Des lobbyistes se lancent en politique municipale
Québec — Créée depuis un an, l'Association québécoise des lobbyistes (AQL) perd déjà sa présidente et cofondatrice, Martine Hébert, qui se lance en politique municipale aux côtés de Louise Harel, sur le Plateau Mont-Royal. Elle n'est pas la seule. À Québec, l'ancienne chef de cabinet d'André Boisclair, Line-Sylvie Perron (aussi fondatrice de Ducharme Perron, devenu HKDP), aussi inscrite au registre des lobbyistes, est candidate dans le Vieux-Québec auprès de Régis Labeaume (lui qui avait pourtant eu des propos durs à l'endroit des lobbyistes!).
Des « règles d'après-mandat » sont imposées aux ex-politiciens municipaux et anciens membres du conseil des ministres qui souhaitent faire du lobbyisme. Ils sont contraints d'attendre deux ans (curieusement, le rapport de Florent Gagné sur l'éthique en milieu municipal, déposé cet été, n'en fait pas mention). Mais il n'y a pas d'obligation inverse. « J'ai sollicité un avis du Commissaire au lobbyisme pendant la campagne. Il n'y a rien dans la loi qui empêche un lobbyiste de se présenter », a fait valoir Mme Hébert.
Depuis le printemps 2008, Mme Hébert avait travaillé à la naissance de l'AQL avec des collègues afin de lutter contre la mauvaise réputation liée à ce métier. « On confond encore trop souvent lobbyisme et corruption, lobbyisme et patronage; il fallait réagir à ça », a expliqué au Devoir celle qui a fondé le cabinet Martine Hébert communication et affaires publiques inc. en 2001. Mme Hébert a elle-même publié une étude intitulée Portrait des activités de lobbyisme au Québec (produite pour le Commissaire au lobbyisme en mai 2007).
Avec le départ peut-être définitif de Mme Hébert (relevée par le vice-président de l'AQL, André Légaré), l'AQL demeure une organisation petite et fragile. De l'aveu d'Alain Lemieux, trésorier de l'AQL, le recrutement des membres est lent, plusieurs lobbyistes ayant plutôt l'habitude de l'isolement, d'autres étant mal à l'aise avec le mot « lobbyisme », encore connoté au Québec. Plusieurs lui préfèrent « relations gouvernementales ».
Deux petits-déjeuners d'information (l'un à Montréal, le 26 août, et l'autre à Québec, le 2 septembre) ont été tenus récemment, réunissant une cinquantaine de personnes. Il s'agissait de présenter l'association, sa mission. Pour l'instant, l'organisme n'a pas de statut et le site Internet (lobbyquebec.com) consiste en une vitrine où la Salle de presse ne contient qu'un mince « À venir... ».
Des « règles d'après-mandat » sont imposées aux ex-politiciens municipaux et anciens membres du conseil des ministres qui souhaitent faire du lobbyisme. Ils sont contraints d'attendre deux ans (curieusement, le rapport de Florent Gagné sur l'éthique en milieu municipal, déposé cet été, n'en fait pas mention). Mais il n'y a pas d'obligation inverse. « J'ai sollicité un avis du Commissaire au lobbyisme pendant la campagne. Il n'y a rien dans la loi qui empêche un lobbyiste de se présenter », a fait valoir Mme Hébert.
Depuis le printemps 2008, Mme Hébert avait travaillé à la naissance de l'AQL avec des collègues afin de lutter contre la mauvaise réputation liée à ce métier. « On confond encore trop souvent lobbyisme et corruption, lobbyisme et patronage; il fallait réagir à ça », a expliqué au Devoir celle qui a fondé le cabinet Martine Hébert communication et affaires publiques inc. en 2001. Mme Hébert a elle-même publié une étude intitulée Portrait des activités de lobbyisme au Québec (produite pour le Commissaire au lobbyisme en mai 2007).
Avec le départ peut-être définitif de Mme Hébert (relevée par le vice-président de l'AQL, André Légaré), l'AQL demeure une organisation petite et fragile. De l'aveu d'Alain Lemieux, trésorier de l'AQL, le recrutement des membres est lent, plusieurs lobbyistes ayant plutôt l'habitude de l'isolement, d'autres étant mal à l'aise avec le mot « lobbyisme », encore connoté au Québec. Plusieurs lui préfèrent « relations gouvernementales ».
Deux petits-déjeuners d'information (l'un à Montréal, le 26 août, et l'autre à Québec, le 2 septembre) ont été tenus récemment, réunissant une cinquantaine de personnes. Il s'agissait de présenter l'association, sa mission. Pour l'instant, l'organisme n'a pas de statut et le site Internet (lobbyquebec.com) consiste en une vitrine où la Salle de presse ne contient qu'un mince « À venir... ».
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