mardi 9 février 2010 Dernière mise à jour 08h40


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Le tireur d'élite

Michel David   12 mai 2009  Québec
François Legault s'est récrié vivement, vendredi dernier, quand Christiane Charette a laissé entendre que sa performance à l'Assemblée nationale était si impressionnante que Pauline Marois avait préféré s'effacer devant lui.

Il a expliqué qu'en l'absence du premier ministre Charest, la tradition parlementaire veut que le chef de l'opposition ne pose pas de question à un simple ministre. Comme le dossier le plus chaud était celui des Fonds d'intervention économique régional (FIER), il était donc normal que lui-même prenne le contrôle des opérations.

C'est exact, mais certaines choses restent gravées dans la mémoire. Même si le leadership de Mme Marois n'est pas contesté sérieusement, elle n'oubliera jamais que son collègue de Rousseau a déjà convoité son poste et qu'il l'a trahie au profit de Bernard Landry en 2001.

D'ailleurs, il serait difficile de ne pas prendre ombrage de M. Legault, qui a éclipsé tout le monde depuis le début de l'année. Il fait penser à un de ces tireurs d'élite embusqués qui font mouche à tout coup.

Il est vrai que le poste de critique en matière d'économie et de finances assure une grande visibilité à son titulaire en cette période de crise, mais encore faut-il savoir en profiter. Une des grandes qualités de M. Legault est de ne pas se laisser simplement porter par l'actualité. Il lui arrive régulièrement de créer lui-même la nouvelle.

***

Comme à l'époque où il avait révélé les achats massifs d'actions par les dirigeants de la Bourse de Montréal avant qu'elle ne soit avalée par celle de Toronto, il a plongé Monique-Jérôme Forget dans un profond embarras le mois dernier en soulignant le conflit d'intérêts potentiel auquel s'exposait le nouveau président de la Caisse de dépôt, Michael Sabia, qui détenait 863 000 options d'achat de BCE.

Quand la ministre des Finances en a eu assez de lui servir de cible, M. Legault a aussitôt placé son successeur dans sa mire. Ses révélations sur la gestion troublante des FIER ont complètement déculotté Raymond Bachand, qui a commis l'erreur de le prendre à la légère. Condamné à défendre l'indéfendable, il s'est enfoncé un peu plus chaque jour.

La seule parade qu'il a trouvée a été d'accuser son homologue péquiste de salir la réputation des hommes d'affaires (libéraux) qui ont voulu contribuer au développement des régions en investissant dans les FIER.

Cela n'a convaincu personne. S'il y en a un au PQ qu'il est difficile de présenter comme un anticapitaliste hostile aux gens d'affaires, c'est bien le président fondateur d'Air Transat. M. Bachand a sans doute une bonne connaissance du milieu des affaires, mais M. Legault a l'avantage d'être un véritable entrepreneur.

Au cours des prochains jours, la reprise des travaux de la commission parlementaire qui s'est donné le mandat d'examiner les raisons de la performance désastreuse de la Caisse de dépôt en 2008 lui offrira une autre occasion de démontrer son savoir-faire.

***

Pendant longtemps, M. Legault a eu la désagréable impression d'être regardé de haut par l'intelligentsia péquiste, rompue aux humanités, qui trouvait ce comptable bien terre à terre. S'il est vrai que le débat sur la souveraineté ne se résume pas à une question de chiffres, sa capacité d'expliquer les choses clairement et simplement au commun des mortels en fait un pédagogue très efficace.

Plus que d'autres, M. Legault trouve cependant le temps bien long dans l'opposition et il s'interroge périodiquement sur son avenir. Même à l'époque où il était ministre dans le gouvernement Bouchard, il avait déclaré avec une franchise un peu brutale que la période de questions à l'Assemblée nationale lui apparaissait comme une perte de temps.

Tous ceux qui en ont fait l'expérience témoigneront qu'il vaut mieux passer par l'opposition avant d'accéder au pouvoir plutôt que l'inverse. Qui plus est, à moins que le PLQ n'obtienne un bien improbable quatrième mandat, ce qui entraînerait à coup sûr le départ de Mme Marois, les probabilités que M. Legault devienne un jour premier ministre semblent maintenant bien faibles.

