vendredi 10 février 2012 Dernière mise à jour 15h47
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Accommodement raisonnable - Inégales

Josée Boileau   13 octobre 2009  Québec
Il y a une grande hypocrisie actuellement à ne pas reconnaître que c'est le religieux qui l'emporte sur toute autre considération dès que la liberté de religion est invoquée. Et les victimes de cette préséance ont un nom: les femmes.

Le gouvernement libéral refuse de consacrer la primauté de l'égalité entre les hommes et les femmes; le président de la Commission des droits de personne et des droits de la jeunesse assure qu'en droit, cela ne se fait pas. Leur argument: les droits prévus aux chartes doivent être traités sur le même pied. Alors, on s'accommode. Ou plutôt, on raccommode l'inacceptable.

Car, dans la réalité, cette recherche de l'équilibre n'a aucun sens. Et ce, pour une raison fondamentale: quasi toutes les religions reposent sur le postulat de l'infériorité des femmes. Bien des croyants sont, bien sûr, sortis de cette logique obscurantiste. Mais la réalité, c'est qu'en Occident, ceux qui brandissent le plus le droit à la liberté de religion sont les intégristes.

Ceux-ci suivent à la lettre les préceptes les plus stricts. Cela touche les moments de prière, les interdits alimentaires, le port de signes religieux, tout comme le refus de certains rapports aux femmes: leur serrer la main, être dans un lieu clos avec l'une d'elles, être soumis à leur autorité. Ou encore interdire aux femmes de faire affaire avec un homme, de montrer leurs cheveux, leur visage ou leur corps en public, etc. En clair, la femme n'existe pas comme être humain: elle est chosifiée, et le comportement à son égard est codifié, au même titre que le déroulement d'une prière, d'un repas ou d'une célébration religieuse.

Quand, dans les institutions publiques, s'expriment des exigences au nom de la religion, il y a donc au départ maldonne. Il y a, du côté intégriste, non pas équivalence, mais refus de l'égalité entre les hommes et les femmes. La hiérarchie des droits qui, selon nos dirigeants, n'existe pas est au contraire totalement à l'oeuvre: c'est la religion qui prime au détriment des femmes, et c'est cela que l'on va « accommoder ».

Dans un texte fort intéressant qui tentait de faire voir l'absurdité de « l'accommodement » mis en place à la Société d'assurance automobile du Québec et avalisé par la Commission des droits de la personne, quatre membres du Collectif citoyen pour l'égalité et la laïcité ont mis en scène un homme qui refuse d'être servi par un Noir. Les auteures mettent la réponse suivante dans la bouche du gestionnaire: « Pas de problème, dès qu'un Blanc se libérera, il pourra vous répondre. » Le racisme, inacceptable, intolérable, saute aux yeux. Et devant une telle scène, jamais un premier ministre ne banaliserait l'affaire en disant: « Ce n'est arrivé que six fois en six mois. »

Pourquoi, quand le mot « Noir » est remplacé par « femme », la discrimination devient-elle excusable? Pourquoi trouve-t-on des manières d'y répondre (et c'est la Commission elle-même qui donne le truc: pour que l'employée ne se rende pas compte que l'on ne veut pas d'elle, ce qui porterait « atteinte à sa dignité » (sic!), il suffit que la demande d'accommodement soit traitée par un tiers, au comptoir, ou envoyée par écrit!!!)? Pourquoi des gens intelligents, des progressistes, des femmes ministres qui ne sont pas sans connaître la très dure lutte des femmes pour leurs droits ne voient-ils pas le problème?

Parce que s'enfermer dans la logique juridique fait perdre de vue le système patriarcal qui sous-tend la demande intégriste. L'exemple du Noir reste théorique parce que les religions ne se fondent pas sur le racisme. Le conflit entre la religion et un autre droit protégé par les chartes ne concerne que l'égalité des sexes, car seul le sexisme est intrinsèquement lié aux religions. Transformé en une « croyance religieuse sincère », pour reprendre l'expression de la Cour suprême, le sexisme devient dès lors juridiquement acceptable. Dans nos sociétés de droit, tout le débat s'arrête là.

Devant cette confusion, il y a nécessité d'affirmer la primauté de l'égalité homme-femme, même si cela implique une bataille juridique. Après tout, le droit de vote des femmes aussi a longtemps été perçu comme une aberration, tout comme il a fallu une longue lutte devant les tribunaux pour savoir si les femmes étaient des « personnes ».

En corollaire, il devient urgent que le Québec se penche sur la laïcité de sa fonction publique. L'agent de l'État ne devrait avoir ni sexe, ni race, ni religion, tout comme il n'a pas d'appartenance politique, ce qui est un gain de la Révolution tranquille. Dans notre Québec aux multiples visages, il est grandement temps d'arrimer nos institutions à l'évolution de notre société, et que le message soit clair et inébranlable.

jboileau@ledevoir.ca
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires 
  • jacques lecuyer
    Abonné
    mardi 13 octobre 2009 00h17
    bravo
    Les libéraux de big Jonh ne peuvent accepter votre point de vue car ils ont peur de frustrer une importante partie de leur électorat qui vote pour exu à plus de 90%. Chantons en choeur: Liberons-nous des libéraux

  • Jean-Pierre Lafleur
    Inscrit
    mardi 13 octobre 2009 00h25
    L e Québec laique
    Madame Boileau,
    Face à la mollesse du gouvernement Charest, votre article me réconforte !!! Les (labéistes) misogines religieux, sont hypocritement très friants des droits de la personne tout en excluant ceux des femmes.Historiquement, toutes les religions ont besoin de servantes ... lmve2laf@videotron.ca

  • Claudia Raymond
    Inscrite
    mardi 13 octobre 2009 02h31
    Merci!
    Je trouve cela rassurant de constater que de plus en plus de québécois se réveillent. Par contre, allons nous simplement ''bloguer'' et chialer ou agir? Je crois que oui, notre société est laïque, mais nous avons des traditions et fêtes chrétiennes et c'est très bien ainsi, nous sommes chez nous. Je ne vois pas pourquoi nous remettrions en question notre façon d'être pour plaire à des gens qui arrivent et que nous accueuillons. J'ai voyager dans des pays musulmans et croyez moi, la réaction ne serais VRAIMENT pas la même si nous essayons cela dans ces endroits.... C'est le temps de s'assumer et de ne pas avoir peur de faire respecter qui nous sommes et nos limites. C'est tout a fait NORMAL!

  • l poisson
    Inscrit
    mardi 13 octobre 2009 02h36
    Claude Ryan serait d'accord avec vous
    Mais peut-être pas avec votre ton...

    Une simple législation cosmétique ne fera que reporter à plus tard et en les amplifiant les coûts de la paresse gouvernementale.

    Si M. Charest veut laisser sa marque dans l'histoire canadienne et québécoise, il aurait dans ce dossier une belle occasion de le faire. En nous économisant collectivement d'autres Hérouxville.

    Et avec les cautions morales posthumes de tous ses prédécesseurs depuis M. Duplessis.

  • Albert Descôteaux
    Abonné
    mardi 13 octobre 2009 04h12
    Autre victime: l'intelligence
    Il ne faut pas perdre de vue que l'autre grande victime des politiques d'accomodements en vigueur, soutenues par la CDPDJ, est l'intelligence. En effet, ces demandes d'accomodements religieux sont basées sur des superstitions et des mythes aussi valables et solides que la cartomancie, l'astrologie, le père noël, et autres produits de l'imaginaire humain. Vive le Québec con!

