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Diversité culturelle: la ministre se fâche

Le projet de loi 16 n'a rien à voir avec les accommodements raisonnables, dit Yolande James

Robert Dutrisac   7 octobre 2009  Québec
Québec — La ministre de l'Immigration et des Communautés culturelles, Yolande James, est à la fois surprise et irritée de l'interprétation que font plusieurs groupes et juristes de son projet de loi 16 visant à encadrer la gestion de la diversité culturelle par l'administration publique. « Très sincèrement, je ne suis pas contente », a livré, hier, Yolande James lors d'un entretien accordé au Devoir. « Il n'est nullement question de remettre en question le principe de l'égalité homme femme. »

Yolande James estime qu'il est « irresponsable » de faire un lien entre le projet de loi 16 et des accommodements qui favoriseraient la liberté de religion au détriment de l'égalité entre les sexes, comme l'a fait la présidente du Conseil du statut de la femme (CSF), Christiane Pelchat dans nos pages hier. Mme Pelchat, une juriste et une ancienne députée libérale, donnera son appréciation du projet de loi 16 cet après-midi en commission parlementaire.

La ministre a dit déplorer le fait que Mme Pelchat « essaie de faire porter toutes les questions de conflits de religion sur le dos des immigrants. »

Yolande James a soutenu que le projet de loi 16, malgré l'avis de la présidente du CSF et des groupes appelés à comparaître en commission parlementaire, n'a rien à voir avec les accommodements raisonnables.

Le projet de loi stipule que la ministre se voit confier la mise en oeuvre d'« une politique gouvernementale et d'un plan d'action pour favoriser l'ouverture de la société à la diversité culturelle ». La ministre a expliqué qu'il s'agit de « gestion de la diversité culturelle ».

« Ce n'est pas parce qu'on fait le choix de s'ouvrir à la différence qu'on va faire des compromis sur les valeurs du Québec », a avancé le ministre.

Le projet de loi cherche à pourvoir l'administration publique des « outils pour gérer toutes les situations visant l'intégration de la population immigrante et des communautés culturelles », a-t-elle déclaré.

« Les accommodements raisonnables, ce n'est pas l'objet du projet de loi », a soutenu Mme James. Il ne vise pas non plus la question du port des signes religieux par les employés de l'État, a-t-elle dit.

La présidente de la CSF a donné, hier, au Devoir une tout autre interprétation du projet de loi 16. Selon Christiane Pelchat, le gouvernement met en oeuvre une recommandation du Conseil qui souhaitait que le gouvernement se dote d'une « politique de gestion de la diversité culturelle ». Les syndicats des employés de l'État ont fait pareille recommandation. Mme Pelchat a dit craindre qu'en l'absence de balises et sans définition de la laïcité de l'État, la liberté de religion devienne une « pizza » et que ce droit prime celui de l'égalité entre les sexes.

Hier, la chef par intérim de l'Action démocratique du Québec, Sylvie Roy, a exigé du gouvernement qu'il se munisse d'une loi pour définir ce que représente la laïcité de l'État, une des valeurs fondamentales des Québécois, et ce, avant d'adopter le projet de loi 16. « Il faut se définir comme État laïque. Ils l'ont fait en France », a-t-elle souligné, rappelant que la commission Bouchard-Taylor avait recommandé au gouvernement de produire un livre blanc sur la laïcité. Mais Mme Roy ne veut pas débattre en même temps de la diversité culturelle et de la laïcité de l'État. « Ce serait un mélange des genres », estime-t-elle.

La question des accommodements raisonnables, le gouvernement Charest l'a réglée en confiant à la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (CDPDJ) le soin de juger au cas par cas du caractère raisonnable des accommodements. « Les accommodements raisonnables, c'est un principe juridique; on a la Charte des droits, on a un mécanisme », a signalé Mme James.

