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L'héritier

Michel David   26 mai 2009  Québec
Personne ne peut dénier à Jean Charest un réel talent pour la politique. Obtenir, perdre et retrouver une majorité à l'Assemblée nationale sans discontinuité constitue un exploit qu'aucun de ses prédécesseurs n'avait accompli.

Même si la modestie n'est généralement pas la qualité première des politiciens, M. Charest a cependant un sens de la perspective très sélectif pour se poser en héritier des «grands bâtisseurs» libéraux qu'ont été Jean Lesage et Robert Bourassa.

La nationalisation de l'électricité et le développement de la Baie James sont indéniablement de grandes réalisations, mais cela ne représente qu'une partie de leur oeuvre. Le «Maîtres chez nous» de Jean Lesage s'est également traduit par la création de la Caisse de dépôt, à la suite d'une véritable épreuve de force avec Ottawa, de même que par un transfert de points d'impôt qui constituait une véritable correction du déséquilibre fiscal.

Robert Bourassa n'a pas été seulement l'homme des grands barrages. Malgré les imperfections de la loi 22, il a aussi fait du français la seule langue officielle au Québec. L'échec de l'accord du lac Meech n'enlève rien à la réalité de ses efforts pour corriger le tort fait au Québec par le rapatriement unilatéral de la Constitution en 1982.

Certes, le développement économique lui tenait à coeur, mais il répétait continuellement que sa qualité de chef du seul État francophone en Amérique du Nord lui imposait une responsabilité bien particulière, dont M. Charest ne semble pas toujours avoir conscience.

***

La flagornerie est monnaie courante en politique, mais le ministre de l'Emploi et de la Solidarité, Sam Hamad, a atteint un sommet en déclarant qu'avec M. Charest, «on a changé le monde». Rien de moins.

D'ailleurs, même dans le domaine de l'énergie, le premier ministre ressemble davantage à un pâle imitateur qu'à un héritier. La qualité de ses présentations vidéo est indéniablement supérieure à celles du début des années 1970, mais les solutions d'il y a quarante ans sont-elles celles de l'avenir?

En ce qui concerne la place du Québec au sein de la fédération, M. Charest peut surtout se réclamer d'Adélard Godbout. En toute justice pour ce dernier, il faut cependant dire que le Québec des années 1940 ne bénéficiait pas du même rapport de force face à Ottawa que celui des années 2000.

M. Charest n'est pas seulement le chef du PLQ, mais également le premier ministre du Québec. À ce titre, il est également l'héritier de ses prédécesseurs unionistes et péquistes. Personne ne s'attend à ce qu'il fasse l'indépendance, mais on ne peut pas dire qu'il ait beaucoup fait progresser le dossier constitutionnel. Depuis le départ de Benoît Pelletier, le gouvernement s'est mis au neutre.

Le PLQ n'a plus grand-chose à voir avec celui de MM. Lesage et Bourassa. Au conseil général de la fin de semaine dernière, il était impossible de croire que ce parti-là avait jadis adopté le rapport Allaire. Dans la salle clairsemée du centre Sheraton de Laval, les échanges ressemblaient à un doux ronron.

Le «Comité du suivi des engagements électoraux», qui constituait la seule façon pour les militants libéraux d'exercer une quelconque surveillance, a été aboli il y a deux ans, et personne ne s'en était encore ému.

Robert Bourassa s'en accommodait fort bien, mais M. Charest estime suffisantes les critiques qui viennent de l'extérieur du parti. L'ancien député d'Orford Robert Benoît, qui avait créé le comité en 1985, alors qu'il était président du PLQ, a déclaré au Devoir: «Il y a des gens qui ont peur d'avoir peur [...] Un bon leader n'a pas peur de ce type d'instance.»

***

Ravis d'entendre le premier ministre annoncer que le projet de Petit-Mécatina prendrait la relève de celui de la Romaine en... 2017-2018, les délégués au conseil général n'ont pas jugé utile d'aborder les sujets de l'heure, comme la Caisse de dépôt ou les Fonds d'intervention économique régionaux (FIER).

