vendredi 10 février 2012 Dernière mise à jour 01h26
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Les chiens battus

Michel David   13 octobre 2009  Québec
En 1992, Jean Allaire avait claqué la porte du PLQ et s'était finalement retrouvé dans le camp du oui parce que Robert Bourassa refusait de faire siennes les revendications constitutionnelles que lui-même jugeait indispensables.

Dix-huit ans après avoir signé le célèbre rapport qui porte son nom, dans lequel il réclamait le rapatriement en bonne et due forme de 22 pouvoirs, n'abandonnant au gouvernement fédéral que la défense, les douanes, la gestion de la dette, la monnaie et la péréquation, M. Allaire pose toujours le même diagnostic sur l'état de la fédération.

Dans son état actuel, la Constitution canadienne, plus précisément la Charte des droits qui y est enchâssée, « est une menace à la langue française au Québec et par conséquent à la survie de ce dernier », peut-on lire dans le rapport du Groupe Avenir Québec, qu'il a de nouveau présidé au cours des derniers mois.

Le président fondateur de l'ADQ est cependant moins exigeant qu'à l'époque. Il suffirait maintenant de cinq conditions « essentielles » pour que le Québec puisse réintégrer la « famille canadienne ».

Il a également gagné en patience. Son rapport de janvier 1991 avait fixé l'échéance à la fin de l'automne 1992. Si Ottawa n'obtempérait pas, le gouvernement Bourassa allait lui-même proposer aux Québécois la souveraineté assortie d'une offre de partenariat économique avec le reste du pays. On connaît la suite.

***

Cette fois-ci, il n'y a aucune échéance. Plus question de chantage à la séparation. Mais si les conditions « essentielles » à la survie du Québec ne sont pas satisfaites, faudra-t-il quitter la fédération? M. Allaire refuse de se prononcer.

Mieux encore, le fardeau de la preuve est maintenant inversé. Il n'appartient plus au Canada de démontrer qu'il peut satisfaire le Québec, mais au Québec de prouver au reste du pays qu'il ne lui veut aucun mal, grâce à une approche « non belliqueuse » et en évitant de « rabâcher les vieux griefs ».

Il faudrait plutôt que « les partis politiques adoptent un langage positif et parlent des domaines où les intérêts du Québec sont les mêmes que ceux des autres provinces ». Et ceux où

ses intérêts sont différents, voire opposés, devrait-on les passer sous silence pour ne pas

les effaroucher?

En attendant le jour de la « réconciliation nationale », il faudra se contenter d'ententes administratives qui ne doivent cependant pas empêcher le Québec de « revendiquer vigoureusement les pouvoirs qui lui sont nécessaires pour son développement et sa survie ». Il faudrait se brancher: on revendique ou on se la ferme?

À la lecture du document de M. Allaire et de ses amis, on est frappé par sa similitude avec le rapport que le comité présidé par Benoît Pelletier avait présenté en octobre 2001: mêmes demandes, même constat que « le fruit n'est pas mûr », même refus de fixer un échéancier, même recours à l'expédient des ententes administratives.

Après toutes ces années à chercher la mythique « troisième voie », c'est comme si M. Allaire avait finalement décidé de rentrer au bercail et de faire sienne la politique constitutionnelle du PLQ, c'est-à-dire s'en remettre au bon vouloir du Canada anglais. D'ailleurs, comme M. Pelletier l'a répété pendant des années, il dit constater un désir d'autonomie grandissant dans les autres provinces.

***

Curieusement, M. Allaire disait la même chose dans son rapport de 1991, quand il menaçait de quitter la fédération. « Le Québec n'est donc plus seul à revendiquer des changements constitutionnels et une réforme en profondeur du partage des pouvoirs. Dans plusieurs régions du Canada, on assiste à une remise en question de la structure du pouvoir et de l'équilibre entre le Canada central et la périphérie. »

Près de vingt ans plus tard, le moins que l'on puisse dire est que les résultats de cette remise en question ne sautent pas aux yeux. Le rapport du Groupe Avenir Québec constate lui-même « qu'il y a une centralisation de plus en plus poussée » et que « plusieurs provinces n'ont aucune objection à ce que ce soit le gouvernement fédéral qui agisse en leur nom ou qui exerce certains pouvoirs exclusifs aux provinces ».

La prochaine conférence de Copenhague sur les changements climatiques, où le premier ministre Charest devra se contenter d'expliquer la position du Québec dans les corridors, illustre très bien le peu de cas qu'Ottawa fait de la doctrine Gérin-Lajoie sur le prolongement international des compétences que la Constitution reconnaît aux provinces.

