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Déficit - Quelles taxes augmenter ?

Jean-Robert Sansfaçon   25 septembre 2009  Québec
L'adoption d'un projet de loi qui suspend l'application de la loi antidéficit de Lucien Bouchard était une étape incontournable compte tenu de la conjoncture. Cela dit, une réflexion reste à faire sur les moyens à prendre pour revenir à l'équilibre budgétaire. Hausse de la TVQ? Hausse des tarifs? Hausse des impôts? Compressions dans les programmes? Certains moyens sont plus douloureux d'autres, cela ne fait aucun doute.
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  • Yves Lanthier
    Abonné
    vendredi 25 septembre 2009 06h03
    Oui, pourquoi pas...
    ... une taxe spéciale sur les journaux, peut-être?
    (Il faut bien rire un peu :) )

  • Jean Desjardins
    Abonné
    vendredi 25 septembre 2009 08h09
    Que faire du gaspillage ?
    J'endosserai ..avec joie les hausses d'impôt, les majorations tarifaires de tous ordres (au juste coût ...pour les produire ... avec le juste effort, cependant!) et les augmentations de taxes à la consommation, que le jour où on me fera la démonstration de la mise en oeuvre concrète d'un projet de réforme visant à mettre enfin de l'ordre dans les affaires de l'État ainsi que dans la machine infernale de gaspillage aveugle et sourd qui l'entoure à tous les niveaux.

    Quand on érige en système (ce sacro-saint modèle Québécois !) les dérapages plus ou moins contrôlés, c'est si facile d'appuyer sur l'accélérateur plutôt que sur les freins... Pendant ce temps-là, tous les tenants des deux mains sur le volant s'amusent comme des petits fous au dépend de ceux qui doivent, par essence, payer pour les pots cassés.

    À bon payeur de taxes, salut !!!

    Jean Desjardins
    Laval

  • Raymond Saint-Arnaud
    Abonné
    vendredi 25 septembre 2009 10h37
    Des mesures réalistes
    AUGMENTATION DE LA TVQ

    Le déséquilibre fiscal entre le Québec et le Fédéral n'est pas résolu. En ce sens, l'augmentation de la TVQ serait un pas dans la bonne direction, avant que le Fédéral n'augmente à son tour la TPS.

    La récession actuelle n'est pas le meilleur moment pour augmenter les tarifs. Cependant, il serait avantageux de revoir le niveau de la TVQ et la façon dont elle est perçue.

    Étant donné les difficultés budgétaires du québec et les besoins criants dans les secteurs de la santé et de l'éducation, le gouvernement du Québec devrait profiter de la baisse récente de la taxe fédérale TPS pour augmenter d'autant la taxe québécoise TVQ. Cependant, et ceci est très important, cette décision devrait être accompagnée de mesures (allègements fiscaux ou allocations fiscales) pour ne pas pénaliser les personnes à faibles revenus.

    Par la même occasion, le gouvernement du Québec devrait aussi en profiter pour revoir la façon de gérer la perception de la taxe de vente. Comme dans plusieurs pays européens où le prix affiché comprend toutes les taxes, la TVQ devrait obligatoirement être intégrée dans le prix de vente affiché par le marchand. On éviterait ainsi la désagréable surprise de toujours voir un montant de facture plus élevé que le montant que l'on pensait payer au départ.


    EVASION FISCALE

    Comme dans plusieurs pays européens, le commerçant devrait obligatoirement remettre au client un reçu papier de chaque transaction sur lequel apparaitrait le prix de base, la taxe retenue et le total à payer. Les caisses enregistreuses devraient être régulièrement vérifiées pour s'assurer que les taxes soient bien remises aux gouvernements et non gardées dans les poches des commerçants, comme il arrive souvent.

    Des sommes colossales sont perdues pour notre gouvernement, et donc pour l'ensemble des contribuables honnêtes, à cause d'une mauvaise gestion de la perception des taxes à la consommation, sans parler de l'évasion fiscale sur les revenus non déclarés.

    LES TARIFS

    Il est plus que temps que les tarifs d'électricité au Québec soient établis sur la base de vrais critères économiques, et amenés à un niveau de saine compétition. Il n'est pas sain au point de vue économique qu'un bien comme l'électricité soit vendu à un prix inférieur à celui de tout autre bien compétiteur. À long terme, cela devient insoutenable et même ridicule.

    Vendre l'électricité à bas prix, c'est récompenser le gaspillage de l'électricité.

    Vendre l'électricité à bas prix, c'est priver l'État québécois de sommes dont il a cruellement besoin pour son réseau d'éducation et son réseau de la santé.

    Pour être acceptable socialement parlant, l'augmentation des tarifs d'électricité devrait cependant être graduelle et devrait absolument être accompagnée de mesures (allègements fiscaux ou allocations fiscales) pour ne pas pénaliser les personnes à faibles revenus.


    INDEXATION

    D'un point de vue économique, aucun prix ne devrait être gelé : les prix doivent évoluer selon les circonstances.

    On peut décider que certains biens ou services soient gratuits, comme l'éducation ou la santé. Cependant, quand une chose est gratuite, on peut être porté à la gaspiller ou à ne pas l'apprécier à sa juste valeur. D'où l'utilité d'imposer certains frais modérateurs même pour ces éléments « gratuits », mais accompagnés de mesures (allègements fiscaux ou allocations fiscales) pour ne pas pénaliser les personnes à faibles revenus.

    L'inflation a toujours existé, depuis des siècles. Alors, en principe et sauf rares exceptions, tout devrait être indexé annuellement de façon modulée selon l'indice du coût de la vie : tarifs d'électricité, frais modérateurs, allocations sociales, frais de garderie, frais de scolarité, mais aussi niveaux d'imposition, impôts, etc.

    Une telle politique d'indexation permettrait d'éviter les sempiternelles discussions sur les augmentations de tarifs pour les biens ou services « gelés », et permettrait une meilleure planification de la gestion gouvernementale.

  • Claude Vaillancourt
    Abonné
    vendredi 25 septembre 2009 20h34
    Et les 2 milliards liés à l'évasion fiscale?
    On estime qu'au Québec l'évasion fiscale entraîne près de 2 milliards de dollars de manque à gagner pour l'État. Comment est-ce possible de consacrer un éditorial aux solutions au déficit sans dire un traître mot à ce sujet? C'est affligeant. La solution est dans le retour à une fiscalité vraiment progressive au Québec afin que ceux qui en ont les moyens paient leur juste part d'impôt. Ce n'est plus le cas depuis plusieurs années. Ce sont majoritairement les individus qui assument une part démesurée des recettes fiscales du gouvernement pendant que les entreprises qui privatisent les profits se voient offrir des baisses d'impôts, des subventions, des congés fiscaux de toutes sortes.

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