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Poursuites contre les entarteurs - Jean Charest n'entend pas à rire

Robert Dutrisac   14 avril 2003  Québec
Le chef libéral Jean Charest et son épouse Michèle Dionne ont été entartés samedi à la sortie d’un local électoral, à Blainville.
Photo : Jacques Nadeau
Le chef libéral Jean Charest et son épouse Michèle Dionne ont été entartés samedi à la sortie d’un local électoral, à Blainville.
Laurier Station — Le chef libéral Jean Charest portera plainte contre les individus responsables de l'entartage qu'il a subi samedi.

«On va effectivement porter plainte, parce que les gens sont appelés à assumer les conséquences de leur geste», a dit Jean Charest au cours d'un point de presse.

Selon lui, cet entartage vient en contradiction avec les 32 jours de campagne électorale durant laquelle des débats ont eu cours et des idées ont été défendues. «C'est vrai que ce n'est pas glorieux», a dit le chef libéral qui n'entendait pas à rire. Mais, plus tard, devant des partisans de Nicolet, il s'est permis de blaguer en parlant d'une tarte que lui a servie chez elle une militante libérale de la circonscription.

Samedi, quatre entartistes ont participé à l'opération. L'un d'eux, Patrick Robert, alias Pop Tart, a fait de la diversion avec son nez de clown, attirant l'attention des agents de la Sûreté du Québec en civil qui assurent la sécurité du chef libéral. Pendant cette diversion, l'entartiste belge Noël Godin a lancé une première tarte à la crème, qui a atteint le côté du visage de M. Charest, et une deuxième a suivi que la victime a en partie réussi à esquiver.

Rappelons qu'en mai 2000, Patrick Robert s'est vu imposer une peine avec sursis pour avoir entarté le ministre fédéral des Affaires intergouvernementales, Stéphane Dion.






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  • André Desaulniers
    Abonné
    lundi 14 avril 2003 10h00
    Qu'ils se fassent entarter
    « Les accusés d'entartage, si j'étais le juge, auraient à se laisser entarter par Jean Charest, Jean Chrétien, etc. sur la place publique. Un oeil pour une dent, un entartage par un autre! »

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