En bon homme d'affaires (ou en tireur d'élite), M. Legault est un homme qui n'aime pas faire les choses à moitié. C'est tout ou rien. Au printemps 2005, alors que plusieurs s'interrogeaient sur l'à-propos d'une proposition qui engageait un gouvernement péquiste à «organiser et tenir un référendum le plus tôt possible à l'intérieur du prochain mandat», lui-même trouvait que cette échéance était encore trop éloignée.

L'été dernier, il a effectué un virage à 180 degrés. Comme une grande majorité de péquistes, il était d'avis que l'engagement de 2005 ne correspondait plus à l'humeur de l'électorat, mais il a poussé l'analyse beaucoup plus loin: ce n'était pas seulement le référendum qu'il fallait mettre en veilleuse, mais le projet souverainiste lui-même. La position actuelle du PQ, ni chair, ni poisson, n'est pas du tout son style.

***

mdavid@ledevoir.com






Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?
Partager
Digg Facebook Twitter Delicious
 

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires 
  • Dane Kennedy-Tremblay
    Abonné
    mardi 12 mai 2009 03h15
    Ai-je bien compris?
    Donc selon les dires de M. David, l'analyse de M. Legault va dans le sens de mettre en veilleuse le projet souverainiste? J'aimerais une bonne vieille citation pour corroborer cette affirmation.

  • Richard Desrochers
    Inscrit
    mardi 12 mai 2009 05h13
    d'après moi
    Concernant l'indépendance, la position de monsieur Legault est très claire, comme pour la plupart de ses collègues. Sa position est la suivante: "L'indépendance, je ne suis ni pour, ni contre, bien au contraire". Voilà ce qui fait perdre de la crédibilité à la loi sur la clarté de l'ineffable Stéphane Dion. Au Piquiou, tout le monde est clair et limpide concernant cette question. Tant qu'à parler des gens claires et limpides, il est bon de se rappeler dans quel créneau se situe Pauly Girl au sujet de l'économie. D'après moi, elle pense ceci: "Je suis pour la social-démocratie, je suis pour l'égalité, je suis contre l'école privée, sauf pour moi". Voilà des gens aux positions tout à fait claires.

  • Normand Carrier
    Abonné
    mardi 12 mai 2009 06h13
    On a besoin de tireurs d'élites ....
    Avec les pertes de $40 milliards de la C.D.P.Q. et odeurs de scandale dans les FIER , nous avons besoin de bons et efficaces parlementaires comme Francois Legault pour éviter que les libéraux habitués a quelques pirouettes comme dans le temps ou l'A.D.Q. était l'opposition officielle , s'en sauvaient allègrement sans aucune égratignure . La vérité doit sortir et le P.Q. doit aller dans le fond de tous ces problèmes et scandales si l'on veut provoquer les changements nécessaires et faire le nettoyage . Dans le domaine économique , il faut noter une très forte relève avec de jeunes loups qui font leur classe avec Jean-Martin Aussant et Francois Rébello ce qui permet au P.Q. de supplanter l'équipe très faible des libéraux présentement .
    Normand Carrier

  • Lorraine Dubé
    Abonnée
    mardi 12 mai 2009 07h44
    La politique ne tolère pas le vide
    François Legault aurait eu la possibilité de se présenter la dernière fois. Pour des raisons personnelles, il a laissé la place à madame Marois. Je ne crois pas que sa situation soit différente aujourd'hui.

    Référendum en veilleuse?
    Il est faux de véhiculer le message selon lequel le P.Q a mis de côté la souveraineté. Il est absolument légitime d'avoir la liberté de faire un référendum lors de n'importe quel mandat, une liberté d'échéance. N'est-ce pas le cas lors d'une simple élection? N'est-il pas d'autant plus important de conserver cette lattitude pour quelque chose d'aussi crucial qu'un référendum!!! Pouquoi la marge de manoeuvre serait-elle alors différente?

    C'est la différence entre avoir les mains liées par un échéancier contraignant et, celle pour les souverainistes d'avoir le VRAI rapport de force. Les fédéralistes doivent envisager la possibilité d'un référendum n'importe quand!!! Tel une épée de Damocles. La liberté dans l'échéance référendaire n'exclue pas pour autant la possibilité d'un référendum lors d'un premier mandat.

