Rivière-du-Loup - Vendeur ou lobbyiste, le candidat libéral?
Québec — L'ancien maire Jean D'amour, candidat du Parti libéral du Québec dans Rivière-du-Loup, nie avoir été un lobbyiste dans les deux dernières années et affirme plutôt avoir été un «vendeur». L'aspirant au poste de député que Mario Dumont a occupé de 1994 à 2009 travaillait, jusqu'à il y a trois semaines, à titre de directeur du développement des affaires pour la firme de génie-conseil BPR.
A-t-il occupé un poste de lobbyiste chez BPR? Joint hier par Le Devoir, M. D'amour — qui est aussi le président du PLQ depuis mars 2008 — laisse entendre que l'expression «développement des affaires» peut prêter à interprétation. Surtout que lui-même n'est pas ingénieur: il possède un DEC en sciences humaines et une formation en radio. Il définit ainsi son dernier emploi: «C'est de la vente. [...] Dans le domaine de la radio, on appelait ça "conseiller en ventes publicitaires". Bref, j'ai été conseiller en ventes chez BPR.» Il ajoute: «Je n'ai pas l'impression d'avoir fait le travail d'un lobbyiste. [...] Si j'avais eu cette impression, je me serais inscrit au registre.»
M. D'amour fut maire de Rivière-du-Loup pendant près de huit ans. BPR l'a embauché après sa défaite électorale de 2007, entre autres pour sa «bonne connaissance du processus décisionnel» municipal, ont dit des sources libérales. Il ajoute lui-même, au sujet de son travail: «J'ai rencontré des municipalités [...], les directeurs généraux de villes [...], des conseillers municipaux. C'est bien sûr, c'était ça, mon travail.» Il souligne qu'il n'y a qu'à aller dans le site Internet de BPR pour constater qu'une «grosse partie de son marché, ce sont les villes et les municipalités». Même si BPR a été éclaboussée dans la controverse sur les compteurs d'eau à la Ville de Montréal, M. D'amour soutient n'avoir pris connaissance de cette affaire que mardi soir «à la télévision». «Je suis très loin de Montréal, à Rivière-du Loup. Quatre heures et demie de route!»
Le commissaire au lobbyisme a révélé en début de semaine au Devoir qu'il fait des vérifications à Montréal dans ce dossier, parce qu'il est préoccupé en général par le rapport étroit entre les firmes d'ingénieurs-conseil et le monde municipal québécois. Dans ce contexte, il trouve «assez surprenant de voir que le registre [...] semble ne révéler à peu près aucune activité d'influence de la part des firmes de génie-conseil».
A-t-il occupé un poste de lobbyiste chez BPR? Joint hier par Le Devoir, M. D'amour — qui est aussi le président du PLQ depuis mars 2008 — laisse entendre que l'expression «développement des affaires» peut prêter à interprétation. Surtout que lui-même n'est pas ingénieur: il possède un DEC en sciences humaines et une formation en radio. Il définit ainsi son dernier emploi: «C'est de la vente. [...] Dans le domaine de la radio, on appelait ça "conseiller en ventes publicitaires". Bref, j'ai été conseiller en ventes chez BPR.» Il ajoute: «Je n'ai pas l'impression d'avoir fait le travail d'un lobbyiste. [...] Si j'avais eu cette impression, je me serais inscrit au registre.»
M. D'amour fut maire de Rivière-du-Loup pendant près de huit ans. BPR l'a embauché après sa défaite électorale de 2007, entre autres pour sa «bonne connaissance du processus décisionnel» municipal, ont dit des sources libérales. Il ajoute lui-même, au sujet de son travail: «J'ai rencontré des municipalités [...], les directeurs généraux de villes [...], des conseillers municipaux. C'est bien sûr, c'était ça, mon travail.» Il souligne qu'il n'y a qu'à aller dans le site Internet de BPR pour constater qu'une «grosse partie de son marché, ce sont les villes et les municipalités». Même si BPR a été éclaboussée dans la controverse sur les compteurs d'eau à la Ville de Montréal, M. D'amour soutient n'avoir pris connaissance de cette affaire que mardi soir «à la télévision». «Je suis très loin de Montréal, à Rivière-du Loup. Quatre heures et demie de route!»
Le commissaire au lobbyisme a révélé en début de semaine au Devoir qu'il fait des vérifications à Montréal dans ce dossier, parce qu'il est préoccupé en général par le rapport étroit entre les firmes d'ingénieurs-conseil et le monde municipal québécois. Dans ce contexte, il trouve «assez surprenant de voir que le registre [...] semble ne révéler à peu près aucune activité d'influence de la part des firmes de génie-conseil».
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