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La boîte de Pandore

Michel David   17 octobre 2009  Québec
Malgré des révélations de plus en plus troublantes, on peut comprendre l'hésitation du gouvernement Charest à donner le feu vert à la tenue d'une enquête publique sur l'industrie de la construction, que l'opposition réclame à grands cris. Politiquement, il a beaucoup plus à perdre qu'à gagner.
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  • Normand Carrier
    Abonné
    samedi 17 octobre 2009 06h30
    Une bande de sépulcles blanchis .......
    POUR ÉVITER UNE ENQUETE PUBLIQUE sur les commandites , l'inéfable Jean Chrétien disait : < que la police pogne les coupables et les mette en prison > ! Nous avons assisté au même triste spectacle avec les mêmes arguments qu'une enquête publique va nuire aux enquêtes de police et que la police va faire toute la lumière ! Notons en passant que des enquêtes de police sont toujours en cours quatre ans après la commission Gomery .....
    TOUS CES HYPOCRITES QUE SONT BACHAND , DUPUIS , HAMAD et leur chef qui se cache , trouvent des prétextes très fallacieux pour gagner du temps et tenter de s'en sortir ! De toute évidence , les nombreux cas de corruptions sont généralisés dans le domaine de la construction et cela fait très longtemps que ca dure et les surplus de coût de 35% nous privent de constructions dont nous avons terriblement besoin . L'ingénieur du ministère des transport avait signalé cette collusion entre les constructeurs en 2003 ! Comment expliquer qu'aucun de ces ministres et leur chef n'avait bougé sur une enquête ?
    POURQUOI REFUSER UNE ENQUETE ET QU'ON A CACHER LES LIBÉRAUX ? Se pourrait-il que les mêmes constructeurs qui oeuvrent au municipal sont les mêmes qui obtiennent tous ces contrats du gouvernement du Québec et qui garnissent la caisse du P.L.Q. qui n'a jamais été si bien garni avec des collectes de $9 millions par année !
    L'ARGUMENT QU'UNE ENQUETE PUBLIQUE COUTE CHER EST FALLACIEUX lorsque que l'on constate que 30% de perte sur tous les contrats actuels représente plusieurs milliards et qu'en plus un petit 3% irait a la mafia . Que cette enquête soit instituée a l'image de la commission Clicle et que l'on fasse le grand nettoyage de ces écuries Augias et nous feront collectivement de grandes économies pour les payeurs de taxes ......
    Normand Carrier

  • Steve Fortin
    Abonné
    samedi 17 octobre 2009 13h35
    @ m. Carrier : choisir entre l'intérêt de la population ou l'intérêt politique partisan...
    Je partage votre indignation et bien que les journalistes de l'excellente émission Enquête n'aient pas établis de liens dans leur reportage entre la collusion et le financement politique du PLQ (faut bien se prévenir des éventuelles poursuites...), il n'y a qu'un pas à franchir pour constater les liens incestueux entre ceux qui organisent et profitent de la collusion dans le monde de la construction et le politique...

    Depuis 2003, les Québécois, contents de l'inertie que lui procure l'immobilisme en "béton" du gouvernement Charest, acceptent implicitement cette collusion. Sinon, la population Québécoise prendrait la rue. Depuis Suroît, Orford en passant par la farce du "Plan" Nord et la livraison en pâture de l'agriculture québécoise aux requins canadiens de l'alimentation de cadavres, le PLQ a montré amplement que quand vient le temps de choisir entre l'intérêt de la population ou l'intérêt politique partisan... il choisit SON intérêt!

  • Raymonde Chouinard
    Abonnée
    samedi 17 octobre 2009 16h19
    Mais pourquoi alors.....
    L'opposition réclame à grands cris une enquête publique sur l'industrie de la construction mais pourquoi alors le PQ ne l'a-t-il pas tenue lorsqu'il était au pouvoir car l'état de faits que l'on dénonce actuellement ne date pas d'hier; c'est sans doute que le PQ n'avait pas le courage politique pour le faire et qu'il préférait économiser ses argents pour financer ses précieux référendums .....!

    L'opposition se cherche un os à gruger mais elle pourrait s'en mordre les doigts et devenir l'arroseur arrosé......

  • Jean-François Trottier
    Abonné
    samedi 17 octobre 2009 17h11
    @Raymonde Chouinard: Ok. C'est la faute du PQ. Ils auraient dûs, ils auraient tous dûs.
    Sauf que cette enquête, on la veut MAINTENANT. Pas hier matin, pas il y a 8 ans, MAINTENANT. Si tes libéraux comme mes Péquistes sont éclaboussés, tant mieux. Qu'on en sorte avec deux partis plus propres. Pis d'un coup qu'avec des Accurso en prison, les contrats publics qui rentrent dans la moyenne canadienne, on se retrouverait avec un moins gros déficit? Moins de tarifs en hausse, moins d'augmentation d'impôts? Je ne demande pas grand chose, pas 48% plus cher qu'ailleurs comme maintenant, juste la MOYENNE. Parce que je vois l'impôt qui gruge nos payes et je me dis tab...
    Avec ce qui sort, il n'y a plus d'excuse pour "bretter".

  • André Loiselet
    Abonné
    dimanche 18 octobre 2009 12h29
    @ M. Trottier
    M. Trottier apporte un argument lucide et pondéré aux angoisses de Mme Chouinard si prompte à monter aux barricades
    avec un esprit partisan et une fidélité sans faiblesse.
    Je crois que les électeurs, à la prochaine élection, devraient faire un détour par Québec Solidaire qui me semble plus propre, qui manifeste plus de franchise et d'honnêteté que les autres partis en vitrine, PQ inclus. Je ne lui reproche que son peu de ferveur envers la souveraineté.

    En tout cas, c'était mon humble avis et que vivent toujours les polémiques qui essaient d'apporter plus de lumière à l'intérieur de ce libre journal! Les chroniqueurs nous aiguillonnent.

  • Jacques Lalonde
    Abonné
    dimanche 18 octobre 2009 12h55
    Une chronique qui honore son auteur
    C'est du Michel David à son meilleur ! Parce qu'il n'est jamais un simplificateur, parce que, grâce à son tour d'horizon des références historiques pertinentes pour l'analyse des pour et des contre de la question, parce qu'il sait mettre en lumière les craintes, les hésitations plausibles et compréhensibles chez les membres du gouvernement ou les prétexte d'une opposition qui ne cherche qu'à profiter et tirer parti d'une situation contreversée, et enfin parce qu'il se mouille et prend position au terme de son analyse, Michel David signe de textes qui révèlent un chroniqueur d'une rare qualité. Bravo et merci !

    Jacques Lalonde
    Gatineau
    jlalonde@ca.inter.net

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