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La paille et la poutre

Michel David   15 octobre 2009  Québec
Depuis qu'il a retrouvé sa chaire à la faculté de droit de l'Université d'Ottawa, l'ancien ministre des Affaires intergouvernementales dans le gouvernement Charest, Benoît Pelletier, a été remarquablement discret malgré son goût pour les feux de la rampe.

Il est vrai que ses deux successeurs, Jacques Dupuis et Claude Béchard, ont été tellement passifs au cours de la dernière année que le moindre commentaire de M. Pelletier sur les relations fédérales-provinciales aurait pu être interprété comme un reproche à leur endroit.

Le texte qu'il a signé hier dans Le Devoir en réaction au rapport du Groupe Avenir Québec, présidé par Jean Allaire, donne l'impression qu'il guettait la première occasion de sortir de sa réserve. « Vers une réconciliation nationale, mais à quel prix? », demande-t-il.

Ayant moi-même souligné certaines contradictions dans les propositions formulées dans le rapport publié la semaine dernière, je peux difficilement reprocher à M. Pelletier d'en faire autant. La paille qu'il voit dans l'oeil du voisin ne devrait cependant pas masquer la poutre qui est dans le sien.

Certes, à partir du moment où le groupe de M. Allaire reconnaît qu'« il est presque impensable de pouvoir amender la Constitution canadienne », les conditions qu'il fixe à une éventuelle « réconciliation nationale » ne semblent pas très réalistes.

Faire modifier la Charte canadienne des droits et libertés afin d'exempter le Québec de ses dispositions relatives au multiculturalisme et aux droits linguistiques ne serait certainement pas une mince affaire.

Il est également probable que les demandes du Québec auraient pour effet de susciter une nouvelle crise constitutionnelle. Rouvrir la boîte de Pandore serait l'occasion pour les autres provinces et même pour Ottawa, sans oublier les nations autochtones, de faire valoir leurs propres revendications. La recette parfaite pour un nouvel échec.

***

Dans le rapport qu'il avait lui-même signé en octobre 2001 M. Pelletier avait pourtant manifesté un optimisme qui contredisait son propre diagnostic. À peine un an avant de se mettre à la tâche, il écrivait: « La volonté politique d'aboutir à une quelconque réforme constitutionnelle qui satisferait en partie le Québec semble plus que jamais faire défaut. Et ce, tant au niveau de l'ordre central qu'au niveau des provinces majoritairement anglophones du pays. »

Cela ne l'avait pas empêché de réclamer pas moins de dix modifications à la Constitution, en prenant cependant bien soin de renvoyer tout cela aux calendes grecques. Le Groupe Avenir Québec fait exactement la même chose.

L'ancien ministre a tout à fait raison de dire qu'à l'exception de la proposition de créer une Conférence mondiale des nations minoritaires et pacifiques, tout le chapitre portant sur la « réconciliation nationale » est fait soit de mythes, soit de redites ou encore de choses déjà réalisées.

En effet, puisque le « fruit n'est pas mûr », le gouvernement Charest a décidé lui aussi de se rabattre sur des ententes administratives et on ne peut certainement pas lui reprocher une attitude inamicale envers le reste du Canada.

Cela a-t-il rendu plus imminente une réouverture du dossier constitutionnel? En avril 2008,

M. Pelletier adressait lui-même au gouvernement fédéral une lettre dans laquelle il réclamait la pleine maîtrise d'oeuvre — et les fonds requis — en matière de culture et de communications. Il n'a même pas reçu d'accusé de réception.

Il y a deux jours, Le Soleil rapportait qu'en mars dernier la ministre de la Culture, Christine St-Pierre, avait adressé une autre lettre au ministre du Patrimoine canadien, James Moore, lui demandant de « désigner des interlocuteurs dans les plus brefs délais ». Toujours sans résultat.

***

Là où M. Pelletier déforme injustement le rapport du groupe de M. Allaire, c'est quand il l'accuse de renoncer au droit du Québec de choisir librement son avenir, en proposant qu'il s'engage à ne plus jamais tenir de référendum sur la souveraineté.

En réalité, ce qu'il rejette, c'est la stratégie dite du « couteau sur la gorge » préconisée par le rapport Allaire, qui laissait au reste du Canada le choix entre une extrême décentralisation et un référendum sur la souveraineté assortie d'une offre de partenariat.

« Il faudra que nos démarches ne puissent jamais être interprétées comme une marche vers l'autonomie complète ou la sécession », croit plutôt le Groupe Avenir Québec. Il est vrai que rien n'est prévu dans l'éventualité où ces démarches n'aboutiraient pas, mais rien n'est exclu non plus. On peut être d'avis que le climat sera plus propice à des négociations sans la menace d'un référendum, mais cela ne signifie pas nécessairement qu'on y renonce à tout jamais.