M. Allaire et ses amis proposent que le Québec exerce son leadership sur la scène internationale en organisant une « Conférence mondiale des nations minoritaires pacifiques »,

qui pourrait élaborer une Charte des droits des nations minoritaires et la présenter aux Nations unies.

Autrement dit, à défaut d'avoir accès au véritable concert des nations, le Québec devrait prendre la tête d'une sorte d'amicale des chiens battus. Le Québec en « sortirait sûrement grandi », estime le Groupe Avenir Québec. Vraiment?

mdavid@ledevoir.com
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires 
  • Marie-Louise Lacroix
    Inscrite
    lundi 12 octobre 2009 23h56
    Vive L'asservissement volontaire...?
    Quelle déception !

    Quelle déception, en effet, de voir cet homme valeureux s'écraser.

    Comme un chien battu.

    M. Allaire, votre position actuelle renie tout votre être, toutes vos convictions et tout votre passé.

    Et le Québec tout entier du même mouvement.

    M. Allaire, je ne vous comprends pas. Je ne vous comprends plus.

    Je suis profondément déçue par cette négation aussi « ferme » d'un Québec debout, adulte et fier de lui-même.

    Alors quoi : Vive l'asservissement volontaire...?

    C'est Georges-Gilles Paquet et Michel Lebel qui vont être contents...

  • Alexandre Dionne
    Abonné
    mardi 13 octobre 2009 01h33
    Merci Michel David, et...
    Cette sortie n'est-elle pas faite pour inspirer l'approximatif risque de dérive constitutionnaliste dans l'actuelle course à la direction de l'ADQ ?

    Certes, l'un des candidats (non M. Taillon, ni Éric Caire) propose une sorte de Plan Marois néo-fédéraliste comme menace à retardement, c'est-à-dire assorti d'une épée de Damoclès référendaire en cas d'échec.

    La nouvelle initiative allairiste, peu originale tant elle paraît inertielle, allonge en puissance la volonté de situer l'axe gravitationnel « adéquistement correct » : la volonté en partage de poursuivre cette léthargie citoyenne du Québec dans l'attentisme néo-fédéraliste sans menace sécessionniste, mais sans disparition de toute indignation non plus, sur la question nationale et constitutionnelle. Bref, l'« Avenir Québec » conserve le flou philosophique et méthodologique de l'autonomiste ADQ d'avant et d'après le Moratoire de dix ans qu'avait proclamé Mario Dumont ; il accompagne et ne bouscule certainement ni le confort, ni le désintéressement insouciant d'une certaine proportion de Québécois-es, négligeant au passage l'obstacle tant de fois démontré que la seule réponse possible dans l'esprit unioniste à la Trudeau de la part du RoC et des partis fédéro-fédéralistes de gouvernement, c'est un NON aux demandes essentielles et plurielles du Québec, du moins jusqu'au très hypothétique rétablissement d'un réel rapport de force avec une menace sécessionniste directe tirée d'un référendum gagnant.

  • Gilles Bousquet
    Inscrit
    mardi 13 octobre 2009 03h16
    Un chien battu vaut mieux qu'un chien mort
    Vous avez raison M. David d'écrire que le rapport Alaire a perdu des dents pour mordre dans le fédéral mais, faut tenir compte que la souveraineté du Québec dans les sondages n'est qu'à 40 % ce qui est loin d'être suffisant pour l'être avec Ottawa. On fait quoi en attendant ?

    Autre solution : On tient notre bout avec la souveraineté du Québec en tentant de débaucher les fédéralistes aux vertus de LA solution constitutionnelle. Le député du PQ de Nicolet-Yamaska, qui fait partie de la nouvelle génération de souverainistes, M.Aussant est assez convaincant, principalement du point de vue économique de la chose, pour y arriver d'ici quelques années.

    En attendant, notre chien serait bien mort si on tentait de tenir un autre référendum rapidement.

  • Michel Simard
    Abonné
    mardi 13 octobre 2009 05h43
    Ce que proposent les ultra-férédralistes : la reddition, la soumission et la disparition
    Le chat sort du sac depuis environ cinq ans : tous les fédéralistes qui se sont prétendus nationalistes sont en fait des poltrons qui préfèrent demeurer dans un pays incommandant plutôt que de travailler à développer le Québec et qui sont prêts à faire disparaître la culture française en Amérique. Ce ne sont que des soumis.