À l'Assemblée nationale, hier, la députée d'Hochelaga-Maisonneuve, Carole Poirier, a demandé à la ministre responsable de la Condition féminine, Christine St-Pierre, si elle était d'accord avec l'avis de la CDPDJ, dont Le Devoir faisait état hier, qui donnait sa bénédiction à la Société d'assurance automobile du Québec (SAAQ) pour des accommodements raisonnables liés à des croyances religieuses. Des juifs hassidiques qui refusaient que ce soit une femme qui leur fasse passer leur évaluation de conduite ont eu gain de cause, tout comme les femmes musulmanes dont le mari refusait qu'un homme s'occupe de leur examen de conduite. Selon la porte-parole de l'opposition officielle en matière de condition féminine, la CDPDJ « donne préséance à une règle religieuse au détriment de la règle québécoise de l'égalité des sexes ».

Mme St-Pierre ne s'est pas levée pour répondre. C'est plutôt la ministre de la Justice, Kathleen Weil, qui a répondu à sa place. Mme Weil a cité la Cour suprême qui, en matière d'accommodements raisonnables, préconise « une méthode d'équilibrage » entre deux catégories de droits en conflit. La CDPDJ a conclu qu'il n'y avait pas de conflit entre la liberté de religion et le principe de l'égalité homme femme, a fait valoir Mme Weil.






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  • Léonce Naud
    Inscrit
    mercredi 7 octobre 2009 05h55
    Communautarisme et loi des tribus
    « Au bout du chemin de la repentance et de la détestation de soi, il y a, ne nous y trompons pas, le communautarisme et la loi des tribus. Je refuse le communautarisme qui réduit l'homme à sa seule identité visible. Je combats la loi des tribus parce que c'est la loi de la force brutale et systématique. » Nicolas Sarkozy, « Ma France », Le Monde,14 janvier 2007.

  • Rodrigue Tremblay
    Inscrit
    mercredi 7 octobre 2009 07h19
    Charest s'est effondré
    On le sait maintenant: Charest s'est effondré. Il a ouvert la porte à tous les accommodements.
    Est-ce que l'ADQ va remonter là-dessus? Est-ce que le PQ va enfin comprendre l'importance de ce qui se passe?

  • jean claude pomerleau
    Inscrit
    mercredi 7 octobre 2009 07h23
    La seule solution: Une Constitution d'État.
    Les accomodements prise 1 (2007)

    La seule solution pour baliser la problématique: Une Constitution d'État:

    http://www.vigile.net/Entre-le-nous-et-le-mou

    Proposée par Mme Marois; refusée par l'ADQ. C'est là qu'il est mort:

    http://www.vigile.net/ADQ-Novembre-le-mois-des-mor

    Accomodement prise 2 (Loi 16)

    Encore la même solution:

    http://www.vigile.net/Pour-une-constitution-quebec,21641

    Pourquoi cette solution ne s'impose t d'elle pas d'elle même. Parce que nous sommes atteint de la provincialisation des esprits et que par conséquent on a de la difficulté à percevoir le Québec comme un État.

  • Robert Beauchamp
    Abonné
    mercredi 7 octobre 2009 07h33
    Gâchis total
    À la SAAQ, des femmes sont écartées de leurs tâches normales pour ne pas froisser certains chefs de communautés qui nous servent une interprétation honteuse de leurs habitudes religieuses. Que font les syndicats qui représentent ces employées? Le résultat est carrément discriminatoire et voilà que ce gouvernement force les citoyens de la communauté d'accueil à endosser une position de "l'entre deux chaises". Gouverne-t-il oui ou non? Qui ne veut-il pas froisser? Il y a un seuil qu'il ne faudra pas franchir sans risque, gare à l'effet boomerang. En terminant: et si les membres de la société d'accueil appliquaient les mêmes comportements envers leurs collègues féminins? On verrait ces mêmes politiciennes et politiciens déchirer leur chemise sur la place publique.