Malgré toutes les difficultés des derniers mois, les militants libéraux ne semblaient habités par aucun sentiment d'urgence. On peut les comprendre: le gouvernement a beau être continuellement sur la sellette, le dernier sondage Léger Marketing-Le Devoir place le PLQ et le PQ à égalité avec 40 % des intentions de vote, même si ce dernier détient toujours une avance de 18 points chez les francophones, qui lui assurerait la victoire.

Même si les élections sont encore très loin, ce sont les péquistes qui devraient s'inquiéter. Si le PQ ne réussit pas à distancer les libéraux au plus fort de la crise, qu'en sera-t-il quand l'économie reprendra? Même si le taux d'insatisfaction à l'endroit du gouvernement est de 58 %, Pauline Marois n'arrive toujours pas à supplanter le premier ministre dans l'estime populaire.

M. Charest peut toujours se voir comme un héritier, un jour viendra où il devra passer la main à son tour. Quel parti laissera-t-il à son successeur? À en croire Robert Benoît, le PLQ ne serait plus qu'une «machine à remporter les élections». Ce n'est déjà pas si mal, diront certains, mais les «grands bâtisseurs» nous avaient habitués à autre chose.

mdavid@ledevoir.com






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Vos réactions

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  • Richard Desrochers
    Inscrit
    mardi 26 mai 2009 06h15
    concernant le dossier constitutionel
    « J'ai passé quatre jours avec des jeunes de moins de 20 ans lors d'un voyage d'étudiants à New York. Des gens dynamiques, très tournés vers l'avenir, parlant anglais et français et à l'esprit vif. Parlez leur d'environnement et ils ont tous une opinion très tranchée à ce sujet. La plupart en sont passionnés. Parlez leur des pays, des langues et des cultures, leurs yeux brillent à chaque fois. Mais parlez leur de constitution ou des relations inter provinciales, ils n'ont rien à en dire. Et je les comprends. Pour eux, il s'agit d'un sujet ennuyeux sans aucune forme d'intérêt. Même leurs professeurs, des gens dans la trentaine, font défaut à l'image que certains voudraient leur donner, à savoir qu'ils sont tous nationaleux ou syndicaleux. Les temps ont changé et eux aussi sont sortis de la danse. Bref, Madame Marois devra se fier aux baby boomers pour relancer son projet, certainement pas à la jeunesse qui a quitté le navire depuis un sacré bon bout de temps sans que personne ne s'en apperçoive. Je félicite les jeunes pour leur regard sur l'avenir et pour avoir cessé de mâcher la même gomme baloune péquisse, dont la date d'expiration se situe aux environs de la fin des années 90. »

  • Normand Carrier
    Abonné
    mardi 26 mai 2009 06h38
    Le P.L.Q. n'est devenu qu'une coalition d'intérêt ......
    « Jean Charest pellète par en avant et cache la poussière sous le tapis depuis 2003 . Aucun problème ne se règle et de multiples commissions d'enquête sont mises sur pied et sont tablettées . Il suffit de penser a Bouchard-Yaylor , Pronovost , Ménard sur les coûts de la santé et l'éducation ect. Mais les problèmes ne sont jamais réglés et cà retrousse comme le port du voile dans la fonction publique !
    Rien ne se règle , rien ne se discute si ce n'est les intérêts partisans de tous ces opportunistes qui attendent leur tour lors d'une ouverture de poste dans la fonction publique . Comme Charest a nommé des libéraux a tous les postes depuis 2003 , il manque cruellement d'ouvertures pour satisfaire tous ces grenouilleurs qui partagent le même intérêt partisan et que les FIER n'ont pas réussi a combler ..... Le successeur de Jean Charest aura a reconstruire ce parti et Pauline Marois après la prise du pouvoir devra recommencer le ménage des déficits zéro que Lucien Bouchard avait dû accomplir après l'héritage déficitaire de $5.5 milliard laissé en 1994 ....On doit rêver lorsque qu'on voit ce très petit premier ministre se péter les bretelles pour des accomplissements qui arriveront en 2017 et un CHUM qui se réalisera en 2015 ou 2017 ou .....
    Normand Carrier »

