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Prise 2

Michel David   29 septembre 2009  Québec
Les délégués au conseil général du PLQ, qui ont donné le feu vert à des augmentations de tarifs tous azimuts, ont dû avoir une impression de déjà vu. Le scénario avait été exactement le même, en septembre 2003, quand le gouvernement Charest avait lancé son opération de « réingénierie ».

Comme en fin de semaine dernière à Drummondville, les délégués réunis à Laval avaient eu droit aux savants exposés des experts avant que la présidente du Conseil du Trésor, Monique Jérôme-Forget, ne prenne le relais avec enthousiasme. À l'entendre, il urgeait même de confier la gestion de l'eau potable à l'entreprise privée sous peine de mettre la santé des Montréalais en péril.

Samedi, le trio de ministres venus plaider en faveur d'une nouvelle politique tarifaire a été moins alarmiste, mais le ministre des Finances, Raymond Bachand, a tout de même insisté sur la nécessité d'un « nouveau contrat social », sans quoi les grands services hérités de la Révolution tranquille seraient compromis.

La prudence avec laquelle il a accueilli les résolutions adoptées au conseil général démontre clairement que le premier ministre Charest a tiré les leçons de l'échec de la réingénierie, qui avait rapidement tourné en eau de boudin. Le mécontentement qui en avait résulté était venu bien près de mettre un terme à sa carrière politique en mars 2007, et il n'a manifestement aucune envie de prendre sa retraite.

Durant son premier mandat, il a été incapable de convaincre la population que la réingénierie n'était pas simplement une opération comptable. L'instauration d'une nouvelle politique tarifaire pose le même défi.

***

Samedi, un délégué a ramené tout le monde sur terre en déclarant qu'il ne sentait actuellement aucun signe de mobilisation en faveur de ce « nouveau contrat social » dans l'opinion

publique.

« C'est vrai, a reconnu M. Bachand, parce que ça va mieux au Québec qu'ailleurs. » En effet, comment convaincre la population de l'urgence de la situation alors que lui-même répète tous les jours que, grâce aux initiatives avisées de son gouvernement, le Québec se sort merveilleusement de la récession? Si cela va mieux qu'ailleurs, n'est-il pas normal que les tarifs soient plus bas?

Lucien Bouchard avait réussi à mobiliser toute la société québécoise dans sa croisade pour le déficit zéro en répétant continuellement que ça allait mal et que le pire était à venir. Lui-même en était rendu à coucher au bureau.

Il est vrai que les défis auxquels le Québec doit faire face débordent largement la récession. Inexorablement, les tendances démographiques vont accentuer la baisse des revenus de l'État, alors que les dépenses iront en augmentant.

Il n'y a cependant rien de plus convaincant que prêcher par l'exemple. Semoncé par l'évêque de Québec, M. Bouchard avait renoncé — de bien mauvais gré, il est vrai — à sa pension fédérale, alors que le PLQ verse une prime annuelle de 75 000 $ à M. Charest.

Avec les années, même ses adversaires ont acquis un certain respect pour M. Charest et pour la détermination qu'il a manifestée dans l'adversité. Il lui reste cependant à démontrer qu'il a l'autorité morale nécessaire pour convaincre les Québécois de faire des choix difficiles.

***

À la veille d'une nouvelle période de négociations pour le renouvellement des conventions collectives dans le secteur public, l'avertissement que le premier ministre a lancé aux centrales syndicales est clair. Inévitablement, les employés de l'État feront les frais du redressement des finances publiques.

Au départ, diminuer la croissance des dépenses gouvernementales de 4,5 % à 3,2 % l'an prochain exigera un effort budgétaire incompatible avec les demandes salariales du front commun syndical.

Qui plus est, il sera impossible de convaincre la population de la nécessité de hausser les tarifs de façon substantielle si cela doit servir à financer les augmentations de salaire de gens qu'elle perçoit à tort ou à raison comme des privilégiés.

Déjà, l'opération s'annonce périlleuse. La simple proposition « d'envisager la possibilité d'instaurer de modestes frais de scolarité au niveau collégial » a provoqué une levée de boucliers dans le milieu de l'éducation. Qu'est-ce que ce sera quand il s'agira de l'électricité ou de l'eau?

Il est vrai qu'au cours de la dernière campagne électorale, M. Charest avait exclu des hausses généralisées. Bien entendu, c'était avant de connaître l'étendue des dommages causés par la « tempête parfaite » qui a frappé le monde financier à l'automne 2008 (air connu).

