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Perte de 40 milliards - Rousseau n'a que deux regrets

Outre les PCAA et un manque de communication, l'ex-p.-d.g. de la Caisse de dépôt estime n'avoir rien à se reprocher

Robert Dutrisac   20 mai 2009  Québec
Henri-Paul Rousseau témoignait hier devant la commission parlementaire spéciale sur les performances de la Caisse de dépôt.
Photo : Agence Reuters
Henri-Paul Rousseau témoignait hier devant la commission parlementaire spéciale sur les performances de la Caisse de dépôt.
Devant les élus, Henri-Paul Rousseau a expliqué pendant six heures que les dirigeants de la Caisse n'avaient rien à se reprocher pour les résultats très médiocres de 2008, sauf l'erreur des papiers commerciaux. De toute façon, plus de la moitié de la perte de 40 milliards consiste en des provisions non matérialisées. Le gouvernement n'a qu'à changer les règles comptables auxquelles est soumise la Caisse pour que le portrait soit différent, assure l'ancien président.

Québec — L'ancien président de la Caisse de dépôt et placement du Québec, Henri-Paul Rousseau, qui comparaissait devant une commission parlementaire spéciale, a tenté, hier, de minimiser la débâcle qu'a connue l'institution en 2008 en soutenant que plus de la moitié de ses pertes de 40 milliards ne sont que des provisions qui ne se sont pas matérialisées.

Son erreur, Henri-Paul Rousseau l'avait déjà reconnue au début de mars devant de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain; c'est celle de ne pas avoir pris conscience des dangers des papiers commerciaux adossés à des actifs (PCAA) non bancaires. Une erreur qu'il a comparée à celle que commet un cycliste qui, dans un moment d'inattention, entre en collision avec un camion.

Mais si les PCAA ont entraîné une «provision» de 6 milliards, dont 4 milliards en 2008, seule une perte de 181 millions, un an et demi après l'effondrement du marché des PCAA à l'été de 2007, s'est matérialisée, a fait valoir Henri-Paul Rousseau.

L'ancien président a plaidé pour qu'on fasse le suivi de l'ensemble des pertes non matérialisées de la Caisse, qui se sont élevées à 22,4 milliards en 2008, laissant entendre que l'institution pourrait se refaire.

À ce «regret» de ne pas avoir prévu l'effondrement possible des PCAA, Henri-Paul Rousseau en a ajouté un autre, celui «de ne pas avoir fait de travaux de communication assez fréquemment avec le grand public et avec vous-mêmes [les députés]». Si les résultats de la Caisse apparaissent désastreux, c'est que «cette organisation extraordinaire», on la «voit compliquée». Même si l'avoir de la Caisse a chuté de 25 %, ses revenus courants, notamment dans le secteur immobilier, se sont maintenus pour l'essentiel, a-t-il avancé. «C'est ça qui est sécurisant», a dit Henri-Paul Rousseau qui avait prêté serment de son propre chef pour sa comparution devant la commission des finances publiques.

Les piètres résultats de la Caisse ne peuvent être imputables ni à ses dirigeants, ni à sa gestion des risques, dont le niveau est moindre que celui de ses pairs, ni à la rémunération de ses gestionnaires, a-t-il souligné. «Cette crise n'a pas été celle de la Caisse. C'est la crise de tout le monde», a-t-il affirmé. «L'année 2008, elle s'est passée dans les 45 jours de la fin de l'année; il s'en est passé plus à la Caisse de dépôt et sur la planète que dans 45 ans.»

Une bonne partie des pertes de la Caisse en 2008, dans les placements privés et dans l'immobilier, provient de règles d'évaluation dites de «mark-to-market», qui déprécient la valeur de ses actifs comme s'ils étaient liquidés. Or, les autres caisses ne sont pas soumises aux mêmes règles, ce qui rend ardues les comparaisons. M. Rousseau recommande au gouvernement de modifier la loi pour que la Caisse puisse appliquer les mêmes règles que ses pairs.

