Une majorité de Québécois favorable au plan Marois
Québec — Une majorité de Québécois est favorable au «Plan pour un Québec souverain» présenté par la chef du Parti québécois, Pauline Marois, il y a trois semaines. Ils sont aussi majoritaires à ne pas croire qu'un gouvernement péquiste aurait l'intention de provoquer une crise pour faire avancer la souveraineté, comme l'a évoqué Jacques Parizeau.
C'est ce que montre un sondage interne du PQ, dont Le Devoir a obtenu copie. Ce sondage, réalisé par la firme Repère communication recherche auprès de 1002 personnes entre le 16 et le 21 juin derniers, comporte une marge d'erreur de plus ou moins 3,1 %, 19 fois sur 20.
Près de deux tiers des répondants ont entendu parler du «Plan Marois». Aussi, 56,4 % des personnes interrogées sont très favorables ou plutôt favorables au «plan de Pauline Marois pour un Québec souverain [qui] propose qu'un gouvernement dirigé par le Parti québécois mette fin aux ingérences du gouvernement fédéral dans les domaines de compétence du Québec, mette fin aux dédoublements de juridiction entre le gouvernement fédéral et le gouvernement du Québec (comme l'immigration et l'agriculture, par exemple) et exercerait tous les pouvoirs en matière de culture et de communications». Chez les francophones, l'appui à ce plan, comme formulé dans la question du sondage, s'élève à 63 %.
Dans le sondage, 47,3 % des personnes sondées voteraient oui à un référendum sur la souveraineté du Québec assortie d'une offre de partenariat avec le reste du Canada, soit la question du référendum de 1995, contre 52,7 % qui voteraient non. Quelque 17 % des personnes qui voteraient non se montrent favorables au «Plan Marois», qui semble donc rallier un certain nombre d'électeurs fédéralistes.
Selon Pauline Marois, son plan, qui été approuvé à l'unanimité par la Conférence des présidentes et présidents (CNPP) du PQ il y a deux semaines, suscite une grande adhésion chez les péquistes. C'est ce que la chef du PQ perçoit sur le terrain, a-t-elle indiqué au Devoir hier. «Ils ont le sentiment qu'on sort de l'impasse et que ce n'est pas une démarche pour améliorer le fédéralisme», a-t-elle soutenu. Cependant, certains fédéralistes peuvent y trouver leur compte, croit-elle. «Il n'y a personne qui veut le statu quo. Il n'y a pas juste des souverainistes qui ont adhéré au plan.»
Près des deux tiers des répondants, soit 64,6 %, seraient tout à fait ou plutôt d'accord pour qu'un gouvernement péquiste exerce tous les pouvoirs en matière de culture et de communications. Sur ce point, il existe peu de divergence entre les francophones et les non-francophones. Chez les francophones, ce sont 65,5 % qui verraient d'un bon oeil que ces pouvoirs reviennent au Québec.
La thèse de Jacques Parizeau selon laquelle le PQ pourrait créer des crises pour favoriser l'accession à la souveraineté du Québec ne reçoit pas l'aval des répondants. Ils sont 57,8 % à ne pas prêter une telle intention à un éventuel gouvernement péquiste. En outre, 61,2 % sont en désaccord avec l'assertion selon laquelle «il faut une crise avec Ottawa pour que le Québec ait plus de pouvoirs». Aucune question du sondage ne portait cependant sur la formule des référendums sectoriels, qui serviraient à réclamer des pouvoirs précis. M. Parizeau a affirmé qu'un référendum sectoriel sur un sujet défini pourrait créer une crise politique.
Selon Mme Marois, la nomination de Claude Béchard au poste de ministre responsable des Affaires intergouvernementales canadiennes, plus combatif dans ce dossier que Jacques Dupuis, qu'il remplace, est une preuve que son plan frappe juste. «Les libéraux ont aussi leurs sondages. Ils savent que ce plan reçoit un aval pas mal plus important qu'on ne le dit», a-t-elle avancé.
Dans l'entourage de Mme Marois, on s'insurge contre l'interprétation qui veut que la défaite du PQ dans la circonscription de Rivière-du-Loup soit en partie imputable à la mauvaise réception du «Plan Marois» ou encore aux déclarations de Jacques Parizeau à son sujet. Au contraire, ce sondage interne montre que le plan est bien reçu par la population et qu'on ne prête pas au PQ des intentions cachées, estime-t-on. «Le plan n'a eu aucun effet. Les gens de Rivière-du-Loup voulaient être du bord du pouvoir», a-t-on fait valoir.
Le PQ partait de loin dans Rivière-du-Loup. Les candidats du parti n'ont jamais fait mieux que 15 % contre Mario Dumont. «Le PQ dans Rivière-du-Loup n'existait plus», a souligné Mme Marois. Avant l'arrivée de l'ex-député du Bloc québécois Paul Crête comme candidat il y a six semaines, le PQ n'avait pas présenté de candidat qui soit en mesure de remporter la circonscription. En outre, le libéral Jean D'Amour, cet ex-maire de Rivière-du-Loup qui en était à sa troisième tentative pour devenir député, jouissait d'une bonne notoriété, a souligné Pauline Marois.
