Les députés de l'ADQ estiment que les débats actuels minent leur parti - Gilles Taillon joue son avenir
À la lutte contre Éric Caire s'ajoute le combat contre un cancer
Photo : Jacques Nadeau
Gilles Taillon
En raison d'ennuis de santé, Gilles Taillon envisage maintenant de se retirer de la course à la direction de l'Action démocratique du Québec, une course qui prend une allure rocambolesque. Cela n'empêche pas le vénérable candidat de continuer à miner l'intégrité de son rival Éric Caire.
Québec — Gilles Taillon, qui mène une charge sans merci contre son rival Éric Caire depuis vendredi dernier, doit décider d'ici demain s'il se résigne à se retirer de la course à la direction de l'Action démocratique du Québec (ADQ).
Le candidat doit subir des traitements de radiothérapie pour combattre la réapparition d'un cancer de la prostate qui avait été soigné en 2005. Gilles Taillon a appris la nouvelle de son médecin vendredi. Il s'agit de traitements quotidiens, de nature préventive, qui dureront huit semaines à compter de la fin de septembre, a précisé M. Taillon.
Gilles Taillon songe à continuer sa campagne malgré tout. «Je suis à 50-50. Mon coeur balance», a-t-il dit au Devoir. Dès lundi, il a réuni son équipe pour évaluer s'il pouvait continuer en offrant «une prestation minimale». L'équipe, notamment le député de Shefford, François Bonnardel, et l'ex-député de Groulx, Linda Lapointe, ferait le terrain tandis que le candidat participerait aux deux grands débats qui sont prévus d'ici le jour de l'élection, le 18 octobre.
La possibilité que la course n'oppose plus que les deux candidats Éric Caire et Christian Lévesque n'a pas beaucoup de sens, estime Gilles Taillon. Cette perspective «crée une pression» sur lui pour qu'il continue, a-t-il avoué.
Hier, la chef intérimaire de l'ADQ, Sylvie Roy, a affirmé que personne, parmi les députés adéquistes, n'est à l'aise avec la tournure qu'a prise cette course, et cela comprend deux députés qui ont donné leur appui à Gilles Taillon, soit François Bonnardel et le député de Chute-de-la-Chaudière, Marc Picard. «C'est le ton, c'est le ton qu'on veut qu'il change. On veut qu'on revienne au débat d'idées», a souligné Sylvie Roy dans un point de presse.
Mais Gilles Taillon n'entend pas lâcher le morceau. «Il y a des questions de principe sur lesquelles je ne peux pas plier», a-t-il dit. Il soutient toujours qu'Éric Caire a falsifié à escient son curriculum vitae, qui faisait état d'un baccalauréat en communications.
Gilles Taillon refuse de porter le blâme pour le tort que cette affaire a causé au parti. «Ce n'est pas nous qui avons fait du tort à l'ADQ. Ce n'est pas nous qui avons embelli le curriculum. Ce n'est pas nous qui avons tenté de tromper les gens avec une scolarité qui n'est pas là», a martelé le candidat.
Éric Caire a décidé de demeurer dans la course même si Gilles Taillon le sommait de se désister. C'est une réalité que M. Taillon dit accepter. Mais il faudrait à tout le moins que la mention d'un baccalauréat disparaisse de son curriculum vitae, d'autant plus qu'Éric Caire n'a réussi aucun cours, a maintenu M. Taillon.
Détenir un diplôme universitaire n'est peut-être pas une condition essentielle pour devenir chef d'un grand parti et premier ministre, mais l'absence de diplôme doit être compensée par une expérience de grande valeur, croit Gilles Taillon. «Dans le cas de M. Caire et de M. Lévesque, ils n'ont pas beaucoup d'expérience probante, pertinente, de très haut niveau, et en plus, ils n'ont pas de scolarité», a-t-il fait valoir.
Québec — Gilles Taillon, qui mène une charge sans merci contre son rival Éric Caire depuis vendredi dernier, doit décider d'ici demain s'il se résigne à se retirer de la course à la direction de l'Action démocratique du Québec (ADQ).
Le candidat doit subir des traitements de radiothérapie pour combattre la réapparition d'un cancer de la prostate qui avait été soigné en 2005. Gilles Taillon a appris la nouvelle de son médecin vendredi. Il s'agit de traitements quotidiens, de nature préventive, qui dureront huit semaines à compter de la fin de septembre, a précisé M. Taillon.
Gilles Taillon songe à continuer sa campagne malgré tout. «Je suis à 50-50. Mon coeur balance», a-t-il dit au Devoir. Dès lundi, il a réuni son équipe pour évaluer s'il pouvait continuer en offrant «une prestation minimale». L'équipe, notamment le député de Shefford, François Bonnardel, et l'ex-député de Groulx, Linda Lapointe, ferait le terrain tandis que le candidat participerait aux deux grands débats qui sont prévus d'ici le jour de l'élection, le 18 octobre.
La possibilité que la course n'oppose plus que les deux candidats Éric Caire et Christian Lévesque n'a pas beaucoup de sens, estime Gilles Taillon. Cette perspective «crée une pression» sur lui pour qu'il continue, a-t-il avoué.
Hier, la chef intérimaire de l'ADQ, Sylvie Roy, a affirmé que personne, parmi les députés adéquistes, n'est à l'aise avec la tournure qu'a prise cette course, et cela comprend deux députés qui ont donné leur appui à Gilles Taillon, soit François Bonnardel et le député de Chute-de-la-Chaudière, Marc Picard. «C'est le ton, c'est le ton qu'on veut qu'il change. On veut qu'on revienne au débat d'idées», a souligné Sylvie Roy dans un point de presse.
Mais Gilles Taillon n'entend pas lâcher le morceau. «Il y a des questions de principe sur lesquelles je ne peux pas plier», a-t-il dit. Il soutient toujours qu'Éric Caire a falsifié à escient son curriculum vitae, qui faisait état d'un baccalauréat en communications.
Gilles Taillon refuse de porter le blâme pour le tort que cette affaire a causé au parti. «Ce n'est pas nous qui avons fait du tort à l'ADQ. Ce n'est pas nous qui avons embelli le curriculum. Ce n'est pas nous qui avons tenté de tromper les gens avec une scolarité qui n'est pas là», a martelé le candidat.
Éric Caire a décidé de demeurer dans la course même si Gilles Taillon le sommait de se désister. C'est une réalité que M. Taillon dit accepter. Mais il faudrait à tout le moins que la mention d'un baccalauréat disparaisse de son curriculum vitae, d'autant plus qu'Éric Caire n'a réussi aucun cours, a maintenu M. Taillon.
Détenir un diplôme universitaire n'est peut-être pas une condition essentielle pour devenir chef d'un grand parti et premier ministre, mais l'absence de diplôme doit être compensée par une expérience de grande valeur, croit Gilles Taillon. «Dans le cas de M. Caire et de M. Lévesque, ils n'ont pas beaucoup d'expérience probante, pertinente, de très haut niveau, et en plus, ils n'ont pas de scolarité», a-t-il fait valoir.
|
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
|
Envoyer Fermer
Haut de la page