Alors que le député de Rousseau et porte-parole de l'opposition officielle en matière de finances, François Legault, le talonnait, M. Rousseau, qui a présidé à ses destinées de septembre 2002 à mai 2008, a dû reconnaître que la Caisse ne parvenait pas à battre les indices dans les marchés américains ou mondiaux, contrairement à ce qu'elle fait sur le marché canadien. «C'est un problème de recrutement de personnel», a indiqué M. Rousseau. La Caisse investit une plus grande part de son actif à l'étranger, mais elle n'a pas l'expertise dont elle bénéficie ici. La Caisse a réduit son risque en se rapprochant d'une «gestion indicielle», a signalé M. Rousseau.

Les nouveaux monarques

Le député de Mercier, Amir Khadir, de Québec solidaire, a accusé Henri-Paul Rousseau d'avoir démissionné de la Caisse «au milieu de la tourmente» pour devenir vice-président chez Power Corporation, «une multinationale tentaculaire».

«L'arrogance et le mépris cachent une certaine lâcheté, a lancé Amir Khadir. Vous êtes donc de la race de ces élites économiques [dont] les évangélistes du libre marché [...] chantent la gloire, mais qui sont devenues ces nouveaux monarques qui se croient tout permis, et au-dessus de tout jugement.»

Rappelant les «lourds sacrifices» qu'il a faits en acceptant de diriger la Caisse, notamment «les millions de dollars» qu'il a laissés derrière lui, Henri-Paul Rousseau, l'air dépité, a dit craindre que de telles réactions empêchent la Caisse de recruter des «gens de qualité».

Tandis que le député de Shefford et critique adéquiste en matière de finances, François Bonnardel, s'intéressait aux circonstances qui ont amené l'ancien président la Caisse à accepter une offre de Power Corp., M. Rousseau a indiqué qu'il était hors de question qu'il renonce à sa prime de départ de quelque 400 000 $, qu'il a touchée en vertu de son contrat d'embauche. C'est après l'assemblée annuelle du holding de la famille Desmarais, durant la première semaine de mai, qu'il a reçu cette offre; il a pris sa décision le 28 mai, pour l'annoncer le lendemain au président du conseil d'administration de la Caisse, Pierre Brunet, a précisé M. Rousseau.






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  • Bernard Lorazo
    Abonné
    mercredi 20 mai 2009 02h08
    La méthode Coué
    Ce M. Rousseau doit passer ses jours et ses nuits à tenter de réécrire l'histoire: la Caisse n'est pas coupable et moi encore moins.
    M. Khadir a bien raison de dénoncer cette caste de financiers se pensant au-dessus de tout et ne devant de comptes à personne. En France, la déconfiture de 2 milliards d'euros de la banque Natixis est considérée comme abyssale. Quel mot faudrait-il pour caractériser les quarante milliards de dollars gaspillées par la Caisse?
    Quant au refrain voulant qu'il ne faut surtout pas critiquer la Caisse de façon à ne pas gêner le recrutement d'experts de haut niveau, il y a de quoi sourire (ricaner?). Ces experts auto-proclamés n'existent pas. Sinon, il n'y aurait pas eu de crise. Il est certainement préférable de recruter du personnel en-dehors des cercles habituels et ayant à coeur le bien public.

  • Daniel Montambo
    Inscrit
    mercredi 20 mai 2009 02h11
    Connaître la chanson...
    Pour ceux et celles qui désirent voir l'intervention sans ambages d'Amir Khadir à la commission des finances publiques :

    http://www.tagtele.com/videos/voir/38121/
    ou
    http://www.youtube.com/watch?v=4yhgCyeLkyo

  • Yves Nadeau
    Abonné
    mercredi 20 mai 2009 03h54
    Des valises
    Au moment où j'ai lu cet article, j'avais présente à l'esprit cette chronique de Lise Payette sur les parachutes dorés: c'est vrai qu'il a besoin de sa prime de départ le pôvre monsieur Rousseau. Après tout, il recevait un salaire de crève-la-faim pour faire fructifier nos actifs collectifs et nous faire bénéficier de sa science.

