné
    dimanche 25 octobre 2009 20h52
    La mort de Charest
    Une enquête publique crédible serait la mort de John Charest
    et du parti libéral tout comme ce fut cas des libéraux
    d'Ottawa après l'enquête Gomery.
    Bien il se fera tirer l'oreille mais il ne pourra résister
    à tout le peuple du Québec qui ne digère pas sa réélection
    sous de fausses représentations à l'automne 2008.
    Si l'électorat avait su l'ampleur des pertes de la Caisse
    de Dépôt on n'en serait pas là aujourd'hui.
    Réjean Grenier.
    Mais l'enquête serait nécessaire tout autant.

  • Michel Lacey
    Inscrit
    dimanche 25 octobre 2009 23h01
    La protection de Big Brother?
    Complètement stupide comme décision d'exclure les groupes-conseils. Ces groupes sont intimement liés à ce type de contrats (construction) de par leurs natures.

    Après les révélations de la commission Gomery, les crocheries de Lacroix et Jones et bientôt celles de la nouvelle commission Marteau, cela commence à être gênant d'être québécois en matière de de finance.

  • Raymonde Chouinard
    Abonnée
    lundi 26 octobre 2009 10h22
    @madame Grenier....
    Et que dire d'un Parizeau qui s'apprêtait à vider la Caisse de dépôt, après le dernier référendum, et à se servir des économies de tous, pkiss ou pas, si le OUI l'avait remporté!!!!!

    Est-ce que vous le vouez également aux gémonies celui-là.

    Comme toujours avec vous, un poids deux mesures!!!!!

  • Jean-François Trottier
    Abonné
    lundi 26 octobre 2009 14h45
    @raymonde Chouinard:Félicitations
    Non mais, en ce moment, garder le cap et tirer sur les méchants, faut vouloir! Tu en retires quoi, au fait, de ton assiette au beurre? Moi, vois-tu, rien. Je ne suis pas assez bien plogué. Mais peut-être as-tu des contacts? Moyennant un bon prix, sait-on jamais, je pourrais voter Libéral. Après tout, c'est là que l'argent se trouve.
    En plus, selon ton propre commentaire, la corruption est permise si on prends un numéro. Aussi bien être du bon bord, non?

Déjà inscrit? Ajoutez votre commentaire ci-dessous

    Connexion




Cet article vous intéresse?
62 réactions
0 vote
 
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Abonnez-vous pour recevoir nos Infolettres par courriel
Choisir mes
infolettres
Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
© Le Devoir 2002-2010