  • Normand Carrier
    Abonné
    mardi 13 octobre 2009 06h14
    Comment est-il possible de s'écraser plus que cela ?
    L'EXPRESSION CHIEN BATTU ne convient pas tout a fait , il faudrait utiliser chien écrasé dans le cas du Groupe (sans) Avenir Québec ! Plus que le R.O.C. se ferme a tout revendications légitimes du Québec , plus les partis fédéralistes s'écrasent et ne demandent plus rien en sachant qu'ils n'auront rien .
    LES FÉDÉRALISTES ONT ATTEINT LE FOND DU BARIL de leurs demandes et lorsqu'on leur demande , si le R.O.C. n'optempère pas qu'allez-vous faire , ils n'ont aucune réponse a offrir ! J'imagine que le Canada anglais doit trembler dans ses culottes ......
    IL FAUT SE DONNER UN RAPPORT DE FORCE lorsqu'on est en demande et se préparer a une rebuffade autrement , il ne peut avoir de négociations . Ce rapport de force s'appelle un référendum sur la souveraineté et laisser le peuple juger si il accepte un rejet après l'autre ou s'il se redresse la colonne vertébrale et se donne fièrement un pays avec les magnifiques défis que cela représentent ......
    Normand Carrier

  • Alain Larouche
    Abonné
    mardi 13 octobre 2009 06h54
    Pauvre de nous...
    C'est pas drôle d'en être rendu là

  • Steve Fortin
    Abonné
    mardi 13 octobre 2009 07h24
    L'éloge de la lâcheté...
    C'est pathétique de constater à quel point certains Québécois sont prêts à toutes les bâssesses pour éviter d'assurer la pérénité de la nation.

    De tout temps et à toute époque, l'étude de la socio-politique a amplement montré que le statut-quo n'existe pas. Chaque saison qui passe pendant que le Québec croupit dans le giron de l'ensemble canadian rapproche la belle province de l'assimilation.

    La seule vraie question est celle-ci : l'indépendance ou l'assimilation? Jean Allaire et sa gang ont choisi leur camp. C'est tellement plus facile d'abdiquer en s'offrant docilement à l'autre n'est-ce pas!

  • Celine A. Massicotte
    Abonnée
    mardi 13 octobre 2009 08h58
    À M. David
    Certains passages de votre article m'ont bien fait rire en ce matin ce grisaille. Mais comme le disait l'un, c'est pas parce qu'on rit que que c'est drôle, et comme l'a chanté un autre... Rire aux larmes, peut-être?

    À part l'information sur M. Allaire, ce que j'en retiens, c'est que pour les fédéralistes, le fruit canadien n'est pas encore mûr... Et pour ce qui est des indépendantistes, selon les cheufs, le fruit de l'indépendance ne l'est pas non plus. Alors, parlons donc d'autre chose...

    Si ça continue comme ça... les deux vont pourrir sur la branche.

    À mon avis, il serait grand temps que le mouvement souverainiste se rassemble et convoque quelque chose: des États généraux, peut-être, mais en dehors des partis, où tous seraient égaux, un peu comme lors du Moulin à paroles. Ou, à tout le moins, que le Bloc se retire: il n'est qu'une police d'assurance comme quoi quelqu'un au Canada va défendre "nos foyers et nos droits?" ou, comme quelqu'un l'a écrit, peut-être vous-même, l'occasion de voter pour une séparation virtuelle. Et j'ajoute et de gagner à chaque coup, sans que rien ne change...

    Trois ou quatre partis indépendantistes au Québec (et un indéfini), et un autre au fédéral, c'est beaucoup pour aller nulle part, mais courir et s'essouffler d'élection en élection, où ils parlent d'autres choses sinon de rien, sauf de niaiseries où ils se disent, se contredisent et se dédisent.


    Céline A. Massicotte
    Retraitée
    Montréal

  • Pierre Samuel
    Abonné
    mardi 13 octobre 2009 10h08
    Et qu'en est-il du PQ ?
    D'accord, le PLQ et l'ADQ ont une politique de «chiens battus»! Mais, comment expliquer que les souverainistes ne réussissent même pas à se démarquer après plus de 40 ans d'atermoiements et de tergiversations, toujours empêtrés dans leur «option» (...laquelle déjà?) variant au gré des sondages et circonstances et ne sachant jamais trop où ils en sont eux-mêmes?