En réalité, l'opération est en cours depuis octobre 2007, quand le gouvernement avait commandé un rapport à l'économiste Claude Montmarquette, dont les conclusions étaient prévisibles. La récession offre plutôt une occasion de passer aux actes.

Comme après les élections de 2003, plusieurs diront qu'ils n'ont « pas voté pour ça ». Pauline Marois, qui avait plutôt bien accueilli le rapport Montmarquette, peut toujours s'indigner de la duplicité du premier ministre, mais elle serait bien aise qu'il fasse le sale travail maintenant, avant qu'elle n'y soit elle-même forcée.

*****

mdavid@ledevoir.com
 
 
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  • Jean-François Trottier
    Abonné
    mardi 29 septembre 2009 01h24
    Ce gouvernement aura-t-il le courage politique?
    Ce n'est pas la première fois qu'un gouvernement libéral sort un rapport de sa manche pour annoncer des coupures, augmentations de tarif et autres sacrifices qu'il n'imposera pas. Je me souviens d'un rapport Gobeil qui, dans les années 80, disait à peu près la même chose avant de se retrouver sur les tablettes. C'est à se demander c'est quoi le but de tous ces exercices. Convaincre la population que tout va trop mal pour se séparer?
    Les délégués (ou pire, l'aile jeunesse) ont le don d'être courageux pour les sacrifices virtuels, un micro sous le nez. Mais quand vient le temps d'embrayer, ce parti a le don d'être aux abonnés absents. Par contre, quand il s'agit de s'encenser en tant que grands bâtisseurs pour un plan-nord dont on n'entend plus parler, ils sont fous comme des balais...
    Bref, si un jour, ils se décident à faire quelque chose d'utile, réveillez-moi parce que je ne veux pas manquer ça. En attendant, je vais aller piquer un somme...

  • Christina Berryman
    Abonnée
    mardi 29 septembre 2009 03h15
    Six ans plus tard, même cassette égale taux accru de désengagement
    Aux dernières élections, 40% des électeurs n'ont pas voté. Devant l'incroyable cynisme théâtral de Jean 2 mains sur le volant, jusqu'où va aller la passivité maladive de la population? UNE SUGGESTION: plutôt que d'imposer une taxe aux études collégiales, stupide en période de décrochage sévère, pourquoi ne pas réduire très substantiellement les subventions aux écoles privées? Des études montrent que la fonction publique n'a plus de gras que le mot puisque maintenant moins payée que l'entreprise privée. Cherchez l'erreur!

  • Normand Carrier
    Abonné
    mardi 29 septembre 2009 06h00
    Les virements de Jean Charest .......
    Après son élection en 2003 , Jean Charest a passé cinq lois qui ont mobilisé le monde syndical contre lui et essaya de nous imposé sa ré-ingénierie qui ne signifiait en bout de ligne qu'un rapetissement des services de l'état ! Il fit des PPP un concept d'état dont le CHUM fait les frais et en symbolise l'échec car on parle maintenant de 2018 et encore rien n'est moins sur . Les contribuables lui ont rappellé avec raison qu'il n'avait pas voté pour cela !
    Élu minoritaire en 2007 , Jean Charest ne pris aucune décision et mis sur pied cinq commissions d'enquête dont les rapports furent tablettés . Cet étape tourna au pelletage par en avant alors que l'opposition officielle et son chef Mario Dumont se discréditaient a tout jamais . Après la baisse de la T.P.S. de 2% , le P.Q. lui suggéra de la récupérer dans le T.V.Q. ce qu'il refusa alors et le fera trois ans plus tard au début de 2010 ....
    L'élection de 2009 fût celle d'un aveugle , sourd et muet dont son administration nous éviterait les déficits , que la crise ne frapperait pas le Québec et que la C.P.D.Q. ne ferait pas de pertes ! La réalité frappe Jean Charest de plein front et s'enligne vers un déficit de $5 @ 6 milliards et il découvre alors les vertus du rapport Montmarquette sur les augmentations de tarifs .....Devant le fiasco du déficit et de la décote certaine du Québec , le voila qui parle de consultations alors que les augmentations de tarifs ont débutés en 2004 ! Jean Charest se permet un flirt avec Claudette Carbonneau qui vilipende Pauline Marois d'être obsédé par le déficit du Québec ! Devant l'obsession de ses militants d'augmenter les tarifs et de ne pas toucher aux services , il réalise qu'il s'achemine dans un cul de sac et parle de controle des dépenses ....
    Après nous avoir manipulé , menti et roulé dans la farine , Jean Charest nous a démontré aux cours de ses années qu'il est aussi une girouette qui est prêt a tous les virements pour le pouvoir et que le bien-être du peuple lui importe bien peu.....
    Normand Carrier

  • Claude Archambault
    Inscrit
    mardi 29 septembre 2009 08h48
    L'èvidence
    Il est évident que nous nous sommes dotés d'un chapelet de mesure social et de service gouvernementaux, avec la fonction publique la plus lourde au Canada.

