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Fiers comme des paons

Lise Payette   15 mai 2009  Québec
Les FIER du gouvernement sont mis au pilori. Certains de leurs dirigeants liés au parti au pouvoir risquent d'être les prochains témoins cités à la barre. Ils viendront remplacer ceux qui y sont en ce moment, et ils sont nombreux sur le devant de la scène. Ténors du monde de l'argent, ils défilent en rangs serrés, les uns à Québec, les autres à Ottawa et certains même à Montréal. Ils envahissent les écrans de télévision et les pages des journaux. Ils ont tous été de beaux parleurs et parfois même de «gros faiseurs», puis leur destin a tourné. Ils se retrouvent à la barre des témoins, expliquant tant bien que mal comment ils en sont arrivés là. Ils ont tous la fierté un peu amochée. Mais il ne viendrait à l'esprit d'aucun d'entre eux de dire qu'ils ont mal agi, qu'ils ont eu tort et qu'ils ne le feront plus.

Ce qu'ils affirment plutôt, c'est qu'ils n'ont rien à se reprocher. Et ils insistent. Ils patinent sur une glace mince en faisant des 8 d'une rare élégance pour bien faire comprendre qu'ils sont des hommes hautement qualifiés, des hommes d'affaires avertis, des avocats, des comptables, des gens au-dessus de tout soupçon et que, malgré les apparences, il ne faut pas penser un seul instant qu'ils auraient pu tremper dans une sale petite combine. Une grosse combine, peut-être... Mais une sale petite combine? Jamais. Ils ont trop de dignité pour ça. Et surtout trop d'habileté.

Ils jouent de la corde sensible sans retenue. Ils parlent des souffrances de leurs familles, de la situation difficile de leurs enfants, qui doivent subir les quolibets de leur entourage parce que leur père a été maladroit peut-être, mais qu'il n'a rien à se reprocher vraiment et qu'on l'accuse sans preuve, qu'on l'accable, lui qui a tant fait pour ses semblables, et blablabla...

Les combines sont lamentables. Un peu d'argent comptant dans des enveloppes, de l'argent dont on n'a pas besoin en plus. Si au moins c'était des centaines de millions, ça vaudrait peut-être la peine d'y laisser sa réputation!

Une semaine de vacances sur un magnifique bateau au soleil, c'est normal que ce soit tentant. Tant qu'on n'a pas vu la décoration intérieure du bateau qui nous coupe toute envie de vivre là-dedans. C'est dommage de perdre notre âme pour ça.

Perdre 40 milliards de dollars quand ce ne sont pas les nôtres, ma foi, ça ne fait mourir personne. On se présente devant un groupe de députés avec son plus beau costume, veston cravate, et on affirme sans rire qu'on n'a rien à se reprocher. Personne n'est responsable de rien. C'est la faute aux PCAA! Ces formidables «hommes d'affaires» qui pérorent sur les terrasses de Québec du haut de leur formidable connaissance des marchés n'ont rien vu venir, n'ont pas réagi à temps et s'il y a des responsables, il faut chercher ailleurs.

Des deux de pique

Il y a des leçons à tirer de tous ces scandales. La première, c'est que les questions d'éthique sont essentielles au bon fonctionnement de la démocratie. Et que le premier ministre qui se fait des noeuds dans les bras et dans les jambes pour ne pas avoir à s'en occuper, se doit d'établir des règles strictes qui ne laissent aucun flou dans les comportements possibles. Autrement, il faudra cesser de s'étonner que le bon peuple devienne de plus en plus cynique et qu'il n'ait que du mépris pour ceux qui assument des fonctions représentatives dans notre société.

L'urgence, c'est de couper les attaches, toutes les attaches qui encombrent les décisions ou qui donnent l'impression qu'on aura tendance à faire plaisir à un groupe plutôt qu'à un autre. M. Jean Charest, par exemple, devrait renoncer aux 75 000 $ que lui verse le Parti libéral. Ce lien est inacceptable pour un premier ministre qui se doit d'être le premier de façon égale pour tout le monde et pour tous les partis. Ce sera un premier geste qui aura un véritable sens et qui le rendra libre de toujours agir selon sa conscience et non selon les désirs du Parti libéral en particulier.

