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La sauce moumoune

Michel David   2 juin 2009  Québec
Le retour à la stratégie dite des «référendums sectoriels» que Pauline Marois entendrait proposer aux militants péquistes va-t-il déclencher un autre de ces psychodrames dont seul le PQ a le secret?
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  • Joseph Giguère
    Abonné
    mardi 2 juin 2009 02h57
    L'idée de la souveraineté et la perspective d'un référendum global demeurent les facteurs essentiel d'un rapport de forces pour faire avancer le Québec
    « Monsieur David, votre conclusion n'est pas logique. L'ADQ,comme vous le sinalez vous-même, a rappelé clairement qu'il est fédéraliste.Prétendre faire avancer par négociation l'autonomie du Québec en renonçant d'avance au droit de grève que représente la possibilité d'un recours à un référendum global sur le souveraineté est de l'illusion et du masochisme.L'idée de la souveraineté et la perspective d'un référendum global demeurent les facteurs essentiel d'un rapport de forces pour faire avancer le Québec.Ne pas vouloir un référendum parce que les conditions gagnantes n'existent pas c'est une chose. Renconcer définitivement à la possibilié d'en tenir un c'en est une autre. Ne pas aller à la messe c'est une chose. Apostasier en est une autre. Par contre j'ai tendance à penser que les référendums sectoriels sont une astuce dont personne ne sera dupe. J'aimais mieux la perspective de gouvernance souverainiste de Gérald Larose. Mais que ça s'appelle souveraineté à la pièce ou gouvernance souverainiste,l'intention stratégique exprimée par ces formules est de cesser de brandir le spectre de la souveraineté et de la réaliser opérationnellement partout où c'est nécessaire et possible.Le problème de ces formule est qu'elles se gâtent dès qu'on commence à le dire. Elles deviennent à leur tour spectres dès qu'on les brandit. Les référendums sectoriels si c'est pour résoudre un problème politique du moment, oui, mais dès qu'ils ressembleront à une stratégie pour aller chercher par morceau ce qui ne peut être obtenu globalement,ça ne sera pas plus crédible qu'un référendum général. Et ce n'est pas l'idée d'un référendum d'initiative populaire qui y changera quoi que ce soit. Toutefois, si on garde la possibilé d'un recours à un référendum général ou global en ayant par ailleurs assumé que les conditions gagnante n'existeront plus jamais, cela veut dire qu'il faut refaire le débat. Malgré l'absence de victoire référendaire nous avons énormément avancé.Le Québec n'est plus une province. Même Jean Charest est porté, parfois, malgré lui, par la mouvance d'une gouvernance souverainiste. Il ne récite pas du Gaston Miron quand il va à Paris, mais il se sent comme obligé d'avoir l'air québécois. Nous avons comme porteur de la question nationale un parti capable de prendre le pouvoir. Faisant la nique aux partis fédéralistes nous votons systématiquement pour le Bloc à Ottawa,même en sachant qu'il ne prendra jamais le pouvoir, comme si nous étions déjà commodément installés dans le souveraineté-association, et je ne pense pas que même Ignatieff,sauf momentanément, viendra changer cette tendance. Bref, quand je dis refaire le débats je veux indiquer qu'il faut prendre la mesure de là où nous sommes rendus et resssiner le nouvelle stratégie à appliquer pour continuer d'avancer. »

  • Pierre Schneider
    Abonné
    mardi 2 juin 2009 04h56
    Une élection décisionnelle
    « Comme nombre d'indépendantistes, je n crois plus à la formule du et des référendums. C'est s'engager dans un engrenage sans issue où nous sommes piégés d'avance par les manoeuvres et manigances d'Ottawa-Bay Street. Nous sommes de plus en plus nombreux à préconiser une élection décisionnelle au cours de laquelle on ferait ouvertement la promotion des avantages de la souveraineté. Une victoire à double majorité (sièges et vote populaire) permettrait de proclamer l'indépendance...et de tenir par la suite un référendum sur la nouvelle constitution. »

  • Steve Fortin
    Abonné
    mardi 2 juin 2009 07h48
    "Toutes concessions au Québec seront rejetées du revers de la main par Ottawa"
    « Ce qui est frappant, sidérant même, à la lecture de votre article, mais également à l'analyse de la situation politique québécoise et canadienne, c'est le constat que tous les observateurs font d'emblée; "toutes concessions à faire au Québec pour lui permettre de protéger son identité, son statut de nation, seront rejetée par Ottawa du revers de la main".