    Je vous faisais remarquer monsieur David lors de mon commentaire suite à votre article dans le journal de samedi, que les médias ont leur part de responsabilité dans le message qu'ils véhiculent.

    http://www.ledevoir.com/2009/05/09/commentaires/09

    Vous rajoutez aujourd'hui: "Même si le leadership de Mme Marois n'est pas contesté sérieusement, elle n'oubliera jamais que son collègue de Rousseau a déjà convoité son poste et qu'il l'a trahie au profit de Bernard Landry en 2001."

    Une course à la Chefferie peu laisser quelques séquelles, quelque soit le parti en cause.

    Comme vous le mentionnez, le leadership de madame Marois n'est pas contesté. Alors, je vois mal comment vous pouvez spéculer quant à ses états d'âme.

    Qualifier ainsi de trahison une prise de position de monsieur Legault lors d'une course à la Chefferie? Comme je vous mentionnais dans mon commentaire samedi dernier, vous savez bien que la politique ne tolère pas le vide.

  • Lorraine Dubé
    Abonnée
    mardi 12 mai 2009 08h01
    @ monsieur Normand Carrier
    Comme vous le dites, nous avons besoin de tireurs d'élite.

    Fini de mépriser ainsi la population impunément, le message doit être clair que la récréation est terminée.

  • Normand Carrier
    Abonné
    mardi 12 mai 2009 08h07
    D'après moi monsieur Desrochers patine .....
    Monsieur Desrochers s'est bati une notorité en vargeant d'une facon hargneuse et irrespectueuse sur le parti québécois et tentait de défendre ses amis libéraux . Constatant qu'il défendait l'indéfendable , il devint soudainement critique de Jean Charest et des libéraux .
    Trouvant que madame Marois n'était pas assez inspirante , il ne pouvait concevoir comment les électeurs pouvaient voter pour cette femme ! Durant ce temps monsieur Desrochers votait pour qui ? Voyons au fédéral ! Votait-il pour Stéfen Harper ? Quel homme inspirant et charismatique ...Wow......
    Votait-il pour Stépnane Dion ? La , c'était le summum de l'inspiration ....Ayoye comme disaient plusieurs libéraux ! Jack Layton , non trop a gauche pour notre ami selon tous ses écrits inspirants .... Excluons le bloc , non ces méchants séparatissssses qu'il déteste a s'en confessser !
    Votait-il pour Jean Charest ce petit homme manipulateur , menteur et le patroneux en chef ? Monsieur Desrochers y trouvait-il son inspiration Aie , aie .... Peut-être , y trouvait-il son inspiration dans l'a.d.q. , ce parti a l'agonie qui lutte pour sa survie ? Tout ca pour dire , qu'il est plus facile de critiquer que de faire un examen objectif ?
    Oui , le parti québécois est une coalition de gens de gauche comme de droite et de souverainistes pressés , de moins pressés , de nationalistes mous et de quelques fédéralistes qui s'interrogent ! Il est sans aucune ambiguité souverainiste et au centre légèrement a gauche . Vaut-il mieux être une coalition d'idées ou cela bouillonne et qui ont produit les plus grands changements qui ont bénéficié aux québécois comme la charte de la langue francaise , l'assurance automobile , le zonage agricole , les réformes municipales , le déficit zéro , les garderies ect. ect. ? Ou faudrait-il être une coalition d'intérêts comme au parti libéral ou aucune idée ne circule si ce n'est qui du parti nommer dans les nouveaux postes ? Poser la question , c'est y répondre .....
    Normand Carrier

  • Jean Leroux
    Inscrit
    mardi 12 mai 2009 08h44
    La très "improbable" réelection des libéraux ....
    Monsieur David, en bon péquiste convaincu, fait déjà campagne. Mais, corrigez-moi s'il y a erreur. Ne venez-vous pas juste d'avoir une élection au Québec?? Si oui, monsieur David est tout un clairvoyant s'il sait déjà qui sera élu au gouvernement dans ... 4 ans!!! Souvenons-nous tous qu'en politique, 6 mois est une éternité!

