mardi 9 février 2010 Dernière mise à jour 08h40


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Le prétendant

Michel David   7 mai 2009  Québec
À Québec, plusieurs font des gorges chaudes des ambitions de Raymond Bachand, qui rêvait d'être ministre des Finances depuis longtemps, mais qui vise encore plus haut.

Le départ de Philippe Couillard a laissé un grand vide. L'ancien ministre de la Santé en imposait tellement qu'on tenait plus ou moins pour acquis qu'il succéderait un jour ou l'autre à Jean Charest. Les anciens lieutenants de Robert Bourassa lui avaient même offert leurs services, mais il en est arrivé à la conclusion que son heure était passée. La façon politiquement suicidaire dont il s'est recyclé dans le secteur privé atteste du fait qu'il a définitivement tourné la page.

Si plusieurs doutent que M. Charest sollicite un quatrième mandat, bien malin celui qui pourrait prédire aujourd'hui qui sera le prochain chef. Il n'y a actuellement personne qui ne s'impose d'emblée, ni à Québec ni à Ottawa. Le ministre des Affaires étrangères, Lawrence Cannon, a peut-être d'authentiques racines libérales, mais il n'a pas l'étoffe d'un premier ministre.

Pour peu qu'elle se révèle durable, l'idylle entre Nathalie Normandeau et le député adéquiste François Bonnardel risque de disqualifier la vice-première ministre. Il est déjà suffisamment embêtant qu'une ministre partage sa vie avec un membre de l'opposition. Dans le cas d'une première ministre, ce serait tout simplement impensable.

Le retour en forme du ministre des Ressources naturelles, Claude Béchard, a réjoui tout le monde, mais son état de santé demeurera un objet de préoccupation. D'ailleurs, il est bien possible que son combat contre le cancer l'ait amené à revoir ses priorités.

Si M. Charest décide de passer à autre chose, M. Bachand peut légitimement aspirer à lui succéder. D'autant plus qu'après trois mandats libéraux de suite, la perspective d'un long séjour dans l'opposition, qui a rebuté M. Couillard, pourrait en décourager d'autres.

***

Les temps sont difficiles pour un ministre des Finances et du Développement économique, mais l'économie finira bien par se relever. Encore faudrait-il que M. Bachand soit en mesure d'en profiter.

Depuis le départ de Monique Jérôme-Forget, il lui a aussi succédé comme tête de Turc de l'opposition et il n'en mène pas large. Dans le dossier des Fonds d'intervention économique régionale (FIER), François Legault semble jouer avec lui comme un chat qui fait durer le plaisir avant d'attraper la souris. Même François Bonnardel réussit à tirer son épingle du jeu.

En toute justice, on ne peut pas exiger d'un ministre qu'il connaisse le dossier de chaque entreprise qui participe à un programme, même s'il semble évident que les règles de fonctionnement des FIER comportent de sérieuses lacunes, particulièrement en ce qui concerne les conflits d'intérêts.

En revanche, à partir du moment où certains de ces dossiers se retrouvent au centre du débat public, un ministre doit s'en saisir personnellement et rapidement. On peut comprendre que les premières questions de M. Legault aient pris M. Bachand au dépourvu, mais il n'est pas normal qu'il donne l'impression d'aller d'une surprise à l'autre depuis une semaine.

«S'il y a un cas qui semble irrégulier au député de Rousseau, je vais le porter à l'attention des autorités d'Investissement Québec, et le président d'Investissement Québec prendra les sanctions s'il trouve une irrégularité. C'est comme ça que ça fonctionne», a déclaré le ministre des Finances.

Désolé, mais ça ne devrait pas fonctionner comme ça. Depuis quand un ministre s'en remet-il à l'opposition pour savoir ce qui ne va pas dans son ministère? Dès qu'il y a le moindre doute, il doit s'empresser d'aller au fond des choses.

***

Au contraire, dès que l'affaire a éclaté au grand jour, M. Bachand s'est employé à embrouiller les choses. En mettant dans le même sac Claude Blanchet et les hommes d'affaires libéraux, qui détiennent tous des actions d'entreprises dans lesquelles des FIER ont investi, il cherchait sciemment à tromper la population.

Il savait très bien qu'à la différence du conjoint de Pauline Marois, MM. Pietro Perrino, Valier Boivin et Charles Sirois agissent comme administrateurs de FIER qui ont investi dans des entreprises dont ils sont eux-mêmes actionnaires.

