La tentation centriste de l'ADQ
La course à la direction du parti se fera sans un candidat résolument à droite
Photo : Jacques Nadeau
Gilles Taillon s’inscrit dans la continuité des années Dumont.
Avec la disqualification de Jean-François «Jeff» Plante, la course à la direction de l'Action démocratique du Québec se déroulera sans la présence d'un candidat campé résolument à droite qui défend une idéologie libertarienne d'inspiration américaine. Les trois candidats en lice — Éric Caire, Christian Lévesque et Gilles Taillon — se revendiquent tous du centre droit, une droite essentiellement économique qui fait peu de cas de la question nationale, une préoccupation que bien des adéquistes jugent passéiste. Alors que l'ADQ croupit avec quelque 8 % des intentions de vote dans les sondages, on peut se demander si cette orientation saura susciter l'intérêt d'une large part de l'électorat.
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