  • Robert Henri
    Inscrit
    mardi 12 mai 2009 09h00
    Nous neformerons jamais un pays indépendant...
    Jamais! Je n'y crois plus! Pas que je crois plus en la nécessité de l'indépendance totale du Québec de toute ingérence étrangère contre les magouilles et les attaques constantes de Anglais, devenus «Canadians», et des traîtres à la Nation qui par cupidité se sont fait «Canadians». Les Trudeau, les Dion par exemple.

    Non. je crois que nous formons un peuple imaginatif, créateur, intéressant et intelligent mais pleutre, soumis, peureux, indécis, girouette né pour un petit pain parce qu'il le veut bien.

    Voilà ce que je crois.

  • Richard Desrochers
    Inscrit
    mardi 12 mai 2009 12h40
    c'est beau madame Dubé
    Je vous lis, c'est formidable pour madame Castafiore d'avoir une défenderesse comme vous. Vous êtes la véritable forteresse péquisse dont on ne parle presque jamais. Bravo à vous, lâchez pas. Le peuple a besoin de vous.

  • Jean-Marie Malenfant
    Abonné
    mardi 12 mai 2009 12h44
    Monsieur David, vous tombez dans l'ANTITHÈSE
    Monsieur David, vous qui habituellement avez la plume facile, ce matin, vous nous offrez une véritable bouillabaisse ou un chef-d'oeuvre antithétique. Vous essayer de nous vendre Monsieur Legault en le comparant à un tireur d'élite. Aussi bien le comparer à un pit bull...Doit-on comprendre que madame Marois accepterait naìvement que quelqu'un qui fut un opposant, et qui plus est, l'aurait trahi en 2001 ( c'est ce que vous nous disez ), mais qui ne serait parti de ceux qui pourraient la critiquer non sérieusement. Tantôt fervent référendiste et maintenant plus effacé. Admettons Monsieur David, que nous sommes dans l'ère des scandales et qu'il est difficile de reconnaître les vrais
    des minimes ou les exagérés, disons que la majorité puent à plein nez. Seul votre protégé de ce jour doit être sans péché il est donc acceptable qu'il soit devenu maître tireur de roches,il peut lancer illassablement la première pierre, rien ne me convainc, à savoir s'il n'y a pas de cailloux démagogiques, nourrissant de la basse politique. L'avenir nous le dira peut-être. Pour le moment pas grand chose de constructif. Jean-Marie Malenfant

  • Christian Montmarquette
    Inscrit
    mardi 12 mai 2009 13h15
    Le référendum : Une stratégie perdante
    Le référendum : Une stratégie perdante

    Le Québec n'a pas fini de se faire baiser en se battant pour des référendums, plutôt qu'en se battant directement pour l'indépendance du Québec.

    Et pour preuve, le comportement frauduleux du gouvernement fédéral lors du référendum volé de 1995 : 30 millions investis dans une campagne ou les parapluies du Oui et du Non ne disposait que du droit de dépenser 5 millions chacun.

    À l'instar de Québec solidaire, je suis en faveur d'un large processus démocratique pour l'élaboration d'une constitution du Québec ; et ce, même «avant » une éventuelle élection référendaire.

    Mais, un «référendum» est désormais une «condition perdante», je le clame haut et fort depuis maintenant des années.

    Pour une fois, soyons clairs sur la question nationale, et commençons par reconnaître nous mêmes la souveraineté de notre propre «Assemblée nationale». et battons-nous d'ici-là pour une constitution la plus progressiste que possible.

    À constater le peu de conviction et l'électoralisme ambiant généralisé au Québec, ne pas exiger formellement de nos partis politiques qu'ils portent sans équivoque l'indépendance de manière intrinsèque, sera de laisser encore une fois la porte ouverte à l'électoralisme et à l'attrait du pouvoir plutôt qu'à la défense de la cause.

    «Le choix des armes est déterminant lorsque la lutte est déloyale ».



    ______________________

    Christian Montmarquette
    Membre de Québec solidaire
    Militant pour l'éradication de la pauvreté et l'indépendance du Québec


    Autre commentaire traitant du même sujet :


    En réaction à l'article de Michel David : « Éloignez ce calice »
    « Niais » ou « crosseurs » - L'erreur fondamentale du PQ

    Les " brillants " stratèges de l'indépendance au PQ sont un peu comme le maire Tremblay : des « Nuls» ou des «Crosseurs ».

