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Tarifs: Charest modère ses troupes

Robert Dutrisac   28 septembre 2009  Québec
À Drummondville, hier, Jean Charest s'est dit d'avis qu'il faut cesser de voir les services publics comme une simple dépense.
Photo : Jacques Nadeau
À Drummondville, hier, Jean Charest s'est dit d'avis qu'il faut cesser de voir les services publics comme une simple dépense.
Drummondville — Réunis en conseil général en fin de semaine, les militants libéraux ont laissé libre cours à leur engouement pour l'imposition de tarifs — péage sur les autoroutes, hausse substantielle des tarifs d'électricité, nouveaux droits de scolarité pour le cégep —, mais le premier ministre Jean Charest ne partage pas leur fixation.

« On ne peut pas aborder la question des finances publiques en parlant juste des tarifs. Ce n'est pas vrai », a déclaré Jean Charest dans une conférence de presse tenue au terme du conseil général du Parti libéral du Québec. « Il y a l'autre colonne, il y a les dépenses du gouvernement. »

Dans son discours de clôture, Jean Charest a mis l'accent sur l'importance pour l'État de contrôler ses dépenses et sur le rôle du développement économique pour sortir le Québec de sa situation déficitaire. « Nous devrons tous mettre l'épaule à la roue. Le gouvernement devra, quant à lui, se serrer la ceinture. Nous allons resserrer nos dépenses. Nous allons le faire en protégeant les services publics », a-t-il livré devant quelque 500 militants.

« Ça veut dire que lorsque nous cherchons des moyens de résorber ce déficit, il faut éviter les approches idéologiques », a-t-il souligné.

Sans écarter le fait que des hausses de tarifs puissent contribuer à équilibrer le budget de l'État, Jean Charest a refusé de prendre position sur l'une ou l'autre des propositions contenues dans la résolution-cadre adoptée, hier, par les militants. Tout au plus a-t-il signalé à l'égard de l'imposition de nouveaux droits de scolarité au cégep — une proposition adoptée samedi à l'issue d'un vote serré — que « nous préserverons le principe d'accessibilité qui est, pour nous, très important ».

Les propositions du conseil général alimenteront le débat sur les finances publiques, notamment les consultations prébudgétaires que tiendra à la fin de l'année le ministre des Finances, Raymond Bachand, a mentionné M. Charest.

Tandis que les négociations dans le secteur public doivent s'amorcer prochainement, le premier ministre a évité d'évoquer les sacrifices auxquels les employés de l'État devraient consentir afin d'apporter leur contribution au redressement des finances publiques. Il a préféré parler de l'« esprit de partenariat » qui anime le gouvernement à l'égard de la fonction publique. « On n'est pas opposés l'un à l'autre. On fait face à la même réalité. »

Il faut d'ailleurs cesser de voir les services publics comme une simple dépense. « Il faut savoir tirer de nos politiques sociales des avantages économiques », a fait valoir Jean Charest. Il a cité l'exemple du système de santé au Québec, un avantage par rapport aux États-Unis, mais aussi celui des politiques familiales qui permettent aux femmes de participer au marché du travail davantage qu'ailleurs.

Hier, les militants libéraux ont adopté une proposition pour instaurer des péages sur les autoroutes interurbaines et sur le territoire de la Communauté métropolitaine de Montréal pour entrer et sortir de l'île de Montréal. Les libéraux ont cependant rejeté l'idée d'implanter pareil péage à Québec, Sherbrooke, Gatineau et Trois-Rivières.

Font aussi partie de la résolution-cadre telle qu'elle a été adoptée hier l'introduction d'une redevance sur l'eau et de droits miniers minimaux. Soucieux de la santé de leurs compatriotes, les militants libéraux recommandent de hausser les taxes sur l'alcool et d'en imposer une nouvelle sur les boissons gazeuses ou énergisantes, les croustilles et les friandises.