  • Cote jean f 52
    Inscrit
    mardi 26 mai 2009 06h59
    Le béni des Dieux
    « Jamais je n'aurais pensé en Avril 2003 qu'un homme aussi médiocre puisse durer aussi longtemps comme premier-ministre du Québec.Son bilan est navrant:Montréal est devenu une tour à Babel ingérable,Orford,la caisse de dépôt,les écoles Juives,l'éolien aux Ontariens,les f.i.e.r.,etc...Cependant ce qui me trouble est de savoir qu'il a retiré depuis 1998 un montant de $75,000 ,annuellement du PLQ ,sans jamais avoir déclaré ce montant à l'impôt.Quand rendra t'il des comptes sur ce montant versé ?Parce que $75,000 multiplié par 10 égale un montant de $750,000.Mais serais-ce suffisant pour pouvoir vivre dans le cottage de Westmount et la villa de Sam Pollock à North Hatley ? Je crois qu'il en manquerait encore un petit peu... Je crois sans aucuns doute que Charest est PM pour livrer le Québec à Power et si possible aux Canadians via le multi culturalisme.Comme un chroniqueur(Michel Hébert) l'a si bien souligné en fin de semaine,celui qui a le plus intérêt à ne pas décrocher le crucifix de l'assemblé national c'est Jean Charest !le béni de Dieu et à nous les damnés de l'endurer! »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    mardi 26 mai 2009 07h14
    L'orgueilleux oui, l'héritier non
    « Il est évident que M. Charest ne connaît pas la parabole de l'évangile selon St-Luc : Qui s'élève sera abaissé ; qui s'abaisse sera élevé

    Un jour de sabbat, Jésus était entré chez un chef des pharisiens pour y prendre son repas.
    Remarquant que les invités choisissaient les premières places, il leur dit cette parabole : « Quand tu es invité à des noces, ne va pas te mettre à la première place, car on peut avoir invité quelqu'un de plus important que toi. Alors, celui qui vous a invités, toi et lui, viendrait te dire : 'Cède-lui ta place', et tu irais, plein de honte, prendre la dernière place. Au contraire, quand tu es invité, va te mettre à la dernière place. Alors, quand viendra celui qui t'a invité, il te dira : 'Mon ami, avance plus haut', et ce sera pour toi un honneur aux yeux de tous ceux qui sont à table avec toi. Qui s'élève sera abaissé ; qui s'abaisse sera élevé. »

    Ou LE PHARISIEN ET LE PUBLICAIN où il est dit que Dieu résiste aux orgueilleux, mais il fait grâce aux humbles. »

  • Claude Smith
    Abonné
    mardi 26 mai 2009 07h53
    Concernant les pays...
    « M. Dessrochers parlent des jeunes en disant que leurs yeux brillent quand ils parlent des pays, des langues et des cultures. J'espère que leurs yeux brillent encore davanrtage quand ils parlent de leur pays, leur langue et leur culture.

    Par Claude Smith
    Le mardi 26 mai 2009 »

  • Nicole Lamoureux
    Inscrite
    mardi 26 mai 2009 08h00
    Que de faussetés à ce conseil
    « 1* Réné Lévesque alors ministre libéral des ressources naturelles en 1960 a mené une campagne pendant des mois
    pour la nationalisation hydroélectrique et c'est cette camapagne qui a convaincu les québécois et Jean Lesage de prendre ce pari. Y a des limites à la malhonnêteté libérale
    2* Après avoir signé la "Paix des Braves" Bernard Landry a initié la relance de la construction des grandes centrales hydroélectriques et du développement de l'éolienne. Je cite Bernard Landry il y a 7 ans ( 1 an avant les élections 2003)
    " Le québec est à l'aube d'une autre grande période de développement de projets énergétiques. Les initiatives que mon gouvernement ont mis en place et celles que nous mettrons en place au cours des prochains mois permettront au québec de connaître la plus importante vague de développement énergétiques depuis les travaux de la Baie James. Et je confirme la volonté d'accélérer le développement de l'éolienne.
    John James Charest vole les idées et s'en vante , quel tricheur!!!
    John James Charest est batisseur de jeu "méga-bloc"
    et père de ses enfants POINT.
    Les libéraux incarnent parfaitement le comble de la paresse intellectuel et du mensonge. »