M. Pelletier ne manque pas de culot: s'il y a un gouvernement dans l'histoire du Québec moderne qui n'a jamais osé évoquer l'ombre de la possibilité que le Québec puisse éventuellement en avoir assez d'être l'éternel dindon de la farce, c'est bien celui dont il a fait partie. D'ailleurs, un fédéralisme un peu moins inconditionnel lui aurait peut-être facilité la tâche au cours des dernières années.

*****

mdavid@ledevoir.com
 
 
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  • Marie-Louise Lacroix
    Inscrite
    jeudi 15 octobre 2009 00h41
    Rigoureusement exact
    Votre analyse, M. David, correspond tout à fait... aux faits.

    M. Benoît Pelletier, je veux sincèrement le croire, n'est certainement pas un imbécile. Sauf que toute son action politique aux Affaires intergouvernementales se voyait vouée à l'échec dans l'oeuf dans la mesure où jamais, non jamais, il (ainsi que son gouvernement) ne s'est muni d'un véritable rapport de force à l'égard du Rest of Canada - d'Ottawa en particulier.

    Du flatus voci. Comme le Jean Allaire « nouveau ». Comme l'ADQ de manière générale.

    Il faut dire que même le PQ n'est pas loin derrière non plus...

    Oui, il faut être fichtrement culotté, M. Pelletier, pour faire des remontrances à des gens qui, à trois virgules près, proposent les mêmes avenues que vous même présentiez lorsque vous étiez à la barre ministérielle des ces dites « Affaires ».

    Or le fait est que des hommes politiques qui se font fort de ne surtout rien faire (pour parvenir à des résultats à la fois probants et nécessaires pour la collectivité qu'ils représentent) sont des individus dangereux.

    Ainsi, pour citer de mémoire Chateaubriand, on dira qu'un incompétent au pouvoir est un véritable criminel.

    Et à cet égard, rassurez-vous (sic !), vous n'êtes pas seul, M. Benoît Pelletier : votre ex-chef (de parti et de gouvernement) constitue en soi la caricature d'un individu de cette sorte.

    Dieu que le Québec est entre des mains de fossoyeurs de peuple depuis quelques années !!

  • Yvon Roy
    Abonnée
    jeudi 15 octobre 2009 00h43
    Hésiode
    Les fruits passent, mais les légumes demeurent....

  • Richard Desrochers
    Inscrit
    jeudi 15 octobre 2009 05h18
    un sujet pour les vieux roteux
    Allez questionner les jeunes, demandez leur ce qu'ils pensent des négociations constitutionnelles et ils vous diront ceci: RIEN. Je les comprends, tournés qu'ils sont vers l'avenir, les voyages, les cultures et leur avenir personnel. Que de temps à perdre toute ces histoires constitutionnelles, sauf pour les vieux roteux bien entendu. Bien sûr, certains ici diront qu'un Québec libre n'aurait pas été touché par la récession, que nous serions indépendant du pétrole et de ses fluctuations etc. Toujours la même cassette qui marche.

  • Normand Carrier
    Abonné
    jeudi 15 octobre 2009 06h57
    Les réformes constitutionnelles sont bloquées a tout jamais .......
    Chaque semaine apporte son lot de chroniques et d'éditoriaux provenant du R.O.C. pour nous rappeller que le Québec est une province comme les autres et que son poids politique est de plus en plus négligeable ! Le concept des deux nations est mort et enterré , le bilinguisme et le biculturaliste est moribond et que le Québec ne fasse pas parti du giron constitutionnel ne les dérange guère .....
    DU RAPPORT ALLAIRE au GROUPE AVENIR QUÉBEC , en passant par Benoit Pelletier et le gouvernement Charest , on assiste a un écrasement sans précédent qui n'est pas sans faire retourner Robert Bourassa dans sa tombe lui qui n'était pas lui-même très revendicateur . Les ministres Dupuis et Béchard sont les fantômes du gouvernement Charest dans le domaine constitutionnel !
    NOUS EN SOMMES RENDUS a ce que plusieurs provinces ont réglé l'harmonisation des taxes depuis belle lurette alors que le Québec qui percois la T.P.S. depuis plus d'une décennie n'a rien réglé avec les milliards qui l'aideraient dans ce contexte de difficultés budgétaires ..... Nous avons un gouvernement de chiens écrasés qui n'osent rien demander de peur de se faire dire non et le chef de ce chenil n'a jamais démontré de grandes convictions québécoises depuis qu'il est au volant ! Il n'a pas deux mains sur le volant car il n'est même pas au volant ......
    LE FRUIT N'EST PAS MUR NOUS RÉPETENT LES TÉNORS FÉDÉRALISTES en sachant fort bien que les carottes sont cuites pour toutes réformes du fédéralisme car la montée des provinces de l'ouest avec ses divergeances profondes avec les valeurs québécoises nous éloignent a tout jamais de tous compromis . Les fruits murissent a chaque année mais dans le cas de réformes du pays , les fruits sont verts après des décennies !
    LE QUÉBEC NE FAIT PAS PARTI DU GIRON CONSTITUTIONNEL DEPUIS 1982 et le fruit n'est pas mur selon nos grands ténor sans conviction . Ceux qui croient que ce pays est réformables rêvent en couleur car il n'y a pas l'ombre d'une volonté politique .
    LE CANADA ANGLAIS VA NÉGOCIER le jour ou les Québécois auront dit oui a un pays et ce sera seulement a ce jour que des réformes seront possibles et le reste ne sera que palabres et pertes de temps ....
    Normand Carrier

