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Éloignez ce calice

Michel David   9 mai 2009  Québec
D'un chef à l'autre, le délai entre les congrès nationaux du PQ ne cesse d'allonger. Sous la gouverne de Lucien Bouchard, il avait fallu attendre quatre ans. Bernard Landry avait réussi à reporter l'échéance à cinq ans. Pauline Marois fera encore mieux: six ans sans congrès.

Il est vrai que, depuis la fondation du parti, les congrès se sont transformés le plus souvent en véritable calvaire pour les chefs péquistes. Sans remonter aux supplices infligés à René Lévesque, M. Bouchard est venu à un cheveu de démissionner en novembre 1996 et M. Landry a été brutalement mis à la porte en juin 2005. On peut comprendre que Mme Marois ne soit pas pressée. Éloignez de moi ce calice...

En principe, le congrès devait se tenir à l'automne 2010, mais il est maintenant reporté au printemps 2011. Officiellement, la direction du parti n'a pas eu suffisamment de temps pour préparer la «proposition principale», qui aurait dû être transmise aux militants à la fin de l'été, de manière à ce qu'elle puisse cheminer dans les diverses instances du parti.

Comme ses prédécesseurs, Mme Marois aura donc réussi à repousser le plus loin possible le douloureux moment où il faudra — encore! — redéfinir (ou escamoter) la démarche à suivre pour mener le Québec à la souveraineté. Depuis 2005, les statuts du parti prévoient que les congrès doivent être tenus tous les quatre ans, mais il y a longtemps qu'on ne s'embarrasse plus des statuts au PQ.

À l'occasion du conseil national de mars 2008, Mme Marois avait réussi à étouffer le débat sur la tenue d'un référendum en lui substituant la stratégie mi-chair mi-poisson dite de la «gouvernance nationale» dans le respect du cadre constitutionnel actuel.

À l'époque, le PQ en était encore à panser les plaies laissées par le règne aussi désastreux que bref d'André Boisclair. Éliminer l'ADQ et récupérer le statut d'opposition officielle pouvait sembler un objectif satisfaisant à court terme. Dans cette perspective, Mme Marois a choisi de «jouer fessier» en envoyant le message qu'il n'y avait aucun risque à voter pour le PQ puisqu'il ne tiendrait pas de référendum.

***

Elle ne croyait sans doute pas ce qu'elle disait cet hiver quand elle a soutenu que la crise économique était particulièrement propice à la pédagogie souverainiste. En tout cas, on ne peut pas dire qu'elle ait fait beaucoup d'effort pour profiter de ce moment privilégié.

Les péquistes ont beau avoir l'habitude de passer pour des extraterrestres, il ne semble pas très indiqué de relancer le débat sur l'article 1 au moment où on s'inquiète plutôt de son emploi ou de ses épargnes. Le gouvernement Charest serait certainement ravi d'une telle diversion.

D'ailleurs, pourquoi précipiter les choses, alors que le paysage politique canadien et québécois risque de changer considérablement d'ici deux ans? Que les élections fédérales aient lieu à l'automne ou au printemps 2010, il y a de bonnes chances que Michael Ignatieff devienne le prochain premier ministre du Canada. Au printemps 2011, on devrait également être fixé sur les projets d'avenir de Jean Charest.

Tôt ou tard, il faudra pourtant que le PQ se branche. L'économie semble vouloir prendre du mieux et, aux prochaines élections, ses chances de reprendre le pouvoir seront bien réelles. Les souverainistes et la population en général seront en droit de savoir s'il entend offrir un «bon gouvernement» provincial ou mettre carrément le paquet pour faire l'indépendance.

La «gouvernance nationale» ne permet ni l'un ni l'autre. Elle garantit plutôt des années de chicanes stériles avec Ottawa qui risquent de desservir le projet souverainiste, comme elles l'ont fait après le dernier référendum. Les péquistes ont toujours prétendu avec raison que la proposition autonomiste de l'ADQ ne menait nulle part. Il faudrait être un peu cohérent.

***

En août dernier, François Legault avait créé une commotion en déclarant que le PQ devrait mettre la souveraineté en veilleuse pour se concentrer sur les problèmes qui préoccupent davantage les Québécois.

Ce point de vue est parfaitement légitime. Qu'il s'agisse de santé, d'éducation, d'environnement, de développement régional ou encore de la protection de la langue française, sans parler de l'éthique gouvernementale, il y a certainement moyen d'améliorer les choses même sans disposer de tous les outils. Selon le dernier sondage CROP, seulement 37 % des Québécois sont disposés à voter OUI. Faut-il attendre une bien hypothétique victoire avant d'agir?

Le problème est que le PQ a été fondé d'abord et avant tout pour réaliser la souveraineté. On peut souhaiter qu'il se situe plus à gauche ou plus à droite, mais Marc Laviolette et Pierre Dubuc ont raison: «Sans l'échéance d'un référendum, le mouvement souverainiste risque la dispersion, le fractionnement, l'étiolement.»