On peut comprendre que la Fédération des chambres de commerce du Québec se porte à la défense de ses membres, comme l'a fait sa présidente, Françoise Bertrand, en accusant l'opposition de se livrer à une chasse aux sorcières.

Le devoir d'un ministre est de défendre l'intérêt public, en l'occurrence l'argent des contribuables investi dans les FIER, mais cela ne semble pas préoccuper M. Bachand. Après avoir vu la façon dont la direction d'Investissement Québec a tenté de minimiser l'affaire au départ, il devient presque risible de lui demander de faire elle-même le ménage.

Le ridicule ne tue pas, dit-on. En politique, il peut cependant causer un tort immense, surtout à un prétendant au trône. Hier, à l'Assemblée nationale, il était franchement ahurissant d'entendre le ministre des Finances défendre bec et ongles un investissement du FIER de l'Estrie dans un hôtel de luxe pour chiens et chats à Montréal.

***

mdavid@ledevoir.com






Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?
Partager
Digg Facebook Twitter Delicious
 

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires 
  • André Loiselet
    Abonné
    jeudi 7 mai 2009 02h05
    Une maison de fous
    Le parlement québécois est-il devenu une maison de fous où tous s'engraissent à l'auge?
    Les beaux-parleurs, menteurs et hypocrites; les rhétoriciens, les encravatés de la tête enflée n'en finissent plus de flouer le bon peuple bonasse.
    Les supposés biens-pensants ne sentent pas très bon.
    Heureusement qu'il existe des journalistes pour tenir la lanterne et sonner le clairon! Pourtant, encore une fois, on leur jettera l'anathême et on les rendra coupables...de dénoncer la merde.
    Bravo, M. David!

  • Christian Montmarquette
    Inscrit
    jeudi 7 mai 2009 03h31
    « Des hommes de paille »
    «Des hommes de paille»

    Cette histoire est vraie... Seuls les noms auront été changés dans le but de vous confondre...

    Je suis comme vous Monsieur David. Il est difficile d'être un passionné de politique sans y aller de tant à autre un peu à faire de la politique-fiction en spéculant sur qui remplacera le Premier minus libéral.

    Car les chances sont bonnes pour que Johnny-James Charest quitte avant la fin de son mandat si le massacre de la province continue à cette allure...

    D'autant plus que c'est le procédé que les libéraux utilisent allègrement pour donner l'impression que les choses changent sans que ça ne change "rien".

    À prévoir donc : deux ans et demie d'austérité et de dictature économique libérales, de magouilles et de passe-droits immoraux sous Johnny. Puis, une nouvelle figure de proue - au besoin parachutée - tel un Denis Cochon ou n'importe qui... ça n'a aucune importance... Et une année complète de purgatoire, d'invisibilité totale, d'inertie et de complète catatonie sans toucher à aucun dossier chaud avant de re-déclancher, frais et dispos et devant un électorat amnésique et médusé, de nouvelles élections.

    Les libéraux auront beaux être de véritables mafiosi et des bandits politiques. Je dois leur reconnaître qu'ils sont les meilleurs stratèges politique du Québec.

    Mais de toute manière, ce qui est à retenir, c'est que le «vrai» boss. « Paul Desmarais » pour ne pas le nommer, ne changera pas.

    Johnny-James, qui opère même sous un «faux nom» n'est qu'un homme de paille... Un concierge... Un pantin...

    Et comme tous les pantins, il sera remplacé par un autre pantin au service du véritable Parrain...

    Nous nous illusionnons actuellement sur le fait que nous élisions des représentants du peuple défendant les intérêts du peuple ; car ce sont les intérêts de Power corporations et autres multinationales qui sont défendus.

    Mais, un mandat de gouvernement n'est pas un chèque en blanc pour permettre à n'importe qui de faire n'importe quoi ou à des bandits de dilapider le Québec.

    «Il est temps que les citoyens apprennent à se donner les moyens de se défendre lorsqu'un gouvernement devient scélérat.»

    - Non seulement c'est une « priorité », c'est une «responsabilité».


