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Droit au fait

Michel David   26 septembre 2009  Québec
Les débats télévisés sont devenus incontournables en période électorale. Un premier face-à-face entre le maire Tremblay et Louise Harel a eu lieu mercredi sur les ondes de LCN. Un autre débat, auquel participera également le chef de Projet Montréal, Richard Bergeron, est prévu à RDI le 19 octobre.

Si talentueux que puisse être le modérateur, qu'il s'agisse de Jean-Luc Mongrain ou de Patrice Roy, la formule ne permet malheureusement pas toujours d'obtenir des réponses claires aux questions que les électeurs se posent.

Voici donc quelques questions à choix multiples adressées à chacun des candidats à la mairie de Montréal, qui permettront d'aller droit au fait et de mieux cerner leurs positions sur la gouvernance, l'éthique et autres sujets d'actualité.

À Gérald Tremblay: qu'est-ce qui illustre le mieux la qualité de votre gestion au cours du dernier mandat?

a) L'octroi du contrat pour l'installation des compteurs d'eau.

b) Les transactions immobilières effectuées par la SHDM.

c) La multiplication des enquêtes policières.

d) Il faut arrêter de ressasser le passé et se tourner vers l'avenir.

À Louise Harel: comment qualifieriez-vous la ville issue de la réforme municipale que vous avez réalisée aors que vous étiez ministre des Affaires municipales dans le gouvernement Bouchard?

a) Un fouillis.

b) Un capharnaüm.

c) Une tour de Babel.

d) Il faut arrêter de ressasser le passé et se tourner vers l'avenir.

À Richard Bergeron: alors que la reprise est encore fragile, quelle mesure proposez-vous pour stimuler l'économie de Montréal?

a) Un moratoire sur la construction de condominiums derrière le village olympique.

b) Un moratoire sur la construction de nouveaux centres commerciaux.

c) Un moratoire sur la vente d'automobiles.

d) Pouvez-vous répéter la question?

À Gérald Tremblay: laquelle des personnes suivantes illustre le mieux votre capacité de bien vous entourer?

a) Votre ex-directeur des affaires corporatives, Robert Cassius de Linval.

b) Votre ex-directeur général, Claude Léger.

c) Votre ex-chef de cabinet, Martial Filion.

d) Votre ex-président du comité exécutif, Frank Zampino.

À Louise Harel: comment qualifieriez-vous votre ex-collègue et amie Diane Lemieux?

a) Une @%*&.

b) Une &*$#.

c) Une @%*& de &*$#.

d) Toutes ces réponses.

À Richard Bergeron: diriez-vous que Louise Harel vous a...

a) embobiné?

b) floué?

c) enfirouapé?

d) roulé dans la farine?

À Gérald Tremblay: que faut-il penser du rapport du vérificateur général sur le contrat des compteurs d'eau?

a) Je n'étais pas au courant.

b) On ne m'avait rien dit.

c) On aurait dû...

d) C'est un coup de La Presse.

À Louise Harel: certains vous ont soupçonnée d'être à l'origine de l'information qui a permis de ressusciter le passé felquiste d'André Lavallée. Qu'en dites-vous?

a) Comment peut-on...?

b) Voyons, André est un ami.

c) Jamais je n'utiliserais un moyen aussi odieux.

d) Vous dites que c'est dans le rapport de la commission Keable?

À Richard Bergeron: que pensez-vous des révélations concernant le passé felquiste d'André Lavallée?

a) À 19 ans, je n'aurais jamais fait une chose pareille.

b) On lui a donné l'absolution trop facilement.

c) C'est quelque chose de grave.

d) Qu'on le pende!

À Gérald Tremblay: est-ce que...

a) Je n'étais pas au courant.

b) On ne m'avait rien dit.

c) On aurait dû...

d) Mautadine.

À Louise Harel: si vous devenez maire, allez-vous vous mettre sérieusement à l'anglais?

a) Ben...

b) It will depending.

c) I will seeing.

d) Shut... non... shit.

À Richard Bergeron: devrait-on débaptiser la rue Amherst, qui honore la mémoire d'un homme qui souhaitait l'extermination des Amérindiens, comme l'a proposé le conseiller indépendant de Rivière-des-Prairies-Pointe-aux-Trembles, Nicolas Montmorency?

a) Eh bien...

b) Euh...

c) Hmmm...

d) Il faut arrêter de ressasser le passé et se tourner vers l'avenir.
 
 
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  • Nicolas Bergeron
    Abonné
    vendredi 25 septembre 2009 23h57
    Du journalisme badamoum
    Franchement, pour une des rares fois que vous daignez parler de politique municipale, vous auriez pu cogiter un peu plus et éviter de tomber dans un populisme de bas étage. Bien sûr, la politique municipale n'est que pacotille, que de sacs de vidanges et de nids de poule. Voilà une vision bien québécoise de la chose que vous semblez adopter tout de go et qui par elle seule explique grandement le déclin de Montréal.

    Ne vous en déplaise, les trois principaux candidats à la mairie de Montréal n'ont rien à envier à ceux qui se trouvent au niveau provincial ni même au niveau fédéral, niveau pour lesquels vous n'auriez jamais osez écrire un billet de la sorte.

    Toutes mes félicitations pour votre apport à la santé démocratique de Montréal!
    Nicolas Bergeron

  • Godefroy
    Abonné
    samedi 26 septembre 2009 00h00
    Bilingue ?!
    « À Louise Harel: si vous devenez maire, allez-vous vous mettre sérieusement à l'anglais? »

    Montréal n'est pas une ville bilingue. ;-)

  • Roland Berger
    Abonné
    samedi 26 septembre 2009 17h43
    À peine amusant !
    À peine amusant ce texte de Monsieur David. Une bonne chronique sur la supposée exigence de parler l'anglais pour présider aux destinées de Montréal aurait été plus utile, entre autres pour souligner que Madame Harel n'a pas à s'adresser aux journalistes en anglais. Un interprète est de rigueur. Rire de son incapacité de maîtriser l'anglais comme l'a fait le chroniqueur dénote un aplatventrisme devant les exigences de la minorité dominante.
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario

  • J. Maurice Arbour
    Abonné
    samedi 26 septembre 2009 19h31
    La langue de Montréal
    Bien sûr,bien sûr,l'anglais...Le défi actuel des Québécois et Québécoises est de conserver le français à Montréal.Mme Harel n'a pas à se mettre sérieusement à l'anglais.C'est à tous ceux et celles qui ne parlent pas correctement le français et qui vivent à Montréal de se mettre sérieusement à apprendre la français.JMA

  • Bernard St-Amour
    Abonné
    dimanche 27 septembre 2009 19h19
    Comment est le français du maire de Toronto, ou d'Ottawa?
    Pire ou mieux que l'anglais de Louise Harel? Et pourquoi n'en parle-t-on pas, sinon parce que c'est sans intérêt? Pour la mairie de la métropole québécoise, une élue unilingue francophone enverrait le meilleur message possible à tous les immigrants allophones qui s'y installent. Quant au fouillis administratif que nous subissons, c'est celui des demi-défusions bancales du gouvernement Charest.

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