Par « équité générationnelle », les libéraux se sont prononcés en faveur de la création d'une caisse santé pour pallier les coûts futurs du système de santé. Dans une brève allocution, le président de la Commission-Jeunesse, Julien Gagnon, a insisté sur le respect de cette autre « valeur libérale ». Il a réclamé une réforme des finances publiques. « Ce qu'on demande finalement, ce n'est pas seulement l'équilibre budgétaire, mais c'est un surplus budgétaire » pour faire face aux défis à venir. Revenant d'une mission auprès des jeunes socialistes en France, Julien Gagnon s'est dit « impressionné de constater les ressemblances entre les conclusions des jeunes socialistes, d'une part, et les conclusions des jeunes libéraux ».

Hausse des tarifs d'électricité

Samedi, les militants libéraux ont donné leur aval à une hausse substantielle des tarifs d'électricité. Ils ont recommandé au gouvernement Charest « d'ajuster progressivement les tarifs d'électricité afin qu'ils reflètent les coûts marginaux de production ».

Exiger que les tarifs d'Hydro-Québec traduisent les coûts des nouvelles centrales, comme le projet de La Romaine qui a reçu le feu vert de Québec, ou encore l'énergie éolienne, signifierait de multiplier par deux la note d'électricité assumée par les ménages québécois, selon un expert consulté par Le Devoir.

Dans leurs délibérations, ils ont fait valoir que les Québécois seraient ainsi encouragés à diminuer leur consommation d'électricité grâce à des mesures d'économie d'énergie. Leur proposition prévoit le développement d'un grand projet d'efficacité énergétique qui ferait appel à des compteurs électroniques. Les tarifs varieraient « selon le moment de la journée et l'intensité de la demande », précise la proposition.

Même les plus démunis écoperaient. Les militants ont rejeté une proposition qui aurait haussé le seuil de consommation d'électricité à bas tarif, ce qui aurait limité les hausses imposées aux ménages à revenu modeste qui sont locataires.

?ã Montréal, la chef du Parti québécois, Pauline Marois, a accusé le chef libéral de renier, en laissant planer des hausses généralisées des tarifs dans les services publics, ce qu'il avait répété en campagne électorale.

Manque de courage

Pauline Marois clame qu'encore une fois, Jean Charest « a dit une chose et a fait son contraire ». Elle a soutenu que Jean Charest a « rebattu les oreilles » de tous les électeurs sur le fait que son gouvernement n'augmenterait pas les taxes et tarifs.

De plus, la leader péquiste estime que le premier ministre manque de courage, en demandant aux militants libéraux d'« aller au front » et de proposer eux-mêmes les mesures qui devraient être adoptées par le gouvernement pour réduire le déficit. Pauline Marois se demande pourquoi le premier ministre n'a pas révélé sa stratégie pour atteindre l'équilibre budgétaire durant l'étude du projet de loi 40 sur les finances publiques et le déficit. Selon elle, en agissant de la sorte, il a fait preuve de mépris envers les membres de l'Assemblée nationale.

***

Avec La Presse canadienne
 
 
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  • Normand Carrier
    Abonné
    lundi 28 septembre 2009 06h09
    Comment cela des augmentations de tarifs ?
    Notre innéfable premier ministre nous avait juré la main sur le coeur en décembre 2008 qu'il y aurait pas de crise économique , que le Québec si bien géré par lui serait a l'abri d'un déficit ! Aujourd'hui , on se retrouve avec un déficit de $3 milliards après trois mois d'opération qui devrait atteindre $5 @ $6 milliards a la fin de l'année fiscale .
    Comme l'augmentation de tarifs est décidé et que le projet de loi est écrit , toute consultation est bidon et cet exercise ne sera qu'un show de boucane comme il a l'habitude d'en faire . Voila Jean Charest qui tempère ses militants et qui veut passer pour le bon gars . Mais oui , il ira chercher 12 milliards dans les poches des contribuables au lieu de 15 milliards comme les économistes évaluent le montant nécessaires pour renflouer les coffres de son gouvernement ! Pas pire pour un gars qui promettait le contraire pour se faire élire . Comment faire confiance a un type qui nous manipule et qui nous ment ? Surtout que depuis 2003 , il a déja augmenté les tarifs d'électricité de 16% et l'assurance automobile et les permis de conduire ! Au nombre de mensonges que Jean Charest nous inflige , il est sur le point de devenir un menteur pathologique .....
    Normand Carrier