    Christian Montmarquette


    DESTITUTION DU GOURNEMENT CHAREST :

    «Les organisations politiques, syndicales et populaires doivent initier une mobilisation générale pour destituer le gouvernement et provoquer de nouvelles élections.»

    http://www.vigile.net/Les-organisations-populaires

    .

  • Normand Carrier
    Abonné
    jeudi 7 mai 2009 06h33
    Les libéraux sont dans la ....
    Si les libéraux n'ont que Raymond Bachand a se mettre sous la dent , ils sont dans le merdier car Bachand est en train de se disqualifier de la facon dont il manoeuvre dans les FIER . Dès le début , croyant avoir piégé Francois Legault , il est passé a l'attaque et l'a accusé de tous les tords et lui a demandé des excuses ! Nous réalisont aujourd'hui que ce scandale des FIER n'était pas qu'un petit méné mais une grande pêche avec de nombreux gros poissons tous de bons libéraux qui agissent dans ce programme comme des poissons dans l'eau depuis 2004 . Non seulemet Valier Boivin investit a Montréal pour le FIER Boréal du Saguenay mais a facturé ce FIER ce $204,000. d'honoraires d'avocat . En mangeant aux deux rateliers , on ne peut manquer son coup !
    De voir ce prétendant au trône défendre ce programme de cette facon nous fait vomir comme si les contribuables qui paient tous ces impôts peuvent accepter de voir cet argent dilapider pour récompenser les p'tits namis de Jean Charest et de Raymond Bachand ! Nous ne sommes pas fièr des FIER et de la facon dont ce programme est concu , administré et défendu par ces magouilleurs ....
    Normand Carrier

  • Bernard Mailhot
    Abonné
    jeudi 7 mai 2009 06h38
    Amants vs frères
    «Pour peu qu'elle se révèle durable, l'idylle entre Nathalie Normandeau et le député adéquiste François Bonnardel risque de disqualifier la vice-première ministre. Il est déjà suffisamment embêtant qu'une ministre partage sa vie avec un membre de l'opposition. »
    Avez-vous trouver embêtant que Pendant deux ans soit du 16 décembre 1985 au 10 novembre 1987
    Daniel Johnson a été Leader adjoint du gouvernement libéral alors que son frère Pierre Marc était Chef de l'Opposition officielle.

  • Bernard Mailhot
    Abonné
    jeudi 7 mai 2009 06h55
    Amants vs frères
    «Pour peu qu'elle se révèle durable, l'idylle entre Nathalie Normandeau et le député adéquiste François Bonnardel risque de disqualifier la vice-première ministre. Il est déjà suffisamment embêtant qu'une ministre partage sa vie avec un membre de l'opposition. »
    Avez-vous trouver embêtant que Pendant deux ans soit du 16 décembre 1985 au 10 novembre 1987
    Daniel Johnson a été Leader adjoint du gouvernement libéral alors que son frère Pierre Marc était Chef de l'Opposition officielle.

  • Lorraine Dubé
    Abonnée
    jeudi 7 mai 2009 07h15
    Disqualifié, même au ministère des finances.
    Merci Monsieur David.

    Raymond Bachand est disqualifié. Aucune compétence et crédibilité! J'ai du mal à croire qu'on ait pu envisager sa candidature à la Chefferie.

    Vous avez raison de mentionner combien il perd la face devant François Legault. Il s'est fait remettre à sa place de manière incontestable sans pouvoir répliquer, faute d'argument pour défendre l'absence totale d'éthique. Ses tentatives infructueuses pour tromper la population et son ignorance apparente démontrent son incapacité à occuper le poste aux finances.

    Les libéraux ne maîtrisent parfaitement que l'art d'alimenter le cynisme de la population. Impunément, il va sans dire!

    Merci à la rigueur de monsieur François Legault. Le député François Bonnardel mérite également la mention honorable. Merci à l'opposition.

  • Pierre Samuel
    Abonné
    jeudi 7 mai 2009 08h06
    Michelle Courchesne: prétendante honorable!
    «...bien malin celui qui pourrait prédire aujourd'hui qui sera le prochain chef. Il n'y a personne actuellement qui s'impose d'emblée, ni à Québec ni à Otawa.» ! Que faites-vous de l'actuelle ministre de l'Education Michelle Courchesne dont le parcours et la performance actuelle n'a absolument rien à envier à personne?