Indiquer clairement qu'il interprétera une victoire électorale comme un mandat de tenir un référendum, sans nécessairement s'y engager de façon formelle, coûtera certainement des voix au PQ, mais cela vaut peut-être mieux que de perdre son âme. Mme Marois peut éloigner le calice encore un temps, mais elle devra éventuellement le boire jusqu'à la lie, comme l'ont fait ses prédécesseurs.

***

mdavid@ledevoir.com
 
 
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  • Christian Montmarquette
    Inscrit
    samedi 9 mai 2009 05h57
    Niais ou crosseurs : L'erreur fondamentale du PQ
    « Niais ou crosseurs : L'erreur fondamentale du PQ »


    Les " brillants " stratèges de l'indépendance au PQ sont un peu comme le maire Tremblay : Des « NULS » ou des « CROSSEURS ».

    «JAMAIS» le PQ n'aurait dû prendre le pouvoir sans déclarer l'indépendance du Québec.

    Le meilleur poste stratégique que le PQ pouvait occuper entre temps était dans l'«OPPOSITION », jusqu'à ce que le jeu de l'alternance finisse par lui donner gain de cause.

    Tout le bordel et les dérapages stratégiques du PQ viennent de là. - Et non seulement les dérapages, mais tout le désespérant virage à droite du Québec.

    La petite gouvernance provincialiste de PQ, a toujours été une terrible erreur stratégique ; et à un point tel, que les Québécois ne seront peut-être «jamais» indépendants

    Le peuple n'aura finalement jamais eu ce qu'il voulait, alors le PQ lui, aura eu ce qu'il voulait vraiment : « LE POUVOIR ».

    Il n'y a eu nul besoin d'un référendum pour faire entrer le Québec dans la confédération canadienne, pourquoi en faudrait-il un pour un sortir ?

    Selon les propres exigences fédérales ou internationales...

    J'irais même jusqu'à dire... qu'on est même pas d'dans...


    Christian Montmarquette

  • jacques noel
    Inscrit
    samedi 9 mai 2009 07h45
    40 ans d'échec
    C'est pas le procès de Pauline qu'il faut faire, c'est le procès du PQ. Pauline est une brave matante, au talent limité, au charisme inexistant, qui donne son 110%. Ce n'est pas elle le problème, c'est un parti qui s'est fait harakiri. Le PQ doit être refait au complet.

    Partis avec le tiers-monde dans les années 60, on se retrouve tout nus 40 ans plus tard. L'Algérie libre oui. Le Bengladesh libre oui. L'Érythrée libre oui. Le Kosovo libre oui (reconnu même par Stéphane Dion!) Mais pas les Tremblay d'Amérique.

    Le communisme s'est effondré et les peuples de l'Est ont retrouvé leur liberté. L'Estonie libre lui, la Slovaquie libre lui. Même le Kosovo libre. Mais pas le Québec.
    Nous, on est condamné à vie au Canada, accroché aux Rocheuses et aux Chutes du Niagara.

    On fond dans le Canada à moins de 22%, on fond dans le Québec à moins de 80%, on fond sur la grande Ile à moins de 50%, mais l'indépendance nationale c'est pas pour nous. Les baleines, oui. Les ours polaires, oui. Les Nous, non.

    La cause végète à 30 quelques pourcents dans les sondages. Duceppe n'a pas prononcé le mot souveraineté une seule fois dans les débats télévisés. Pauline a caché la souveraineté pour nous parler garderies et médecine familiale. La p'tite vie de la vie provinciale. Le PQ, c'est 40 ans d'échec.

    Qu'est-ce qui n'a pas marché?

    D'abord le projet d'association scandinave du Père fondateur, une patente à gosses reprise par St-Lucien en 1995. Une béquille que la cause traine depuis 40 ans. On se sépare, mais on se sépare pas. Pire, on se remarie avec le Canada!! Est-ce que l'Algérie s'est réassociée à la France? Est-ce que les pays baltes se sont réassociés à la Russie? Plus fou que ça tu meurs. Des années et des années à s'astiner sur le trait-d'union. Des décennies à taponer sur les référendums et LA question à poser. Une incroyable masturbation intellectuelle.

    Mais surtout, la pire erreur de toutes: on a refusé de parler de la cause. On en a parlé à deux reprises en 40 ans! 6 mois en 79-80 et neuf mois en 95. Le reste du temps, on a parlé politique provinciale! 40 années de niaisage. Le PQ aura été LA grande déception de la politique au Québec. Un flop monumental, une catastrophe pour notre peuple qui aura été trahi par le véhicule qui devait enfin le libérer. C'est le procès de ce parti qu'il faut faire. Pas celui de la pauvre Pauline.