Qu'il mette ensuite ses ministres au pas! Tous ses ministres! Qu'il soit clair pour tout le monde qu'un ministre n'a pas les mains attachées dans le dos par des liens extérieurs à la politique et encore moins les mains dans les poches, les siennes ou celles des autres. Quand ce sera mieux compris, que le flou aura disparu, ce sera plus facile d'avoir des exigences avec les autres.






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  • ANDRÉ TAILLON
    Inscrit
    vendredi 15 mai 2009 03h52
    La méduse à Charest
    Chose certaine, on ne bâtit pas un pays avec la gente politique actuelle et leurs ti-zamis. Serions-nous arriérés et sans vision ? Je souhaite que non. Sommes-nous pris en otage et empoisonné par la lenteur des études, des rapports et commissions qui n'en finissent plus et profitent toujours aux amis des partis ? Je trouve inacceptable, que dans le contexte actuel où tout le monde doit se serrer la ceinture qu'il y a des hauts fonctionnaires qui s'en mettent plein les poches et nous rient en pleine face. C'est comme un virus, un mauvais gène chez nous qui se succèdent d'un gouvernement à l'autre ?
    Personne n'est responsable de quoi que ce soit. À quoi bon voter pour ces candidats qui sont prêts à mentir pour se faire élire d'une élection à l'autre. Mettons-les tous dehors ! Demandons à la gouverneure générale la destitution de ce gouvernement que je qualifierais de gestionnaire d'échecs.

  • Philippe Bielande
    Abonné
    vendredi 15 mai 2009 05h11
    Se faire du bien
    Depuis chez moi, je lis vos articles critiques sur la politique avec délectation. Et je me dis souvent que bien de nos politiciens devraient être abonnés au Devoir, parce qu'ici aussi en Belgique nous avons un système identique de malversations de tous poils. Le problème chez nous c'est que le vote est obligatoire et donc, le "pouvoir" est régulièrement partagé entre les mêmes personnes sans aucune honte

  • Christian Montmarquette
    Inscrit
    vendredi 15 mai 2009 05h17
    4 ans !! : Une trop longue route pour les chauffards qui nous dirigent !
    « 4 ans !! : Une trop longue route pour les chauffards qui nous dirigent !»


    Vous dites :

    « M. Jean Charest, devrait renoncer aux 75 000 $ que lui verse le Parti libéral. (..) Ce sera un premier geste qui aura un véritable sens et qui le rendra libre de toujours agir selon sa conscience et non selon les désirs du Parti libéral en particulier.»

    Voyons Madame Payette...

    Croyez-vous sincèrement que 75,000$ ou pas, Jean Charest ne sera pas le valet des libéraux et de ses lobbies ?

    Le plus gros de l'argent est celui dont nous n'entendrons jamais parlé...

    Ce gouvernement est pourrit jusqu'à la moelle.

    Ce dont nous avons vraiment besoin, ce sont procédures démocratiques de destitutions des députés et même des gouvernements.

    Car contrairement à ce qu'on peut penser ou ce qu'on nous cherche à nous faire croire :

    Nous ne votons pas «TROP» souvent, mais pas «ASSEZ »souvent.

    Dans notre société, tout le monde est «congédiable»

    Pourquoi eux moins que les autres ?

    - 4 ans !!

    C'est une bien trop longue route à faire pour les chauffards qui nous dirigent...

    Il devrait y avoir un vote de confiance annuel face au gouvernement.

    S'il ne passe pas, des élections seraient immédiatement enclenchées.

    Dans de telles conditions, je crois que le gouvernement marcherait pas mal plusse les fesses serrées...

    Et nous dormirions la tête plus tranquille...