    Des valises, mais on nous prend vraiment pour des valises!...

    La Caisse est "dans le trou" suite à de mauvaises décisions, mais aucun de ses dirigeants ne veut être tenu responsable des conséquences de ces mauvaises décisions. Invoquer le destin et la conjoncture internationale pour expliquer et justifier les énormes pertes, ça ne tient tout simplement pas la route. Des valises, toujours des valises!...

    D'ailleurs, pourquoi s'en faire puisque les personnes qui ont pris les décisions qui sont à l'origine des pertes ont continué à toucher leurs grasses primes. Après tout, ça n'était pas leur argent, mais celui des autres. Alors, pourquoi s'en faire? Des valises, toujours des valises!...

    D'une certain façon, notre élite économique me rappelle les généraux de la Première Guerre mondiale qui faisaient bonne chair et bondance dans force châteaux, tandis que les soldats déployés au front tombaient comme des mouches. Pendant ce temps à Québec, le Frisé et la Sacoche chantonnaient à tue tête: "tout va très bien madame la marquise..."

  • Marie Mance Vallée
    Inscrite
    mercredi 20 mai 2009 07h14
    Jouer... Jouer...
    Ce sont des joueurs de poker...

    Marie Mance Vallée

  • André Michaud
    Inscrit
    mercredi 20 mai 2009 08h09
    Propos de spécialistes, réactions amateures..
    Difficile pour qui n'est pas du milieu de la finance de démêler tout ça! Trop souvent on se borne à exprimer nos états d'âme ,comme M.Khadir, plustôt qu'à avoir des questions précises et pertinentes..

  • Rodrigue Tremblay
    Inscrit
    mercredi 20 mai 2009 09h45
    Après la Tibo, Rousso
    Autant la LG que le DG de la Caisse s'en lavent les mains!
    700,000$ pour la première, 40 milliards pour le second. Que dale "c'est pas mon fric"

    Au Québec, il n'y a jamais de responsable de rien.

  • Bernard Gervais
    Abonné
    mercredi 20 mai 2009 09h46
    Monsieur regrette, mais ne nous attendons pas à plus de lui !
    Monsieur Rousseau dit regretter les récents déboires de la Caisse de Dépôt, mais pas question pour lui d'en assumer - au moins, en partie - la responsabilité même si ces problèmes sont survenus au moment-même où il dirigeait cette institution.

    Cette attitude est bien sûr décevante mais n'a rien de surprenant dans une société où tous ceux et celles, qui occupent de hautes fonctions, n'acceptent aucun blâme !

    Pensons ici, par exemple, à l'ex-ministre des finances, Monique Jérôme-Forget, qui a maintes fois répété qu'elle ne savait rien de ce qui se passait à la Caisse, même si elle avait des contacts quotidiens avec ses dirigeants dès septembre 2008.

    Pensons aussi, dans le cas de l'administration montréalaise, aux révélations, par les médias, concernant l'intervention de Frank Zampino dans l'octroi du contrat d'installation de nouveaux compteurs d'eau pour la Ville et la gestion douteuse de l'ancien directeur (pourtant un proche du maire !) de la Société d'habitation et de développement de Montréal (SHDM).

    Qu'a répondu l'ineffable Gérald Tremblay, quand les journalistes l'ont interrogé sur ces dossiers ? Dans les deux cas, Il a déclaré qu'il n'était pas du tout au courant (c'est devenu une manie chez lui !) et s'est dit même un peu choqué qu'on puisse remettre en question son intégrité... !