  • Pierre-S Lefebvre
    Inscrit
    mercredi 7 octobre 2009 07h48
    Avant même d`être adoptée cette loi du déjà vu
    James comme bien des politiciens devrait savoir que la compromission fait partie prenante de son projet de loi. Il y a des principes que les immigrés doivent apprendre à respecter. Sinon la spécificité québécois aura vécue. Il faut un réveil des esprits pour prévenir les entourloupettes du gouvernement Charest.

  • André Loiselet
    Abonné
    mercredi 7 octobre 2009 07h59
    Urgente laïcité
    Que vivement arrive ce livre blanc sur la laïcité. Un état laïc règlerait la majorité des problèmes mais Charest est pusillanime. Il est comme un chat craignant l'eau froide. Je ne suis pas un expert mais il me semble que la religion devrait se vivre dans l'intimité du coeur, à commencer par celle du Vatican. Sans laïcité, pas d'égalité des sexes nulle part.

  • Pierre Tremblay
    Inscrit
    mercredi 7 octobre 2009 08h45
    S'ouvrir à la différence...
    Pas beau ça? HUM Et tout ce tralala par des intellos, des bols quoi!!! Comment faire compliqué quand on peut faire simple. Pas déplaire aux immigrants et pas déplaire aux québécois. Pis se sont des femmes qui défendent ce projet de LOi: mme Katleen Weil et Yolande James. Ça, c,est de la politique à la Charest.

    Rappelez-vous, il n'y a pas si longtemps, un adéquiste qui se présentais comme député et qui avait dit des choses un peu pas ... contre peut-être les femmes. C'est alors que l'on a vu les trois femmes de Jean Charest arrivées ensemble dans un des corridor de l'assemblée nationale, demandant l'éviction de ce candidat adéquiste. En tête, la psychologue, Mme Jérome-Forget, et la journaliste Christine St-Pierre et une troisième NO-BODY, Un très bon show, en passant, M Charest. AYE, elles étaient offusquées, les madames.


    Il voulait les deux mains sur le volant pour GOUVERNER. Regardez ce que cela donne. Minable

    Et je reviens aux québécois qui ont cru "aux deux mains sur le volant" de JOHN CHAREST. Moi, je serais plus que gêner à leur place. Et, je déménagerais en Lybie, tient. Un peuple accueillant et qui est pour l'égalité de la femme. Plus capable de supporter cela. Mais le parti libéral a plus d'un tour dans son sac. Aux prochaines élections, Charest va partir et on recommence les MENTERIES car on sait qu'un voteur, c'est comme une poule: pas de tête.

    MONSIEUR CHAREST: Doit-on dire une menterie ou un mensonge6


    RÉP: On doit toujours dire la vérité voyons. Dure à faire dans votre cas.

  • Bernard La Riviere
    Abonné
    mercredi 7 octobre 2009 08h58
    Laïcité et égalité des sexes
    Il est évident qu'il faut d'abord définir «État laïque» parce que, pour le moment, une société d'État (la SAAQ) reçoit la bénédiction de la Commission des droits qui ne voit pas qu'un principe religieux décide de l'organisation du travail de cette société d'État. Ce n'est pas un gros dérangement mais ça dit clairement qu'une femme ne peut pas faire passer son permis à un homme hassidique et qu'un homme ne peut pas faire passer son permis à une femme musulmane. Que disent les «valeurs québécoises» là-dessus? On les entend mal. Je pense qu'il faudrait une Charte de la laïcité de l'État pour que les principes soient plus clairs.

  • Albert Descôteaux
    Abonné
    mercredi 7 octobre 2009 09h25
    On appelle ça de l'Intolérance religieuse
    Un juif hassidique qui refuse qu'une femme lui fasse passer son examen de conduite automobile, c'est de l'intolérance religieuse. Point à la ligne. Idem pour le mari musulman qui refuse qu'un médecin de sexe masculin touche à sa femme. Qu'on justifie ce sectarisme par des croyances religieuses (basées sur quoi en fait?) ne change en rien au fait que ça demeure de l'intolérance, basée sur le sexe.