    Il n'y a pas de solution miracle, ou l'on vie selon nos moyens et on coupe de façon radical dans les services et la fonction publique, ou bien on augmente de façon radical les frais, taxes et impôts pour couvrir les couts.

    De plus il serait grand temps de stabiliser les budgets, et je ne parle pas de déficit zéro mais que la croissance des budgets soit lié directement à la richesse de l'économie de la province. Toutes les dépenses du gouvernement ainsi que les conventions serait lié directement et fluctuerais avec la santé de l'économie.

    Et l'introduction de toute mesure qui exigera une augmentation des dépenses ou des revenues devraient faire l'objet de référendum populaire. Nos dirigeants Libéraux et péquisses se sont toujours servis des deniers publics pour donner à l'enfant gâté qu'est le québécois ce qu'il voulait afin de se maintenir dans les sondages et gagner les élections.

    Ma solution est une cure d'amaigrissement de l'appareil gouvernemental, une cure d'amaigrissement dans les services publique un retour au privé pour une grande quantité de service. Le privé, à cause de son besoin de faire des profits et la présence de compétition se doivent de garder les couts à un minimum. Et aussi je préconise que tous les frais associé aux services gouvernementaux rejoignent la moyenne nationale.
    Des mesures impopulaire mais qui n'auront pas l'effet désastreux sur les service comme la mise à la retraite volontaire qui nous a couté si cher.

  • Jean-Marc Rivest
    Inscrit
    mardi 29 septembre 2009 09h04
    Grosse fatigue...de fonctionnaire
    Une fois de plus, les fonctionnaires, travailleurs « extraordinaires » par opposition aux non-fonctionnaires qui sont vraisemblablement « ordinaires », vont devoir faire les frais des errances de gouvernance et de gestion. Je travaille pout le ministère des transports depuis 1980 à la direction des communications, 6 mois sur 12 les 20 premières années, car c'est le temps que l'employeur a mis à m'offrir la permanence, moyennant la réussite d'un concours visant à démontrer que j'étais apte occuper mon poste! À l'inverse des fonctionnaires qui sont tombés dès le départ dans la potion de la permanence, je dois racheter des années de service pour avoir droit au moment de la retraite en supposant que j'y arrive vivant à quelque chose qui ressemblera à un chèque de B.S. bonifié. Salaire de base : $45,000 par an ce qui n'est pas le Pérou après 29 ans à la même enseigne. Le mois de vacance octroyé au moment de la permanence, donc 20 ans plus tard dans mon cas, et qui fait tant saliver le travailleur ordinaire, c'est bien beau, sauf que par la suite il faut attendre 20 ans pour avoir une journée de plus. Je suis sur un horaire 4/3, c'est-à-dire 4 jours de travail une semaine (10 h par jour sans heure de repas), et 3 jours la semaine suivante. J'oeuvre dans une unité qui offre un service continu, ce qui implique de travailler sur horaire rotatif jour/soir/nuit, les fins de semaine et les jours fériés. Et vous savez quoi?, chaque fois que nous devions recruter quelqu'un pour combler un poste, la plupart des candidats (issus du secteur privé) battaient en retraite face à ces conditions d'emploi. Je suis classé technicien en information, salaire plafonné parce que arrivé au sommet de l'échelle de ce corps d'emploi, incapable d'obtenir une promotion à cause des règles établies par le Conseil du Trésor : se rendre dans un quelconque édifice capable de recevoir plusieurs centaines (si ce n'est plus) de candidats pour passer un concours qui en cas de réussite vous permet d'aligner votre nom à coté de millier d'autres sur une liste d'éligibilité. Après cela, ne reste plus qu'à attendre qu'un poste se libère quelque part, prier que votre nom sorte parmi la liste en question, et souhaiter que ce ne soit pas une offre bidon pour laquelle l'employeur a déjà un candidat dans sa poche.
    Je suis d'accord lorsque M. David parle « à tort ou à raison » de la réputation que nous avons. Moi je dirais crument à tort et à raison parce que la fonction publique n'étant pas un monde uniforme, qu'on y trouve des gagnants et des perdants, parce que c'est un organisme très hiérarchisé qui parfois ressemble dangereusement à un système de castes, et aussi parce que cette fonction publique est malade, malade de ses gestionnaires qui s'agitent en un incessant ballet de chaises musicales qui les fait aller frénétiquement d'un service à un autre où ils reste en poste 1 an, 2 ans, parfois plus mais jamais assez longtemps pour comprendre la vocation ou le fonctionnement du service où ils viennent d'atterrir. Puis, carriérisme oblige, ils s'empressent de « réorganiser » la baraque de façon à étoffer leurs CV avant de s'envoler vers d'autres services pour y relever de nouveaux défis, après avoir dénaturer/défigurer le service qu'ils viennent de quitter. La fonction publique est devenue au fil des ans comme une pyramide inversée, un sommet trop lourd pour une base de plus en plus mince. Comment dans ces conditions continuer à livrer aux contribuables (dont je suis) des services de qualités que nous payons chèrement?