  • Patrick Desjarlais
    Abonné
    mercredi 20 mai 2009 09h49
    Le cycliste est tout de même fautif
    M. Rousseau, un cycliste qui entre en collision avec un camion après un moment d'inattention est tout de même fautif... Et le propriétaire du vélo a tous les droits de demander des comptes à ce cycliste, qui ne peut évidemment alors pas du tout se targuer d'être un expert. Imaginez, en plus, si ce propriétaire de vélo était dans l'illusion que plusieurs experts, et non pas un seul, étaient supposés porter attention aux écueils de la route, sa colère serait très compréhensible...

    Non, M. Rousseau, ce sont bel et bien des erreurs d'incompétence (dans le meilleur des cas) lorsque l'on se retrouve dernier de classe. S'il vous manquait les experts pour l'international, que ce soit par carence de recrutement ou autre, il aurait donc fallu se concentrer sur ce que vous connaissiez: le marché local. Et puis, vous auriez fait d'une pierre deux coups, vous auriez investi ici.

  • Normand Carrier
    Abonné
    mercredi 20 mai 2009 09h51
    Pas responsable , pas imputable.....
    H.P.Rousseau et ses exterts ne sont responsables en rien devant cette tempête parfaite comme si elle n'avait frappé que la C.D.P.Q. parmis les milliers de caisses de placement au monde ! Jean Charest , Monique Jérome-Forget et Raymond Bachand ne sont imputable en rien de ces mauvais résultats mais ils se vantaient tous trois des bons résultats en 2006 ! Ils ne savaient rien , n'ont rien vu , n'ont rien entendu et nous ont menti allègrement durant la campagne électorale . Nous sommes gouvernés par des menteurs et des sépulcres blanchis ......
    Normand Carrier

  • Richard Godin
    Inscrit
    mercredi 20 mai 2009 09h58
    Le poids du joueur
    À lire, le texte de M. Pierre Trudel portant sur l'affaire de l'injonction obtenue par la CDPQ visant à arrêter la distribution du livre La Caisse de dépôt dans tous ses états (Mario Pelletier, 2009). Comme quoi, quand le joueur a plus de poids que ses détracteurs...

    http://www.ledevoir.com/2009/05/20/251152.html

  • Donald Bordeleau
    Inscrit
    mercredi 20 mai 2009 11h28
    Communication et petits déposants
    Les problèmes de communication ou orgueil mal placé. Il y avait une atmosphère lourde depuis 2003 ou Monsieur Rousseau a entré sa clique et remercier les gestionnaires à l'étranger.

    Trop de patrons sur le volant pour un manque de contrôle. Les primes de rendement était alléchantes. On organise un point de presse en 2007 pour les succès de la CDP. Mais aujourd'hui, on sait que c'était un bel embelli comme procédé des communications.

    On a payé les petits déposants pour la débacle des PCAA avec l'accord des 7 grands déposants. Donc un petit déposant comme Power a pu récupérer plusieurs dizaines de millions du cafouillage des PCAA. Monsieur Rousseau a déjà reçu sa récompense.

    Il y a toujours un ange gardien pas très catholique pour nous protéger.

  • Marc M. Davignon
    Abonné
    mercredi 20 mai 2009 11h38
    HA!HA!
    HA!HA!HA!HA!HA!HA!HA!HA!HA!HA!HA!HA!

    Pas responsable!

    HA!HA!HA!HA!HA!HA!HA!HA!HA!HA!

    Il ne savait pas !

    HA!HA!HA!HA!HA!HA!HA!HA!HA!HA!HA!HA!

    Ils ne savaient jamais rien !

    HA!HA!HA!HA!HA!HA!HA!HA!HA!HA!HA!HA!HA!HA!

    C'est pour ça que l'on offre de «gros» salaires (salaire de bonne taille - rectitude oblige). Ils faut de bonnes conditions pour attirer les meilleurs!

    HA!HA!HA!HA!HA!HA!HA!HA!HA!HA!HA!HA!HA!HA!HA!HA!HA!HA!