  • Hubert Grégoire
    Abonné
    samedi 9 mai 2009 09h33
    L'avenir du Québec, l'apanage du PQ?
    Ce texte de Michel David est certes intéressant et pertinent. Mais je ne comprend pas pourquoi tous les chroniqueurs, observateurs, politicologues; bref tous les médias, toutes les tribunes mettent le poids du règlement du problème constitutionnel du Québec sur le dos du PQ et des souverainistes. Certes le PQ se doit d'être clair dans ses intentions, mais pourquoi acceptons nous le silence du PLQ et des fédéralistes dans ce dossier? Ont-ils mis une croix sur le Québec dans leur fédération? Ils ne veulent ni nous inclure dans leur Canada ni permettre aux Québécois leur indépendance? En quoi cela est-il une "position cohérente"? Jean Charest est trop préoccupé à faire plaisir à ses amis et à préparer son avenir pour prendre ses responsabilités. M. Igantief a quant à lui un parti à rebâtir et M. Harper est clairement désintéressé de la question.
    On ne voit pas le jour où les fédéralistes auront le courage de proposer quelque chose de tangible aux québécois.

  • André Bissonnette
    Abonné
    samedi 9 mai 2009 09h59
    le PQ et ses chefs
    Faut-il vous rappeler que rares sont les chefs du P.Q. qui ont été mis à la porte. C'est colporter une fausseté qui nuit à l'image du parti et cela ressemble à du Gesca de Power à Desmarais qui s'est juré de tuer l'indépendantisme avec tous les moyens de communication qu'il a concentrés dans ses mains.
    Landry s'est mis à la porte lui-même; Bouchard ne pouvait plus se regarder dans son miroir et s'est mis à la porte lui-même. Parizeau a démissionné quand il a perdu le référendum de 1995 et il l'avait prévu.
    Pierre-Marc Johnson, pas plus souverainiste que mon chien devait partir. Boisclair, on n'en parle même pas. C'était un coup monté par le machiste Landry contre madame Marois.
    Alors, le PQ met ses chefs dehors? Vous pouvez encore affirmer cette fausseté? Un peu de rigueur svp

  • Riopel Louis
    Inscrit
    samedi 9 mai 2009 10h40
    Rien de nouveau sous le soleil...
    Bien que les partis politiques comme les gouverments,les grandes entreprises,les syndicats et autres organismes doté d'une charte.Tous sans exception détournent à leur avantage leur loi constituante.Alors je ne me surprend pas que le PQ retarde son congrès.De toute façon c'est À LA MODE."Si lui peut le faire pourquoi pas moi"!Belle société de manipulateur dans laquelle nous vivons.C'est triste,mais c'est la réalité.

  • Christian Montmarquette
    Inscrit
    samedi 9 mai 2009 12h19
    Éloignez ce Câlisse !
    «Monsieur Étique»

    L'éthique de Jean Charest: avancez en arrière !
    http://www.ledevoir.com/2009/05/02/248535.html

  • Raymonde Chouinard
    Abonnée
    samedi 9 mai 2009 12h26
    Échéance d'un référendum...
    Il y a des jours où j'admire les instants de ludicidé de Marc Laviolette.

    Je comprends les réticences de Pauline de convoquer un congrès national; il y a trop de prétendants en vue prêts à la déculotter à la première occasion.

    Elle doit s'estimer heureuse d'avoir réussi à regagner les bancs de l'opposition officielle; laissons-là en jouir quelques temps....pour allonger sa pension!

    "Indiquer clairement qu'il interprétera une victoire électorale comme un mandat de tenir un référendum, sans nécessairement s'y engager de façon formelle, coûtera certainement des voix au PQ, mais cela vaut peut-être mieux que de perdre son âme. Mme Marois peut éloigner le calice encore un temps, mais elle devra éventuellement le boire jusqu'à la lie, comme l'ont fait ses prédécesseurs." (M. David)

    Eh oui! comme vous dites vrai, M. David! Ce n'est pas gagné d'avance! Une fois de plus ou de moins, à jouer au chat et à la souris, quelle différence...le PQ a déjà perdu son âme!

    Comme pour tous les partis politiques, ce ne sont pas les nobles causes qui les motivent à se maintenir en place, mais l'attrait du pouvoir. Il s'agit, pour eux, de se l'avouer tout simplement et d'arrêter de nous mentir.

    Alors, nous verrons bien s'ils sont capables de se comporter en bon gouvernement, sans cette épée de Damoclès qui nous pend au dessus de la tête.

  • Michel Vézina
    Inscrit
    samedi 9 mai 2009 12h49
    Étonnant
    Tiens, tiens vos lecteurs assidus habituels, qui vous accusent d'être partial Péquiste et anti-fédéraliste n'ont rien à dire aujourd'hui?

  • Stéphane Bélanger
    Abonné
    samedi 9 mai 2009 12h59
    L'immobilisme ...
    Bonjour Monsieur David,

    Tout d'abord je désire vous remercier pour vos articles qui sont toujours très analytiques.

    Ce qui me frappe le plus ces derniers temps dans l'actualité politique en générale est l'immobilisme. Je suis étonné de constater l'absence d'acteur politique aux idées nouvelles, aux initiaves concrètes. Il est hors de tout doute que nous traversons une période de déni collectif. Nous attendons de frapper le mur, le mur de la faillite de l'économie, le mur de l'echec de la francisation du Québec, le mur de la honte face à notre assimilation. Ce sont ces faiblesses bien en nous qui nous paralysent peut-être ...