  • Jean Martinez
    Inscrit
    jeudi 15 octobre 2009 07h05
    Le rapport de force
    S'il y a une chose qui a nui et continue de nuire au rapport de force du Québec face au reste du Canada, c'est bien cette attitude des leaders québécois qui se disent nationalistes. La souveraineté est devenue un tel tabou, une option cauchemardesque à éviter, que maintenant le gouvernement fédéral agit comme s'il avait la certitude que jamais le Québec ne votera oui. Dès lors, il y a peu de chance que le gouvernement fédéral sorte de son immobilisme.

    Les fédéralistes nationalistes doivent comprendre que ce sont eux en ce moment qui ont la responsabilité de donner un élan au Québec en se levant debout et en s'alliant non pas au fédéral mais aux souverainistes.

  • Marc A. Vallée
    Abonné
    jeudi 15 octobre 2009 07h14
    la hâte
    Le Québec n'a aucun avantage à précipiter une réconciliation nationale. Depuis les échecs de 82 et 90, c'est le Québec qui tient le gros bout du bâton. Toute entreprise d'un quelconque intervenant devra s'assurer que le Québec signe la constitution. De plus, il y a une marge entre la stratégie du couteau à la gorge et celle d'une marche vers l'autonomie complète ou la sécession. La stratégie du Bloc Québécois de contrôler la scène fédérale québécoise donne des résultats intéressants. Nous verrons si le Parti Libéral de M. Ignatieff sera capable de repenser le Canada ou sera décevant.

  • notario
    Abonné
    jeudi 15 octobre 2009 07h25
    le fruit
    Très bien dit Monsieur David, Monsieur Pelletier , ministre du gouvernemnet Charest n'a fait que tourner en rond, en faisant le tour du fruit pour voir s'Il murissait.............aucun pas en avant ..

    La position du gouvernement Charest en matière constitutionelle est comme leur Plan Nord...........inexistant , que du vent .....pour faire murir le fruit..!!!!

  • Alexandre Dionne
    Abonné
    jeudi 15 octobre 2009 07h29
    Évidemment, Benoît Pelletier répliquera, mais Michel David a clairement raison !
    J'ajoute :

    - M. Pelletier, dans son texte marqué par le nationalisme optimal que pouvait tolérer Jean Charest, daigne feindre que jamais un gouvernement fédéraliste ne devrait vouloir mettre fin à la légitime possibilité d'une option constitutionnelle sécessionniste, peu importe le vocable : mais ne nous y trompons pas, cet « affirmationnisme » plaidé par l'ancien ministre des Affaires intergouvernementales canadiennes PLquiste n'a pas davantage de dents que la seule démarche de « réconciliation nationale » dépourvue de stratégie à la Léon Dion ou du premier Rapport Allaire, tant ce point n'a rien à voir avec le PLQ, et tout avec un PQ qui, à la première occasion, est fustigé sur la place publique, quoi qu'il propose (de l'élection souverainiste plébiscitaire via l'étapisme référendaire le plus classique et jusqu'au néo-fédéralisme du Plan Marois ou l'affirmationnisme virtuel de P.-M. Johnson, dont tous les ténors de « L'Idée fédérale » aimerait tellement voir enrober et insignifier le PQ !).

    - Ne sera-t-il pas plus juste, avec le recul des faits, d'entrevoir que la stratégie politicienne PLquiste, voire maintenant Adéquiste, du « fruit qui n'est pas mûr » (quitte à laisser dire qu'il soit pourri et non comestible désormais par tous les nationalistes dont il reste des dents au Québec), ne soit pas en fait, non seulement une démarche de la « Terre brûlée » (digne des armées du Tsar devant l'avancée de la Grande Armée napoléonienne), mais au fond, une enchère... à la baisse ? L'abandon du « couteau sous la gorge » de la tendance allairiste est peut-être une démission, mais force est d'admettre que le démissionnisme au pouvoir depuis 2003 est d'une autre nature que la capitulation « pragmatique » ou « de l'utilité espérée » : NON, une enchère à la baisse qui, laissant courir le bruit qu'aucun néo-fédéralisme n'étant possible, vise en fait à faire tolérer aux Québécois-es le Canada tel qu'il gagne actuellement dans le dossier constitutionnel, de le rendre normal. Après tout, comme disait encore Michel David, le Canada, quoi qu'il en soit, est bien l'ultime premier camp idéocratique du « grand Canadien » que demeure le chef PLquiste.

