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Amir Khadir prend la défense du ministre Bolduc

Robert Dutrisac   4 juin 2009  Québec
Québec — Le député de Mercier et médecin, Amir Khadir, de Québec solidaire, s'est porté, hier, à la défense du ministre de la Santé et des Services sociaux, Yves Bolduc, tout en accusant le président de la Fédération des médecins spécialistes du Québec (FMSQ), le Dr Gaétan Barrette, de ne pas se soucier des patientes atteintes d'un cancer du sein.

«Je crois que M. Bolduc est sincère dans ce dossier», a plaidé Amir Khadir dans un point de presse. Le problème de la pathologie est «systémique» et il ne date pas du gouvernement libéral, a fait valoir le député. Il a invité les porte-parole en matière de santé des deux autres partis d'opposition, le péquiste Bernard Drainville et l'adéquiste Éric Caire, à la prudence. Demander la tête du ministre comme l'a fait Éric Caire, c'est «de l'ordre de l'opportunisme politique», estime-t-il. «Il faut trouver des solutions très rapidement, puis, le ministre Bolduc, il faut lui donner sa chance.»

Amir Khadir s'en est pris au Dr Barrette qui, à titre de radiologiste, défend le maintien d'un réseau privé parallèle de cliniques de radiologie. «Les loups là-dedans, c'est des gens qui versent des larmes de crocodile, comme le Dr Barrette», a-t-il dénoncé. S'il avait à coeur l'intérêt public, le président de la FMSQ aurait dû aller voir le ministre il y a un mois, croit M. Khadir.

«Un des problèmes dans le diagnostic des cancers au Québec, c'est l'existence d'un système parallèle qui encourage beaucoup de radiologistes à ne pas offrir [...] leur pleine disponibilité en temps dans le secteur public», a soutenu M. Khadir. S'il pense aux patientes atteintes d'un cancer, ou aux patients au Québec qui sont menacés par le cancer, que le Dr Barrette «nous dise qu'est-ce qu'il fait pour mettre fin à ce régime inéquitable à deux vitesses».

Pauline Marois

Lors de la période de questions à l'Assemblée nationale, Yves Bolduc a passé un autre mauvais quart d'heure. La chef du Parti québécois, Pauline Marois s'en est mêlée. «Ce que les femmes veulent aujourd'hui, c'est de savoir quand elles auront l'assurance que leur test, le seul qui compte pour elles, est le bon», a-t-elle déclaré.

Yves Bolduc doit tenir une conférence de presse aujourd'hui ou demain pour annoncer quels tests seront repris et dans quel délai ils le seront, à la suite des recommandations que lui aura fournies le comité d'experts dont il a annoncé la création mardi.






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