    «JAMAIS» le PQ n'aurait dû prendre le pouvoir sans déclarer l'indépendance.

    Le meilleur poste stratégique que le PQ pouvait occuper entre temps, était dans l'«OPPOSITION », jusqu'à ce que le jeu de l'alternance du pourvoir et de l'usure normale des libéraux finisse par lui donner gain de cause.

    Tout le bordel, le patinage et les dérapages stratégiques sur la question nationale du PQ viennent de là. - Et non seulement les dérapages stratégiques, mais tout le désespérant virage à droite du Québec.

    La petite gouvernance provincialiste de PQ, a toujours été une terrible erreur stratégique ; et à un point tel, que les Québécois ne le seront peut-être «jamais» indépendants.

    Le peuple n'aura finalement jamais eu ce qu'il voulait : « l'indépendance » alors le PQ lui, aura bel et eu bien eu ce qu'il voulait vraiment : « Le pouvoir ».

    Il n'y a eu nul besoin d'un référendum pour faire entrer le Québec dans la confédération canadienne, pourquoi en faudrait-il un pour un sortir...

    Selon leurs propres exigences fédérales ou même internationales...

    J'irais jusqu'à dire...

    Qu'on est même pas d'dans...



    _______________________

    Christian Montmarquette

    Éloignez ce calice - Michel David / Le Devoir
    Édition du samedi 09 et du dimanche 10 mai 2009
    http://www.ledevoir.com/2009/05/09/249604.html

    Référendum : Strike 3 ! Ou réfléchir à la question nationale
    http://www.pressegauche.org/spip.php?article431

  • Claude Archambault
    Inscrit
    mardi 12 mai 2009 15h35
    Un tirreur d'élite
    Quel terme approprié, surtout quand on connait la tradition du PQ et de ses chefs.

    La très élitiste Marois serait elle prochainement dans la mire du tireur d'élites?

    Comme tous ceux qui l'ont précédé, Pôline connait son future, elle ne sait juste pas le quand et le qui.

    Maintenant on a une idée du qui et le quand, fort probablement dans 4 ans.

    Car bien que le parti libéral parte perdant 4 ans avant la course, la course est longue. Et lors de la dernière élection, la Marois était tellement confiante de gagné qu'elle a refusée tout alliance avec l'ADQ. Et malgré la très grande impopularité de début de mandat de M. Charest il a réussi un exploit rarement vue, un troisième mandat. Il ne serait pas surprenant que Monsieur Jean de Lafontaine sur son nuage réécrive sa fable
    Pauline, dans sa tête ayant un beau rêve de première, première ministre
    Bien en vue dans le publique,
    Prétendait gagner l'élection sans encombre.
    Légère et court vêtue, elle allait à grands pas,
    Sans trop s'en faire, assurée de sa victoire
    Foulard au coup et Tallon haut au pieds.
    Notre prétendante ainsi troussée
    Comptait déjà dans sa pensée
    Toutes les lois qu'elle allait adopter
    Tout les beaux voyages en France qu'elle allait faire.
    Toutes la notoriété qu'elle allait savourer
    ................ On peu tous penser tous les rêves de grandeur que notre Castafiore
    peut avoir
    Mais les québécois aux urnes en on décidé autrement....
    Adieu prestige, pouvoir et notoriété
    Au prochain congrès LE TIREUR D'ÉLITES TIRE SA DERNIÈRE BALLE

    VLAN EN PLEIN COEUR.
    L'histoire du PQ se poursuit

  • Jean-François Trottier
    Abonné
    mardi 12 mai 2009 23h53
    Si François Legault voulait être chef, il avait surtout à se grouiller
    Parce que, après avoir grenouillé pendant les courses précédentes à la chefferie, il a fait un spectaculaire demi-tour "pour des raisons personnelles". Alors bon, si maintenant, il veut le poste...
    Il y a des goons dans chaque parti, des gens qui sont bien documentés, rudoient les maillons faibles avec adresse... Jean-Marc Fournier était très bon là-dedans quand il était dans l'opposition. Et comme ministre, il a des points communs avec Monsieur Legault (un passage douteux dans l'éducation, rappelez-vous les bulletins sans moyenne... M. Legault, lui, voulait remplacer les notes par des dessins!). Alors, ces francs-tireurs-là, ils sont bien meilleurs pour démolir que lorsqu'ils prennent des décisions.
    Tout ça pour dire que je crois que M.Legault se trouve très bien où il est. Pas en tant que chef surtout! Pour diriger, ça prend un minimum de constance.