    _______________________

    Christian Montmarquette


    Références :

    «Les organisations politiques, syndicales et populaires doivent initier une mobilisation générale afin de destituer le gouvernement et provoquer de nouvelles élections.»

    http://www.vigile.net/Les-organisations-populaires

    Dernière parution chez Vigile :

    «L'erreur fondamentale du PQ »
    Le référendum : Une stratégie perdante :
    http://www.vigile.net/L-erreur-fondamentale-du-PQ

    .

  • Gilles Champagne
    Abonné
    vendredi 15 mai 2009 07h23
    Et si ce n`était que la petite pointe d`un gros iceberg
    Madame, vous êtes superbe ce matin, très diplomate dans vos propos tout en décrivant une situation plus que pénible, une société en plein déclin à tous points de vue. En plus, personne ne crie, autrefois nous prenions la rue, aujourd`hui on reste chez soi et on se dit qu`il n`y a plus rien à faire avec la politique/pourriture. Toutes ces histoires d`abus de pouvoir, de favoritisme dont nous entendons parler chaque jour représentent probablement juste une petite pointe d`un gros iceberg. Je n`arrive pas à croire qu`un gouvernement, peu importe qu`il soit rouge, bleu ou vert aie laissé la grosse CDP gérer nos milliards en véritables cowboys, avec primes en plus. Ils font pitié à voir tous ces supposés gestionnaires d`expérience qui n`ont de cesse de se couvrir le postérieur de peur d`y recevoir un gros coup du pied. Et personne va payer pour tout cela ? Non, mais qu`avons-nous fait pauvres québécois lors de la dernière élection ? Au plaisir de vous lire à chaque semaine même si parfois cela nous met en face d`une réalité pitoyable.

  • Jean St-Jacques
    Abonné
    vendredi 15 mai 2009 07h26
    Cela sent mauvais...
    Plus cela sent mauvais, moins j'ai envie de voter.
    Oui, on devrait mettre dehors les politiciens fraudeurs mais ceux qui vont les remplacer le deviendront avec le temps. C'est un mal qui s'attrape comme le virus de la grippe porcine...

  • Guillaume Baillargeon
    Inscrit
    vendredi 15 mai 2009 07h33
    Vote de confiance annuel?
    Je ne suis pas d'accord avec votre idée M. Montmarquette. Un vote annuel ne fera que renforcer l'instabilité du gouvernement. Et ce dernier ne fera que gouverner d'après les sondages et on entrerait dans un profond immobilisme.

    Seriez-vous d'accord pour appliquer votre principe pour Québec Solidaire? Imaginons que votre parti prenne le pouvoir et entreprenne toutes ses réformes. Il y aura de nombreux mécontents, en particulier dans la classe moyenne. Celle qui vote. Vous accepteriez que vos réformes soient bloquées après un an? Non, vous diriez «nous avons été élu pour 5 ans avec un message clair, on ne peut pas être remplacer comme ça, c'est illégitime».

    Quant au sujet de l'article, je crois qu'un renforcement de l'éthique s'impose de toute urgence et je suis entièrement d'accord avec madame Payette sur ce point.

  • Richard Desrochers
    Inscrit
    vendredi 15 mai 2009 07h47
    chanceux serons-nous?
    Ce qui est fascinant, c'est que le jour de notre indépendance, nous serons à l'abri de ces histoires malpropres. Il est certain que notre future ??? Première Sinistre du Québec, ne nommerait jamais son mari, le très séduisant Claude Blanchet, à la tête d'une société d'État. En conclusion, pour nous libérer des maux de ce monde, libérons-nous du Canada, offrons-nous l'honnêteté à son meilleur et la vie sera si douce et si belle. Yes we can !

  • Nicole Lamoureux
    Inscrite
    vendredi 15 mai 2009 07h52
    Grâce à Charest
    Nous savons tous que la crédibilité des politiciens était déjà sous un seuil critique mais avec ce gouvernement corrompu jusqu'à l'os cette même crédibilité deviendra " nulle" tout ça, héritage de Charest lui-même.
    Ils ont tous un ami qui a un ami qui connait un libéral au pouvoir avec qui on peut transiger sans problème exactement comme au temps de Duplessis, avancez en arrière . Charest fait du dommage à la démocratie qui ne lui survivra pas du moins souhaitons-nous le.