  • Guy Archambault
    Abonné
    mardi 13 octobre 2009 04h22
    Pourquoi ce déni ?
    Il doit sûrement y avoir une explication à ce déni de la part du gouvernement Charest. Quelle est-elle ? Et elle ne doit sûrement pas être simpliste. Y a-t-il quelqu'un au fait des arcanes du pouvoir pour m'éclairer ?

    Guy Archambault

  • Pierre Schneider
    Abonné
    mardi 13 octobre 2009 05h37
    VIVEMENT LES VALEURS RÉPUBLICAINES
    Dans un Québec républicain, dont nous pourrions nous doter dès maintenant s'il y avait une volonté politique de l'Assemblée nationale, ce problème serait résolu car nous voulons une république française et laïque. Point. Où tous les citoyens qui y adhèrent ont les mêmes droits et obligations pourvu qu'ils respectent nos valeurs.

    Pierre Schneider pour
    Le Comité national républicain

  • Michel Simard
    Abonné
    mardi 13 octobre 2009 05h39
    Le gouvernement Charest dérape
    Jean Charest, chef du gouvernement libéral-conservateur, montre comme il est le frère de Harper, le réformiste-conservateur. Opposant hostile de l'essor du français au Québec et au Canada, ayant nommé un instrument très malléable en la personne de Christine St-Pierre, opposant hostile d'un État qui remplit son rôle, vient de faire revenir le Québec 100 ans en arrière.

  • Georges Paquet
    Abonné
    mardi 13 octobre 2009 06h00
    Réfléchissons à ce que soutient la présidente de la Fédération des femmes du Québec
    Lettre d'opinion
    Par Alexa Conradi
    Le débat sur la prise de position de la Fédération des femmes du Québec sur le port des signes religieux dans la fonction publique et les services publics québécois est mal parti. Dans une lettre ouverte publiée dans quelques quotidiens montréalais, madame Djemila Benhabib accuse la FFQ d'abandonner les femmes musulmanes aux intégristes à cause de l'adoption de la position suivante : ni obligation religieuse, ni interdiction étatique.
    Le débat est mal parti car il se fait dans des termes absolus alors que la discussion devrait s'effectuer toute en nuances.
    Certaines dénonciations actuelles de la position de la FFQ font un amalgame problématique entre : refuser d'interdire le voile dans la fonction publique et accepter le discours et les pratiques des islamistes intégristes. C'est un raccourci dangereux. La FFQ dénonce tous les régimes et les chefs religieux, économiques et politiques, y compris musulmans, qui cherchent à dicter aux femmes comment se comporter, s'habiller, se déplacer, bref comment vivre leur vie. Le droit de contrôler notre corps est au coeur de la lutte féministe.
    Au lieu de reconnaître aux femmes - à toutes les femmes - le droit d'exercer leur droit de choisir, certains-es cherchent, au nom du féminisme, à leur dicter ce qui est bon pour elles. Pourquoi la liberté de choisir serait-elle un droit reconnu aux femmes en général et une option très difficile à accepter lorsqu'il s'agirait de femmes musulmanes voilées? Si certaines d'entre elles vivent dans la contrainte de leur religion, travaillons à leurs côtés pour qu'elles s'en libèrent. Mais évitons de les pénaliser en les excluant. C'est au discours intégriste qu'il faut s'attaquer, non aux femmes qui voudraient s'intégrer au Québec en travaillant dans la fonction publique québécoise dans le respect des valeurs et du rôle de celle-ci.
    Même si pour beaucoup de femmes québécoises le hidjab représente un symbole d'oppression, faut-il pour autant mettre celles qui le portent devant un choix déchirant : l'enlever pour travailler ou rester chez soi? En bout de ligne, je crains que plusieurs de ces femmes soient contraintes à choisir l'isolement et la dépendance financière pour ne pas renier leurs croyances.
    La société québécoise, elle, aura perdu l'occasion de témoigner de sa capacité d'accueil et d'intégration de femmes souvent très scolarisées et qui ne demandent qu'à faire bénéficier le Québec de leurs talents.

  • Celine A. Massicotte
    Abonnée
    mardi 13 octobre 2009 06h26
    À Madame Boileau
    Félicitation pour cet excellent article qui résume si bien tous les tenants et aboutissant du débat en cours, et surtout lui donne toute sa légitimité.

    Je tiens aussi à souligner que le Canada lui-même, particulièrement dans l'Ouest, n'est pas à l'abri des incongruités qu'entraîne l'aberration de donner préséance aux prétendus droits religieux sur tous les autres: je me réfère à ces cas de polygamie dans certaines religions ou sectes, où les divers paliers de gouvernement se traînent les pieds alors que perdurent des abus sexuels de très jeunes filles, et l'embrigadement des femmes et des enfants, basés sur de prétendus dogme et la prétendue "croyance sincère". Tout ça par crainte de se faire "planter" par la cour suprême.

    Mais ne l'oublions pas, pendant qu'on s'astine pour savoir si le chef de l'État Canadien c'est Michael Jean ou Élisabeth II, la réalité c'est que le Chef de l'État c'est dieu le père. Le Canada n'a aucun intérêt pour la laïcité. Alors vivement qu'on a sorte, comme l'Autre l'a écrit, de ce pays sans bon sens!

  • Normand Carrier
    Abonné
    mardi 13 octobre 2009 06h29
    La proclamation d'un vrai état laic urge ......
    SI CE GOUVERNEMENT AVAIT CINQ SOUS DE COURAGE , il se donnerait une constitution qui proclamerait un état laic et tous les fonctionnaires ne doivent avoir ni sexe , ni religion et ni race !
    LES FEMMES DEVRAIENT TOUTES SE LEVER ET SE RÉVOLTER DEVANT CETTE LOI 16 qui risquent de les infériotiser encore un peu plus et tous les hommes devraient les appluyer d'une facon inébranlable car c'est toute la société québécoise qui y perdra ! Ce multiculturaliste déguisé et que l'on essait d'introduire par la porte arrière , nous fera perdre notre identité d'une facon insidieuse ! Il faut dire un non très fort a toutes tentatives d'accomodements (dé)raisonnables ....
    Normand Carrier

  • Andrew Savage
    Inscrit
    mardi 13 octobre 2009 06h33
    EN FURIE...
    Votre idéalisme vous honore. Votre cause est sans doute justifiée.

    Mais quand vous dites que «l'agent de l'État ne devrait avoir ni sexe.., », vous y allez un peu fort. Il faudrait vous expliquer là-dessus. Un dessin suffira. Vous ne pensiez tout même pas à l'émasculation des fonctionnaires mâles, s'il en reste.

    Et quand vous affirmez : «tout comme il n'a pas d'appartenance politique». Là vous sombrez dans la mythologie. Il ne se passe pas une élection sans que les organisations syndicales prennent des positions politiques.

    La colère est mauvaise conseillère. Dante plaçait les colériques au 5è cercle de l'enfer, avec les rancuniers et les mélancoliques, et dans la 3è corniche du purgatoire. Attention !

    Heureusement qu'on peut partager l'essentiel de votre opinion sans totalement partager votre argumentaire.