C'est ce que montre un sondage interne du PQ, dont Le Devoir a obtenu copie. Ce sondage, réalisé par la firme Repère communication recherche auprès de 1002 personnes entre le 16 et le 21 juin derniers, comporte une marge d'erreur de plus ou moins 3,1 %, 19 fois sur 20.
Près de deux tiers des répondants ont entendu parler du «Plan Marois». Aussi, 56,4 % des personnes interrogées sont très favorables ou plutôt favorables au «plan de Pauline Marois pour un Québec souverain [qui] propose qu'un gouvernement dirigé par le Parti québécois mette fin aux ingérences du gouvernement fédéral dans les domaines de compétence du Québec, mette fin aux dédoublements de juridiction entre le gouvernement fédéral et le gouvernement du Québec (comme l'immigration et l'agriculture, par exemple) et exercerait tous les pouvoirs en matière de culture et de communications». Chez les francophones, l'appui à ce plan, comme formulé dans la question du sondage, s'élève à 63 %.
Dans le sondage, 47,3 % des personnes sondées voteraient oui à un référendum sur la souveraineté du Québec assortie d'une offre de partenariat avec le reste du Canada, soit la question du référendum de 1995, contre 52,7 % qui voteraient non. Quelque 17 % des personnes qui voteraient non se montrent favorables au «Plan Marois», qui semble donc rallier un certain nombre d'électeurs fédéralistes.
Selon Pauline Marois, son plan, qui été approuvé à l'unanimité par la Conférence des présidentes et présidents (CNPP) du PQ il y a deux semaines, suscite une grande adhésion chez les péquistes. C'est ce que la chef du PQ perçoit sur le terrain, a-t-elle indiqué au Devoir hier. «Ils ont le sentiment qu'on sort de l'impasse et que ce n'est pas une démarche pour améliorer le fédéralisme», a-t-elle soutenu. Cependant, certains fédéralistes peuvent y trouver leur compte, croit-elle. «Il n'y a personne qui veut le statu quo. Il n'y a pas juste des souverainistes qui ont adhéré au plan.»
Près des deux tiers des répondants, soit 64,6 %, seraient tout à fait ou plutôt d'accord pour qu'un gouvernement péquiste exerce tous les pouvoirs en matière de culture et de communications. Sur ce point, il existe peu de divergence entre les francophones et les non-francophones. Chez les francophones, ce sont 65,5 % qui verraient d'un bon oeil que ces pouvoirs reviennent au Québec.
La thèse de Jacques Parizeau selon laquelle le PQ pourrait créer des crises pour favoriser l'accession à la souveraineté du Québec ne reçoit pas l'aval des répondants. Ils sont 57,8 % à ne pas prêter une telle intention à un éventuel gouvernement péquiste. En outre, 61,2 % sont en désaccord avec l'assertion selon laquelle «il faut une crise avec Ottawa pour que le Québec ait plus de pouvoirs». Aucune question du sondage ne portait cependant sur la formule des référendums sectoriels, qui serviraient à réclamer des pouvoirs précis. M. Parizeau a affirmé qu'un référendum sectoriel sur un sujet défini pourrait créer une crise politique.
Selon Mme Marois, la nomination de Claude Béchard au poste de ministre responsable des Affaires intergouvernementales canadiennes, plus combatif dans ce dossier que Jacques Dupuis, qu'il remplace, est une preuve que son plan frappe juste. «Les libéraux ont aussi leurs sondages. Ils savent que ce plan reçoit un aval pas mal plus important qu'on ne le dit», a-t-elle avancé.
Dans l'entourage de Mme Marois, on s'insurge contre l'interprétation qui veut que la défaite du PQ dans la circonscription de Rivière-du-Loup soit en partie imputable à la mauvaise réception du «Plan Marois» ou encore aux déclarations de Jacques Parizeau à son sujet. Au contraire, ce sondage interne montre que le plan est bien reçu par la population et qu'on ne prête pas au PQ des intentions cachées, estime-t-on. «Le plan n'a eu aucun effet. Les gens de Rivière-du-Loup voulaient être du bord du pouvoir», a-t-on fait valoir.
Le PQ partait de loin dans Rivière-du-Loup. Les candidats du parti n'ont jamais fait mieux que 15 % contre Mario Dumont. «Le PQ dans Rivière-du-Loup n'existait plus», a souligné Mme Marois. Avant l'arrivée de l'ex-député du Bloc québécois Paul Crête comme candidat il y a six semaines, le PQ n'avait pas présenté de candidat qui soit en mesure de remporter la circonscription. En outre, le libéral Jean D'Amour, cet ex-maire de Rivière-du-Loup qui en était à sa troisième tentative pour devenir député, jouissait d'une bonne notoriété, a souligné Pauline Marois.
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