    Quant à François Legault, il est beaucoup plus à sa place dans l'opposition qu'au pouvoir à tenter d'emberlificoter les Québécois avec ses budgets fantasmagoriques d'un éventuel Québec «indépendantiste-souverainiste-associationniste ou whatever, advienne que pourra!»

  • Roger Kemp
    Inscrit
    jeudi 7 mai 2009 08h43
    Imaginons un instants
    Une chance que le gouvernement de monsieur Charest a la majorité de députés à l'Assemblée Nationale. Imaginez la session actuelle devant tant de dossiers pour lesquels on ne devrait pas être "FIER". Il faut maintenir la pression sur ce gouvernement pour éviter qu'il nous enfonce un pieu dans la gorge pour plusieurs années. Gardons le fort et dénonçons ces pratiques teintées de manigances sans scrupules de la part des libéraux et de leurs petits amis.
    Quatre années c'est long mais ne craignez pas nous veillerons au grains.

  • Yvon Roy
    Abonnée
    jeudi 7 mai 2009 08h57
    hôtel
    L'hôtel de luxe en question conviendrait beaucoup à certains politiciens à mon très humble avis.

  • Jean-Yves Papineau
    Abonné
    jeudi 7 mai 2009 13h09
    Qui trop embrasse mal étreint
    Raymond Bachand a connu un parcours de gestionnaire d'une efficacité contestable.
    Chez Métro et au Fond de solidarité de la FTQ, on garde un silence intéressé sur sa performance et sa propension à se disperser dans toutes les directions.

    Une chose est certaine pour qui connaît le fonctionnement de l'État, même un super gestionnaire, ce que monsieur Bachand n'est pas, ne pourrait cumuler efficacement la responsabilité des tâches que le premier ministre lui a confiées.
    Même des gestionnaires aguerris comme Jacques Parizeau et Bernard Landry qui connaissaient bien le fonctionnement de l'État en étaient venus à cette conclusion.

    Le seul ministère des finances requière un pilote à plein temps comme l'a démontré le cafouillis du dernier budget avec son spectre de la sacoche vide, tout comme la saga du manque de surveillance de la Caisse de dépôt et de ses clients déposants qui relèvent de ce ministère, sans oublier la gestion de la dette du Québec de cent-trente milliards de dollars, en partie en devises étrangères, dette qui dépasse désormais l'actif net de la Caisse de Dépôt.

    Il est impossible pour un seul homme de cumuler aussi la responsabilité du développement de l'industrie et des services, du commerce domestique, du commerce d'exportation, de la recherche et de l'innovation, qui tous impliquent, non seulement de nombreuses sociétés d'État, mais des milliers d'intervenants du domaine économique et universitaire, au Québec, au Canada et à l'étranger.

    En deux courtes semaines, le manque de maîtrise des dossiers FIER d'Investissement Québec et l'ignorance du fonctionnement de la Caisse de Dépôt ont bien fait la démonstration que pour monsieur Bachand, "qui trop embrasse mal étreint".

    Malheureusement, nous payons la note de cet amateurisme. Arrêtons vite le compteur.

  • Bernard Gervais
    Abonné
    jeudi 7 mai 2009 13h22
    Bachand, êtes-vous sérieux ?
    Raymond Bachand a peut-être de très grandes qualités, mais, jusqu'ici, il ne m'a guère impressionné.

    Rappelez-vous, par exemple, comment il avait piloté le dossier de l'achat d'Alcan par Rio Tinto !

    De plus, ce ministre manque de charisme et ne sait pas trop comment s'en sortir quand il est pris au dépourvu.

    Pensons à sa réplique d'hier à la députée de Taschereau qui lui demandait pourquoi des fonds destinés à l'Estrie avaient été plutôt investis dans le fameux hôtel Muzo.

    Coincé, le ministre lui a alors répondu que, par ses propos, Mme Maltais insultait tous les Québécois qui aiment les chiens et les chats ! Tout un politicien !

  • Roland Berger
    Abonné
    jeudi 7 mai 2009 15h35
    Le train
    Qui trop embrasse mal étreint, cite avec justesse Jean-Yves Papineau. J'en rajoute : Qui trop embrasse manque le train, comme ma mère avait converti le premier dicton. La quête du pouvoir brouille la raison. Et c'est peut-être tant mieux dans ce cas-ci. Ce Bachand vire-capot ferait un trop charestien premier ministre.
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario

  • Marie-Andrée Paquet
    Inscrite
    jeudi 7 mai 2009 20h09
    Bachant peut faire l'affaire.
    Après Charest, Bachant peut faire l'affaire. On peinture le cochon en rouge et il est élu.