  • jean claude pomerleau
    Inscrit
    mardi 13 octobre 2009 06h35
    La solution: Une Constitution d'État
    Extrait de mon texte d'opinion publié dans Le Devoir lors de l'épisode sur les accommodements:

    (...)

    Pourtant, la réponse est facile et limpide, pour peu que l'on ait quelques notions de géopolitique. Le « nous », peuple du Québec, ne peut s'incarner et se définir en termes politiques et juridiques que dans un État national. Ce qui veut dire en clair que l'Assemblée nationale du Québec doit adopter une constitution du Québec contenant un Code de citoyenneté ; une Charte des droits (celle du Québec 1975 et non celle du Canada) et une Charte de la laïcité. Ce cadre politique et juridique baliserait ainsi la problématique dans son ensemble. Cette constitution du Québec aura évidemment préséance sur la constitution canadienne. Il faut, comme disait Jean Lesage être « maître chez nous ». Fin du débat.

    Toutefois, il est évident qu'une constitution du Québec qui aurait prévalence sur la constitution canadienne entrerait tôt ou tard en conflit de légitimité avec cette dernière : le nous, peuple du Québec, aurait alors à trancher entre la constitution canadienne de 1982, rejetée à l'unanimité par l'Assemblée nationale et la constitution du Québec qu'une majorité (démocratique) de Québécois se donnerait pour se définir comme peuple. Ce rapport de force établi sur un point précis (ex : Charte canadienne vs Charte du Québec) ne pourrait que procurer un avantage stratégique déterminant à la cause de la souveraineté. C'est cette perspective qui fait paniquer les idéologues fédéralistes. Il leur est, en effet, intolérable que le « nous » peuple du Québec échappe à leur contrôle et sorte de la cage à castor canadienne.

    (...)

    http://www.vigile.net/Entre-le-nous-et-le-mou

    ...............

    Pas besoin d'attendre le lendemain du Grand Soir pour doter le Québec d'une Constitution d'État:

    (...)

    Beaucoup de québécois ne savent pas que la constitution canadienne actuelle permet aux provinces d'adopter leurs propres constitutions, sous réserve de certains domaines protégés. La Colombie-Britannique l'a fait. Le Québec peut le faire.

    En effet, les articles 41 et 45 de la Loi constitutionnelle du Canada de 1982 se lisent comme suit :

    article 45 - Sous réserve de l'article 41, une législature a compétence exclusive pour modifier la constitution de sa province.

    article 41 - Toute modification de la Constitution du Canada portant sur les questions suivantes se fait par proclamation du gouverneur général sous le grand sceau du Canada, autorisée par des résolutions du Sénat, de la Chambre des communes et de l'assemblée législative de chaque province :

    (...)

    http://www.vigile.net/Pour-une-constitution-quebec,21641

    .................

    Il faut mettre sur le compte de la provincialisation des esprits le fait que la seule solution à la problématique des accommodements n'apparaisse pas clairement dans le débat publique.

  • Celine A. Massicotte
    Abonnée
    mardi 13 octobre 2009 06h44
    abus sexuels de très jeunes filles...
    et l'embrigadement des femmes et des enfants.

  • epagneula@hotmail.com
    Abonnée
    mardi 13 octobre 2009 07h18
    Propos rassurants
    Voilà des propos qui me réjouissent. J'en ai marre de me sentir flouée dans tous ces débats. La ministre James nous accusent de faire preuve d'obscurantisme en voulant limiter les droits religieux au détriment de l'égalité des femmes et des hommes. Comme elle ne comprend pas donc pas d'où nous venons, nous les femmes du Québec. Et de quel éthique découle les propos voulant qu'il "n'y a pas de discrimination si la personne virtuellement discriminée ne le sait pas". Il me semble avoir déjà entendu son similaire: "Je peux te tromper, ce que tu ne sais pas , ne fait pas mal" Ben voyons! Vivement uns société, une administration laïque. La religion appartient au domaine privé. Nous y avons assez travaillé.

  • Fernand Falardeau
    Abonné
    mardi 13 octobre 2009 07h45
    Merci de traiter du sujet
    Ce qui m'attriste, c'est que trop peu de gens et trop de medias se taisent au sujet de ce "deux poids,deux mesures" en ce qui a trait à l'égalité de la femme. Principe fondamental qui devrait primer TOUT.
    Merci Madame Boileau. Vous êtes une autre merveilleuse Djemila Benhabib ("Ma vie à contre-coran".
    Fernand Falardeau

  • Cal Embour
    Inscrit
    mardi 13 octobre 2009 08h06
    100% d'accord
    Dans le même ordre d'idées, que dirait-on d'une expression comme "violence envers les Noirs"? Est-ce qu'on ne trouverait pas qu'elle implique un jugement latent et injuste envers les Blancs?

    Voilà le gros problème de la victimisation et des particularismes qui s'érigent dogmes devant lesquels ils faut faire révérence sans en questionner les fondements...

  • Rodrigue Tremblay
    Inscrit
    mardi 13 octobre 2009 08h09
    Où est votre ex-collègue Christine St-Pierre?
    Cachée sous la burka rouge de Jean Charest...

    Pis dire que sur le Plateau on a tant ri d'Hérouxille!

  • Jean-G. Lengellé
    Inscrit
    mardi 13 octobre 2009 08h19
    Primauté de l'égalité effectivement!
    Primauté, mais sans oublier que l'égalité ne peut pas être à géométrie variable, et que la bataille des droits doit se faire en toute équité et bien évidemment en remettant en question la prétendue justice et son administration qui sont les instruments de l'inégalité des droits.
    Bien sûr que le religieux domine notre société, à commencer par le préambule de la Charte, d'autant plus qu'il est appuyé par un système judiciaire ou juridique à prétention morale qui est revêtu de la même impunité, et qui condamne de façon arbitraire par le biais de juges plus ou moins bornés qui sont de forcenés idéologues.
    Le pire exemple réside dans le "pouvoir discrétionnaire" dont les juges se sont affublé et qui est quoi, qu'en dise Serge Ménard , une monstrueuse aberration qui ouvre la porte à toutes les errances prétendument accommodantes.
    Il est certes anathème d'oser critiquer la justice, mais il faudra bien reconnaître que la justice à l'instar de la religion du Moyen-Âge peut punir et "excommunier" en toute impunité, et en toute immunité.
    Pour obtenir l'égalité vraie, il faut donc d'une part réformer nos lois et du même souffle trouver une façon d'évaluer les juges qui supprime leur impunité et leur immunité. Après tout tant les juges que les prêtres échappent à l'évaluation et peuvent ainsi donner libre cours à leur idéologie.
    À quand un code d'éthique pour la profession juridique qui soit autre chose que la poudre aux yeux du Barreau?

  • Michel Coron
    Inscrit
    mardi 13 octobre 2009 08h19
    Merci Mme Boileau
    Votre texte est remarquablement clair et dépourvu de toute ambiguïté. Souhaitons qu'ainsi il y ait moins d'autruches chez nos légistes.

  • Raymond Vaillancourt
    Abonné
    mardi 13 octobre 2009 08h43
    Bravo !
    Mais pour que la conclusion de votre texte se réalise, il faudrait que nous ayons des dirigeants qui se tiennent debout. Ce n'est manifestement pas le cas !