    HA!HA!HA!HA!HA!HA!HA!HA!HA!HA!HA!HA!HA!HA!HA!HA!HA!HA!
    HA!HA!HA!HA!HA!HA!HA!HA!HA!HA!HA!HA!HA!HA!HA!HA!HA!HA!

    Il faut en rire (d'eux)! Quel autre choix s'offre à nous?

  • Raymonde Chouinard
    Abonnée
    mercredi 20 mai 2009 11h44
    Amir.....
    L'ineffable Amir a garroché ses bottines à la tête de HP Rousseau.....mais, à voir la réaction de HPR, il semble bien que celà lui a coulé comme sur le dos d'un canard; ce ne sont pas les propos d'un Amir qui doivent l'impressionner.

  • Raymonde Chouinard
    Abonnée
    mercredi 20 mai 2009 11h45
    Amir.....
    L'ineffable Amir a garroché ses bottines à la tête de HP Rousseau.....mais, à voir la réaction de HPR, il semble bien que celà lui a coulé comme sur le dos d'un canard; ce ne sont pas les propos anti-capitalistes d'un Amir qui doivent l'impressionner.

  • Rodrigue Tremblay
    Inscrit
    mercredi 20 mai 2009 12h59
    le gros party à La Caisse
    http://www.lacaisse.com/fr/Rapport_annuel_fr/Pages

    alors qu'on perdait 40 milliards, les frais d'exploitation passaient de 261 millions en 2007 à 263 millions en 2008. Rien de trop beau pour les amis de Rousseau

  • Normand Desjardins
    Abonné
    mercredi 20 mai 2009 13h12
    Bravo Amir Khadir!
    Comme lu sur un commentaire dans Facebook :

    125 députés à l'Assemblée nationale mais une seule paire de couilles.

  • Michel HAins
    Abonné
    mercredi 20 mai 2009 13h28
    Gardons ça compliqué
    Hier M. Nadeau anciennement de la caisse a mentionné en interview que les meilleurs placements au monde étaient ceux des obligations du Québec.

    Donc où est la nécessité de ces 320 pseudo spécialistes et membres de direction à grand frais ?
    Gardons ça compliqué pour justifier les frais d'opération et de gestion

  • Raymonde Chouinard
    Abonnée
    mercredi 20 mai 2009 15h11
    sépulcres blanchis...
    "Nous sommes gouvernés par des menteurs et des sépulcres blanchis ......" (N. Carrier)

    Comme avant, dans le temps du PQ....

  • Frèd'Rec Morin
    Inscrit
    mercredi 20 mai 2009 16h02
    Saboteur!
    Une enquête!!!

  • Guy Ouellette
    Abonné
    mercredi 20 mai 2009 17h53
    Ce qu'il ne faut pas entendre... j'en avais des larmes!
    «Rappelant les «lourds sacrifices» qu'il a faits en acceptant de diriger la Caisse, notamment «les millions de dollars» qu'il a laissés derrière lui, Henri-Paul Rousseau, l'air dépité,..»
    (citation extraite du texte ci-haut et des propos tenus par l'ineffable H.P.R.
    Et continuez à manifester votre mépris, monsieur, envers ceux-la pour lesquels vous prétendez vous être sacrifié.
    Quelle suffisance! Quel mépris!

    Quelle prestation, Monsieur Amir Khadir!

    Guy Ouellette, retraité de l'enseignement.

  • Jean-Paul Gosselin
    Inscrit
    mercredi 20 mai 2009 21h50
    Comprendre avant d'investir, selon M. Stephen Jarislowsky ...
    Voici ce que M. Stephen Jarislowsky déclarait dans la revue Affaires Plus de décembre 2007, dans sa chronique «Mon argent, Coup de poing» à propos des PCAA :

    «Pourquoi notre firme n'a-t-elle pas acheté ce type de papier commercial? C'est simple : nous n'en connaissions pas parfaitement le mécanisme, et nous le trouvions aussi trop compliqué. Les choses simples sont toujours plus simples.»