  • Daniel Vézina
    Abonné
    mardi 26 mai 2009 08h00
    Le syndrôme Etats-Unien...
    « Tout comme les Etats-Uniens, étant un peuple avec peu d'histoire (si on les compare avec l'Europe), il faut à tous les jours se targuer d'accomplir quelque chose "d'historique" (comme ce mot est galvaudé par nos voisins).
    Alors, tout comme John Charest, il faut alors qu'il devienne maintenant un grand batisseur...

    Mais, depuis 2003, qu'est-ce qui s'est fait de majeur au Québec ? Rien de rien... alors, qu'on arrête de nous prendre pour des valises. Bourassa et Lepage doivent se retourner dans leur tombe... »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    mardi 26 mai 2009 08h03
    @ M. Desrochers
    « Qui écrit : «Je félicite les jeunes pour leur regard sur l'avenir et pour avoir cessé de mâcher la même gomme baloune péquisse»

    Manque de politesse flagrant ici. Dédaigneux les 2 "ss" à péquisse pour rien, tout comme ceux qui écrivent fédéraste.

    Fédéralistes et souverainistes devraient mieux se respecter entre eux. Nous sommes tous Québécois même si nous ne prônons pas la même solution pour l'avenir du français au Québec et au Canada.

    Je ne savais pas que la gomme baloune était souverainiste. »

  • Raymond Vaillancourt
    Abonné
    mardi 26 mai 2009 08h06
    La faiblesse des opposants
    « Il faut toujours se rappeler que la force d'un parti sans véritable leadership est proportionnelle à la faiblesse de ses opposants. Là-dessus, le parti libéral jouit d'un environnement idéal: l'ADQ qui se cherche un chef et un programme, le PQ qui a renoncé à sa raison d'être ! »

  • Bernard Gervais
    Abonné
    mardi 26 mai 2009 09h15
    Le PLQ n'est plus que l'ombre de ce qu'il a déjà été !
    « Il est bien fini le temps des Lesage, Bourassa et Ryan, soit l'époque où le PLQ était un parti où les membres débattaient sur les grands enjeux de notre société, où les partisans de gauche comme ceux de droite pouvaient se faire entendre.

    Depuis que Jean Charest en est devenu le chef, cette formation politique n'est plus qu'une machine à remporter des élections. Fini, par exemple, le comité de suivi des promesses électorales : désormais, les discussions sur cette question se tiennent à huis clos !

    Quant au projet Petit-Mécatina, ce n'est pas uniquement en raison des besoins énergétiques du Québec que Charest a décidé de le lancer. C'est aussi pour lui un bon moyen de laisser sa marque et de faire oublier le bilan médiocre de son gouvernement depuis avril 2003 ! »

  • François Caron
    Abonné
    mardi 26 mai 2009 09h20
    La suffisance des morts-vivants
    « Cette arrogance indubitable doublée d'une suffisance incommensurablement déconcertante n'a d'égale que l'insupportable enflure verbale instillée par le grand retour de J Parisella au parti libâral provincial, digne émule et suppôt de l'école de communication-pub-marketing de Madison Avenue à NYC.

    S'il n'a pas lui-même dirigé cette photo-op, force est de constater qu'il a fait des adeptes au bureau des communications du PLQ.

    Me semble que John J Charest n'était pas au courant de tout ça, me semble...

    Ce parti mort-vivant intellectuellement est devenu de surcroît un club social, mais est aussi victime d'aveuglement volontaire quand "on" dit qu'"on" craint qu'il ne devienne qu'une machine à gagner des élections, ce qu'il a toujours été, particulièrement depuis 1970 et l'ère Robert Bourassa-Paul Des Rochers-Paul Des Marais.