    - En définitive, il s'agit d'instiller, d'habituer le Québec à l'idée que seule la servilité catégorique, la foi dans le gouvernement de l'Union fédérale canadienne, est promesse, espérance de rétribution, tandis que toute manifestation de liberté serait contre-productive, ce qui est évidemment le contraire de la vérité historique dans les grands dossiers, que ce fut la rétrocession des pouvoirs (entente Cullen-Couture sur l'immigration) ou l'inauguration de nouvelles politiques institutionnelles québécoises (Loi 101, etc.), pour la plupart anti-« trudo-chartistes » ! L'asservissement aux MOYENS du Canada fédéro-fédéraliste et du RoC est, ne nous y trompons pas avec le credo du « fruit [qui] n'est pas mûr », une capitulation sans condition envers les Axes finaux de ce Canada qui a très bonne conscience !

    Remerciements réitérés à Monsieur David pour ses nécessaires analyses, toujours rigoureusement informées ! Pour reprendre le mot de Pierre Falardeau, l'information raisonnablement suspendue à des fins légitimes est ici beaucoup plus juste à la vérité et beaucoup moins analogue à la « formation » grossière et caricaturale chez les confrères Pratte, Dubuc, Gagnon et autres jeunes sbires serviles unionistes-canadiens de Gesca !

  • Daniel Vézina
    Abonné
    jeudi 15 octobre 2009 08h04
    Les jeunes sont lassés de tout ca...
    Je suis bien d'accord avec M. Desrochers la dessus, les jeunes ne veulent plus en entendre parler de ces sempiternelles bagarres entre Québec et Ottawa.
    Ils ne voient plus les menaces comme nos parents les voyaient, ils ne voient plus leur culture menacée, non plus que le besoin de devenir indépendant.

    Le Québec a voté NON deux fois... c'est terminé M. David, oubliez ca. Je suis un souverainiste de la première heure, en fait, je l'étais. Je n'y crois plus, comme les jeunes eux, n'en sentent plus le besoin.

  • Bryan Coutu
    Inscrit
    jeudi 15 octobre 2009 08h33
    Le problème de la Constitution
    Est-ce normal qu'un pays ne puisse, sous aucun prétexte, modifier sa constitution ? Il est quand même incroyable que le Cananda se targue constamment d'être un fleuron de la démocratie, alors que sa loi fondamentale est immuable, éternelle, sacro-sainte. Le Canada finira par succomber à sa propre complaisance.

  • Celine A. Massicotte
    Abonnée
    jeudi 15 octobre 2009 08h44
    Les problèmes de santé de R. Desrochers
    Il y aurait un prix élevé à l'individualisme dont vous vous faites le chantre. Mais cet individualisme n'est que présumé, puisque les jeunes s'impliquent plus que jamais, entre autres dans les pays en voie développement, et même ici au Québec. Mais vous souffez de problèmes physiques graves, le premier étant que l'oeillère que vous portez à gauche vous empêche de voir la réalité dans son ensemble. L'autre, plus grave, fait que votre cerveau distille du fiel plutôt que des idées, et ça, contrairement à la jeunesse, il y peu de chance d'en guérir.

    Ces pénibles conditions sont le lots de beaucoup de vieux racornis dans votre genre, pour qui le monde des idées n'offre aucun intérêt sauf celui de cracher leur fiel protéger derrière une sorte d'anonymat.

    Céline A. Massicotte
    Retraitée
    Montréal

  • Roger Kemp
    Inscrit
    jeudi 15 octobre 2009 08h51
    Quand on manque de couilles
    L'histoire se répète. Y-a-t-il quelqu'un qui puisse m'expliquer pourquoi des personnages politiques aussi respectés que Benoît Pelletier ou Jean Allaire qui comme Robert Bourassa après s'être aperçu qu'il ne pouvaient influer le gouvernement fédéral aux revendications québécoises. MM Allaire et Pelletier plutôt que de faire comme Robert Bourassa et d'affirmer sur la place publique que le Québec n'a qu'une seule voie possible pour rappatrier ses pouvoirs c'est la souveraineté pleine et entière. Beaucoup de politiciens québécois d'option fédéraliste se sont butés à des refus catégoriques d'Ottawa de réouvrir la constitution. Et ce n'est pas non plus Michael Ignatieff qui le fera car il a déjà indiqué lors d'un point de presse que le Québec a suffisamment de pouvoir actuellement. Cela fait plus de 142 ans qu'on tente de concilier un pays à deux nations supposément égales. Il serait peut-être temps d'essayer autre chose. Quand un couple ne va plus une bonne médiation permettra une séparation à l'amiable favorisant chacune des deux parties en litige. Tant que nous aurons un manque de couilles de la part de nos politiciens représentant le gouvernement québécois nous serons incapables de nous affirmer.

