Le retour de l'arbitraire
Plus de 20 ans après la création de la Régie de l'énergie, la fixation des tarifs d'Hydro-Québec pourrait redevenir une décision politique
Québec — Il y a des gens qui aimeraient bien convaincre les Québécois que les bas tarifs d'électricité dont ils jouissent constituent une subvention, un privilège indu. C'est le cas du nouveau ministre du Développement économique, de l'Innovation et de l'Exportation, Clément Gignac, qui affirme que les tarifs d'électricité actuels constituent « une subvention déguisée aux gros utilisateurs », « aux mieux nantis ». Or rien n'est plus éloigné de la vérité: l'ensemble des consommateurs québécois, individus comme entreprises, paient déjà globalement davantage que les coûts assumés par Hydro-Québec, auxquels on ajouterait un bénéfice raisonnable. En fait, le rendement d'Hydro-Québec, tiré du fameux tarif du « bloc patrimonial », ferait pâlir d'envie bien des pétrolières.
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