    Ce qui perturbe maintenant ces bons lîbârals tendance socio-néo-démocrate, c'est qu'est survenu le take-over de la tendance conservatrice nationaliste-molle avec l'arrivée de John J Charest, qui a fait monter artificiellement le taux d'appui chez certains francophones assimiléEs à la culture anglo-saxonne dont un trait associé à celle-çi est la dégustation de steaks de vaches mortes, insouciantEs devant la vacuité de la position constitutionnelle des libârals fédâralistes, vide d'avancées significatives pour le Québec dans la fdédération canadian en matière de culture, de santé, d'éducation, de R & D, d'autonomie taxative, et j'en passe, et j'en oublie.

    Mais comment peut-on demander ceci à un parti qui est en état de mort cérébrale intellectuellement et qui est maintenu artificiellement en vie politique par cette machine coeur-poumon carburant à l'argent et des votes ethniques, de contrats manipulés, de backshish institutionnalisé, d'usurpation du pouvoir populaire en investissant tous les milieux décisionnels (électifs ou non)possibles et imaginables (par exemple et sans être exhaustif: municipalités, comissions scolaires, CLSC, conseils de CSSS, conseils de caisses populaires, conseils de CPE, Conseil du Patronat, chambres de commerce, Barreau du Québec, chambre des Notaires, Collège des Médecins, notamment) et des faux-semblants en forme d'ersatz de politiques en toute matière étatique pour faire semblant qu' "on" s'en occupe.

    Si John J Charest ne comprend pas le message que la sortie des has-been politiques sans idées, sans vision est devant lui, le Peuple devra s'en charger, et des procès politiques retentissants tant attendus s'ensuivront. »

  • Jean Martinez
    Inscrit
    mardi 26 mai 2009 09h43
    Un mot à Monsieur Desrochers
    « Cher Monsieur Desrochers,

    La raison pour laquelle le débat constitutionnel n'intéresse pas les jeunes, c'est tout simplement parce que c'est devenu un sujet tabou. Puisqu'on en parle plus, il est plutôt difficile de s'y intéresser!

    Si on expliquait aux jeunes d'aujourd'hui les enjeux concrets liés aux questions constitutionnelles, ils s'y intéresseraient avec passion. Après tout, il s'agit de donner aux Québécois un maximum de pouvoir décisionnel sur leur avenir.

    C'est une question qui demeure importante et qui le restera pour les années à venir. À moins bien sûr que la population se laisse endormir dans l'amnésie collective que tente artificiellement de créer le PLQ et son chef, le très canadien Jean Charest. »

  • Claude Archambault
    Inscrit
    mardi 26 mai 2009 10h22
    @ Coté Jean
    « Vous faites référence à plusieurs choses, Montréal, Orford, Caisse de dépôt, école Juive, Éoliennes, les FIER. Et ajoutez etc....
    Puis vous êtes troublez par les $75,000 que M Charest touche du parti libéral, vous affirmez qu'il ne l'a pas déclarez à l'impôt. Ce qui est faux, ce qu'il n'a pas divulgué c'est qu'il reçoit un salaire du parti et cela c'est à l'assemblé national qu'il ne l'a pas divulgué et rien ne l'oblige de toute façon.
    La caisse de dépôt n'est pas sous le contrôle politique de M. Charest, mais celui qui était en charge est un des pions de Landry, et la crise n'est pas québécoise. Tout ce que M. Charest peu être accusé c'est d'avoir demandé à la caisse de maximiser par tous les moyen possible les revenues de la Caisse. Et qui peu lui reprocher de demander le plus possible de rendement à notre bas de laine? Celui qu'il faut blâmer c'est celui qui a mal géré les risques et lui encore c'est le pion à Landry.
    Les éoliennes aux Ontariens, à ce que je sache, il y a eu appel d'offre et ils étaient meilleurs et ils sont du même pays que nous, ou est le mal. D'avoir donné cela à une compagnie française aurait été bien plus grave. Et pour ce qui est de livrer le Québec au canadians, le Québec EST canadien. Combien de fois faut il rappeler au séparatiste que le référendum a été perdu et que le Québec n'est PAS une nation mais le peuple canadien français forme une nation à l'intérieur du Canada. On a pas a livrer le Québec au Canada, le Québec appartient en entier au Canada, le Québec est canadien il n'est pas québécois dans le concert des nations. Et cela par choix des québécois et personne d'autre. »