    Raymond Vaillancourt

  • Monique Laberge
    Abonnée
    mardi 13 octobre 2009 08h46
    Bravo pour le message clair!
    En effet, il est grand temps de se mobiliser pour assurer
    la laïcité de notre fonction publique. Et Josée Boileau explique très bien pourquoi.

    Monique Laberge

  • François Brousseau
    Abonné
    mardi 13 octobre 2009 08h53
    Bravo Josée!
    Continuons le combat.

    Sylvie Brousseau

  • Pierre-R. Desrosiers
    Inscrit
    mardi 13 octobre 2009 08h58
    Voir aussi la Cour suprême...
    Excellent éditorial. Tout, ou presque, y est dit. Mais il faut aussi se pencher sur le libellé de certaines décisions de la Cour suprême. Car les tribunaux n'ont pas à se prononcer sur le substrat philosophique des religions, chose qui ne relève pas du droit, mais plutôt sur la protection du droit à la pratique religieuse, quelle qu'elle soit. La Charte canadienne des droits, constitutionnalisée en 1982, commence par cette phrase: «Attendu que le Canada est fondé sur les principes qui reconnaissent la suprématie de Dieu et la primauté du droit.» Dans cette perspective, une hiérarchisation des droits devient inévitable. Qui a préséance, Dieu ou le droit?

    Pierre Desrosiers
    Val David

  • Gilbert Morin
    Abonné
    mardi 13 octobre 2009 08h58
    Un leadership NÉCESSAIRE de la part du Gouvernement du Québec
    Je ne crois qu'avec le gouvernement en place, nous puissions en arriver à une solution acceptable. Encore une fois il va falloir avoir une situation embarassante et très médiatisée pour que M. Charest accepte de s'affirmer et prendre une position réelle sur l'égalité entre les sexes.

  • Paul Lafrance
    Inscrit
    mardi 13 octobre 2009 09h08
    Accomodements
    Au nom de notre réputation de société tolérante, nous sommes prêts à faire rire de nous-mêms par ces mêmes personnes qui réclament des accomodements supposément raisonnables.
    Paul LaFrance
    Québec

  • Francine Cousteau Serdongs
    Abonnée
    mardi 13 octobre 2009 09h16
    Tellement bien dit!
    Il y a un vice- patriarcal (dans le sens large) - à considérer, sur le même pied, le droit des personnes à être reconnues comme personnes égales, et, le droit de ces personnes à choisir leur langue, religion, orientation sexuelle, etc. Le premier droit est évidemment, logiquement, prioritaire. Les autres, subordonnés au premier. Les mettre sur le même pied vise à relativiser le droit premier de l'égalité. Nous pensions, à tort, que la Charte sauvegarerait la reconnaissance de l'égaité entre les sexes... il faut se mettre à table et reprendre le combat.

  • svb@rapideblanc.ca
    Abonné
    mardi 13 octobre 2009 09h30
    Aveuglement et recul
    Merci Josée Boileau pour votre clairvoyance qui fait si cruellement défaut à nos élus. Vous faites toujours de très bonnes analyses mais celle là m'interpelle particulièrement puisqu'elle soulève un recul inaceptable dans la société québécoise. J'espère que la population québécoise refusera d'une même voix cette oppression des femmes légitimée par le droit à la religion et se lèvera pour défendre la laïcité dans les institutions publiques de plus en plus mise-à-mal.

    Ève Lamont
    Réalisatrice

  • Claude L'Heureux
    Abonné
    mardi 13 octobre 2009 09h40
    Bien dit !
    Votre propos est clair, madame Boileau, et il devrait rester sans réplique. Seul l'aveuglement fédéraliste, le multiculturalisme (même mon correcteur ne le prend pas) de toutes les hypocrisies réagira.

    Claude L'Heureux, Québec

  • Micael Berube
    Abonné
    mardi 13 octobre 2009 09h57
    Mme. Boileau, il faut s'attaquer à la racine du mal
    La racine du mal est le fondement rationnel (oui vous avez bien lu) à ces normes qui impliquent l'inégalité d'une femme. Tous les groupes religieux fonctionnent avec certains présupposés en tête, notamment l'origine divine des écritures saintes. Or, un examen attentif de ces documents permettra de fonder un argumentaire solide afin d'établir que les écritures ne sont pas une collection de vérités éternelles.

    Autrement, ce qui tient de telles normes en place c'est la pression de la communauté religieuse à laquelle les membres sont soumis. Un individu qui parle peu français ou anglais ou qui a été élevé dans un moule religieux à l'abri de la vie publique ordinaire ne peut pas librement abandonner sa religion, car cela signifie l'exclusion. Impuissant à se dégager de la communauté, l'individu rationalise sa situation et se convainc lui-même que ses croyances religieuses sont justes afin d'être concilié avec son groupe d'appartenance.

    Donc voilà : je vous invite à examiner les raisons qui sous-tendent les croyances intégristes afin de les comprendre. Par la suite, profitez de votre tribune pour vous attaquer à ces fondements à l'aide d'arguments basés sur une analyse impartiale. Il est grand temps que quelqu'un accepte de contrer les croyances religieuses en faisant appel à la science plutôt qu'à des préférences personnelles.

    En d'autres termes, il faudrait former un groupe d'experts en religions associés à un groupe de scientifiques et de philosophes (historiens, archéologues, sociologues, physiciens, etc.) afin de reprendre l'exercice des Lumières qui consista à soumettre les dogmes religieux à l'examen rationnel. Il s'en dégagera un certain nombre de constats quand à la naïveté des mythes religieux.

    Les conséquences de cette approche seraient dramatiques. Plutôt que de chercher à équilibrer des droits, l'on dirait plutôt : "Allez... vous refusez de vous faire soigner par une femme pour *telle et telle raison*. Or, il est évident, à la lumière des faits, que cette raison est invalide. En voici la démonstration. En conséquence, votre demande est sans fondement et nous nous accordons le droit de ne pas en tenir compte. Si, malgré tout, vous refusez les services d'une femme simplement en raison de vos préférences personnelles, alors sachez que les préférences sexistes sont interdites ici. Mais soyez certain qu'en conséquence, vous serez vous-mêmes à l'abri d'une telle discrimination. Et autre chose : si votre communauté vous tient en otage, nous finançons plusieurs organismes d'ex-religieux qui soutiennent les individus qui tentent de se refaire une vie à l'extérieur de leur communauté d'origine. Voici leurs coordonnées."

    Bref, je ne crois pas que l'on doive respecter une pratique religieuse si celle-ci se fonde sur une croyance que la science peut réfuter. Or, les croyances religieuses que la science ne peut réfuter n'entrent pas en conflit, il me semble, avec nos institutions démocratiques.

    MB

  • Martin Dufresne
    Abonné
    mardi 13 octobre 2009 09h59
    Les masculinistes aussi
    Ne perdons pas de vue qu'un autre type d'intégrisme, le masculinisme, réclame haut et fort que les hommes dits en détresse soient entendus par un homme au CLSC, et que les garçons reçoivent l'enseignement de la bouche d'hommes au primaire et au secondaire.
    Étrangement, cet intégrisme tout aussi misogyne, qui prend prétexte d'une psychologie essentialiste, "passe" mieux la rampe.