    La ministre James avec son projet de loi et des instances telles le CDPDJ institutionalisent cette ségrégation basée sur le sexe. Que dit le discours politiquement benêt actuel: le Québec doit s'ouvrir à la diversité culturelle, bla bla bla. On en est donc rendu là, au Québec. Les religions servent à justifier à peu près n'importe quelle stupidité qu'on jugerait autrement inacceptable. Que dirait-on à un homme blanc québécois francophone qui refuserait de se faire servir par une femme voilée à la SAAQ , question de principes? L'accomoderait-on? Est-ce un cas prévu dans le prjet de loi 16?

  • Philippe Dubois
    Inscrit
    mercredi 7 octobre 2009 10h02
    Fasusse diversité
    La ministre et les libéraux font preuve de lâcheté ! Les lobbies culturels et religieux musulmans ( juifs hassidiques aussi) ont fait leur travail..et les libéraux les ont écoutés! Au diable l'égalité! Jacques Godbout et son essai la fin du Québec en 2076 avait bien raison..

    Fausse égalité, fausse fraternité et fausse diversité!

  • André Michaud
    Inscrit
    mercredi 7 octobre 2009 10h06
    Le multiculturalisme ne doit pas être n'importe quoi!
    Le multiculturalisme est une réalité avec laquelle il faut composer. Ça fait partie de la modernité de ne pas avoir une société basée sur la prédominance d'une race.

    Mais il doit signifier que des individus provenant de diverses cultures partagent des valeurs communes ; laicité des institutions ( les religions étant TOUTES basées sur des superstitions, elle ne doivent JAMAIS primer), égalité des sexes, respect des lois...

    Un individu n'a pas à choisir le sexe de l'employé qui lui donne un service, et cela sur la base de ses superstitions religieuses!!¨Ça n'a aucun sens!!!

    Si des individus ne partagent pas ces valeurs communes, ils doivent s'assumer et quitter le pays. Se plier aux caprices religieux est totalement suicidaire et constitue un retour vers le passé très très dangereux.On a véçu assez longtemps sous la botte de l'église catholique...

    Il semble que 80% des musulmans vivant au Canada sont non-pratiquants. Ils ont quitté des pays vivant sous le joug de la religion pour choisir un pays basé sur les droits individuels. Même chose pour les juifs.

    Parmis les 20% de pratiquants , certains voudraient nous imposer LEURS superstitions et ouvrir la porte à l'intégrisme. Hélas nos élus semblent ne pas considérer du tout que les citoyens tiennent à ces valeurs communes...et que ceux à qui ça ne fait pas l'affaire peuvent partir..

    Vivement la proclamation d'un état laique avant que les fanatiques religieux déchirent notre pays et amène la violence et la haine.

  • Roland Berger
    Abonné
    mercredi 7 octobre 2009 10h31
    Le fond du fond
    Monsieur Dutrisac écrit : « [...] tout comme les femmes musulmanes dont le mari refusait qu'un homme s'occupe de leur examen de conduite. » Tout est là. Le mari refuse que l'examen de conduite (d'une voiture !!!) de son épouse soit effectué par un homme. En clair, touche pas à ma chose. C'est le fond du fond dans la soumission des Québécois aux valeurs dites culturelles des nouveaux arrivants.
    Roland Berger
    St. Thomas, Ontario