  • Jasette
    Abonné
    vendredi 15 mai 2009 08h30
    Le problème, madame payette, c'est la culture établie et sans envergure de nos supposés dominants.
    Je vous invite à faire un petit test. Admettons comme postulat qu'il existe des familles défavorisées par la vie. Allez dans une famille de défavoriser, constatez ce qui ne semble pas aller, ensuite tentez autant que faire se peut de leur faire part de vos constatations et voyez s'ils vont facilement vous comprendre pour s'améliorer.

    C'est un peu la même chose entre autre dans le monde de la politique. Ce n'est surement pas facile de faire parti de ce milieu; la corruption guette ceux qui ne sont pas continuellement aux aguets. C'est de fait comme un milieu tissé serré et une culture établie. Maintenant, essayez donc de leur faire comprendre tout ça à ces gens faisant parti de ce milieu. Dans une certaine mesure, la culture dans lequel on vit peut devenir comme une prison.

    Au fil du temps, ils ont appris toutes les parades pour se défendre; d'abord en étant sourd des commentaires de ceux qui ne comprennent pas vraiment à leurs yeux. Appelons-les des dénaturés. Ils sont incapables de faire du recul par rapport à tout ça. La Rochefoucauld en aurait tellement à dire concernant cette engeance. Il y a aussi tous les psychothérapeutes qui auraient du pain sur la planche pour tenter de guérir tout ce beau monde, piqué souvent très jeune par la guêpe insidieuse de leur ambition.

    Bon nombre d'entre eux ne se sentent quelqu'un que par la robe de leur statut. Ce statut, c'est un peu comme le cheval blanc qui leur permet de faire la parade. Et vous leur demandez d'en descendre comme si de rien n'était. Non, madame Payette, ils auraient beaucoup trop le vertige de la hauteur où ils se croient. D'autant plus haut que c'est de la petitesse de leur point de vue qu'ils nous lorgnent confusément.

    Vu de l'extérieur et avec un tant soit peu d'honnêteté, on ne peut que constater qu'ils se vautrent dans une culture affligeante. En dominant qu'ils croient être dans notre société, ils pensent vivre un peu comme dans un conte de fée qui les a en somme rendu aveugle et impertinent. Tout au contraire, les gens qui les mettent en doute ne sont que des envieux qui ne comprennent rien à rien.

    L'ambition est comme du fast food. De fait, tout se passe tellement rapidement quand on décide de vivre sous ce régime, qu'aucune réflexion n'a de place dans le quotidien de ces gens; sinon pour tenter de monter encore plus haut dans l'échelle des valeurs discutables des adeptes de cette religion. Il n'y a aucune hésitation possible quand on décide de vivre à la vitesse grand v. De fait, ils auraient trop peur de s'arrêter pour réfléchir à leur condition sociale. Certes, il y aurait là toute une mine d'or à exploiter pour tous les psys au goût du jour.

    jm

  • Normand Carrier
    Abonné
    vendredi 15 mai 2009 10h13
    Encore a coté de la <track> monsieur Desrochers .....
    Dites moi ce que l'indépendance du Québec à a voir la dedans ? On parle ici d'intégrité et d'éthique non d'un système politique . Nous parlons des hommes et femmes qui nous dirigent quelque soit le parti et si ceux qui nous dirigent présentement sont corrompus , je ne crois pas qu'il fasse accepter cette situation et il faut la dénoncer ....
    Normand Carrier

  • Mathieu Demers
    Inscrit
    vendredi 15 mai 2009 11h07
    La persévérance dans l'erreur de Frédérick Hêtu dans L'Illusion Tranquille
    « L'État n'est juste pas assez vigilant: créons de nouvelles lois, engageons massivement de nouveaux fonctionnaires pour surveiller les fonctionnaires qui surveillent les fonctionnaires et la population, demandons au premier ministre d'être plus restrictif et de surveiller ses ministres, leurs cabinets, leurs fonctionnaires, ... et tout va aller mieux. »

    Vous n'êtes pas tannés de l'étatisme ?
    C'est là seul le véritable problème: plus on donne à l'État argent et pouvoirs, plus des gens savent et cherchent à en profiter.