  • Pierre Guay
    Inscrit
    mercredi 13 mai 2009 06h35
    Le bon peuple
    Le peuple a le dos large. Avec nos bons politiciens, on pourra ergoter longtemps sur la souveraineté, les référendums et autres dums dums...
    Qu'on lui donne l'occasion d'une élection référendaire et l'on verra ce qu'il décidera le bon peuple, car c'est lui qui est souverain!
    Pierre Guay, Montréal

  • Lorraine Dubé
    Abonnée
    mercredi 13 mai 2009 07h47
    @ monsieur Pierre Guay
    Une élection référendaire n'est pas exclue de l'agenda des troupes souverainistes. Plusieurs sont en accord avec vous.

  • Renaud Blais
    Inscrit
    mercredi 13 mai 2009 09h18
    Élection référendaire vocabulaire des opposants
    Est-ce que le président du Pérou et de l'Équateur ont déclenché des élections référendaires ?
    Non. Pourtant, PARCE QU'ILS ont dit durant leurs campagnes électorales qu'ils changeraient la constitution, une fois élus, ils l'ont fait.
    Depuis le 6 décembre 1981, après avoir appuyé une résolution démocratiquement votée à cette effet, je crois qu'un parti clairement indépendantiste, AVANT, DURANT et APRÈS les campagnes électoraless; disposerait alors de la légitimité d'enclancher le processus visant à modifier sa constitution.
    De là à parler d'élection référendaire, si nous sommes en désaccord avec ce processus démocratiquement très légitime, OK.
    Pour ma part un référendum est nécessaire pour RATIFIER un projet de constitution PRÉALABLEMENT élaboré, par une constituante, par exemple.
    Renaud Blais
    Pour tenir mon pantalon une ceinture me suffit...

  • Raymonde Chouinard
    Abonnée
    mercredi 13 mai 2009 13h50
    Élection référendaire....
    Une élection référendaire, n'en déplaise à Mme Dubé, est vouée, à l'avance, à l'échec... ce n'est pas de cette façon que le PQ accèdera au pouvoir, un jour...!

    Pauline serait mieux de surveiller ses arrières et de se méfier de son tireur d'élite qui n'hésitera pas à lui tirer dans le dos, le moment venu! Actuellement, il est en train de fourbir ses armes....!

    C'est tellement évident....pôvre PQ, encore une guerre intestine en vue. Pauline est devenue la "front girl" de Legault.

  • Roger Kemp
    Inscrit
    mercredi 13 mai 2009 15h07
    Le "FIER à bras"
    J'ai rencontré la semaine dernière monsieur Legault et je me suis amusé à l'appeler le "FIER à bras" du Parti Québécois. On s'est bien didonné. Ce que j'aimerais faire remarquer, c'est que je trouve important que des députés d'un parti s'implique sur la place publique soit pour dénoncer des abus, soit pour expliquer des points de vue d'un programme politique ou soit de proposer de futurs projets de loi. Où est-il écrit qu'elles appartiennent qu'au chef du parti ces prérogatives? Je pense que c'est une belle occasion de reconnaître les qualités et les possibilités qu'offre ces intervenants. C'est ainsi que nous pouvons nous faire une meilleure idée de l'équipe autour du chef. Moi aussi je crois qu'une élection référendaire serait plus acceptable qu'une élection suivi d'un référendum. Mon opinion ne rejoint pas nécessairement celle de tout le monde mais c'est ça la démocratie, la liberté d'opinion.

  • RobertQue
    Inscrit
    mercredi 13 mai 2009 19h22
    Questions suggérées à M. Legault
    CAISSE : Ne seraient-ils pas payer parce que compétents ?

    Leurs compétences étaient-elles en regard des revenus qu'ils se faisaient sur le dos des travailleurs qui fournissaient des sommes d'argent retirées régulièrement de leurs salaires ?

    Rien nous prouve, jusqu'à présent, que nous avons mis la CAISSE entre bonnes mains.