  • Jacques Morissette
    Abonné
    mardi 13 octobre 2009 10h12
    L'égalité des femmes oui, mais...
    Mais pas dans le but d'en faire des potentats à l'image des hommes qui utilisent inconsciemment leur croyance religieuse dans le but de, permettez-moi l'expression, tenir les femmes en laisse. On parle d'égalité et je suis tout à fait d'accord avec ce genre de principe. Mais pas dans le but de renverser le pouvoir des hommes pour le remplacer ensuite par un autre forme d'abus qui serait le pouvoir des femmes sur les hommes.

    C'est tellement facile de passer des abus de l'un envers l'autre et vice-versa, au nom des principes d'égalité une fois établis. Le plus gros problème, c'est que ceux qui ont à rétablir l'équilibre, entre les uns et les autres, sont parfois eux-mêmes confondus dans le but de bien faire. Il s'agit tout simplement de savoir faire un peu de recul quand vient le temps de pondérer pour retrouver un certain équilibre sur la balance, et des uns et des autres.

  • Lamonta
    Abonné
    mardi 13 octobre 2009 10h15
    L'état, les sectes et la morale préconventionnelle
    Entièrement d'accord avec Mme Boileau. Il serait cependant nécessaire de compléter l'analyse en mettant en relief que des sociétés basées sur la délibération, qui en sont au stade de morale postconventionnelle, entreront toujours en conflit avec les communautés fondées sur des morales préconventionnelle ou conventionnelle où la seule autorité reconnue, impossible à remettre en question, est celle du clan, de la tribu ou de Dieu.

    Les chartes des droits font l'impasse sur les différents niveaux de référents qui coexistent dans nos sociétés et nient ainsi la hiérarchie des valeurs. Cette négation fait en sorte que l'on met sur le même pied le particulier (une secte qui ne reconnaît pas les principes d'égalité de tous les humains) et l'universel (tous les humains ont les mêmes droits).

    On cédant à des principes de morale religieuse sectaire (comment qualifier autrement les hassidim?) qui ne se sont pas adaptés au stade postconventionnel, on sape les fondements mêmes des institutions de la société. Gare aux conséquences: désordre, perte d'autorité de l'État, perte de repères, communautarisme, etc. Ce n'est pas ainsi qu'on se prépare des lendemains chantants.

  • Pierre Lacerte
    Inscrit
    mardi 13 octobre 2009 10h22
    La discrimination systémique
    Il ne fallait pas être prophète de malheur pour savoir que les problèmes de discrimination envers les femmes dénoncés lors de la commission Bouchard-Taylor n'allaient pas disparaître comme par enchantement. C'était d'autant plus prévisible que nos élus ont choisi, une fois de plus, de se mettre la tête dans le sable... pour le plus grand bonheur des extrémistes religieux. La démocratie frileuse finira-t-elle par cesser de s'en laisser imposer par les théocrates sexistes? Allez donc faire un tour sur le site WWW.ACCOMMODEMENTSOUTREMONT.BLOGSPOT.COM. Vous verrez comment les intégristes religieux réussissent à fausser la démocratie en leur faveur.

  • Jean Royer
    Abonné
    mardi 13 octobre 2009 11h03
    Inégales et l'équipe
    Madame Josée Boileau,
    Rédactrice en chef
    Merci, madame Boileau, de cet éditorial clair et emporté dans son écriture. Le Devoir retrouve sa belle plume éditoriale, qui a fait sa réputation depuis cent ans.
    Bravo à l'équipe du Devoir d'aujourd'hui. Son organisation me fait rêver. À mon époque (1977-1991), c'est-à-dire surtout durant le tournant des années 1980, quand je dirigeais les pages culturelles et littéraires (je fus le premier adjoint permanent au directeur de l'information), je devais faire seul la mise en page des deux cahiers (le mercredi soir jusque vers une heuree du matin! C'était encore l'époque artisanale!
    Aujourd'hui, on lit bien quotidiennement que Le Devoir a trouvé son destin dans la modernité! Le centenaire sera bien mérité.
    Bonne continuation au Devoir et merci à sa nouvelle rédactrice en chef, à votre intelligence et à votre sensibilité pour les missions politiques et culturelles du Devoir!
    Cordialement.
    Jean Royer

  • Pierre Tremblay
    Inscrit
    mardi 13 octobre 2009 11h04
    QUE VOULEZ-VOUS...
    La peur d'avoir peur. C'est ce qui caractérise les québécois. On aime se faire dire que l'on est mou. On croit, selon le gouvernement et certains avocats (Julius Grey), que c'est une qualité: la TOLÉRANCE. Donc une question de vocabulaire qui plait au québécois.

    Voilà pourquoi nous ne pouvons-pas être un peuple. Parce qu'un peuple, çe se respecte.

  • Jerome Letnu
    Inscrit
    mardi 13 octobre 2009 11h26
    Madame Boileau remplace-t-elle un communautarisme par un autre ?
    >"Et les victimes de cette préséance ont un nom: les femmes."

    En regardant les accrocs à l'égalité à travers la lorgnette féministe, ne risque-t-on pas de leur en substituer d'autres ?

    Pour se limiter à quelques exemples: quand le lavage des pieds dans les lavabos rend l'usage de ceux-ci peu attrayant, que les congés religieux chamboulent les horaires de travail et que l'aménagement de lieux de culte ne respecte pas le zonage municipal, c'est tout le monde qui en subi les conséquences.

    A partir d'un cas où ce sont les femmes font les frais de la priorité du religieux, Madame Boileau passe du particulier au général et soutien que les victimes sont "les femmes".

    Elle aurait peut-être intérêt à lire les texte publiés par le Devoir depuis quelque mois, écrits par des profs de philo de différents Cégep.

  • Michel Chayer
    Inscrit
    mardi 13 octobre 2009 11h40
    Les Pygmées et la forêt boréale...
    « Il y a une grande hypocrisie actuellement à ne pas reconnaître que » la population en a à ras le pompon d'entendre râler cette nouvelle immigration qui vit pour une bonne part de nos deniers tout en conspuant notre mode de vie.

    Dans la même veine que votre exemple sur le client qui refuse d'être servi par un Noir, le jour où les citoyens refuseront de loger et d'employer ceux-là même qui s'opposent au progrès social tout en tentant de nous imposer leurs préceptes religieux rétrogrades, ce jour-là le patronat cessera d'inciter le gouvernement à favoriser une immigration de cheap-labor malléables à souhait en provenance des pays en voie de développement...

    Par ailleurs, un débat sémantique s'impose ici : que je sois viscéralement antireligieux ne fait pas de moi un raciste : le racisme concerne la race, i.e. le faciès des gens, tandis que la religion est une caractéristique culturelle.

    Or, il y a des cultures qui ne sont pas miscibles entre-elles. Parce que si elles l'étaient toutes entre-elle, il n'y aurait donc pas lieu de protéger les traits culturels des Pygmées... Et ces derniers pourraient sans anicroche émigrer au Canada pour y vivre comme s'ils étaient encore au fin fond de la forêt équatoriale...

  • Bernard La Riviere
    Abonné
    mardi 13 octobre 2009 12h06
    rebravo
    Dans la société civile, toutes les fantasmagories religieuses peuvent avoir cours, si elles ne nuisent à personne. Dans l'État laïque, elles ne doivent avoir aucune place. C'est un dur combat pour les femmes musulmanes (particulièrement), mais de tolérer le religieux chez les employés de l'État ou dans l'organisation des services qu'ils et elles rendent n'aident pas ces femmes ni aucune autre, au contraire.

