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À la recherche d'une orientation

Clairandrée Cauchy   23 mai 2009  Québec
La Fondation Lucie-et-André-Chagnon a été créée en 2000, lors de la vente de Vidéotron à Quebecor et à la Caisse de dépôt et de placement du Québec (CDPQ). Des 1,8 milliard de dollars ainsi obtenus par M. Chagnon, 1,4 ont été versés à sa fondation, ce qui en fait la plus grosse au Canada.

Outre les déductions fiscales habituelles, André Chagnon a pu bénéficier d'une modification sur mesure ayant été apportée à la loi fédérale sur l'impôt en 2002, qui lui a permis d'économiser 180 millions supplémentaires.

Dès sa création, la fondation avait suscité des critiques. Certains soutenaient qu'il s'agissait en fait de fonds publics, puisque la CDPQ a payé le fort prix pour les actions de Vidéotron, avant l'éclatement de la bulle technologique.

Autre sujet de polémique: une des premières actions de la Fondation a été d'acheter les restaurants Le Commensal. On arguait alors que Le Commensal avait une mission de lutte contre la pauvreté, puisqu'on y employait des personnes en réinsertion sociale. On projetait d'ouvrir des succursales dans les hôpitaux et les écoles, ce qui s'est concrétisé seulement à l'Institut de cardiologie.

«Disons que Le Commensal ne fait pas partie des principales stratégies aujourd'hui», reconnaît Jean-Marc Chouinard, vice-président de la Fondation, en confirmant qu'elle détient toujours des actions de l'entreprise.

La Fondation avait aussi soutenu les travaux de recherche sur le cancer réalisés par un certain Gaston Naessens, un homme controversé qui a été accusé de pratique illégale de la médecine.

Plutôt orientée à ses débuts vers la prévention en santé, la nutrition et les médecines alternatives, la Fondation a progressivement effectué un virage vers le développement des jeunes enfants. Sa mission officielle est aujourd'hui de «contribuer au développement et à l'amélioration de la santé par la prévention de la pauvreté et de la maladie, en agissant principalement auprès des enfants et de leurs parents», et elle se donne pour cible de «contribuer à la réussite éducative des jeunes Québécois, en agissant de manière accentuée auprès de ceux qui vivent en situation de pauvreté».
 
 
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  • Nicole Poirier
    Abonné
    samedi 23 mai 2009 09h37
    Quel paradoxe!
    M. Chagnon n'a donc pas payé son dû en vertu des déductions fiscales qu'il lui était possible de bénéficier. Or cet argent aurait pu contribuer, dans l'hypothèse où un gouvernement le moindrement soucieux d'aider les familles défavorisées l'avait voulu, à améliorer leur sort. Voilà le paradoxe! On ne pait pas d'impôt et on dépense là où notre bon plaisir nous guide. Certes, l'aide apportée par cette fondation est estimable. Il n'en reste pas moins que cette façon de faire présente un danger,soit celui de vouloir exercer un pouvoir autocratique et arbitraire.

  • Germain Richer
    Inscrit
    lundi 25 mai 2009 23h14
    Réflexion, adaptation et création
    La fondation devrait orienter sa mission sur les fondements d'une société juste et responsable, et tous en profiteraient.

    Par conséquent, celle-ci devrait s'orienter à promouvoir des valeurs démocratiques dans des
    projets de formation où l'intégrité, l'objectivité et le jugement critique seraient valorisées.

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