  • Claude Archambault
    Inscrit
    mardi 26 mai 2009 10h23
    Une machine à gagner les élections
    « Voilà quelque chose de ridicule, quel parti existe seulement que pour lancer des idées, même le Bloc qui ne pourra jamais gagner d'élection (le pouvoir) et qui ne fait que lancer des idées tente par tout les pour moyens de gagner le plus de siège possible.
    Un parti doit être une machine à gagner des élections s'il veut pouvoir mettre appliquer ces politiques. Le PQ même va jusqu'à mettre de coté son âme et raison d'être pour gagner des élections, ce que le parti libéral n'a pas à faire au moins. Il pourrait par contre avoir plus de courage et trouver des projets plus grandioses pour la province.
    Pour ce qui est du débat constitutionnel, je ne vois absolument pas pourquoi cela devrait être même abordé, ou est l'urgence, y a-t-il crise? En quoi le système actuel nuit au Québec? OK j'admets que le système actuel ne permet pas au Québec un semblant de souveraineté, mais pourquoi ce désir d'être sur la scène internationale, en quoi cela règlera les problèmes sous sa juridiction, la santé, l'éducation, les routes et les services sociaux? Commençons à régler les problèmes que l'on a avant d'en chercher d'autre. »

  • Jean-François Labadie
    Abonné
    mardi 26 mai 2009 11h04
    Le dossier du Suroît
    « Les journalistes qui ont couvert le congrès ont-ils gardé en mémoire le dossier du Suroît pour accepter de nous présenter Charest comme le grand développeur de l'énergie propre et renouvelable? »

  • Jean-Louis Larose
    Abonné
    mardi 26 mai 2009 11h23
    Adélard Godbout, le plus Grand.
    « Adélard Godbout a été le plus grand et ses réalisations en peu de temps ont été déterminantes:

    Le père de la nationalisation de l'électricité.
    Le droit de vote des femmes.
    L'instruction obligatoire jusqu'à 16 ans. Duplessis a dû battre des records pour la construction d'écoles de rang.
    Participation au programme d'Assurance Chômage Canadien. Les indépendantistes le boude depuis cette décision mais il ne pouvait faire autrement.
    Il a crée un groupe pour se pencher sur les besoins du Québec
    et préparer l'avenir et quantité d'autres innovations. »

  • Roger Dion
    Abonné
    mardi 26 mai 2009 11h27
    @ M ARCHAMBAULT
    « Le »LE PION DE LANDRY » avec tout la politesse que je peus avoir pour vous.
    Vous montrez votre partisanerie car je crois «LE PION DE LANDRY» je crois, je pense, qu il se pourrais, ils m ont «le pion de LANDRY» est au service de POWER CORP. que je crois est détenu par le vrai CHEF DES LIBÉRAUX
    QUÉBÉCOIS «DESMARAIS»
    ROGER MONTREAL »

  • Gilbert Belzile
    Inscrit
    mardi 26 mai 2009 11h35
    L'Histoire se répète!
    « Il y a quelque temps, le projet de rénovation de la centrale nucléaire Gentilly-2 m'a fait penser à le comparer au projet Hydroélectrique de La Baie James lancé en 1971 par Robert Bourassa.
    Aussi je suis allé sur le site de Wikipedia pour me remémorer l'historique du grand projet de La Baie James défendu bec et ongle par Robert Bourassa, malgré les avis contraires d'Hydro Québec qui optait plutôt pour le nucléaire à cette époque.
    Le Parti Québécois avait aussi pris parti pour l'option nucléaire et suggéré la construction de 5 centrales nucléaires le long du Saint Laurent au lieu du projet de La Baie James qu'il jugeait trop coûteux.


    Le projet original (phase 1) a été lancé en 1971. La Grande 2 (LG 2) renommée Centrale Robert Bourassa fut inaugurée en octobre 1979. LG 3 le fut en 1982 et LG 4 en 1984. Il a fallu 14 ans pour compléter la phase 1. La puissance de cette installation était de 10800 mégawatts (MW).