    Les valeurs en générales sont disparues. Tant qu'aux discours concernant l'éthique, et bien tout ça est bien creux. Je suis étudiant en deuxième cycle à l'ENAP, tout en étant Officier pour la Garde cotière canadienne. J'ai travaillé aussi dans le secteur privé avant d'être fonctionnaire, ce qui me donne un caractère assez terre à terre je dirais. L'autre jour pendant une présentation sur le " whistleblowing ", l'éthique dans la fonction publique fut discuté. J'ai soulevé l'idée d'ajouter à la définition de tache des fonctionnaires le devoir de dire la vérité. Et bien cette approche ne fut à peine considérée tant par le professeur que par le spécialiste en éthique présent comme expert.

    Monsieur David pouvez vous m'éclairer: Comment va-t-on régler les problèmes d'éthiques sans préalablement imposer le devoir de vérité ...

    L'enfer est dans les détails dit-on, alors cette approche représenterait un pas simple, un message clair aux citoyens et une distanciation évidente entre la fonction publique et les élus. L'action, tout est là il me semble. Nous nous retrouvons dans une crise économique jumelelée à une crise sociétale certaine, et malgré cela le PQ semble à peu de chose près dormir au gaz, et l'ADQ jusqu'à tout récemment n'avait pas juger nécessaire de trouvez son prochain Chef avant 2010. Absolument renversant. Le message est clair pour les ciyoyens, soit les enfants pas de panique, tout va bien. WOW !!!!

    Pour terminer, j'ai été agréablement surpris de croiser Monsieur Parizeau à la gare de train de Québec la semaine dernière. Seul, il chercaht le guichet pour se procurer son billet. Un homme vieillit au possible, mais toujours actif. D'ailleurs j'ai cru comprendre qu'il était à Quéebc pour reviter les mandats historiques de la CDQ avec le PQ. Mais bon, je veux souligner en fait l'action du Monsieur, le geste concret accompli, le pas vers l'avant, ce que quoi je dois dire j'ai toujours admirer chez lui.

    Bien à vous,

    Stephane Belanger
    Ville de Québec

  • Jean-Renaud Dubois
    Abonné
    samedi 9 mai 2009 13h23
    Nouvelle stratégie du PLQ : « on ne fixe plus aucun objectif à atteindre! »
    Bonjour,

    ......... «Le problème est que le PQ a été fondé d'abord et avant tout pour réaliser la souveraineté...(...) ...mais Marc Laviolette et Pierre Dubuc ont raison: «Sans l'échéance d'un référendum, le mouvement souverainiste risque la dispersion, le fractionnement, l'étiolement.»

    Ils ont raison, mais pour ce qui est des risques à encourir(divisions), ils sont en retard puisque c'est déjà un fait qui pourrait aller en s'accentuant! Le plus remarquable, c'est qu'eux résistent encore à l'intérieur du PQ, comme les anciens irréductibles gaulois face à Rome!

    J'en profite pour les féliciter et les remercier de leurs actions qui se font à l'extérieur, ainsi qu'à l'intérieur du parti québécois.

    J'aime la façon dont ils mènent leur combat : positivement et modérément!

    ***
    Rappelons ici, qu'après "la mouche du coche" du dernier mandat minoritaire -- formule qui a fonctionnée au delà de toutes espérances -- le PLQ et Parisella étaient tout à fait convaincus qu'il fallait continuer dans le même sens! Pourquoi modifier une stratégie qui a fait ses preuves?

    Depuis quelques mois, donc, certains ministères comme la santé et l'éducation -- pour n'en nommer que deux -- vont dans le même sens. Ils ont trouvé la solution idéale pour avoir la paix : « on ne se fixe plus aucun objectif à atteindre! »

    N'est-ce merveilleux : plus aucune question de l'opposition sur l'échéancier à atteindre! On gère seulement le train-train...

    Est-ce que Pauline a compris la recette du Parti libéral du Québec? Il semble que "oui"!

    Il fallait y penser, non? Ne plus parler d'indépendance donc du futur Pays! Et cela semble pour l'instant fonctionner puisque le PQ se maintient à 40%, comme la souveraineté, d'ailleurs(dans la marge d'erreur).

    Question qui tue : "est ce dû à l'impopularité du PLQ et la descente de l'ADQ"? Voilà la question!


    Jean-Renaud Dubois
    Sainte-Adèle

    N.B. Si elle ne veut pas en parler - ce qui est plus que regrettable - pourquoi ne pas laisser ce soin à une équipe intra muros en association avec d'autres mouvements?

    Elle n'a pas le choix d'agir dès maintenant, si elle veut sensibiliser les jeunes de 18 à 27 ans que le PQ a littéralement abandonné!

  • Jacques Lalonde
    Abonné
    samedi 9 mai 2009 13h26
    Votre chronique : Un appel pressant
    Je lis dans votre chronique un appel pressant pour la conception d'un programme visionnaire et d'une stratégie inspiratrice. À vos plumes !