    Charest multiplie les gaffes en se moquant ouvertement, l'ADQ agonise et Pauline tire dans le vide... installée confortablement, et sans risque aucun, dans ses pantoufles de Chef de l'Opposition à Québec, au même titre que son compère Duceppe à Ottawa, à préserver d'abord et avant tout leurs partis et leurs carrières par quelques aboiements inoffensifs et sans conséquence!

    Et, l'on a le culot de se questionner sur la désaffection grandissante des électeurs de moins en moins dupes de toute cette nichée de politicards intéressés!

  • Bel Zébuth
    Inscrit
    mardi 13 octobre 2009 10h35
    Un parlement mondial des nations auto-déterminées
    Il ets étrange que ce projet semble s'inspirer de la création d'une Assembllée mondiale des nations auto-déterminées (AMNA) telle que décrite dans le lien suivant.

    http://laquestionduquebec.blogspot.com/2007/03/un-

    Je doute cependant qu'il s'agisse d'un groupe de 'chiens battus', à constater la vigueur interne de ces nations. La politique étrangère de ces nations réunies (avec entre autres celles du Tibet, des autochtones du Grand Nord, et des Catalans), qui sait, serait peut-être plus intéressante que celle du Canada!

  • Andrew Savage
    Inscrit
    mardi 13 octobre 2009 10h37
    La xième internationale...
    Une internationale des chiens battus, fallait-y penser. Pourquoi a-t-on accordé autant de place à cet homme au cours des dernières années ? Méchant visionnaire...

    En attendant Godot, peut-être.

  • Celine A. Massicotte
    Abonnée
    mardi 13 octobre 2009 10h58
    P. S.
    Les récents propos de Jean Allaire rapportés dans cette chronique relèvent de la psychologisation du discours politique, psychologisation à la sauce nouvel âge: tenir un langage positif... Fondé sur l'amour peut-être? "Prouver au reste du Canada qu'on ne lui veut aucun mal". Comment ça se prouve, ça? Alors que bien des écrivains et journalistes du ROC cherchent depuis longtemps la bonne façon de se débarasser de nous, du Bloc, etc.

    Ça fait dur!

  • Roland Berger
    Abonné
    mardi 13 octobre 2009 11h22
    Une idée vite rejetée
    Monsieur David rejette d'emblée l'idée d'un regroupement des nations ou peuples en situation de minorité dans divers pays de la planète. « Une sorte d'amicale de chiens battus », lance-t-il. On pourrait plutôt penser que si les chefs souverainistes avaient lancé un tel mouvement au lieu de jouer à la grenouille qui se veut aussi grosse que le boeuf, le Québec aurait déjà récupéré nombre des pouvoirs que Messieurs Allaire et compagnie ont définis en 1991. Mais comme les chefs libéraux, les chefs péquistes préfèrent jouer au gros jars. D'où cette attristante impression du même et du pareil !
    Roland Berger
    St. Thomas, Ontario

  • Jean Chalifoux
    Inscrit
    mardi 13 octobre 2009 11h22
    Sans surprise
    J'ai toujours trouvé que la vision politique de M. Allaire se situait quelque part entre le "Canadien mou" et le "Québécois frileux" . En quittant le PLC en 1992, plutôt que d'offrir aux Québécois une 3ième voie, ce dernier à créer une parti qui s'est placé au milieu de la voie, dans un équilibre précaire et sur la ligne blanche. Il n'est donc pas surprenant aujourd'hui que l'ADQ ait des allures de "sconse écrabouillé" au milieu de la chaussé et que les odeurs qui émanent de la course à la chefferie, dans ce parti, soient elles-mêmes assez proches de cette image.
    En vieillissant, M. Allaire voudrait que le Québec s'inspire du " design de la chaise pliante " pour mieux être rangé dans le grand placard fédéral.

    Non merci !

  • notario
    Abonné
    mardi 13 octobre 2009 11h44
    Les chiens battus
    Monsieur Allaire n'est pas fait du meme bois que notre ami Pierre Falardeau, il préfère renoncer, se mettre à genoux , confier son destin et son avenir à d'autres et espérer...........une parfaite ilustration de la première partie du proverbe de Falardeau..

    '' Si tu te couches , ils vont te piller dessus, si tu résistes, ils vont t'hair, mais ils vont t'appeller Monsieur. '''

    Dois-je retirer le mot Monsieur au début de mon texte ???