  • Pierrette L. Ste Marie
    Abonné
    mardi 13 octobre 2009 12h38
    Pour se faire élire, on mange à tous les auges
    Merci de continuer à dénoncer l'hypocrisie de nos élus et de démontrer de façon rationnelle
    le côté insolite de cette situation.

    Délivrez-nous des politiciens qui suivent la parade.

  • Marc Pelletier
    Abonné
    mardi 13 octobre 2009 12h54
    Le danger de la hiérarchisation des droits
    Les Québécois et Québécoises désirent clairement affirmer l'égalité entre les hommes et les femmes et la récente modification de la Charte québécoise des droits et libertés de la personne a consolidé cette affirmation. Pour Mme Boileau, cette affirmation est insuffisante. Le plus récent exemple d'accommodement offert par la Commission des droits de la personne et de la jeunesse convainc l'éditorialiste de la nécessité de hiérarchiser les droits et d'insuffler à l'égalité homme-femme une primauté qu'on refusera aux autres droits.

    L'opinion tranchée de l'éditorialiste cache les possibles dérapages qu'entraînera l'imposition d'une telle hiérarchie, dérapages qui, nous le craignons, affecteront au premier abord les femmes elles-mêmes. Par exemple, dans la jurisprudence actuelle, ce sont le droit à la dignité et à le droit à l'intégrité de la personne qui assurent aux femmes (et aux hommes) la liberté de recevoir les soins intime ou l'aide psychologique par une personne du même sexe. Si ces droits se subjuguent à celui de l'égalité homme-femme, l'éditorialiste a l'obligation de préciser la mécanique par laquelle ces acquis seront préservés. Même en restreignant la primauté de l'égalité à celui de droit d'exercice de la religion, l'impact sur les femmes ne sera pas négligeable. C'est ainsi que justifiait l'opposition à toute hiérarchie des droits du Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale dans un récent rapport: « Prenons l'exemple d'une travailleuse de foi musulmane qui, portant le foulard, serait à l'emploi d'un Centre de la petite enfance qui aurait décidé d'en interdire le port sur les lieux de travail. Cette travailleuse pourrait actuellement porter plainte pour discrimination en raison de sa liberté de religion et un tribunal pourrait lui donner raison. Or [si une hiérarchisation des droits était adoptée], le tribunal ne risque-t-il pas de donner raison à l'employeur qui démontrerait qu'il a imposé cette norme parce que le port du foulard est un signe de soumission des femmes alors qu'il a comme mandat de promouvoir des valeurs d'égalité entre les sexes aux jeunes enfants dont il a la garde? Risque-t-on de juger, en raison de cette hiérarchisation des droits, que cette norme est raisonnable et proportionnelle. Si tel était le cas, cette travailleuse devrait choisir de renoncer à sa liberté de religion pendant les heures de travail ou renoncer à cet emploi. [Si la hiérarchisation avait un tel effet], cela veut dire que certaines femmes, comme les femmes de foi musulmane, chez qui on observe l'un des plus taux de chômage parmi l'ensemble de la population active (12.4%) et qui sont déjà marginalisées socialement le seraient encore plus. » Même dans le contexte précis de la SAAQ, quelques témoignages à la Commission Bouchard-Taylor ont souligné que ce sont les femmes victimes de violence conjugale qui risquent le plus de souffrir d'une intransigeance de l'État sur le sexe de ses préposé(e)s, en exposant les plus recluses parmi elles aux représailles de conjoints récalcitrants ou maladivement jaloux d'une telle mixité. Ce dernier argument ne signifie pas qu'il faille stopper toute avancée sociale, si avancée il y a avec une hiérarchie des droits, de peur de ses conséquences dans la sphère privée, mais il souligne néanmoins la nécessité de ne pas agir aveuglément et de mesurer l'impact potentiel d'une mesure qui affectera avant tout les femmes de notre société.

  • Jean-Pierre Audet
    Abonné
    mardi 13 octobre 2009 14h01
    Régression de la lutte des femmes pour l'égalité
    Je suis ravi que Madame Boileau ait osé, comme Québécoise dite de souche, emboiter le pas à Djemila Benhabib ("Ma vie à contre-coran»).

    Aujourd'hui, c'est dans le monde entier, que l'égalité de la femme et de l'homme est menacée. Et l'endroit au monde où la société semble le moins en mesure de défendre cette égalité, c'est sans aucun doute au Canada en général et au Québec en particulier.

    La conception trudeauiste du multiculturalisme fait encore d'immenses ravages chez nous. Si les droits ne sont qu'individuels, on comprend que le droit des femmes à l'égalité puisse difficilement l'emporter légalement sur le droit à la liberté religieuse. Mais il serait peu sage de ne pas recourir ici, comme le prônait déjà Aristote avant notre ère, à une justice distributive qui puisse équilibrer les chances de l'égalité des femmes devant les diverses religions dont la puissance est encore sans égale partout dans le monde.

    On pourrait se rassurer en se disant que chez nous les femmes ont remporté des succès fulgurants depuis un demi-siècle. Mais tout comme chaque individu n'est pas une île isolée du reste du monde, de même chaque société est intimement reliée à toutes les autres... Et chaque sexe à l'autre.

    Nous pouvons donc à bon droit nous poser globalement la question : la lutte des femmes pour l'égalité a-t-elle réellement remporté des succès ces dernières années? Malgré les quelques voix qui osent s'élever pour défendre le droit des femmes à l'égalité, il faut bien se rendre à l'évidence : partout au monde les femmes perdent du terrain au profit des religions extrémistes.

    Au profit des religions oui, mais surtout au profit de l'intransigeance et du machisme des éléments radicaux qui font la loi principalement dans les trois monothéismes. Oui dans les trois. Bien sûr nos femmes se sont enfin libérées du joug de Rome, des évêques et des prêtres intégristes. Mais qu'elles ne se réjouissent pas trop vite. Voilà que nous vient d'ailleurs un vent annonciateur d'une dangereuse tempête misogyne : l'intégrisme et le machisme sémite. «Sémite», voilà un terme dangereux que j'assume pleinement. Car il désigne aussi bien le peuple arabe que le peuple hébreu. Ce sont deux peuples sémites ; leurs langues ont les mêmes racines sémites. Bienheureux seraient-ils si leurs extrémistes savaient raison garder et femme considérer.
    Mais hélas ces radicaux aussi bien fous d'Allah que de Yahveh veulent venir chez nous pour nous imposer leurs convictions et leurs coutumes. Or l'évolution de l'ensemble de l'humanité fait que ces coutumes, disons-les normales au Moyen Âge, sont devenues désuètes au 21e siècle. C'est ce qui rend leurs défenseurs si intolérants et violents contre toute différence.