    Sans être un partisan de M. Patrick Bourgeois ou d'une nébuleuse de "purs et durs" (en passant, les fédérastes purs et durs qui viennent du Québec, on pourrait aussi les ostraciser... ils le méritent bien n'est-ce pas Raymonde!), force est de constater que le peuple québécois aura une décision fondamentale à prendre quant à son avenir avant qu'il ne soit trop tard et que l'ensemble de son patrimoine collectif ne soit dillapidé sur l'autel du multiculturalisme canadian par le pur et dur fédéraste # 1, M. John James Charest. Depuis 2003, c'est l'ensemble de la haute fonction publique québécoise et des organisme para-gouvernementaux qui ont été "patronés" et livrés à tout ce qu'il y a de fédéraste au Québec pour en assurer le contrôle idéologique, à commence par l'instrument premier de francisation (et chien de garde de la langue française), l'OQLF.

    Le choix est simple : ou on laisse John James Charest terminer ce qu'il a commencé et qu'on accepte son projet d'assimilation et d'extinction de l'identité et de la nation québécoise, ou on accepte pacifiquement mais fermement et souverainement de se prendre en main et d'assurer la pérennité de notre nation. La seconde option, préférable bien entendu, EST IMPOSSIBLE À RÉALISER DANS LE CADRE DU FÉDÉRALISME CANADIEN. Ceux qui tentent de vous convaincre du contraire sont des faussoyeurs et dans les faits, ils sanctionnent l'assimilation. Nous n'avons qu'à regarder et analyser la situation actuelle et les reculs qu'essuient quotidiennement la collectivité québécoise pour nous en convaincre... »

  • Michel Simard
    Abonné
    mardi 2 juin 2009 09h28
    La nation québécoise a décidé par deux fois de se suicider
    « Le texte de Michel David me fait bien sourire. La conclusion de tout cela est qu'il n'y aucune solution pour le Québec si l'objectif est de préserver et de développer la nation québécoise francophone. Demeurer dans l'"ensemble" "canadien", c'est se condamner à l'immobilisme, à la minorisation et à l'extinction. Mais au moins on vient de s'apercevoir que le fédéralisme, c'est le statu quo. On n'est pas rendus à reconnaître que les Canadiens anglais n'ont aucun respect pour les Québécois ou pour les Franco-Canadiens. On n'est pas rendus au bout de la logique.

    Tôt ou tard, les Québécois devront accepter que s'ils veulent survivre comme nation, ils devront sortir du cadre de référence actuel, ils devront se rendre compte qu'ils n'ont pas le choix que de prendre leur destinée en mains. En 1980 et en 1995, les ultrafédéralistes francophobes ont convaincu une faible majorité de Québécois qu'il fallait passer au suicide national, avec l'aide complaisante des médias ultrafédéralistes colonisés. Comment convaincre les Canadiens anglais qu'il vaille se préoccuper de l'épanouissement d'une tribu de dégénérés qui ne se respectent pas eux-mêmes? Et si ce sont les purs et durs qui avaient raison? Montréal s'anglicise à la vitesse de l'éclair. le Québec s'appauvrit de plus en plus. L'État québécois est en train d'être démantelé. Le français n'a pas droit de cité au Canada Liberal Party et dans les cercles du gouvernement "central". C'est pour cela que les Québécois ont voté en 1980 et en 1995, et c'est pour cela qu'ils continuent de voter en élisant le QLP, le CLP, les réformistes-conservateurs ou l'ADQ. Alors, mourez, bande de caves. »