    La solution: revenir à un État minimal, viser le minarchisme.

  • Guillaume Baillargeon
    Inscrit
    vendredi 15 mai 2009 12h12
    Un état minimal ?
    Voilà qui est différent comme idée. Alors que la plupart des blogueurs réclament plus d'État, vous vous en proposez moins.

    Mais si nous avons moins d'État, comment ferons nous appliquer les lois, comment intervendrons-nous dans l'économie et dans les problématiques sociales?

    Mais je crois qu'on vous a entendu puisqu'il est prévu que le gouvernement ne remplacera qu'un fonctionnaire sur deux.

    Les problèmes complexes demandent des solutions complexes. Je crois que malgré toutes nos critiques, la société est globalement beaucoup plus juste et équitable qu'il y a 30 ou 50 ans. Mais les critères ont augmenté.

    Accroître notre éthique et exercer des mécanismes de contrôle m'apparaît plus efficace à long terme que devenir un état minimal.

  • Raymonde Chouinard
    Abonnée
    vendredi 15 mai 2009 14h04
    L'assiette au beurre...
    Les pkiss s'en donnent à coeur joie et s'évertuent à déniger le gouvernement en attendant leur tour de piger dans l'assiette au beurre et dans la Caisse de dépôt beaucoup mieux pourvus que la SGF....

    Vous avez eu votre chance de gouverner et vous n'avez rien fait de valable alors, cessez de critiquer les autres et attendez votre tour.

    Qui dit menteurs, dit voleurs, comme le PQ qui se fait toujours élire sous de fausses représentations, trop pisous pour réaliser l'objectif pour lequel il a été créé; il ment à la population en lui faisant miroiter sans cesse le spectre de la souveraineté...!

    Et après, ça ose critiquer les autres...

  • Françoise Breault
    Abonnée
    vendredi 15 mai 2009 15h23
    Ils jouent de la corde sensible sans retenue...
    En effet... Mon père appelait ça "verser des larmes de crocodiles"... et c'est bien ce qu'a fait Mulroney pour se faire prendre en pitié et ainsi éviter de faire face à ses responsatilités...

  • Jean-François Trottier
    Abonné
    vendredi 15 mai 2009 16h47
    Et si on relançait le débat sur des élections proportionnelles?
    Ce parti a été élu majoritaire avec quoi... 35% des voix? 2 Québécois sur 3 de toutes origines ne veulent pas de ce parti magouilleur et pourtant... Alors, je me demande si des gouvernements de coalition qui doivent regrouper 50% du vote ne seraient pas mieux. Oui, il y a un risque d'instabilité dû aux alliances qui se font et défont mais ce n'est pas tous les pays avec démocratie proportionnelle qui sont instables ( Je crois, entre autres, que l'Allemagne s'en sort bien, corrigez-moi si je me trompe). Alors, entre une coalition pleine de (plus) petits partis, ou être majoritairement pogné avec des élus qui ne nous représentent pas... C'est plus difficile d'être cynique quand on a l'impression que notre vote a servi à quelque chose, non? Sinon, on se résigne à subir les retombées d'un système si mal adapté qu'il en devient tortueusement antidémocratique.

  • Pierre-Yves Pau
    Inscrit
    vendredi 15 mai 2009 17h44
    @Mathieu Demers
    Je ne crois pas que des slogans tout faits, comme 'vive le minarchisme' ou quoi que ce soit en 'isme' puisse régler ce problème de népotisme et de corruption qui est chronique au Québec, par contre il est évident que plus vous ajoutez de comités, de fonctionnaires, de bureaucrates, plus vous multipliez les occasions de se faufiler entre ces ronds-de-cuirs tandis que la société rassurée à tort dort à poings fermés, ou encore de les corrompre quand ce n'est pas possible de les contourner. Sans compter ce que ça coute en mauvaise décisions, dépenses inutiles etc.