    Actuellement, les 7 centrales hydroélectriques du complexe La Grande, construites entre 1974 et 1996 ont une capacité installée de 16000 mégawatts (MW). Le coût du projet selon Wikipedia 15 milliards $.

    Le projet de la Baie James, c'est la puissance de 24 centrales nucléaires Gentilly-2 qui coûteraient 96 milliards $ selon les chiffres des experts.

    Au coût de construction, il faut ajouter le coût du combustible Uranium, les énormes frais d'entretien tous les 25 ans et le problème de la disposition sécuritaire des déchets radioactifs.

    Il semble évident que l'hydroélectricité, lorsque faisable est le choix à privilégier.
    Robert Bourassa avait une vision et des études économiques qui lui permettaient de prendre les bonnes décisions dans ce projet et l'histoire lui donne raison. Mais comment le Parti Québécois, par des prises de position partisane, n'a-t-il pas essayé de dénigrer cet homme!

    Voilà, maintenant que Jean Charest lance un autre grand projet hydroélectrique les dénigreurs se lèvent en bloc, l'histoire se répète!

    Gilbert Belzile, ingénieur à la retraite »

  • Jacques Pelletier
    Abonné
    mardi 26 mai 2009 11h51
    @ Claude Archambault
    « Monsieur David parle ici de Grands Bâtisseurs. On ne peut certainement pas dire que le Premier ministre actuel est à la cheville de Jean Lesage et de Monsieur Robert Bourassa, loin s'en faut. Il est tout simplement un habile politicien qui réalise des projets hydro-électriques que ses prédécesseurs ont canalisés. Je dirais même que Bernard Landry a signé la PAIX des braves, qui permet le projet de La Romaine et plus tard de la Eastmain. »

  • Raymonde Chouinard
    Abonnée
    mardi 26 mai 2009 12h07
    Rien de rien....
    « "Mais, depuis 2003, qu'est-ce qui s'est fait de majeur au Québec ? Rien de rien... " (D.Vezina)

    Rien, considérant que le PLQ n'en finit plus de réparer les pots cassés laissés par l'ancien gouvernement et de rémédier aux torts irréparables causés dans le domaine de la santé et de l'éducation.

    A quoi sert de construire puisque le PQ viendra tout démolir. Autant conserver le statu quo pour éviter d'autres dégâts....!

    Car, pour le PQ, il semble plus facile de démolir que de reconstruire... Il n'y a que les référendums qui les intéressent.

    En dehors des garderies, qui actuellement causent problèmes, quelles sont donc les réalisations de notre Pauline. Ah! j'oubliais, il y a les toilettes silencieuses! »

  • Michel Simard
    Abonné
    mardi 26 mai 2009 12h52
    Un parti de petis amis francophobes
    « Les ultrafédéralistes anti-québécois francophobes du Quebec Liberal Party (C'est écrit ainsi sur les bulletins de vote) sévissent encore. Pour Richard Desrochers, il ne viendrait pas à l'esprit que pour que les yeux brillent en parlant de pays, de langues et de cultures et de se prétendre "international", encore faut-il avoir un pays, une langue et une culture, ce que les ultrafédéralistes extrémistes n'ont pas - ni pays ni langue ni culture. Quant à l'anti-francophone Claude Archambault, les francophones du Québec, du Canada et d'Amérique ne sont qu'une tribu indigne de survivre par elle-même : les inférieurs doivent être prisonniers de l'ensemble politique créé artificiellement de l'Amérique du Nord Britannique. De plus, les libeurals n'ont aucune éthique; pour Claude Archambault, dans son approche légaliste où les conflits d'intérêt n'existent jamais, il est tout à fait normal que le "premier" ne dévoile pas au peuple qui l'élit ses sources de revenus provenant du groupe de pression des petits amis. Voyons, le "premier" n'a pas mis dans son code de bonne conduite.