  • Gilles Bousquet
    Inscrit
    jeudi 15 octobre 2009 08h56
    Pas trop bien placé pour parler
    C'est le même M. Pelletier, avec son « premier » Charest du très provincial PLQ, qui ne voulait pas trop demander de pouvoirs au fédéral ni de transferts de points d'impôt ni autre chose parce que...le fruit du fédéral n'était pas mûr. Fruit qui pourrit lentement et, si on ne fait rien, pourrira jusqu'à la fin des temps.

    Réfléchir peut quelques fois faire mûrir.

  • Claude L'Heureux
    Abonné
    jeudi 15 octobre 2009 09h48
    Fédéralistes: debout !
    Les vrais fédéralistes, ceux qui se reconnaissent comme faisant parti de la nation québécoise, devraient se lever pour dire haut et fort, à ceux qui nous ont volé notre nom et notre hymne national, que les carottes sont cuites et qu'il est temps de livrer ce qui vient avec la nation. Il est temps de leur faire comprendre qu'ils ne peuvent avoir le beurre et l'argent du beurre...

    Claude L'Heureux, Québec

  • Gabriel Danis
    Abonné
    jeudi 15 octobre 2009 10h11
    Bravo M. Desrochers par tant de sagesse
    Et Pour votre analyse fine de la situation !

    Les négociations constitutionnelles peuvent paraître théoriques et rébarbatives, mais ont ultimement une influence sur notre vie de tous les jours (on n'a qu'à penser aux revendications culturelles, en matière de langue et d'immigration du Québec)

    Et ces questions intéressent toujours les jeunes et pas juste les roteux !

  • Marie-Louise Lacroix
    Inscrite
    jeudi 15 octobre 2009 10h32
    L'avenir des jeunes...?!?, dit-il...
    Comme si la sujétion à perpétuité d'un peuple à un autre ne constituait pas une donne fondamentale de l'« avenir » des jeunes dont vous parlez, M. Richard Desrochers.

    M. Desrochers, décidément, et hélas comme toujours (car tout comme vos amis Georges - Gilles Paquet et autres Michel Lebel, vous ne cherchez jamais le meilleur possible pour la collectivité à laquelle vous appartenez : vous cherchez tout simplement à faire la propagande de vos idées déjà toutes faites), vous raisonnez comme un enfant de cinq ans.

    Le problème - et il est plus que dramatique : il est tragique - c'est que nous avons un Premier ministre qui « pense » (sic et resic ! compte tenu en l'occasion du plus parfait détournement de sens de ce vocable) à peu près comme vous.

    De grâce, peu importe les opinions (façon de parler, bien sûr) en dernière analyse. Mais un peu d'intelligence, que diable !!!

    Est-ce donc là une exigence trop lourde pour nos amis qui ont l'unifolié rouge sang tatoué sur le portefeuille...?

    Car enfin, je ne vous demande pas de penser "comme moi" ou de partager mes opinions, M. Desrochers (et Archambault, et Lafrance, et Merven, et autres pseudonymes...). Je réclame tout bêtement un peu d'intelligence. C'est tout. Mais c'est vraiment un mini-minimum. Ce me semble.

    Bref, et je termine sur cette « devinette », qu'y a-t-il dans la vie des hommes de plus effrayant que la bêtise ?

  • Marcelin Gélinas
    Inscrit
    jeudi 15 octobre 2009 11h25
    « Il n'y a rien de plus désolant que de voir des personnes dominées et aveuglées par une idéologie...», dit-il...
    « Il n'y a rien de plus désolant que de voir des personnes dominées et aveuglées par une idéologie...», nous raconte notre retraité de l'enseignement (en Droit !!), Me Michel Lebel.

    M. Lebel, ma fille de six ans (oui, je dis bien : 6 ans) est investie d'une conscience d'elle-même (capacité d'introspection) supérieure à ce que vous démontrez (une fois de plus) dans votre intervention du jour.