    Les différences entre le public et le privé? Le privé n'est ni exposé ni sur la sellette comme l'est le secteur public, et n'est pas l'objet de marchandage sur la place publique, et outil de manipulation à des fins politiques.

    Jean-Marc Rivest

  • Normand Chaput
    Abonné
    mardi 29 septembre 2009 11h24
    comme disait mon chum
    entrer dans la fonction publique, c'est troquer la possibilité de devenir riche contre la promesse de ne jamais être pauvre.

    Bon, une fois cela réglé, le reste n'est que grenouillage. Un petit 1% ici, une journée de congé par là. Pis un paquet de forts en gueule qui déchirent leur chemise

  • Raymonde Chouinard
    Abonnée
    mardi 29 septembre 2009 12h29
    Grosse fatigue......
    "Les différences entre le public et le privé? Le privé n'est ni exposé ni sur la sellette comme l'est le secteur public, et n'est pas l'objet de marchandage sur la place publique, et outil de manipulation à des fins politiques." (Jean-Marc Rivest)

    Vous oubliez de dire que, contrairement au secteur privé, le secteur public bénéficie de la sécurité d'emploi; ce qui vaut bien de petits sacrifices malgré le fait que votre pension de retraire soit réduite à un maigre 45,000$, contrairement à un maigre 0$, dans le secteur privé et, en plus, en période de récession, les travailleurs ne font pas l'objet de tractations politiques mais ils sont mis-à-pied!!!!!

    Un petit kleenex avec ça...!

  • Jean-Marc Rivest
    Inscrit
    mardi 29 septembre 2009 13h28
    Commentaire pour M. Chaput
    Je ne sais M. Chaput si j'ai inspiré votre commentaire mais je tiens à préciser une ou 2 choses. Je ne me vois pas comme un fort en geule déchirant sa chemise. Je tente de faire un peu de lumière sur cet univers clos qu'est ce que je me plait à appeler la Fonction Impudique car les puissants à l'intérieur de ce système mène le bal et dictent les désorientation que prennent NOS services. Ce que je pense, c'est que ce monstre appartient à tous, et que tous devraient avoir droit de regard et de parole à l'égard des services offerts, et sur la manière idéale de le faire, à condition de voir au-delà des clichés. J'ai aussi la conviction profonde que cette grosse bibitte pourrait être plus efficace et moins coûteuse en donnant tout d'abord au citoyen la possibilité de s'exprimer sur ce qu'il estime essentiel, et ce qu'il pense être superflu. Il faudrait également (il n'est pas interdit de rêver) réinventer un mécanisme minimisant le diktat du politique sur le public. Et finalement inverser la tendance actuelle en ayant plus de rameurs sur cette galère et moins de petits pères fouettards sur le pont car ils coûtent bien cher pour produire que dalle. Néanmoins, je tiens à saluer parmi ceux-ci les gestionnaires de bonne volonté qui échappe à l'apparente noirceur du tableau bien incomplet que j'ai tenté de brosser. Il m'arrive de ressentir une gène d'être membre de cet organisme, mais d'un point de vue personnel je n'ai pas à rougir d'être fonctionnaire car jamais je n'ai perdu de vue ce que signifie servir. En terminant, sachez pour votre gouverne qu'il y a peu, j'ai eu droit à la veille des fêtes à 2 jours de suspension sans salaire pour avoir protesté auprès de mes supérieurs d'une modification dans les services que nous offrons via répondeurs aux automobilistes, modification qui se traduisait par une baisse de service, et de sa qualité. Cette suspension était la cerise sur un sundae, sundae précédé de quelques autres sanctions pour des raisons analogues. Je ne suis pas le seul à l'intérieur de la Big Machine à penser ainsi, et j'attend toujours que d'autre voix se fassent entendre mais que voulez-vous, le courage, surtout celui de ses convictions est une qualité probablement made in China.

