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Parti québécois - Des référendums sectoriels contre le référendum d'initiative populaire

Le SPQ Libre négocie son appui au projet de Marois

Robert Dutrisac   2 juin 2009  Québec
Québec — La proposition que s'apprête à présenter à ses militants la chef du Parti québécois, Pauline Marois, de tenir des référendums sur autre chose que la souveraineté n'enchante pas le SPQ Libre (Syndicalistes et progressistes pour un Québec libre). Mais le club politique du PQ serait prêt à en discuter si son idée d'un référendum d'initiative populaire sur la souveraineté est adoptée.
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  • Yves Côté
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    mardi 2 juin 2009 14h14
    1988...
    Où va-t-on ?
    1988, il y a vingt ans d'aujourd'hui.
    Les chefs du PQ devaient savoir que nous sommes grands maintenant !
    Que les Québécois sont suffisamment intelligents et instruits pour prendre une décision grave et global, sans avoir l'aide de quelques béquilles elle-même boiteuses.
    Nous sommes en 2009, personne au Québec n'est plus en mesure de prétendre que les citoyens veulent des moitiés de mesure, des demis-solutions sans se discréditer de ce fait.
    Soit les Québécois ont le courage, le jour venu, de prendre les choses en main, et c'est la naissance d'un nouveau pays. Soit ils font preuve de lâcheté en pliant devant la peur que leur impose Ottawa et ils disparaissent en tant que société. Les autres solutions appartiennent à des coupeux de cheveux en quatre qui, plutôt que de croire en la maturité de leur peuple, estiment que les Québécois ne sont vraiment que des demis-civilisés.
    Les chefs du Parti Québécois me semblent en être à avoir tellement peur de perdre le sens de leur engagement vital qu'ils en acceptent l'idée que leur peuple est un peuple de demeurés, ne comprenant pas ce qui est bon pour lui...
    Stop. Si le Parti Québécois s'estime assez intègre et solide pour se faire un jour ré-élire, qu'il s'attache plutôt à faire comme l'autre PQ, celui qui l'a précédé, celui pour qui comptait d'abord l'éducation des jeunes, ensuite le refus de notre folklorisation et finalement, le contrôle de notre économie par des moyens qui nous ressemblent et nous appartiennent. Et bordel, que tous se mettent au travail ensemble pour qu'on se tienne debout.
    Et l'indépendance ?
    L'indépendance c'est une pomme, pas un pommier. Et une pomme, pour qu'elle donne elle-même des fruits, il faut qu'elle tombe d'elle-même ou qu'elle ne soit cueillit qu'au moment où sa mise en terre lui permettra de croître. Moi, ce que je vois des chefs indépendantistes actuels, c'est leur empressement à secouer un pommier dont ils se considèrent propriétaires pour pouvoir manger de ses fruits...
    Nul n'a l'autorisation du peuple québécois de se percevoir comme le rempart absolu de son salut. L'indépendance, j'y crois depuis l'année de mes seize ans, soit en 1972. La plus grande marque de confiance que les chefs indépendantistes peuvent témoigner dans leur convictions, mais surtout dans leur peuple, c'est de ne pas chercher à le mettre dans une situation où celui-ci votera à reculons, ou par étapes, pour un pays qui leur appartient en tout.
    Pourquoi ?
    Parce que la seule indépendance qui vaille pour le Québec est celle qui se fera en toute liberté de choix. Toute autre serait honteuse. Et que si contraintes stratégiques ou entourloupettes il y a, elles devront peser sur les épaules des fédéralistes qui auront usés de méthodes trompeuses et malhonnête, comme en 95.
    Mais bien évidemment, dire cela, pour un gars de plus de cinquante ans, c'est accepter en même temps la possibilité de ne pas la voir de son vivant... Ce qui, après les disparitions des d'Allemagne, Bourgeault, Lévesque, et de cent autres, oblige à un minimum de relativité sur l'importance de sa propre personne dans l'atteinte du but recherché.
    La seule chose qui, à mon petit avis, doit être envisagée par tous les indépendantistes du Québec qui ont plus de cinquante ans, c'est de passer le témoin par la parole et les actes aux plus jeunes. Quel âge avaient les porte-paroles de l'indépendance en 80 ? Et en 76 ? Et en 72 ?
    Ce qui n'empêche personne d'être présent sur la scène publique jusqu'à sa mort...
    Et qui a le net avantage de montrer, par l'exemple et pas de tenter de démontrer par la parole, au contraire de ce que nous avons trop nous-mêmes connu, que les jeunes ont toute notre confiance pour construire le monde dans lequel eux-mêmes et leurs propres enfants vivront.
    A bon entendeur, salut.

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