  • Normand Carrier
    Abonné
    mercredi 7 octobre 2009 10h39
    Madame James fachée , elle devrait réaliser qu'elle s'embarque sur une pente très glissante.....
    Nous avons réussi au Québec a séparer complètement la religion de la politique après l'ère Duplessis et nous avons proclamé notre état laic qui se doit d'être renforci par une constitution du Québec qui établierait clairement notre société de droit et mettrait un frein aux prétentions religieuse de certaines communautés !
    Nous devons éviter le piège des religions comme le vivent certaines théocraties du moyen-orient qui sont dirigés par des religieux et sont inféodés par le Coran et ou leur droits démocratiques sont inexistants ! Il faut se servir de l'exemple de certains pays comme la Tunisie , l'Algérie et le Maroc pour réaliser tous les efforts qu'il font pour exclure la religion de la politique quitte a brimer bien des droits individuels .....
    Madame James doit réaliser qu'elle entre dans le domaine des accomodements (dé)raisonnables avec tout ce que cela comporte comme frustations et charges émotives .....Cette manoeuvre de Charest-James m'apparait comme une autre manoeuvre pour plaire aux communautés et en essayant de nous faire avaler une couleuvre en entrant par la porte arrière ..... C'est une très mauvaise idée et il faut faire marche arrière .......
    Normand Carrier

  • Stéphane Martineau
    Abonné
    mercredi 7 octobre 2009 10h43
    Un Québec ouvert à tous les vents
    Au nom de la religion, on réussit au Québec à faire passer n'importe quoi ! Et, nous, si peu certains de nos bons droits, on accepte tout ! À quand la demande pour le droit de battre ses enfants ou sa femme au nom de la religion ? Et, comme c'est parti là, on va dire oui ! Ce sont toujours les mêmes groupes extrémistes qui font des demandes qui vont à l'encontre de nos lois, de nos principes, de nos valeurs...Quand je pense que nombre d'immigrants ont justement quitté leur pays pour vivre dans une société de droit, laïque, où la liberté d'expression existe, où les hommes et les femmes sont égaux...ça doit les effrayer de voir leur terre d'accueil s'en aller comme ça (donner du leste à tous ces fondamentalistes) eux qui, souvent, ont quitté des pays qui étouffent sous les intolérances. Vraiment, il faut que ça cesse au plus vite !

  • Claude Kamps
    Inscrit
    mercredi 7 octobre 2009 10h46
    Avec des ministres de différentes religions....et un premier qui veut pas perdre de vote
    Vous aurez toujours des accommodements non raisonnables à faire.

    Il est claire que le débat est teinté par celui qui le propose, il est difficile pour une personne de se défaire de ce que sa famille, communauté ou ethnie lui a inculqué.

    On voit dans ce débat poindre la liberté totale basée sur la religion et les coutumes des gens qui émigrent, plutôt qu'une loi qui défini ce que les québécois attendent des émigrés quand il s'installent chez nous.

  • Dauphinais Linda
    Inscrite
    mercredi 7 octobre 2009 11h12
    À lire à ce sujet... Mathieu Bock-Côté
    À lire sans faute: La Dénationalisation tranquille de Mathieu Bock-Côté, Éditions du Boréal, 2007, 212 p.

  • Zach Gebello
    Inscrit
    mercredi 7 octobre 2009 12h32
    De la religion ?
    Un juif hassidique qui refuse qu'une femme lui fasse passer son examen de conduite automobile, c'est de la religion ?

    Faut avoir perdu le nord !

    Ce n'est même pas de la culture !!

    C'est de la discrimination, point !!

    Weil et James démontrent qu'elles sont au service de leur communauté respective, pas au service de la nation québécoise.

    Qu'elles retournent au civil.

  • Philippe Dubois
    Inscrit
    mercredi 7 octobre 2009 12h55
    Charest, Saint-Pierre et James sont indignes de confiance!
    Jean Charest n'est pas digne de confiance pour défendre les valeurs québécoises d'égalité et de laïcité!

    Il l'a prouvé dans le passé ( écoles juives) et encore ce matin lors des débats à l'Assemblée. Est-il le Premier ministre ou le Premier démagogue du Québec ?

    Vive le communautarisme! Les votes avant les valeurs ou les principes..