    Jean-Marc Rivest

  • Jean-Marc Rivest
    Inscrit
    mardi 29 septembre 2009 14h56
    À madame Chouinard
    Ce sera madame ma dernière intervention car je ne suis pas adepte des interminable échange, je ne suis pas blogueur non plus. Je vous dirai ceci: j'ai à coeur les services publics, étant à l'interne, j'ai la conviction d'avoir un poste d'observation que n'ont pas la plupart des citoyens, je prends le risques des conséquences qu'impliquent mon nom en bas de cette chronique, je sais que je convaincrai peu de gens (du moins pas ceux qui préfèrent le conforts de clichés/certitudes) et je n'écris pas pour raconter des histoires.

    Garder vos kleenex car je ne cherche certainement la compassion n'étant ni plus ni moins victime d'un système injuste pour tous, ou presque. Par contre si vous enlever vos lunettes engluées de ces préjugés et relisez correctement mon texte vous verrez que $45,000 par année ce n'est pas ma retraite, c'est mon salaire brut qui se réduit à un peu plus de la moitié après toutes déductions. Ce qui en reste sert à payer mon loyer (et non, suis pas proprio) mes comptes, l'épicerie mais pas l'auto car je n'en n'est point et faire vivre ma femme par la même occasion.

    Quand les comptes comme ceux d'Hydro Québec monte pour vous, ils font de même pour moi. Quant à la sécurité d'emploi, elle est bien relative car suite à quelques passe d'armes avec les autoritéstes de mon ministère tel que décrites dans ma réponse à M. Chaput, le dernier ultimatum qu'on m'a servi venait du bureau du sous-ministre des transports dans un courrier recommandé (que j'ai toujours en ma possession) me menaçant en cas de récidive de congédiement.

    Et ce n'est pas mon syndicat fentôme qui m'aurait sortis de là, sa spécialité étant justement de donner de nous cette image de M. Chaput qui illustre avec à sa façon une certaine justesse image de nous à laquelle je ne souhaite nullement être associé. Oui madame, gardez vos kleenex car je sais que le jour ou disparaitront certains service dont vous bénificier aussi vous pourriez en avoir besoin.

    Jean-Marc Rivest, un fonctionnaire qui vous veut du bien!

  • Helene Bouchard
    Abonnée
    mercredi 30 septembre 2009 16h36
    Pas facile de maigrir ou de changer...
    La lourdeur de l'état existe...On parle de la faire maigrir depuis au moins 20 ans mais c'est le contraire qui arrive.. Alors, la volonté de réduire la taille de l'état , je n'y crois pas tellement.
    Quel parti politique va vouloir se faire hari-kiri et réduire la fonction publique, diminuer les services?
    L'élastique peut encore être étirée.
    Les gens ne vont plus dans les rues ,les étudiants ne font plus la grève comme dans les années 70, on ne conteste plus , on ne manifeste plus. On chiale un peu, et après? Les mêmes partis sont élus, les politiciens nous mentent, ils nous sont présentés comme de beaux produits bien emballés avec un beau look et de belles qualités pour se faire élire mais il n'y a pas de garantie, ni service après vente, ni la possibilité de retourner le bien dans les 10 jours...et c'est pareil pour le compétiteur.C'est de la fausse représentation mais on peut continuer de chialer.Que peut-on faire d'autre dans un système politique bureaucratique.

    Au fait, que sont-ils devenus les contestataires des années 70? Sont-ils devenus bureaucrates pour le gouvernement?

  • Raymonde Chouinard
    Abonnée
    jeudi 1 octobre 2009 10h17
    Pourquoi ....
    ...les fonctionnaires sont-ils mal payés?

    - parce qu'ils sont plusieurs à se partager la même job!

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