  • Pierre Tremblay
    Inscrit
    lundi 28 septembre 2009 08h18
    De la politique, c'est de la politique...
    Et Jean Charest en est un expert. Il s'arrange dans son conseil pour faire valoir certaines idées contreversées, et comme un sauveur , il déclare à la fin, "Je suis le chef du parti Libéral mais je suis aussi le premier ministre de tous les québécois". Pas beau,ça? J'en avais les larmes au yeux. Je ne sais pas s'il parlait de ses petits amis et ceux du parti quand il parlait de se serrer la ceinture? Whissel et compagnie? MAIS TOUT UN POLITICIEN, ce petit Jean là.

  • André Loiselet
    Abonné
    lundi 28 septembre 2009 08h35
    Bouffonnerie
    M. Charest est un bouffon de grand renom qui excelle en tant que lanceur de ballons sondes et de balounes soufflés par une bande de jeunes blancs becs à sa solde et sous son diktat. Avec son nez rouge, il jaugera le tout en hauteur, tout en marchant sur la corde raide dans son petit cirque.

    Pourquoi faut-il que le peuple défraye toujours pour contrer les excès des riches? C'est parce qu'ils contrôlent la stratégie et le business.

  • Jacques Morissette
    Abonné
    lundi 28 septembre 2009 09h08
    Les jeunes militants libéraux sont comme des chevaux fringuants inexpérimentés.
    Les jeunes militants libéraux s'intéressent à la politique. En fin de semaine, j'ai écouté ce qu'ils avaient à dire aux nouvelles. Ils semblent dire que l'avenir au Québec s'annonce sombre si les bras des politiciens ne s'allongent pas pour venir fouiller dans nos poches. En m'inspirant d'un journaliste bien connu, si la tendance se maintient, nos politiciens vont devenir de plus en plus schizophrènes par rapport à l'ensemble de la population. La boule de cristal que nos politiciens regardent est presque toujours floue quand il regarde vers l'avenir.

    En plus, ils sont presque tous très myope et la vision courte. On dirait que ça ne changera pas grand chose avec nos futures jeunes politiciens qui sont sur la rampe de lancement à attendre. Si on se fie au discours, on dirait parfois que nos politiciens cherchent tacitement à nous rendre plus ou moins responsable des dettes encourues au fil des années par les gouvernements.

    Démocratiquement parlant, on pourrait dire que oui nous sommes responsable, dans une certaine mesure, car c'est nous qui votons pour ceux qui se présentent aux élections. Par contre, ce n'est pas nous qui votons les budgets de dépenses astronomiques à la fin des mandats, pour chercher à conserver le pouvoir. Pour faire court, quand la facture s'annonce trop salé, on dirait que l'argent des contribuables est à leur disposition comme ils le veulent.

    Cela dit, j'aimerais qu'un journaliste se penche sur chacun des mandats de nos partis politiques, et la façon, les raisons, de même que les moments dont l'argent de nos impôts est dépensé dans chacun des mandats des partis politiques au pouvoir. On verrait peut-être que les dettes qui se sont accumulées au gouvernement est plus pour des raisons d'incurie de nos politiciens, indépendamment des parties, que parce que nous leur avons vraiment demandé de dépenser.

    Je n'ai rien contre la façon dont nous faisons notre démocratie. Il reste qu'il y a quand même des aberrations dans notre système. Quand un gouvernement perd petit à petit sa crédibilité, nous donnons démocratiquement le pouvoir à un autre parti. La plupart du temps, nous ne votons pas pour un parti, nous votons contre celui qui est au pouvoir. Et, d'incurie en incurie de nos politiciens, on finit par se ramasser au fond du baril.

