La montagne a accouché d'une souris, dit une coalition
Selon la coalition Pour que le Québec ait meilleure mine!, la montagne a accouché d'une souris avec la nouvelle Stratégie minérale, ce qui surprend assez peu ses 14 membres que Québec n'a jamais jugé bon de consulter.
Ainsi, la vieille loi «coloniale» des mines continuera, selon la coalition, d'avoir préséance sur les autres lois québécoises, une menace de pillage des territoires nordiques ciblés par le Plan Nord du premier ministre Jean Charest.
«Nous sommes déçus de ce paquet de demi-mesures, qui ne répondent pas aux questions soulevées par le Vérificateur général», expliquait hier le porte-parole de la coalition, Christian Simard, de Nature Québec.
Québec, note-t-il, investira des centaines de millions en fonds publics pour nettoyer les 345 sites miniers abandonnés, ce qui devrait être une responsabilité «exclusive et collective» de cette industrie. Pire, dit-il, Québec envisage même de réduire les redevances alors que le Vérificateur général avait démontré que 14 des 22 minières avaient évité tout versement et que les contribuables n'avaient obtenu que 259 millions sur les deux milliards prévus par la loi, selon le bilan du Vérificateur général.
Pour la coalition, une vraie stratégie minière intégrera le principe mis en avant par le Vérificateur général, soit que l'épuisement des ressources minières doit être compensé par un gain financier réel pour la société, sinon seuls les actionnaires s'enrichissent avec la disparition définitive de ces ressources.
Québec s'engage certes à facturer aux minières non plus 70 mais 100 % de la restauration des sites. Bravo, ajoute Christian Simard, mais aucune échéance légale n'est prévue pour le rattrapage et pour le versement des sommes dues «avant la fermeture des mines». Enfin, dit-il, le gouvernement Charest ne prévoit aucune contribution obligatoire à des fonds de développement locaux pour minimiser l'impact des fermetures.
La coalition estime finalement que la stratégie minière doit inclure un moratoire définitif sur l'exploration et l'exploitation de l'uranium au Québec, comme l'ont fait la Colombie-Britannique, la Nouvelle-Écosse et le nord du Labrador.
Ainsi, la vieille loi «coloniale» des mines continuera, selon la coalition, d'avoir préséance sur les autres lois québécoises, une menace de pillage des territoires nordiques ciblés par le Plan Nord du premier ministre Jean Charest.
«Nous sommes déçus de ce paquet de demi-mesures, qui ne répondent pas aux questions soulevées par le Vérificateur général», expliquait hier le porte-parole de la coalition, Christian Simard, de Nature Québec.
Québec, note-t-il, investira des centaines de millions en fonds publics pour nettoyer les 345 sites miniers abandonnés, ce qui devrait être une responsabilité «exclusive et collective» de cette industrie. Pire, dit-il, Québec envisage même de réduire les redevances alors que le Vérificateur général avait démontré que 14 des 22 minières avaient évité tout versement et que les contribuables n'avaient obtenu que 259 millions sur les deux milliards prévus par la loi, selon le bilan du Vérificateur général.
Pour la coalition, une vraie stratégie minière intégrera le principe mis en avant par le Vérificateur général, soit que l'épuisement des ressources minières doit être compensé par un gain financier réel pour la société, sinon seuls les actionnaires s'enrichissent avec la disparition définitive de ces ressources.
Québec s'engage certes à facturer aux minières non plus 70 mais 100 % de la restauration des sites. Bravo, ajoute Christian Simard, mais aucune échéance légale n'est prévue pour le rattrapage et pour le versement des sommes dues «avant la fermeture des mines». Enfin, dit-il, le gouvernement Charest ne prévoit aucune contribution obligatoire à des fonds de développement locaux pour minimiser l'impact des fermetures.
La coalition estime finalement que la stratégie minière doit inclure un moratoire définitif sur l'exploration et l'exploitation de l'uranium au Québec, comme l'ont fait la Colombie-Britannique, la Nouvelle-Écosse et le nord du Labrador.
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