    Or notre société est reconnue comme l'une des plus tolérantes au monde. Trop disait-on à Hérouxville dont l'on se moquait allègrement après Tout le monde en parle. Mais attention, notre tolérance pourra bientôt nous jouer de vilains tours. Soyons vigilants, car l'Europe commence à prendre conscience du danger. Il n'y a pas que la grippe A H1N1 qui soit contagieuse : le mépris religieux de la femme s'est installé dans l'humanité il y a des milliers d'années. Ce n'est que depuis un demi-siècle que les femmes occidentales ont amorcé leur libération. C'est dire à quel point elle est encore fragile. Notre accueil de la différence a quelque chose de beau et de rafraîchissant. Mais méfions-nous de l'appel à l'exotisme au détriment de nos racines nouvellement renouvelées et revivifiées grâce au courage de certaines femmes comme Simone de Beauvoir, Benoite Groult, Germaine Greer... et chez nous Simonne Chartrand et bien d'autres encore de nos jours.

    Savoir se défendre de l'extérieur est aussi capital que de savoir s'ouvrir à la différence. C'est là un principe vital : dès l'origine de la vie, la cellule s'est donné une membrane apte à s'ouvrir à ce qui pouvait la nourrir et à se fermer à ce qui pouvait la détruire. Or aujourd'hui au Québec, notre ouverture trop grande pourrait s'avérer le plus grand danger pour l'avenir de notre société égalitaire. Soyons prudent(e)s, Londres et Paris commencent à se mordre les doigts d'avoir été trop permissifs à l'envahissement sémite, surtout musulman, et prosélyte. Se prémunir d'un tel danger, ce n'est aucunement du racisme, car en médecine le meilleur remède contre un poison, c'est de savoir bien le détecter et le nommer. Ensuite on est mieux armé pour le combattre efficacement. Il existe un ordre dans la dangerosité : le principal ennemi est l'extrémisme islamiste. Attaquons-nous donc courageusement à celui-là ; nous serons d'autant mieux armés pour entreprendre la lutte aux autres dangers, principalement à tout ce qui pourrait enfreindre la liberté de pensée, que celle-ci soit religieuse ou laïque.

    Je termine cette trop longue réflexion en félicitant chaleureusement Josée Boileau pour sa lucidité et son courage. Beaucoup d'autres femmes et hommes de chez nous devraient lui emboiter le pas.
    Jean-Pierre Audet

  • Marie Gagnon
    Abonnée
    mardi 13 octobre 2009 14h10
    Je me souviens ... de J.P. Sartre
    Notre société à cette heure n'accepterait pas que nos politiciens discutent la possibilité d'envisager d'accepter des requêtes de préférence (ou d'exclusion) raciale. La pré-séance du droit à l`égalité raciale va (maintenant et heureusement) de soit. Pourquoi pas celle de l`égalité des genres?
    La devise de J.P. Sartre (la liberté s'arrête là où celle des autres commence) appliquée au contrat social, notamment via une hiérarchisation des droits par l'État sur la base d'un débat sociétal, permet d'insuffler à la base du tissu sociétal la notion de respect mutuel. Caractéristique (réelle ou perçue) qui dore d'ailleurs le blason de bien des Québécois et Canadiens à l'étranger. ... et qui en fait de plus souvent des destinations d'immigration prisées malgré le climat!

  • Zach Gebello
    Inscrit
    mardi 13 octobre 2009 15h03
    Non à la hierarchisation des droits et libertés
    C'est la laïcité qu'il nous faut.

    La séparation du civil et du religieux. Ainsi tous les droits et libertés religieuses sont assurés dans la liberté d'association (institutions religieuses).

    L'État étant alors une association en soi, peut établir ses règles à l'intérieur de son cadre, comme les institutions religieuses.

    Si on fait affaire, est employé, ou voulons service de l'État laïque (ses institutions), alors il faut suivre ses règles.

    Un État laïque.

    Pas "ouvert" ou "fermé", simplement laïque.

  • Michel Chayer
    Inscrit
    mardi 13 octobre 2009 15h21
    Sexe et sémantique @Marc Pelletier
    Moi, quand je parle d'égalité des sexes, je ne songe pas à la sémantique ; ces mesures cosmétiques camouflent les véritables enjeux de la lutte pour l'égalité des sexes, en plus d'alourdir inutilement les phrases...

    Mais, il semble bien que la Province abrite des « ignorants et des ignorantes » qui ne savent pas ce qu'est un mot générique et qui ne connaissent pas non plus la différence entre un genre grammatical et un genre sexuel... Parce qu'en ce qui me concerne, quand je parle d'une meute de loups j'en n'exclus pas les louves, et puis je n'ai jamais vu un tabouret courtiser une chaise...

  • Rodrigue Tremblay
    Inscrit
    mardi 13 octobre 2009 16h03
    Martin la moviette déconne encore
    Les hommes ne demandent pas à ce que les garçons n'aient que de profs masculins. Ils demandent à ce qu'il y ait plus d'hommes-enseignants à l'élémentaire puisque c'est des femmes à 90%. On veut donner plus de modèles masculins à nos gars, pas les couper des femmes.

  • Pierre Brosseau
    Abonné
    mardi 13 octobre 2009 16h57
    LES DÉPUTÉS ONT-ILS UNE OPINION ?
    Le Québec est un état laic et il reconnaît l'égalité des droits entre les femmes et les hommes.

    En tant qu'État laic, les affaires de l'État ne sont pas soumises aux exigences d'accommodements que lui demandent les organismes religieux ou ceux qui s'en réclament.

    Un État laic rend des services laics. À ce titre, toutes les personnes sont égales face à leurs droits et leurs devoirs de citoyens. Quelqu'un qui ne veut pas se soumettre aux exigences d'égalité entre les hommes et les femmes quand il demande ou reçoit un service d'un État laic se disqualifie par le fait même et renonce au service en question. Du moins, telle devrait en être la conséquence.

    Après avoir, entre autres, lu le livre de la Québécois d'origine algérienne Djemila Benhabib, « Ma vie à contre-Coran » (VLB Éditeur, 2009), il ne fait plus aucun doute dans mon esprit qu'il ne faut pas céder aux arguties des demandeurs « d'exceptions ». Il ne faut absolument pas se laisser embobiner par les exigences religieuses qui débordent sur le terrain public et laic, que ce soit à l'école, à la SAAQ, la RAMQ ou tout autre service gouvernemental, qu'il soit provincial, municipal ou scolaire.

    Nos convictions démocratiques ne doivent pas céder aux subtiles et parfois moins subtiles demandes à caractère religieux sous le prétexte de la recherche de la bonne entente, de la compréhension, du désir d'intégration, de l'empathie et de la fréquence prétendue relativement peu élevée de telles demandes.

    Le premier ministre Charest et sa ministre responsable de la Condition féminine, Christine St-Pierre, ont fait piètre figure dans ce dossier des « accommodements raisonnables » depuis la commission Bouchard-Taylor dont ils se sont empressés, aussitôt reçu, de tabletter le rapport.

    Ces derniers temps, leur position nonchalante et leur absence de colonne vertébrale ont été et demeurent un déshonneur pour les Québécois. Ils prétendent qu'un Juif hassidique peut demander de ne pas être servi par une femme ou qu'une musulmane puisse exiger d'être soignée par une femme médecin et que cela est acceptable parce que ça n'arrive, semble-t-il, que quelques fois par année.

    Je ne sais si l'on peut demander aux députés libéraux, de transmettre notre profonde insatisfaction à leur chef et à leur collègue St-Pierre. L'auto-censure ou la discipline de parti les empêchent peut-être de le faire ou de prendre position publiquement. Ou peut-être n'ont-ils pas d'opinion sur le sujet. À eux de nous le dire.

