À chaud - Faudrait pas exagérer!
Le débat remporté par Jean Charest, qui n'a cependant pas écrasé Bernard Landry, laisse subsister deux questions aux yeux du public.
D'une part, on a de nouveau vu la gêne du Parti québécois devant les groupes minoritaires. Non pas que le PQ leur veuille du mal, loin de là. Cependant, force est de constater que malgré plusieurs efforts visant à prendre contact, le PQ demeure essentiellement étranger dans les milieux non francophones et qu'il existe dans ces milieux un manque de confiance à l'endroit du PQ, alimenté par une certaine maladresse chez beaucoup de péquistes.
La deuxième question est beaucoup plus importante. Il s'agit de déterminer si notre système médical est aussi mauvais que le prétendent les partis d'opposition. Tout le monde convient que les listes d'attente et l'absence de certains équipements sont inacceptables. Par contre, la qualité des soins aux patients et celle de la recherche médicale dans les centres universitaires sont incontestables. Les listes d'attente existent partout au Canada, bien que l'Ontario semble mieux se débrouiller que le Québec. On peut légitimement se demander si les nouveaux fonds libérés par Ottawa ne pourront pas pallier nos problèmes indépendamment des restructurations proposées par les critiques du système.
Comparativement au système américain, le nôtre paraît exemplaire. Il n'y a pas d'exclus, les soins dépendent beaucoup moins qu'aux États-Unis de l'état social du patient et l'espérance de vie, un indice important mais souvent négligé, est plus longue. Sans tomber dans une admiration béate devant le système canadien et québécois, il est soutenable que le mécontentement grandissant à ce sujet n'a pas toujours été tout à fait équilibré. C'est pourquoi le débat des chefs sur la santé a été particulièrement intéressant. Nous avons intérêt à continuer cette discussion dans la dernière semaine de la campagne.
Julius Grey est avocat.
D'une part, on a de nouveau vu la gêne du Parti québécois devant les groupes minoritaires. Non pas que le PQ leur veuille du mal, loin de là. Cependant, force est de constater que malgré plusieurs efforts visant à prendre contact, le PQ demeure essentiellement étranger dans les milieux non francophones et qu'il existe dans ces milieux un manque de confiance à l'endroit du PQ, alimenté par une certaine maladresse chez beaucoup de péquistes.
La deuxième question est beaucoup plus importante. Il s'agit de déterminer si notre système médical est aussi mauvais que le prétendent les partis d'opposition. Tout le monde convient que les listes d'attente et l'absence de certains équipements sont inacceptables. Par contre, la qualité des soins aux patients et celle de la recherche médicale dans les centres universitaires sont incontestables. Les listes d'attente existent partout au Canada, bien que l'Ontario semble mieux se débrouiller que le Québec. On peut légitimement se demander si les nouveaux fonds libérés par Ottawa ne pourront pas pallier nos problèmes indépendamment des restructurations proposées par les critiques du système.
Comparativement au système américain, le nôtre paraît exemplaire. Il n'y a pas d'exclus, les soins dépendent beaucoup moins qu'aux États-Unis de l'état social du patient et l'espérance de vie, un indice important mais souvent négligé, est plus longue. Sans tomber dans une admiration béate devant le système canadien et québécois, il est soutenable que le mécontentement grandissant à ce sujet n'a pas toujours été tout à fait équilibré. C'est pourquoi le débat des chefs sur la santé a été particulièrement intéressant. Nous avons intérêt à continuer cette discussion dans la dernière semaine de la campagne.
Julius Grey est avocat.
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