    Jacques Lalonde
    Gatineau
    jlalonde@ca.inter.net

  • Pierre-Yves Pau
    Inscrit
    samedi 9 mai 2009 14h45
    Les grenouilles dans la casserole
    Jacques Parizeau comparait les Québécois à des homards que le vilain Canada fédéraliste voulait faire entrer dans une cage, mais en fait il serait plus approprié de se les représenter comme des grenouilles dans une casserole d'eau tiède : le feu est allumé en-dessous, et tranquillement pas vite la température monte.
    .
    Tôt ou tard les grenouilles seront cuites, mais comme la température monte lentement, pour l'instant elles continuent à coasser avec insouciance: ké d'abord, fait un peu plus chaud que l'année dernière, mais ça se prend bien sais-tu.
    .
    Aucun espoir du côté de la gouvernance provinciale telle qu'elle se présente sous le régime actuel, qu'elle soit souverainiste ou fédéraliste elle ne peut en aucun cas voir au-delà des prochaines échéances électorales, c'est-à-dire dans quatre ans. La seule chose qui intéresse ces politiciens d'opérette, fantoches de république de bananes, c'est leur fond de retraite.
    .
    Or ce n'est pas le Québec dans quatre ans qui devrait inquiéter le monde, mais celui dans 10, 15 ou 20 ans.
    .
    Entre l'effet de la dénatalité d'une part sur une population aussi faible et linguistiquement assiégée, et celui de l'accumulation des retards de productivité d'une économie aussi bureaucratisée qu'une ex-république soviétique, il n'a pas de place pour un cheveu d'optimisme.
    .
    Et c'est un cercle vicieux : plus l'économie stagne, plus la bureaucratie gonfle et pompe le peu qui reste, plus les impôts augmentent, et donc plus l'économie périclite rapidement.
    .
    Il n'y a qu'en faisant cette constatation qu'on peut comprendre la stratégie indépendantiste : un bon coup de pied au derrière. Seule une catastrophe sociale et fiscale de l'ampleur de celle qui serait provoquée par une sécession d'avec le Canada pourra convaincre les Québécois qu'il y'a péril en la demeure, et qu'il faut s'atteler au grand ménage.
    .
    C'est la stratégie du pire, mais c'est la seule qui reste.

  • Yvon Roy
    Abonnée
    samedi 9 mai 2009 15h26
    Avignon
    Sur le pont d'Avignon,
    L'on y danse, l'on y danse,
    Sur le pont d'Avignon,
    L'on y danse tous en rond...

  • Claude Savard
    Abonné
    samedi 9 mai 2009 19h43
    Sommes-nous plus bêtes que les autres?
    Sommes-nous plus pauvres que les Équatoriens (13 millions d'habitants, PIB de 44,184 milliards US en 2008, soit 7100$/personne en valeur PPA - Parité de pouvoir d'achat*)? Sommes-nous moins responsables que les Finlandais (5 millions d'habitants, PIB de 246 milliards US en 2007, soit 35500$/personne en valeur PPA)? Sommes-nous moins matures que les Tunisiens (10 millions d'habitants, PIB de 35 milliards US en 2007, soit 7500$/habitant en valeur PPA)? Somme-nous plus bêtes que les jordaniens (6 millions d'habitants, PIB de 16 milliards US en 2007, soit 4700$/habitant en valeur PPA)?

    Dans un Canada de 33 millions d'habitants, avec un PIB de 1326 milliards US en 2007, soit 38200$ / habitant en valeur PPA, (en supposant que nous faisons partie de la portion "riche" du pays, notre PIB / habitant devrait être encore supérieur), ne sommes-nous donc que 8 millions de sous-fifres insécures, instables, "éternels adolescents" trop immatures ou tout simplement... trop peureux pour quitter le giron familial? Je constate que nous sommes probablement moins fiers de ce que nous sommes que ne le sont les arméniens, les égyptiens, les laotiens ou les cubains, par exemple.

    À la lecture du livre de Robert Fisk "La grande guerre pour la civilisation - L'occident à la conquête du Moyen-Orient (1979-2005)" (que je recommande chaudement à qui veut en apprendre plus sur la réalité politique dans laquelle nous vivons), ma perception du monde politique à grandement changée. C'est avec cynisme que j'écoute maintenant le discours politique d'une bonne partie des dirigeants à Québec, Ottawa et ailleurs en occident... et c'est avec un grain de sel que j'interprète "l'objectivité" du monde journalistique (autre que Le Devoir, bien entendu!). Dans un univers de sondages et de stratégie marketing, de défense d'intérêts économiques au détriment de valeurs humaines de bases, qu'en est-il des idées et des intentions réelles? Je n'exige pas la pureté pour le PQ et la normalité pour le PLQ. Je m'attends à avoir des dirigeants désireux d'accomplir efficacement le boulot pour lequel ils ont été élus. Toutefois, à les observer surfer sur la vague des événements en ne pensant qu'à leur réélection je me dis que, probablement, "on n'a que ce qu'on mérite", comme dit le sage...

    * Tous ces chiffres sont tirés du site www.statistiques-mondiales.com.