    Nous verrons éventuellement où se situe ce premier ministre qui voulait avoir les deux mains sur le volant pour pouvoir diriger le Québec. Au fait, veut-il le diriger à sa guise ou pour le mieux-être des Québécois et de leur avenir dans le respect de leurs droits et de leur culture ?

  • Philippe Landry
    Inscrit
    mardi 13 octobre 2009 18h48
    Magouille Pathétique
    Combien de fois faudra-t-il le répéter? Le gouvernement du Québec n'a pas juridiction en ces matières. La constitution Québécoise est subordonnée à la Charte des droits et liberté et tout ce que l'Assemblée Nationale peut faire, c'est d'avaliser le document canadien. Charest le sait très bien et se permet de ramener le débat sur la table, histoire de polariser d'avantage l'opinion entre Québécois soi-disant xénophobes et anglophones-immigrants évolués et tolérants, accélérant d'autant l'anglicisation fulgurante qui sévit sur l'île de Montréal. Prochaine étape: on signe la constitution! Il faudrait que les francophones finissent par comprendre à quel point ce débat leur cause du tort.

  • Jeanne du Lys
    Inscrite
    mardi 13 octobre 2009 20h36
    Bravo !
    Bravo pour cet article.

    Pratte disait dans La Presse que : ''Bien des gens partagent cette conviction. Toutefois, avant d'aller aussi loin aussi vite, il faut s'arrêter aux conséquences qu'entraînerait une telle primauté. Dans les faits, on créerait une hiérarchie des droits fondamentaux. Cette approche a été rejetée par la jurisprudence partout sur la planète. D'ailleurs, lors du débat sur les dernières modifications à la Charte, péquistes et libéraux s'entendaient sur la nécessité d'éviter une telle hiérarchisation. ''

    Donc, (...il faut s'arrêter aux conséquences qu'entraînerait une telle primauté...)qu'elles conséquences auront les religions puisqu'ils ont une primauté sur les droits des femmes ???

    À mon avis, si aucun droit n'a le droit d'avoir une primauté sur un autre droit, les droits des religions s'arrêttent donc obligatoirement là ou les droits des femmes sont atteints... en quelque sorte au niveau du droit, un droit s'arrêtte là ou il en brime un autre.

    Comme par exemple une personne décide de se promerner nu dans sa cour qui est clôturée, il a le droit. Cependant cette personne veut se promener nue dans la rue, là ça pose problème aux droits des gens qui ne veulent pas voir le monde se promener nus dans la rue (majoritaire sur le nu)donc son droit de la personne s'arrêtte là puisqu'il brimerait un autre droit.

    Lorsque j'entends les supposé ''Droit de la personne '', formé à l'université de Sherbrooke ( manipulation des consciences sociales)financer par les lobbies religieux.

    Suggestion d'ailleurs des commissaires Bouchard Taylor(Taylor qui a reçu des imans un prestigieux prix ayant été reconnu comme l'un des cents plus grands philosophes musulmanes du monde...)Voir revue Prospect.

    Le rapport de la commission Bouchard Taylor n'a pas été adopté à l'Assemblée nationale alors pourquoi en suivent-ils les recommendations en catimini ???

    Le problème, à mon avis, c'est que ça ne se peut pas que tant de juges et/ou d'avocats ne comprennent pas le sens des droits l'homme ??

    On se croirait en plein Cheval de Troie !! Les conservateurs ont-ils nommé des juges religieux ??? Et au Québec ?

    J'en conclu que ce n'est peut-être pas qu'ils ne connaissent pas le droit mais plutôt qu'ils ne respectent plus nos droits.

    Il faudrait s'en référer, selon moi, au droit pour les litiges internationaux. Nos droits sont carrément bafoués ! Le Canada est en conflit d'intérêt.

    Je me sens comme en otage, violement séquestrée dans mes droits. C'est incroyable on dirait que la charia avec leurs supposées sages femmes (retour des accouchements à la maison dans la souffrance...) sont entrain de s'implanter par la porte d'en arrière ?

    Je ne comprends pas non plus, comment nos politiciens peuvent-ils ne rien voir de ce qui se passe ??? Ne pas voir que nos droits sont bafoués ?

    Il n'y a que trois possibilités, à mon avis, soit ils sont complices, soit ils sont vraiment d'une naiveté infantile, ou des imbéciles...

    Sylvie R. Tremblay

  • Marc Pelletier
    Abonné
    mardi 13 octobre 2009 21h43
    Soyez genereux, M. Chayer.
    M. Chayer,

    Pourquoi ne pas accorder volontiers aux déclarations d'autrui un principe de charité pour en dégager une certaine rationalité? Hélas, l'ère d'internet n'est pas celui du coeur magnanime, mais du doigt accusateur. Si j'ai distingué les Québécoises des Québécois, c'est pour ajouter une nuance que mon texte n'aurait pas eu en utilisant le sens générique du terme Québécois. Cette nuance est que le consensus du besoin d'affirmation de l'égalité des sexes est présente tant chez les hommes que chez les femmes. Ce besoin d'affirmation ne doit donc pas, au contraire de la suggestion de Mme Boileau, être rattaché à la lutte historique des femmes, faite en grande majorité par les femmes, pour les femmes.

    Vous admettrez volontiers qu'un consensus constitué d'un appui de 60% de Québécois et de 100% de Québécoises est différent d'un consensus constitué, à part égale selon le sexe, de 80% de Québécois. Par quelle gymnastique, sinon, faut-il exprimer cette différence?

    D'ailleurs, il n'est pas inutile d'ajouter que ni la présidente de la Fédération des femmes du Québec, ni la présidente du Regroupement des femmes contre la violence conjugale, ni même la porte-parole en titre de Québec Solidaire, qui pourtant en paie le prix, n'appuient la position de Mme Boileau d'un affaiblissement substantiel des accommodements raisonnables. Ce serait difficile de les accuser toutes de misogynie.

    Le défi est de défendre cet acquis social que sont les accommodements raisonnables tout en évitant les absurdes discriminations auxquelles on arrive parfois. Mais cela exigerait un regard constructif que les Québécois, hélas, ne sont plus en mesure de soutenir.

  • PIERRETTTE DARCY
    Abonnée
    mercredi 14 octobre 2009 23h23
    Accommodement raisonnable - Inégales
    Madame Boileau

    Je suis totalement en accord avec cet article "Inégales" du 13 octobre 2009.
    Depuis le début de la saga sur les ''Accommodements raisonnables'', j'avais perdu un peu espoir dans tout cet imbroglio d'opinions aussi différents les unes comme les autres. Je ne suis pas au courant de tout ce qui c'est dit à ce sujet cependant cela reste difficile de s'y retrouver. Donc vous avez contribué à mettre de la lumière dans mon esprit sur le sujet. Ce que j'apprécie principalement, est que vous faites ressortir le droit de toutes les femmes d'être respectées en tant qu'être humain et non pas parce que on est une femme. Je crois que nous devons être reconnues comme être humain d'abord, parce qu'avant d'être un sexe nous sommes des êtres humains.
    Merci

    Pierrette Darcy

Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
ou Créer un profil
Cet article vous intéresse?
51 réactions
0 vote Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Commenter
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012