    Bien au contraire, depuis 2006 et 2007, tout nous prouverait que c'était un laisser faire, un laisser aller sans aucune direction valable !

    Les questions qui se posent :

    1- Combien d'incompétents étaient aux principaux postes de direction ?

    2- Quels salaires se sont-ils accordés pour leur degré d'incompétence ?

    3- Combien, l'un et l'autre de chacun des responsables de dossiers, ont-ils reçus en primes de rendements au cours de l'année 2006 ? au cours de l'année 2007 ? au cours de l'année 2008 ?

    4- Les uns et les autres ont-ils reçus, sous quelque forme que ce soit, d'autres primes ? d'autres salaires ?

    5- Les organismes fournissant les sommes d'argent des travailleurs à la Caisse pour des services de placements ont-ils fait des suivis, mensuellement, semestriellement, annuellement ?

    6- Quelles sont les résolutions adoptées par l'un ou l'autre des organismes fournissant les fonds à la Caisse, fonds provenant de travailleurs, fonds provenant de la CSST, et autres provenances ?

    Si quatre personnes de la Caisse ont su manoeuvrer pour faire perdre des sommes d'argent par l'achat à répétition alors que tous les signaux étaient là pour ne pas devoir acheter à nouveau, c'est qu'il y a des INCOMPÉTENTS. Ces INCOMPÉTENTS doivent être connus, interpellés, et nous devons savoir avec certitude les liens qu'ils avaient, s'il y a lieu, qui les faisaient agir comme ils l'ont fait.

    De haut en bas et de bas en haut, il nous faut voir clair.

    Robert Bertrand, enseignant à la retraite.

  • Christian Montmarquette
    Inscrit
    jeudi 14 mai 2009 18h31
    À Renaud Blais - Vous avez raison !
    Bonjour Renaud,

    Je reconnais mon utilisation imprécise voire inexacte de l'expression «élection référendaire» dans le présent débat. Car j'avais plutôt à l'esprit cette notion de l'accession à l'indépendance par la prise du pouvoir d'un parti politique ; puisqu'un parti vraiment souverainiste devrait de par sa nature être «intrinsèquement porteur» du projet d'indépendance.

    Cette imprécision est conséquente à une utilisation abusive mais relativement courante de l'expression «élection référendaire» pour signifier l'accession à l'indépendance par la prise du pouvoir par un parti politique.

    Il est regrettable que nous ne disposions pas encore et à ma connaissance d'un terme spécifique pour définir ce concept.

    Peut-être pourrions parler «d'élections constituantes» ?

    Il me semble plus élégant que «élections «écessionnistes».

    - Les jeux sont ouverts...


    Mais, quoiqu'il en soit, je vous ai cité en commentaire dans mon propre article chez Vigile.net.

    Je vous invite à prendre connaissance du débat
    au lien ci-dessous :

    L'erreur fondamentale du PQ
    Le référendum : Une stratégie perdante :

    http://www.vigile.net/L-erreur-fondamentale-du-PQ#



    .

  • Lorraine Dubé
    Abonnée
    vendredi 15 mai 2009 09h02
    Seconde tentative à votre attention..... @ l'attention de monsieur Renaud Blais
    Je vous avais répondu dans la matinée d'hier, mais il semble que vous ne lirez jamais mon commentaire...puisque non publié. Ce n'est pas la première fois que c'est le cas. Loin de moi l'idée de condamner le journal, puisque je suis consciente que cela peut se produire.

    Consolation: La réaction de monsieur Christian Montmarquette à 18 heures rejoint la mienne. Votre mise au point est fort pertinente. Votre rectification est d'une justesse incontestable.

    Comme je n'ai guère le temps de reprendre ma longue réponse à votre commentaire, je résumerai ainsi. "C'est le peuple qui aura le dernier mot lorsqu'il sera appelé à faire un choix. La liberté de l'agenda est légitime et primordiale, telle une épée de Damoclès."

    Vous soulevez un point fort intéressant.

Déjà inscrit? Ajoutez votre commentaire ci-dessous

    Connexion




Cet article vous intéresse?
21 réactions
0 vote
 
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Abonnez-vous pour recevoir nos Infolettres par courriel
Choisir mes
infolettres
Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
© Le Devoir 2002-2010