    «Lorsqu'un vendeur vous vante un produit financier, demandez-lui pourquoi, si ce placement est à ce point extraordinaire, il ne l'achète pas lui-même».


    C'était en décembre 2007! C'est M. Jarislowsky qui aurait dû être le PDG de la caisse!

  • GERARD LAMONTAGNE
    Inscrit
    jeudi 21 mai 2009 09h16
    Rousseau, un incompétent
    Il a accusé ses collaborateurs de manque de compétence; il aurait du, en tant que grand boss de la caisse, surveiller de plus près ces gens qui à son avis étaient à l'école avant de faire le plongeon dans l'entreprise privée et avoir de meileurs salaires.

    Et lui n'a-t-il pas fait une expérience avec de nouvelles manières d'investir expérimentées avec l'argent du public?

    Non, monsieur Rousseau est le chef des incompétents et quant à moi, il jouissait d'une réputation surfaite et n'avait pas la compétence de diriger une telle organisation.

    À preuve , les résultats désastreux.

    Il voit l'incompétence dans ses collaborateurs et ne semble pas voir la sienne; ça nous rappelle un certains passage de l'évangile.

    Souvenons-nous que lorsque Bernard Landry s'est supposément agenouiilé pour lui demander de venir à la caisse, on disait qu'il avait des tendances séparatistes. ? Ceci aurait-il influencé le choix du premier ministre? Cela expliquerait bien des choses.

    Chez Power Corp, ill ne sera pas le premier violon, mais bien un deuxième, donc encadré comme il aurait du l'être à la caisse de dépot.

    La meilleure observation est celle d'Amar Kadir qui dit que ces financiers se pensent plus fins que les autres; il est vrai qu'il est bien articulé, ce monsieur Rousseau, mais il ne semble pas capable d'aller en profondeur des causes des problèmes.

    Avouez que c'est un peu gênant d'admettre que le job le dépassait. Il a préféré quitter avant de se faire mettre dehors, et venir nous endormir de belles paroles de l'extérieur sachant qu'il peut dire n'importe quoi, il n'a rien à perdre.

    MOn mantra est le suivant: «Quand le bateau coule, les se sauvent à la nage».

  • Eric Barnabé
    Inscrit
    jeudi 21 mai 2009 10h01
    L'aveuglement de l'AMF
    La CDPQ est le principal actionnaire de Coventree, l'entreprise qui vendait les PCAA au Canada. Lorsque la CDPQ achète autant de PCAA, elle influence le prix et le marché. La manipulation du prix des actions est interdite par les courtiers, je présume que la manipulation du prix et du marché des PCAA doit aussi être contrôlé par l'AMF. Comment cela se fait-il que l'AMF ne fait pas enquête comme son pendant ontarien le fait pour Coventree ?

    C'est cette même AMF qui a facilité la vente des fonds de la CDPQ à Vincent lacroix, selon Vincent Lacroix.

  • Réjean Grenier
    Abonné
    jeudi 21 mai 2009 11h13
    @ la fielleuse Raymonde
    Pauvre Raymonde. J'ai l'impression que c'est plus fort que vous. Vous ne pouvez vous empêchez de lancer votre venin
    sur tout ce qui bouge à l'exception, bien sûr, de vos chères
    libéraux-fédéralistes. Je ne suis pas un pro Amir sans condition, mais ce coup là il avait amplement raison.
    L'ex président Rousseau n'est autre qu'un lâche incompétent.
    Ce que ne pouvait savoir Bernard Landry lorsqu'il là nommé
    à la tête de notre bas de notre bas de laine national.
    Il doit encore s'en mordre les doigts.
    Réjean Grenier.