    C'est ce qui me fait comprendre que nos politiciens actuels n'ont pas la partie facile. Le cheval qu'on leur donne, quand ils obtiennent le pouvoir démocratiquement, est de moins en moins fringuant. Grosso modo, c'est à peu près le même scénario un peu partout en Occident. C'est le train du capitalisme et la société de l'image qui avancent sur les rails chaotiques du crédit. Effectivement, si ce n'était du crédit, on pourrait peut-être constater qu'il y a beaucoup plus de misère qu'on pense.

    jm, Mtl

  • Jacques Morissette
    Abonné
    lundi 28 septembre 2009 10h19
    Autre aspect, les problèmes démographiques d'aujourd'hui sont principalement dus aux mauvaises décisions démocratique d'hier.
    Certains jeunes militants ont parlé des problèmes économiques de plus en plus flagrants et engendrés par les problèmes démographiques. Dans le passé, on n'attachait pas autant d'importance qu'aujourd'hui aux problèmes démographiques. Dans le passé, nous aurions pu avoir une politique des naissances plus conséquente en rapport avec les besoins actuels.

    C'est dans ce sens que je parlais de la courte vue de nos politiciens de tout à l'heure. Les décisions que les politiciens prennent dans le présent sont souvent très importantes pour l'avenir. C'est aussi pur cette raison que je dis que nos politiciens sont souvent inconséquents. Ils vivent trop dans le présent obtus et en rapport avec la médiocrité du pouvoir qu'ils veulent absolument garder le plus longtemps possible.

    Quand ils n'ont plus le pouvoir, c'est que c'est nous qui décidons de les larguer. Nous nous inclinons en votant pour un autre parti afin de compenser l'incurie du celui qui le perd. Les politiciens devraient apprendre à penser plus loin que le bout intéressé de leur nez. C'est dans tout ça que je vois le vrai sens des responsabilités.

    C'est dans tout ça aussi que je constate qu'ils ont de moins en moins la partie facile. Il me semble que la démocratie et le pouvoir devrait se vivre de façon un peu plus constructive. Le pouvoir n'est pas tout! Il ne faudrait pas le considérer comme un moteur absolu, alors qu'il est en réalité très accessoire, pour faire avancer la société. Notre démocratie sortirait probablement grande gagnante si nos politiciens connaissaient un peu mieux leurs dossiers.

    Au fond, il faudrait renverser la vapeur. Ce n'est pas le pouvoir qui fait avancer les choses, c'est plutôt la connaissance approfondit des dossiers qui ferait vraiment la différence. Entre autre chose, nos politiciens manquent souvent de jugement et devraient aussi mieux apprendre à consulter sagement les mandarins qui travaillent dans le secteur public, avec leurs expériences acquises au fil des ans.

    jm, Mtl

  • Michel HAins
    Abonné
    lundi 28 septembre 2009 12h30
    Pouquoi pas les vrais cibles pour tout le monde
    1- Redevance sur l'eau utilisée par toutes les industries

    2- Révision des fonds de pensions des politiciens et diminution majeure des primes de transitions et autre sprimes de départ

    3- Redevance réelle sur exploitation des richesses naturelles

    4- Facturer à un tarif majoré l'utilisation de de l'electrécité pour bien de luxe comme les spas, la climatisation, surface de maison excessive.( La technologie existe)

    5- Taxe majoré sur les spiritueux.

    6- Taxe sur toute la mal bouffe, croustille,Fast food etc.

    Mais comme d'habitude , ces points ont trop simples pour être appliquer.
    Pouquoi faire simple quand on peurt faire compliqué tel est la devise de nos dirigeants.