  • Cote jean f 52
    Inscrit
    vendredi 8 mai 2009 00h15
    Les magouilleux
    Cette magouille me fait penser de plus en plus au scandale des commandites. Des fonds régionaux détournés dans des compagnies appartenants à des libéraux notoires de Montréal ,faisant eux mêmes parti du c.a. des FIER!De plus, est-ce que Jean Charest paiera ses impôts sur le $75,000 annuellement versé depuis son arrivé au PLQ ?

  • Michelle Bergeron
    Abonné
    vendredi 8 mai 2009 02h41
    Nul besoin de prétendant pour ce qui restera du Québec
    Après trois mandats que restera t'il du Québec? Le chateau de Desmarais. Comment éloigné les vautours du Québec? C'est pour bientôt après avoir convaincu les québécois de vendre Hydro QUébec et notre énergie propre pour chauffer au bois et crever sous le smog.

  • Gérard Lépine
    Abonné
    vendredi 8 mai 2009 06h15
    funding
    votre père a été un fund-raiser toute sa vie, et c'est quand même le nerf de la guerre, surtout en politique. Alors les banques françaises et surtout la BNP peuvent aider le Québec à s'en sortir, non?

  • Christian Montmarquette
    Inscrit
    vendredi 8 mai 2009 10h45
    ...pas Bachand...
    ...pas Bachand... "Johnson"...

  • Patrick Lépine
    Inscrit
    vendredi 8 mai 2009 13h24
    Le prétendant ou le sacrifié?
    Au rythme ou vont les choses, ce n'est plus de prétendant dont il faut parler, mais de sacrifice! En effet, on peut raisonnablement supposer que monsieur Charest, tout en allongeant de quelques heures son poste, utilise désormais ses braves soldats comme le feraient les talibans ou al Qaida, soit en en faisant un kamikaze. Sa tactique malheureuse ne protège que lui, et ne changera surtout rien à l'issue. Lorsqu'il s'agit d'un mouvement, d'une organisation, celle-ci peut compter sur une quantitée de personnes pour prendre la relève, et soutenir de semblables idéaux. Dans le cas libéral qui nous concerne, Charest n'est l'instrument que de Paul Desmarais. Il sacrifie présentement ce qui reste des troupes libérales. Il adopte la tactique du kamikaze parcequ'à l'évidence, personne de normalement constitué ne veut appliquer chez les libéraux, signalant de cette manière leur fin proche, étouffés sous l'ampleur des scandales et de la corruption. Comme j'ai déjà entendu à quelque part; Le Québec est comme une république de bananes. Pardon cette phrase était à l'époque dite au futur conditionnel, associée avec le mot indépendant. Ça donne à réfléchir...

  • Réjean Grenier
    Abonné
    vendredi 8 mai 2009 15h03
    Oui, bravo M. David
    A l'instar de la totalité des intervenants faisant suite
    à votre «papier», je me joint à eux pour vous encouragez
    à nous donner un peu d'espoir pour un avenir plus glorieux
    que le présent que nous font vivre les mandataires de ce gouvernement de pourries. Comme vous je les dénonce.
    Toute fois il y a du bon la dedans. Il ne fait réaliser
    que le salut réside uniquement dans la souveraineté et
    que ces gens font la preuve par quatre qu'il n'y a pas
    d'avenir dans le fédéralisme.
    Réjean Grenier.

  • Raymonde Chouinard
    Abonnée
    samedi 9 mai 2009 11h14
    Les prétendants...
    Qui pensez-vous va démissionner le premier...Pauline ou Jean?

    S'il n'y a qu'un seul prétendant au trône au PLQ, par contre, il y en a plusieurs au PQ. Combien de temps encore Pauline va-t-elle résister à toutes ces magouilles, en coulisse.

Déjà inscrit? Ajoutez votre commentaire ci-dessous

    Connexion




Cet article vous intéresse?
20 réactions
0 vote
 
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Abonnez-vous pour recevoir nos Infolettres par courriel
Choisir mes
infolettres
Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
© Le Devoir 2002-2010