  • Raymonde Chouinard
    Abonnée
    jeudi 21 mai 2009 11h29
    @Gerry Pagé
    "Acculés aux murs des quotidiennetés de l'agenda politique des libéraux, OUI, BANDE DE CAVES IRRESPONSABLES ET DE MORONS IMPUNISSABLES, ON EST ÉCOEURÉ DE SE FAIRE ÉVISCÉRER ET DE MOURIR, alors que vous venez nous rire en pleine face et à nos frais !"

    Sachez qu'il y a pire, Monsieur, le PQ...... et moi, ça me fait "freaker" juste de penser que le Québec, sous leur gouverne, pourrait devenir une république de bananes.... comme Cuba!

    Si la Caisse de dépôt a été mise sur pied par Parizeau, c'était seulement pour se constituer un fonds, avec l'argent de nos pensions, pour pouvoir en disposer à leur façon, le cas échéant, et non pour assurer vos vieux jours.

  • Réjean Grenier
    Abonné
    jeudi 21 mai 2009 11h59
    Les libéraux: élus sous de fausses représentations
    Et surtout, il ne faut jamais oublier que si la vérité sur
    les déboires abyssales de la Caisse avaient été connus avant
    les élections de l'automne dernier, jamais ils n'auraient
    été réélus. Il ne faut jamais oublier non plus, que tous ces libéraux savaient ce qui ce passait et ils ont toujours
    refusés de rendre des comptes à l'électorat.
    Ça, ça s'appelle de la fraude intellectuelle et c'est tout
    prêt de la fraude tout court.
    Réjean Grenier.

  • Raymonde Chouinard
    Abonnée
    vendredi 22 mai 2009 11h36
    Au naïf Réjean Grenier...
    "Et surtout, il ne faut jamais oublier que si la vérité sur
    les déboires abyssales de la Caisse avaient été connus avant
    les élections de l'automne dernier, jamais ils n'auraient
    été réélus." (R. Grenier)

    Ben voyons, il faut être naïf pour prétendre, comme vous le faites, que le PQ n'était pas au courant de la situation de la CDPQ. Le chef de l'ADQ était au courant et il l'a laissé sous-entendre à maintes reprises lors de la campagne électorale alors qu'il déclarait que, selon ses sources, les pertes se chiffreraient à environ 20-30 milliards. Ne pas oublier que Rousseau a été nommé par Landry, par favoritisme, à titre de président du Comité du OUI, lors du dernier référendum... et n'allez pas me faire accroire qu'ils n'entretenaient pas de liens tous les deux, quoi que vous puissiez en penser, et il a sans doute été dans les premiers à lui conseiller de déguerpir de là et d'aller s'abriter chez Desmarais.

    Celà n'a pas empêché Pauline de refusé de former une coalition avec l'ADQ, en 2008, pour renverser le gouvernement, comme le proposait Dumont, car elle souhaitait le pouvoir pour elle-seule, et préférait des élections qu'elle se disaient assurée de remporter haut la main, comme nous l'apprenions dernièrement. Quelle déception, n'est-ce pas, d'avoir ainsi manqué sa "shot", et on comprend sa motivation à vouloir démolir la crédibiité des libéraux.

    À d'autres, Réjean Grenier, et puisque vous vous croyez justifié de vomir sur la tête des libéraux, je me fais un plaisir de vous rendre la pareille.

  • Nicole Duchemin
    Inscrite
    lundi 25 mai 2009 12h56
    Une Commission d'Enquête indépendante exige!
    Une Commission d'Enquête indépendante exige! Les Sociétés d'État devraient être soumises rigoureusement au contrôle serré du Vérificateur général de l'État!

    C'est assez de berner le monde avec les discours navrants qui banalisent l'imputablité des professionnels à cravates. Il faut faire la lumière pour vérifier s'il s'agit de manoeuvres incompétantes ou de fraude déguisée.

    Le gouvernement au pouvoir s'est empressé de voter une Loi pour que la Caisse de Dépôt augmente ses rendements des placements à haut risque. Tout porte à croire que la Caisse de Dépôt et la SODEC ont reçu des commandes des hauts dirigeants du gouvernement.

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