  • Etienne Merven
    Inscrit
    samedi 9 mai 2009 21h32
    À M. Nichel Vézina
    Il n'y a rien à ajouter. Nous nous marrons beaucoup de voir cette gang de istes chimériques en goguettes qui s'accroche à des idées passéistes se rouler dans son pipi.
    En fait, elle fait plus de mal que de bien au Québec, mais s'en fout comme de l'an 40, car il n'y a que la cause qui compte... Mieux vaut crever de faim libre que...
    Et la pauvre Marois dedans, elle fait vraiment pitié...

  • Denis Lussier
    Inscrit
    dimanche 10 mai 2009 00h38
    Eloignez ce calisse
    Le PQ nous fait penser aux Canadiens: Pas d'Equipe.
    A voir Bernard Drainville, François Legault et Pauline Marois, pratiquement CRIER leurs questions à l'Assembléee Nationale, il est de plus en plus évident que, comme le CH, les Péquistes n'ont pas les bons joueurs pour jouer la game de la politique.
    Drainville et Legault sont comme les Kotsityn, ils crient très fort, mais ne scorent jamais.Avec de tels joueurs comme adversaires, Les Libéraux de Jean Charest s'acheminent donc vers une autre coupe Stanley à la prochaine élection. Pauvre, pauvre PQ!

  • Michelle Bergeron
    Abonné
    dimanche 10 mai 2009 04h13
    Jamais le temps!
    Au pouvoir le PQ manque de temps et à l'opposition on reporte. Comme on dit il serait temps de voir les choses en face. Les partis politique décrochés du monde et les politiciens sont dans le cercle vedettes, syndicats, corporations et médias. Les meneurs comme on dit. Criez tant que vous voulez c'est la surdité et lors d'enquête c'est la mémoire. M. Bernard avait raison si le PQ n'a pas L'intention de faire l'indépendance qu'il ne se présente pas.
    Mais surtout pas "Pauvre Pauline" après trois défaites le message était clair, il l'est d'autant plus quand on reporte à outrance.
    Vive le Québec libre!

  • Lorraine Dubé
    Abonnée
    dimanche 10 mai 2009 07h34
    Monsieur David
    Les médias ont également leur part de responsabilité. Tous les chefs du P.Q. y ont eu droit. J'en veux pour preuve la campagne avec André Boisclair, alors que la couverture médiatique laissait vraiment à désirer (en général). Pour l'objectivité, on repassera! Plusieurs voulaient la tête d'André Boisclair et ils l'ont eue.

    Vous écrivez:
    "....et M. Landry a été brutalement mis à la porte en juin 2005." Brutalement???

    Absolument faux!!!
    Permettez-moi de vous corriger car monsieur Landry a démissionné avec un appui de 76.3% lors de ce congrès. Il y a eu par la suite une réunion d'urgence privée de tous les délégués dont les médias étaient exclus. Il n'y avait aucune raison de se réjouir du départ de monsieur Landry.

    Au sein de cette formation il y a liberté d'expression et en conséquences des échanges et débats sains, parfois musclés, comme c'est souhaitable en démocratie. Cela peut sembler de la bisbille, mais c'est préférable au camouflage et absence d'éthique dont nous sommes victimes aux 3 paliers de gouvernements.

    Que préférez-vous, la transparence ou le manque d'éthique et le camouflage?

    Vive la liberté d'expression, même si cela provoque des débats houleux....qui sont tout de même constructifs.

    Le départ de Bernard Landry a fait mal au P.Q. Personne ne pouvait s'en réjouir. Pour la suite, vous savez bien que la politique ne tolère pas le vide.

  • Gilles Bousquet
    Inscrit
    dimanche 10 mai 2009 07h57
    Calice à cacher un petit peu et à M. Noel , redresseur du PQ
    Tant que la souveraineté va faire peur à 55 à 60 % % de Québécois, la souveraineté va être un calice.

    Quand un parti politique est pris avec un calice comme article numéro 1 et qu'il veut se faire élire ou réélire "raison première d'existence d'un parti politique, me semble", il devra s'en servir comme toile de fond à la place de la brandir en avant comme le font les partis d'opposition qui disent : Voilà les séparatisssss qui veulent la séparation. Ils le font parce qu'ils savent que ça va les aider à gagner...sont pas fous.

    Même si, comme le suggère M. Noel, le PQ parlait d'indépendance ou de souveraineté « synonyme », tout le temps, il ne ferait qu'écoeurer les Québécois un peu plus. Comme le disait M. Claude Morin « Même si on tire sur la fleur, ça ne la fait pas pousser plus vite ».