  • André Michaud
    Inscrit
    lundi 28 septembre 2009 13h13
    Une réforme à la Suédoise?
    La Suède qui est l'exemple mondial de la social-démocratie a fait sa grande réforme dans les a nnées 90. Elle a pu transférer le TIERS des fonctionnaires vers le privé et sauver des milliards. Même les syndicats ont compris que le statu quo ne pouvait continuer. Il est vrai que les syndicats suédois sont infiniment moins corporatistes et infiniment sont plus respectueux de la volonté populaire qu'ici.Ici les boss syndicaux (présidents de centrales) donnent des ordres aux élus alors qu'ils n'ont même pas le courage de se faire élire par leurs propres membres!!! Pendant mes 35 ans dans la fonction publique, jamais je n'ai eu le droit de voter pour le président de "mon" syndicat, le SFPQ. Et les présidents de section qui élisent le pape syndical n'ont jamais consulté les membres des sections avant de voter pour leur pape..Quel mépris des membres qui les nourissent , et des citoyens.

    Les services privatisées sont restés disponibles à tous (pas de 2 vitesses).

    Dans les écoles on n'engage plus des profs seulement pour des raisons d'ancienneté, mais uniquement par compétence. Ici ma fille a eu un vieux prof pour enseigner l,informatique qui en connaissait mois que 98% de ses élèves !! Les profs en Suède ont plus liberté d'enseigner à leur façon en autant qu'ils atteignent les objectifs déterminés.Ceux qui sont meilleurs ont droit à des bonis au lieu de niveler vers le bas sur des bases syndicales.

    Du côté santé la privatisation (pas à 2 vitesses , mais pour tous) a permis des unités de travail énormément MOINS BUREAUCRATIQUES et donc plus effectives! Ce qui se fait aussi en France d'ailleurs...

    Les citoyens québécois travaillent presque 6 mois par année pour l'état. Ils demandent à l'état de baisser les dépenses.
    De façon réaliste il faudra monter certains tarifs. Mais sans une baisse des dépenses ça ne fera qu'allourdir le fardeau fiscal des citoyens qui déjà travaillent trop pour la bureaucratie.

    Mais qui aura le courage politique d'affonter la mafia syndicale et de monter certains tarifs? C'est plus facile de monter la dette et d'envoyer la facture lâchement aux générations qui suivront...

  • Jean Beaumont
    Inscrit
    lundi 28 septembre 2009 13h22
    Rebattre les oreilles de quelque chose
    Et non sur quelque chose.

  • Albert Descôteaux
    Abonné
    lundi 28 septembre 2009 13h30
    Péages partout ou pas du tout!
    Ainsi, "les militants libéraux ont adopté une proposition pour instaurer des péages sur les autoroutes interurbaines et sur le territoire de la Communauté métropolitaine de Montréal pour entrer et sortir de l'île de Montréal. Les libéraux ont cependant rejeté l'idée d'implanter pareil péage à Québec, Sherbrooke, Gatineau et Trois-Rivières."

    Pourquoi des péages pour entrer et sortir de Montréal seulement? Je ne comprends pas la logique des libéraux de ne pas appliquer cette taxe à l'ensemble des "québécois/québécoises". Ce sont donc les montréalais que se trouvent pénalisés chaque fois qu'ils désirent sortir de l'ile.

  • Claude Champagne
    Abonné
    lundi 28 septembre 2009 15h44
    John James (les deux mains sur le volant)Charest
    Sur toutes les tribunes, le chef libéral, Jean Charest, prévient qu'une tempête économique s'abattra sur le Québec. Mais si l'on se fie au cadre financier du Parti libéral du Québec qu'il a rendu public samedi, ce n'est qu'une légère brise qui soufflera.En cette période troublée sur le plan économique au dire de Jean Charest, aucun déficit n'est à l'horizonLes, promesses libérales gonfleront les dépenses de 0,3 %. Mme Jérôme-Forget a indiqué qu'elle utiliserait sans doute la réserve pour éventualités de 200 millions qu'elle a mise de côté pour l'an prochain.
    Le Devoir, lundi le 24 novembre 2008, ouch!

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