  • Claude L'Heureux
    Abonné
    mercredi 7 octobre 2009 16h40
    "Le choix de s'ouvrir à la différence"
    Il serait bon que la ministre Yolande James s'ouvre davantage à la société québécoise qui l'a accueilli avant de nous mentir en prétendant "qu'il n'est nullement question de remettre en question le principe de l'égalité homme femme" alors qu'elle nous demande de nous "accommoder" que ce soit seulement des hommes qui fassent passer les évaluations de conduite aux juifs hassidiques (alors que ce soit la seul occasion qu'ils ont de fréquenter un québécois... les cours doivent êtres longs... ) et son contraire, que ce soit seulement des femmes qui s'occupent de l'examen de conduite des femmes musulmanes !

    Pour répondre à monsieur Tremblay: non Jean Charest ne s'effondre pas, il est toujours le chef du camp du NON... à tout ce qui fait notre différence.

    Claude L'Heureux, Québec

  • pagerry3
    Inscrit
    mercredi 7 octobre 2009 18h43
    Pas de bousculade, Madame la ministre.
    Yolande James qui s'est faufilée au Conseil des ministres libéraux que pilote le chauffard Jean Charest, par la porte accommodante de la diversité culturelle et par derrières les paravents de «l'égalité sexuelle» de la représentation «quantitativement» égalitaire, audit Conseil de la fédéraliste nation, n'a surtout pas de leçons à donner à qui que ce soit et surtout à la juriste et Présidente du Conseil du statut de la femme (CSF), Madame Christiane Pelchat. Avant d'étaler ses humeurs, devant les caméras et dans les médias, YOLANDE JAMES, comme Christine St-Pierre, Marguerite Blais, Line Beauchamp, Julie Boulet et Michelle Courchesne, entre autres, devrait sérieusement s'arrêter et examiner ce que lui renvoient les miroirs de l'incompétence et de l'inexpérience, de l'incapacité et de la recherche de notoriété, de l'incrédibilité et de la prétention de respectabilité. Au seul regard des diplômés tous azimuts qui ont mis la Culture, l'Économie, l'Éducation, la Santé et les Aînés du Québec sur le «Q», affrontez votre miroir et regardez très attentivement l'imagerie qu'il vous renvoie. Cessez de prendre les médias pour vos obligés caudataires, commanditaires et censitaires ! Cessez de prendre le Peuple du Québécois pour une plèbe de sous-catégorie, objet de vos méprises et de vos mépris !

  • Richard Larouche
    Inscrit
    mercredi 7 octobre 2009 18h51
    Les accomodements déraisonnables
    En acceptant ces demandes des juifs hassidiques et des musulmans, Québec s'engage sur un terrain glissant. En effet, où la ligne entre ce qui est raisonnable et ce qui ne l'est pas sera traçée? En ayant pas une politique claire sur les accomodements raisonnables et en tolérant les zones grises, les individus et les groupes qui poursuivront l'État pour toutes sortes de revendications auront davantage d'arguments pour porter leur cause en appel... jusqu'à la cour suprême, avec tous les coûts que ça peut représenter pour les contribuables.

    Le pire c'est que M. Charest et ses ministres répetent sur toutes les tribunes qu'ils veulent assainir les finances publiques ! Il est donc irraisonable que son gouvernement ne s'empresse si peu pour se doter d'une politique claire en matière de laicité et d'accomodements raisonnables.

  • Pierre-S Lefebvre
    Inscrit
    mercredi 7 octobre 2009 19h57
    Le leadership de la nation
    Est-ce possible que le leadership sur les accommodements raisonnables vienne du Congrès musulman du Canada. Celui-ci, aujourd`hui même, demande l`abolition du voile (niqab) en public; quand nos députés à court de couilles font des courbettes, projet de loi 16 faisant, aux islamistes exubérants en déni d`intégration sociale? James, Weil, Saint-Pierre et Charest quelle belle bande de trouillards.

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