  • jacques noel
    Inscrit
    dimanche 10 mai 2009 08h39
    @Gilles Bousquet
    Il ne s'agit pas d'en parler tout le temps, mais il s'agit d'en parler! Le PQ en a parlé 2 fois seulement en 40 ans d'histoire. Il s'agit juste d'ajuster le discours avec la réalité contemporaine. Exemples:

    1) La chasse aux phoques. L'un des arguments de nos colonisés c'est que le Canada est un grand pays, tellement admiré, voire vénéré dans le monde entier. Or qu'est-ce que ce grand pays qui compte une ambassade dans chacune des capitales européennes a fait pour défendre les chasseurs de phoques en 30 ans? A peu près rien. (on pourrait sortir d'autres exemples où le Canada a fort mal défendu les intérêts des Québécois sur la scène internationale)

    2) On est rendu à 13 morts en Afghanistan dans la guerre à Hillier qui a déserté pour aller s'enrichir aux States. Qu'est-ce que le PQ attend pour dire qu'un Québec indépendant n'enverrait pas ses enfants se faire tuer sur des mines en Afghanistan (pas plus que l'Irlande ou le Danemark, aussi membres de l'OTAN)?

    3) 32 ans après l'entente Collen-Couture, plus de 40% des immigrants qui rentrent au Québec nous sont toujours imposés par Ottawa. Un Québec indépendant contrôlerait tout.

    On pourrait multiplier les exemples à l'infini liant la réatité quotidienne avec la souveraineté. Or, aucun de nos 101 députés souverainistes le fait! Ils font une banale job de parti d'opposition, sans aucune ambition nationale.

  • Gilles Bousquet
    Inscrit
    dimanche 10 mai 2009 09h20
    @ M. Dubois
    M. Dubois, vous écrivez : «Si elle "Mme Marois" ne veut pas en parler - ce qui est plus que regrettable - pourquoi ne pas laisser ce soin à une équipe intra muros en association avec d'autres mouvements?»

    M. Dubois, tout le monde peut en parler de la souveraineté du Québec. On a des dizaines de mouvements qui le font comme la SSJB, le Conseil de la souveraineté, le RRQ, le PI, Québec solidaire etc. Sans plus de succès. Ce n'est pas parce qu'on en parlerait plus souvent que ça prendrait moins de temps.

  • Victor Beauchesne
    Abonné
    dimanche 10 mai 2009 09h54
    M. Noel a tout à fait raison...sauf que
    Pour une rare fois je suis d'accord avec l'analyse de M. Noel. Sauf qu'il manque un peu de perspective.

    Lequel de tous les pays qu'il cite sont plus libre que le Québec ? Le Kosovo, l'Érythrée, la Bengladesh, L'Algérie ? Tous échangeraient sans hésiter leur statut pour celui d'une province canadienne, d'ailleurs le nombre d'immigrants provenant de ces pays ne cesse d'augmenter au point ou on doit en limiter le nombre. Combien de Québécois immigrent en Algérie?

    M. Noel croit qu'un siège à l'ONU confère automatiquement un degré de liberté qui ferait de nous un espèce de paradis des Tremblay. Indépendance ne signifie pas automatiquement liberté. Le Québec a voté librement à deux reprises de maintenir ses liens canadiens. Revenez-en et cessez de radoter que le Québec n'est pas libre alors que le Bengladesh l'est.

    Si le PQ ne parle jamais d'indépendance et propose un trait d'union ce n'est que par opportunisme électoral à court terme, là dessus il est devenu un parti politique comme tous les autres. Ses chefs sont motivés beaucoup plus par le pouvoir que par la cause. Ils s'accrochent à n'importe quelle béquille pour le pouvoir et ce ne fait que diminuer la cause.

  • Gilles Bousquet
    Inscrit
    dimanche 10 mai 2009 11h03
    @ M. Noel
    M. Noel qui écrit : «on pourrait sortir d'autres exemples où le Canada a fort mal défendu les intérêts des Québécois sur la scène internationale»

    Fuck les phoques en Europe ! Il semble que les ventes de peaux aux Européens ne représentaient presque rien et personne ne veut manger cette viande là en dehors des Iles. Si le Québec avait été indépendant, il aurait fait quoi ? Tordre les représentants de l'U.E. ? comment ?

    Vous ajoutez : «On est rendu à 13 morts en Afghanistan dans la guerre à Hillier»

    Oui, tous des full-volontaires qui voulaient servir le Canada en anglais sous la feuille rouge.

    Vous ajoutez : «32 ans après l'entente Collen-Couture, plus de 40% des immigrants qui rentrent au Québec nous sont toujours imposés par Ottawa»

    Vous avez raison mais, on devrait commencer à mieux intégrer nos immigrants francophones à la place de les écoeurer sur nos conditions d'acceptation dans leurs professions, ce qui fait que trop retournent. C'est un problème très québécois de nos corporations.

  • Luc Boivin
    Inscrit
    dimanche 10 mai 2009 15h09
    L'Indépendance ? Non merci...
    Le Québec est une des provinces les plus pauvres du Canada, mon Dieu, qu'est ce que ça serait avec l'indépendance...?

    Non merci pour moi !