  • Christian Montmarquette
    Inscrit
    vendredi 15 mai 2009 17h58
    À Guillaume Baillargeon - Je vois mal comment nous pourrions être plus déstabilisées que maintenant !
    Les partis gouvernent déjà aux sondages. Avec une validation périodique ou ponctuelle, ils gouverneraient sous l'opinion publique, ce qui est déjà plus démocratique et prévient les abus.

    Quant à l'instabilité... Je vois mal comment nous pourrions être plus déstabilisées que maintenant...

    Ceci dit, un tel rappel pourrait aussi se faire en vertu d'un abus, d'une corruption, d'une fausse représentation.

    Mais rien n'enlèvera au peuple le droit fondamental de destituer en tout temps un gouvernement scélérat. Si nous ne le faisons pas, c'est que ce n'est pas encore implanté dans notre culture.

    Si un vote de confiance annuel n'est pas souhaitable, alors, il faut un processus de destitution ponctuel.

    Il pourrait s'appliquer en vertu d'une gouvernance corrompue, abusive, de projet majeurs non mandatés ou de non respect du mandat effectif. .

    Quant au principe, il serait très mal me connaître, pour que je ne l'applique d'abord à moi-même...

    En ce qui concerne les réformes majeures, un an de pouvoir, c'est bien suffisant pour voter un tas de choses urgentes, car un an en politique est une éternité.

    « Ce n'est pas parce que les vieux partis ont les deux pieds dans la même bottine qu'il en va de même pour tous les autres partis... »

    Donnez-moi un an de Québec Solidaire...
    Et je vous promet une petite révolution !


    ____________________

    Christian Montmarquette


    Québec Solidaire

  • Christian Montmarquette
    Inscrit
    vendredi 15 mai 2009 18h07
    À Guillaume Baillargeon - « Je vois mal comment nous pourrions être plus déstabilisées que maintenant... »
    «Je vois mal comment nous pourrions être plus déstabilisées que maintenant...»

    Les partis gouvernent "déjà" aux sondages. Avec une validation périodique ou ponctuelle, ils gouverneraient sous l'opinion publique, ce qui est déjà plus démocratique et prévient les abus.

    Quant à l'instabilité... Je vois mal comment nous pourrions être plus déstabilisées que maintenant !

    Ceci dit, un tel rappel pourrait se faire en vertu d'un abus, d'une corruption, d'une fausse représentation.

    Mais rien n'enlèvera au peuple et aux forces populaires le pouvoir fondamental de destituer "en tout temps" un gouvernement scélérat. Si nous ne le faisons pas, c'est simplement que ce n'est pas encore implanté dans notre culture. Et pour cause ! Ça ne doit pas tellement faire l'affaire des crosseurs...

    Si un vote de confiance annuel n'est pas souhaitable, alors, il faut un processus de destitution ponctuel.

    Il pourrait s'appliquer en vertu d'une gouvernance corrompue, abusive, de projet majeurs non mandatés ou de non respect du mandat effectif.

    Quant au principe, il serait très mal me connaître, pour que je ne l'applique d'abord à moi-même... Ce qui ne me chicotte guère car je n'ai rien à me reprocher... et que je crois que ma gouvernance serait exemplaire.

    En ce qui concerne les réformes majeures, un an de pouvoir, c'est bien suffisant pour voter un tas de choses urgentes, car un an en politique est une éternité. Et nous en sommes les témoins vivants !

    «Ce n'est pas parce que les vieux partis ont les deux pieds dans la même bottine, qu'il en va de même pour tous les autres partis... »

    Donnez-moi un an de Québec Solidaire... Et je vous promet une petite révolution !


    Solidairement !


    _______________________

    Christian Montmarquette
    Québec Solidaire

    .

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