    Vraiment, je ne comprends pas que vous ayez pu faire une carrière d'enseignement universitaire, Me Michel Lebel, d'Entrelacs - vous qui êtes rigoureusement incapable (on le constate depuis des mois et des mois sur moult forums, dont ceux du Devoir : et visiblement vous ne faites rien d'autre de vos journées tellement vous répétez partout et en permanence vos « leçons » d'endoctrinement) d'une prise de position qui ne soit pas empreinte d'une finalité fondamentale de propagande.

    De propagande Canada. Toujours. En boucles. À perpétuité.

    Vraiment pas. Je ne comprends vraiment pas, en effet, comment le système d'Éducation a pu laisser passer un pseudo-intellectuel de votre sorte entre les mailles des exigences (minimales) de compétence.

    Bref, il y a des embaucheurs naguère qui ont réellement manqué le coche. À moins qu'il y ait eu favoritisme. Idéologique, cela va sans dire.

    Nom de Nom ! M. Lebel, un petit effort, svp ! Regardez-vous dans la glace de temps à autre. Peut-être cesserez-vous ainsi - par un minimum de réflexion, par une authentique réflexion, honnête - de déverser sur vos « ennemis idéologiques » votre propre propension, votre propre personnalité...

    Un peu de lucidité et de conscience (de vous-même), de grâce. Quand même, à votre âge... il serait temps.

    Non...?

  • Normand Carrier
    Abonné
    jeudi 15 octobre 2009 11h33
    Les perpétuelles divagations du <roteux> Desrochers.....
    Richard Desrochers qui se targue d'avoir voté pour René Lévesque traite tout le monde et son père de vieux roteux et parle de gérontologie active ! Il a oublié le <povre> qu'il fait parti de ces vieux roteux !
    AU LIEU DE RÉPÉTER LES MEMES INEPTIES a chaque fois qu'il intervient , comment lui agirait comme fédéraliste pour amender la constitution canadienne comme essaient de le faire ses collègues fédéralistes Pelletier et Allaire ? As-t-il des solutions ou son argumentation n'est qu'une insipidité totale qui équivaut au grand vide de pensée qui l'afflige !
    LES JEUNES POUR PARAPHASER CE GRAND INTELLECTUEL que prétend être Desrochers n'ont pas connu de consultation sur la souverainté et tout indique qu'ils répondront en très grand nombre a un projet de pays basé sur des valeurs qui les intéressent comme l'environnement , leur qualité de vie , leur langue et leur culture et rien nous démontre qu'ils ne voteront pas a plus de 90% comme les jeunes de moins de 30 ans lors du dernier référendum !
    Normand Carrier

  • Frédéric Lemay
    Inscrit
    jeudi 15 octobre 2009 11h43
    Les jeunes devraient se sentir concernés!
    De quels jeunes peut bien parler M.Richard Desrosiers??

    Avec un taux de vote d'environ 25% chez les moins de 30 ans et un taux de décrochage dans les 30%, les jeunes pensent RIEN pas juste à propos des négoctiations constitutionnelles.

    "Je les comprends, tournés qu'ils sont vers l'avenir, les voyages, les cultures et leur avenir personnel."

    Les jeunes tournés vers les voyages et les cultures sont en majorité bien au courant que la souveraineté est la meilleure solution pour le Québec autant identitairement, que culturelement, que pour l'avenir de nos finances publiques.

    Les jeunes sans culture ont effectivement aucun intérêt pour la constitution.

    Frédéric Lemay
    fredlemag@hotmail.com

  • Nestor TURCOTTE
    Inscrit
    jeudi 15 octobre 2009 11h44
    L'indépendance?
    Pour faire l'indépendance, il faut plusieurs degrés de lucidité, autant de degrés d'audace, et plus encore de degrés decourage. Le Québec n'a pas de courage; qui plus est, l'audace lui-même parce qu'il vit dans le confort et l'indifférence; quand à la lucidité, il ne veut pas en parler.

    Je fréquente régulièrement les jeunes des polyvalentes et des cégeps (je suis disponible pour le faire dans vos régions, sans rémunération). Je les rencontre pour des conférences et des entretiens qui touchent leur vie, la vie en société, et possiblement, sur certaines avenues en ce qui regarde l'avenir de la nation québécoise.
    Cette génération, programmée comme un ordinateur, - sauf quelques exceptions - est moulée dans un modèle unique. Le système les a façonnés et ils sont incapables de penser plus loin que leur clavier, leur auto et leur blonde ou leur copain. Hédonistes, repliés sur eux-mêmes, ils n'ont aucune notion de ce qu'est le bien commun, les exigences de la vie en société, incapables de solidarité à long terme. Fixés sur leur nombril - ne leur a-t-on pas appris qu'il fallait à tout prix qu'ils soient bien dans leur peau - ils ne songent même pas un instant parfois à ce que pourrait être le Québec de demain. Insconscients, ignorants au sujet de leur histoire nationale, ils sont à peine capables de remonter à la crise d'Octobre 1970.