    Quant aux jeunes, quand ils s'apercevront que l'attitude suicidaire des ultrafédéralistes mènera inexorablement à l'extinction de la Nation québécoise, sans doute les yeux commenceront-ils à briller davantage lorsqu'on leur parlera de l'Indépendance (le sujet de la constitution n'intéressent aucunement les Québécois, c'est un sujet réservé aux fédéralistes naïfs, qui sont en voie d'extinction puisque le Parti libeural regroupe actuellement des anti-québécois voués au statu quo et à la marginalisation de la langue et de la culture françaises au Québec et au Canada). Et ce n'est pas Gesca qui viendra leur dire que peut-être le Canadéa n'est pas le plus meilleur pays parmi les républiques de bananes dans le monde. »

  • Roland Berger
    Abonné
    mardi 26 mai 2009 15h54
    Détester ne suffit pas
    « Il est plus facile de détester Jean Charest que de mettre de l'énergie à le contrer. C'est à mon humble avis ce qui explique qu'il puisse encore jouer les gros jars à la télé.
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario »

  • Raymonde Chouinard
    Abonnée
    mardi 26 mai 2009 15h59
    ....et les petits amis anglophobes!
    « Que dire des ultra-nationalistes rétrogrades et pro-socialistes....dont le parti n'a rien réalisé de mémorable, sauf l'atteinte du déficit zéro qui nous a laissé avec zéro sous et zéro services.

    Incidemment, je serais curieuse de connaître le montant du compte de dépenses qui est alloué à Pauline; peut-être cache-t-il un petit bonus pour compenser le manque à gagner? Dans le temps, on a bien octroyé un salaire à André Boisclair lorsqu'il avait été élu chef du parti québécois.

    Peut-être que si on s'aventurait un peu dans les plates-bandes du PQ, M. David, on y découvrirait sans doute des petits conflits d'intérêts et/ou quelques manquements à l'éthique. Tiens, pourquoi ne pas ouvrir la boîte de Pandore.... »

  • David Lépine
    Inscrit
    mardi 26 mai 2009 16h27
    @Michel Simard
    « Les théories de complot existent, vous en faites la preuve. Ce n'est pas forcément parce que vous souffrez de paranoïa aigue envers tous les fédéralistes, que ceux-ci ne se liguent pas secrètement afin de comploter la disparition du français au Québec.

    Ce n'est pas parce qu'un fédéraliste dit une bêtise que toute notre histoire canadienne soit une honte. Accuser les fédéralistes de complot est tout aussi bête qu'accuser les souverainiste de pelletage de nuages. Votre projet d'indépendance n'aboutira jamais tant qu'il n'y aura consensus général parmi la population. Accuser c'est diviser et c'est éloigner le consensus.

    On peut aimer la langue française tout autant que vous sans être d'accord sur les meilleurs moyens d'en assurer la pérénité. Mais si vous m'accuser de francophobie si j'ose contester vos conclusions, alors là vous dévoiler une paranoïa malsaine qui porte mauvais conseil. »

  • Cote jean f 52
    Inscrit
    mardi 26 mai 2009 20h56
    Claude Archambault
    « Charest c'est une farce ,une immense fourberie qui perdure depuis 2003;de plus c'est un menteur et le seul effort qu'il fait est de maigrir avant une élection.

    Concernant le montant de $75,000 payé annuellement depuis 1998,je ne veux pas savoir si il y avait droit mais si il a payé ses impôts. »

  • Raymonde Chouinard
    Abonnée
    mercredi 27 mai 2009 10h21
    @Cote jean f 52
    « Tant qu'à vous questionner sur les revenus de Jean Charest, vous devriez le faire également pour ceux de Pauline et de son prince consort...! »

  • Michel Thibault
    Abonné
    mercredi 27 mai 2009 15h34
    Chute populaire appréhendée du PLQ ?
    « Monsieur Bousquet, vous m'avez fait trembler tellement je trouvais vos propos pertinents. »

  • Raymonde Chouinard
    Abonnée
    jeudi 28 mai 2009 10h42
    @Gilles Bousquet
    « Petite nuance au niveau de votre parabole.... Jean Charest n'occupe pas la première place, par orgueil, mais par préséance puisqu'il a été élu à la première place par la population.

    Les orgueilleux sont ceux qui n'admettent pas la défaite car ils se croient supérieurs. »

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