  • jacques noel
    Inscrit
    dimanche 10 mai 2009 16h54
    @M. Bousquet
    1) J'ignore ce qu'un Québec indépendant aurait fait dans le dossier du phoque en A...tlantique. Ce que je sais c'est que l'image du merveilleux Canada, protecteur des pauvres petits Québécois, n'a vraiment pas tenu dans le dossier des chasseurs de phoques. Pendant 30 ans, il n'a rien foutu si bien que maintenant c'est foutu. Voilà pour nos plus-meilleurs

    2) Vous mélangez les soldats québécois qui font carrière dans l'armée canadienne faute d'armée québécoise, avec la politique canadienne. Ce qui est en cause ici c'est le gouvernement canadien qui envoie nos boys (et nos girls) se faire tuer en Afghanistan. Dans ce dossier, le Bloc et le PQ dorment au gaz. Qu'est-ce que Pauline attend pour faire enfin une sortie émotive sur le sujet?

    3) Ca vous prendrait un p'tit cours accéléré en immigration 101. A peine 20% des immigrants sont touchés par les corporations. En plus sont tous informés avant d'arriver sur les procédures à prendre. Le scandale c'est que 2 immigrants sur 5 rentrent ici sans gêne sans jamais avoir été sélectionnés. Zéro critère pour eux.

  • Jacquelin Ouellette
    Inscrit
    dimanche 10 mai 2009 17h46
    l'indépendance? C'est terminé!
    Pendant plus de quarante ans, j'ai rêvé et cru à l'indépendance. Maintenant, je n'y croit plus et mème, je n'en veut plus. Je ne veut pas d'une société repliée sur elle-même et exclue. Je ne veut pas d'un pays socialiste que semble favoriser plusieurs membres du PQ. Je penses que la droite pragmatique va reprendre du poil de la bête au cours des prochaines années et c'est tant mieux.

  • Renaud Blais
    Inscrit
    lundi 11 mai 2009 14h52
    L'indépendance n'est pas l'affaire d'un parti politique
    Mon avis est que l'indépendance n'est pas l'affaire d'un parti. Nous l'avons cru trop longtemps. Personnellement, j'en fais la promotion à chaque fois que j'en ai l'occasion. Et surtout en témoignant de mon orientation politique à cet effet. Par exemple, je ne fais plus confiance au PQ depuis qu'il a admis Lucien Bouchard comme chef. C'était, pour moi, la preuve que ce parti est devenu celui des possédants. Je crois que la façon que rendra publique Québec solidaire de faire la souveraineté/indépendance sera une belle occasion de faire de la pédagogie de la pertinence de la souveraineté pour celles et ceux qui n'en ont jamais entendu parler...
    Renaud Blais
    Québécois encore "pogné" avec un passeport étranger.

  • Dépault Audrey
    Inscrite
    lundi 11 mai 2009 21h54
    Tourner en rond
    "Le règne aussi désastreux que bref d'André Boisclair."
    Il me semble que vous nous aviez habitués à plus de professionnalisme que cela. Si Mme Marois avait été à la tête du PQ en 2007, le résultat aurait probablement été le même. Le PQ n'avait pas vraiment ouvert la "machine", car on donnait le Parti libéral gagnant de toutes façons (selon la rhétorique de l'alternance). Mais on avait oublié le petit "Mario" qui a poussé la démagogie "à fond" et profité d'une certaine "crise identitaire" surfaite. Et, on a vu la suite.

    André Boisclair aurait pu apporter le changement que le Québec avait besoin avec ses idées avant-gardistes. Mais le Québec n'était pas encore prêt, il faut croire que le fonds du baril n'était pas encore atteint. Et Mme Marois n'a recueilli, en 2008, qu'une poignée de votes, de plus, qu'André Boisclair: donc IL n'était pas le problème.

    Et on continue de tourner en rond, en "s'ostinant" sur des virgules.
    Audrey Dépault (dep_ault@hotmail.com)

  • Marie-Louise Lacroix
    Inscrite
    mardi 12 mai 2009 09h25
    J. Ouellette et autres Luc Boivin - ou de la malhonnêteté intellectuelle typically kanadian
    M. Ouellette - qui a été dans sa vie aussi indépendantiste québécois que moi une adhérente au Klu Klux Klan ou admiratrice d'André Pratte et de Power Corporation - nous dit en substance (fort mince la substance) que l'Indépendance signifie "Fermeture".

    Or il est curieux que ces mêmes Jacquelin Ouellette (qui se clonent par centaines à coups de pseudonymes sur tous les forums de discussions...) ne trouvent jamais rien à redire sur l'Indépendance des quelque 200 pays sur la Planète.

    Dont le Kanada et les United States of America, for sure!

    Bref, l'Indépendance et la Liberté nationale, c'est bien pour tout le monde. Sauf les Québécois, bîn sûr !

    Quant à la "pauvreté" du Québec, Mister Boivin, c'est là très précisément l'une des plus puissantes raisons de la faire : L'Indépendance ! Il y a des limites à se faire organiser en permanence par ce Kanada de Tartuffe.

    Aussi ai-je confiance que les Québécois finiront bien par comprendre que leurs intérêts fondamentaux passent par la prise en main définitive de leur destin. En un mot : par la Dignité collective.

    Le reste n'est que bavardage et... malhonnêteté intellectuelle.

    Mais ça, tout Québécois intelligent et informé le sait depuis des lunes.

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