    Le Québec dont je rêvais ne verrait pas le jour. Pour des raisons démographiques d'abord. Pour des raisons d'endettement. Pour des raisons d'insuffisance sociale et politique. L'histoire a toujours voulu que ce peuple français d'Amérique disparaisse. Il disparaîtra de par lui-même., Sans intervention massive de l'extérieur. Le génocide est commencé depuis plus de quarante ans. On a tué plus d'enfants à naître au Québec depuis 20 ans qu'il s'en est tué lors du génocide du Rwanda. Et personne ne parle. On veut en faire autant à l'autre bout de la chaîne, en éliminant les improductifs, malades, alités,etc. Et personne ne parle.

    Ce peuple se meurt par l'intérieur. Ne cherchons pas les responsables. Ils sont à l'intérieur de la structure même de certaines organisations qui disent vouloir nous libérer. Permetttez-moi de ne pas les croire.

  • Guy Lemieux
    Abonné
    jeudi 15 octobre 2009 11h44
    Un peu d intélligence ....? Dit d elle !
    Quand l intélligence est requise ....il faut aussi le raisonnement qui va avec .Ce qui , me semble manquer à la requérante de cette qualité .Il y a aussi le respect de la pensée de l autre .

  • Etienne Merven
    Inscrit
    jeudi 15 octobre 2009 13h45
    À Marie-Louise Lacroix
    Je ne devais pas faire de commentaire sur cet article, mais, comme vous citez mon nom de manière dérogatoire, je ne peux m'empêcher de répondre à cette attaque gratuite et imbécile.
    Vous dites : « Comme si la sujétion à perpétuité d'un peuple à un autre ne constituait pas une donne fondamentale de l'« avenir » des jeunes dont vous parlez, M. Richard Desrochers. »
    Qui parle de sujétion ici? N'est assujetti que celui qui le veut bien. Il n'y a que la gang des « istes » qui parlent constamment de sujétion, de plier l'échine, de victimisation, de mépris et autres formules à l'emporte-pièce. J'habite au Québec, je paye mes impôts (faramineux pour ne rien avoir en échange) dans cette province et je ne me sens pas du tout ni assujetti ni victime du reste du Canada. Je marche et je marcherai toujours la tête haute, personne ne me fera baisser les yeux ni ne m'assujettira. L'assujettissement est un état d'esprit, Madame, dont vous êtes prisonnière. C'est navrant! Navrant car vous inculquerez ça à vos enfants. À la longue, ça fait beaucoup de victimes!
    Vous ajoutez : « Le problème - et il est plus que dramatique : il est tragique - c'est que nous avons un Premier ministre qui « pense » (sic et resic ! compte tenu en l'occasion du plus parfait détournement de sens de ce vocable) à peu près comme vous. »
    Le premier ministre du Québec n'est pas plus mauvais qu'un autre. Il a des ratés, comme tout un chacun. Et en ce moment, il joue sur du velours, car ce n'est pas la gang de guignols d'en face qui pourra prendre le pouvoir, car la grande majorité des Québécois n'en veut pas, de ces guignols. Le problème avec la gang des « istes », c'est qu'elle ne souffre pas d'autres idées et façons de penser que sa doctrine « iste ». C'est la doctrine de la pensée unique. Pense comme nous ou va-t-en! C'est ce qu'on m'a dit souvent dans les commentaires du Devoir. J'ai même eu des menaces de mort d'un certain « iste » bien intentionné.
    Vous poursuivez : « De grâce, peu importe les opinions (façon de parler, bien sûr) en dernière analyse. Mais un peu d'intelligence, que diable !!! »
    Parce que selon vous, si ce monsieur n'abonde pas dans votre sens, c'est un imbécile. Ça me fait penser à cet autre idiot qui a eu le culot de dire dans un commentaire que le Bloc recueille le « vote noble du Québec ». Le reste, dont moi, je ne m'en cache pas, c'est de la racaille alors? Sortez le Karsher! Et l'autre abruti qui hier a traité les personnes ayant voté pour le PLQ, dont moi, encore une fois, de tarés contre lesquels ils veut intenter des poursuites pour irresponsabilité et autres conneries. Minable et intolérant au boutte!

    Vous ajoutez : « Car enfin, je ne vous demande pas de penser « comme moi » ou de partager mes opinions, M. Desrochers (et Archambault, et Lafrance, et Merven, et autres pseudonymes...). Je réclame tout bêtement un peu d'intelligence. C'est tout. Mais c'est vraiment un mini-minimum. Ce me semble. »

    En quoi les propos de M. Desrochers sont-ils « pas intelligents »? Je vais vous le dire : ils ne cadrent pas avec vos idées. Le problème, c'est qu'il y a une gang de « istes » qui font des commentaires dans le Devoir, c'est leur droit le plus strict. Il y a aussi des fédéralistes comme moi qui font des commentaires et, à chaque fois, nous sommes accueillis par une volet de bois vert, parce que nous « détonons » dans ce concert de « istes ». Ça vous embête que nous ne participions pas à la grand-messe « iste »...