  • Sylvain Auclair
    Abonné
    mardi 2 juin 2009 12h11
    Une élection décisionnelle?
    « Mais c'est la même chose qu'un référendum! D'autant que seul un gouvernement souverainiste sortant pourrait la proposer. Ce qui veut dire qu'on devra voter en même temps pour plusieurs choses: la gestion de l'État et l'indépendance.
    Et n'oubliez pas que le PQ n'a jamais eu la majorité du vote (et le PLQ, très rarement_. »

  • Jean-François Trottier
    Abonné
    mardi 2 juin 2009 14h13
    Le problème de l'identité du PQ.
    « On ne peut vraisemblablement pas juste juger un gouvernement sur ses compétences tant qu'on ne trouve pas un moyen d'en dissocier la question nationale. Est-ce que les fédéralistes sont si enthousiasmés par le PLQ? Il y aura toujours des fanatiques mais je doute que, si la question nationale était évacuée, ils voteraient en masse pour ce parti-là. Je n'ai pas à chercher des exemples bien loin: Encore cette semaine, la gestion de crise du ministre Bolduc versait dans le pathétique.
    La souveraineté ne me dérange pas. Mais pour ceux que ça dérange, et ils ont leurs raisons, il faudrait un mécanisme séparé, indépendant du parti au pouvoir au moment où le besoin se manifeste. Quelque chose qui enlève une partie des appréhensions de voter PQ qui, de son côté, pourrait continuer de faire la promotion de son option sans compromettre son objectif de "bon gouvernement".
    C'est une vision naïve, comptez sur le parti Libéral pour jouer de démagogie là-dessus. Mais j'ai peur que, tant que l'équation PQ=Sépratiss se fera, on risquera de rester pogné avec ces Libéraux sans idée et sans aucune vision.
    On mérite mieux qu'eux. »

  • Claude L'Heureux
    Abonné
    mardi 2 juin 2009 17h21
    Faible PQ
    « Comment une majorité forte peut croire à la volonté de Pauline Marois de réaliser le pays alors qu'elle accepte les deux CHUM et ne s'engage pas à renforcir la loi 101 ni a refusionner la ville de Montréal ? Il y aurait tant de choses à faire avant de parler de tenir un autre référendum et que 82 n'est toujours pas signé par le Québec. Des moumounes qui veulent aller en guerre ? Nation de moumounes ?

    Claude L'Heureux, Québec »

  • Lorraine Dubé
    Abonnée
    jeudi 4 juin 2009 06h22
    @ monsieur Joseph Giguère
    « La "seule" perspective de la souveraineté est un facteur "ESSENTIEL" dans le rapport de force. Les libéraux et l'ADQ renoncent à ce pouvoir de force.

    Le gouvernement du Québec se doit de garder cette lattitude dans l'agenda et surtout la liberté légitime d'en choisir l'échéancier.

    Comme l'écrivait monsieur Renaud Blais dernièrement dans la tribune du Devoir, l'élection d'un parti souverainiste à Québec devrait automatiquement donner la légitimité de cette ouverture de l'agenda....puisque le peuple en décidera "démocratiquement" au moment opportun.

    Monsieur David mentionne:
    "Mme Marois ne peut malheureusement pas compter sur Jean Charest, qui prend bien garde de ne rien demander qu'il sait être irrecevable à Ottawa."

    Y a -t-il plus moumoune et "astucieux" que la renonciation des fédéralistes? Un aveu d'impuissance à renouveler le fédéralisme! Aucune alternative au satut quo! Le néant! Mais ça....il ne faut surtout pas en parler! L'art qu'a Jean Charest de tendre l'autre joue, de ne faire aucune vague, sachant qu'il est coincé dans le carcan fédéraliste, et dans le ciment du satut quo.

    C'est cela le laisser-faire confortable, le manque de courage, l'art d'être à genoux et se faire b...... »

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