  • Jean Pierre Grise
    Abonné
    mardi 13 octobre 2009 12h23
    Pourquoi "Haro sur le baudet",
    .....quand on realise le desinteressement et l ignorance des Quebecois qui ne votent pas ou pire votent liberal et me disent que J.J.Charest est intelligent parce qu il les roule en leur mentant effrontement.Vive l insignifiance du conducteur de ces baudets qui sont frappes de cecite et surdite ,ils n en meurent pas tous mais tous sont asservis et le Quebec s asphyxie lentement mais surement.

  • Pierrot7
    Abonné
    mardi 13 octobre 2009 12h23
    Pathétique.
    Oui, vraiment pathétique tout ça. Une nation? Oui, mais une nation à genoux...

    Avancez en arrière!

  • jpz
    Abonné
    mardi 13 octobre 2009 12h44
    penser proactive ; "Déclarer faillite et repartir à neuf" une solution possible.
    Si grâce aux changeurs de paradigme ou à des leaders politiques avant-gardistes , le Canada devenait le CEC , (communauté économique canadienne). composée de 5 états nations souverains, autonomes comme la CEÉ régis à la manière du traité de Copenhague. ( Après Mastrich)
    Le fonctionnement de la CEC pourrait satisfaire la majorité des citoyens canadiens qui ont refusé d'autres ententes ( Meech ) parce que ce ne serait pas un pays francophone contre un pays anglophone mais bien 5 entités distinctes ayant des problèmes et des solutions distinctes délégant, comme le propose le groupe Allaire, quelques pouvoirs précis à un organisme supra national. Les 5 états autonomes ; les Maritimes, le Québec, l'Ontario, les Prairies incluant les territoires nordiques, les Rocheuses et la cöte ouest incluant le Yukon garderaient le pouvoir décisionnel du transfert des pouvoirs limités.

    Ce n'est certainement pas avec un love-in comme en 95 qui changera l'avenir canadian et le ROC est fort possiblement prêt à des ajustements raisonnables si le Québec n'exige pas plus de pouvoirs sur les 4 autres que chacunes des 4 autres états régions.

    Une bonne ronde de négociations ouvertes suivant une analyse sérieuse des cogitations de mm Pelletier et Allaire accompagnés de B Landry ou J-F Lisée pourraient faire un bon résumé ( vulgarisé ) du document pour le présenter à la population québécoise et canadienne et si un 10 % de la population demande par pétition une consultation populaire à l'occasion de la prochaine élection fédérale pour examiner la possibilité de proposer un ronde de négociation et si une entente en découle qu'on en propose l'acceptation pan canadienne d'une CEC qui sera une réfection moderne de l'ensemble géopolitique de l'espace nord américain au nord du 45 e.

    "Déclarer faillite et repartir à neuf" une solution possible.

    Jean-Paul Thivierge
    militant souverainiste
    pour un CEC de 5 états régions souverains

  • Pierre-S Lefebvre
    Inscrit
    mardi 13 octobre 2009 13h53
    Bande de meneurs d`hommes timorés.
    En 1967 Daniel Johnson père avait écrit Égalité ou indépendance. Depuis ce courageux politicien nous avons subit le leurre des Bourassa, des deux Johnson fils, René Lévesque, Lucien Bouchard, Bernard Landry et Pauline Marois. Ils ont tous agi avec mollesse dans leur discours. Attendez que je me souvienne des seuls vrais indépendantistes comme Monsieur Parizeau, Louise Beaudoin, Camille Laurin et Pierre Bourgault; car ceux-là n`ont jamais trahi la cause ou tenté de diluer leur message avant, pendant ou après les élections. Quand on ne respecte pas l`article numéro 1 de son programme on disparaît comme parti Madame Marois. Et les faux-fuyants des Allaire, Charest, Pelletier et Ryan seront laissés pour compte par la continuité de politiciens fédéraux depuis Trudeau. La solution demeure se tenir debout sinon c`est la fin d`un peuple à court terme. Le courage politique des Saint-Pierre, James, Weil nous font un rappel criant ces jours-ci avec la loi 16. Malheureusement ils forment le pouvoir croulant timoré.

  • Chryst
    Abonné
    dimanche 18 octobre 2009 13h26
    Demande du Canada anglais
    Celui-ci va supplier le Québec de rester tellement ce sera avantageux pour lui.

    Le Québec a fait l'erreur de négliger les nouvelles technologies alors qu'il subissait la pire crise forestière de son histoire.

    Ces technologies lui auraient permis d'affronter mieux la crise mais on aime mieux le bla-bla-bla.

Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
ou Créer un profil
Cet article vous intéresse?
20 réactions
0 vote Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Commenter
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Pour en savoir plus
Chroniques
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012