    Et vous terminez par : « Bref, et je termine sur cette « devinette », qu'y a-t-il dans la vie des hommes de plus effrayant que la bêtise ? »

    Je réponds l'intolérance, le repli sur soi, le tournage en rond qui est très prisé au Québec, la non-acceptation de la différence et bien d'autres tares dont sont affligés un grand nombre de Québécois d'un certain bord.
    Enfin, soyez plus ouverte, Madame, dites-vous que si M. Charest est premier ministre majoritaire aujourd'hui, c'est qu'il y a bien des Québécois qui sont satisfaits de lui ou qui tournent le dos à la partie adverse. Et épargnez-moi le « décortiquement » du vote des Francophones, des Allophones, des Anglophones, des créolophones, des scrofuleux et des boiteux. Tous les électeurs sont Québécois et ils ont tranché. C'est donc que le PLQ n'est pas si mauvais que cela!

  • Pierre-S Lefebvre
    Inscrit
    jeudi 15 octobre 2009 14h20
    Un chantre du fédéralisme nous dit: Indifférence-association
    La chaise vide à Ottawa ne dépend pas du rôle positif joué par le Bloc Québécois. Au contraire Duceppe nous enseigne à avoir un esprit critique face aux insignifiants qui tentent de nous vendre le fédéralisme sans saveur. La confiance a sa réciprocité après tout. Croyez-vous que les bleus du genre Verner, Bernier, Blackburn, Paradis et Lebel nous font honneur et défendent nos intérêts québécois? Pensez-vous que les Coderre, Trudeau, Garneau et Ignatieff démontrent un esprit ouvert envers les québécois? Tout ce qu`ils cherchent est le pouvoir, point final. Et puis il y a en face d`eux des mauviettes du type Pelletier, Dupuis, Béchard, Saint-Pierre, James, Weil et Allaire qui pratiquent la collaboration, comme le firent tant de français durant la période Pétainiste. Ces collabos sans couilles ne cherchent que la voie d`évitement recommandée par leur chef Charest, maître couleuvre. Ils ne feront que passer car la valeur intrinsèque du peuple a toujours raison de ces aléas. Par delà Pratte, Dubuc, Gagnon se seront évanouis.

  • Jean-François Trottier
    Abonné
    jeudi 15 octobre 2009 17h51
    La bêtise des hommes courtois
    M. Pelletier n'est pas le père de l'expression "fédéralisme de courtoisie" si je ne me trompe? Quel rêveur éveillé! Au fait, dans la catégorie des Allaire et autres mal-assumés, vous savez, bien sûr, que vous jouez avec la souveraineté-association avec des synonymes? Un peu plus ou un peu moins de pouvoir mais l'idée reste la même: une autonomie plus grande au Québec et moins de pouvoir au fédéral. La seule différence est au niveau de la division des pouvoirs.
    Jean Allaire était trop bête pour comprendre que son premier rapport était de la souveraineté-association à l'envers. C'est tout le problème Québécois en fait: Nos différents leaders politiques sont tellement pris dans leur "mindset" (le terme français m'échappe...) qu'ils ne réalisent pas que leur fédéralisme d'ouverture, leur fédéralisme assymétrique, leur alliance à l'européenne, leur autonomisme, leur autonomie culturelle, leur souveraineté-association et leur souveraineté-partenariat, c'est du pareil au même et qu'il y aurait sûrement moyen de trouver un dénominateur commun.
    C'est curieux, mais le seul parti qui est passé proche de trouver une solution, c'est le PQ à l'époque du beau risque. C'était tellement bien que Bourassa a continué de défendre l'accord du lac Meetch à son tour. Pas mal pour un parti qui était supposé plonger le Québec dans l'enfer de la sssséparasssionnnnn, non? Je sais, ça va à l'encontre du brainwash reçu.
    Alors, au lieu de mépriser les "istes" de l'autre bord en ne se rendant pas compte qu'on est soi-même passablement borné, faudrait peut-être débloquer ses propres idées reçues. Parce qu'en attendant, il ne se passe rien à mesure qu'on se répète dans notre bêtise collective. Notre pourcentage au sein du Canada continue de baisser et notre langue perd du terrain dans notre propre métropole. Alors on a intérêt à trouver ce qu'on veut.
    Et à mettre son pied à terre pour le demander.

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