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Politique énergétique - Mouvement de fronde contre la stratégie libérale

Louis-Gilles Francoeur   11 avril 2009  Québec
Quelques centaines d'écologistes, de professionnels, de chercheurs, de simples citoyens et d'élus de tous les horizons ont assisté hier au lancement d'un mouvement qui entend proposer et organiser au Québec une prise en charge locale de la gestion de l'énergie, radicalement opposée à la stratégie des mégaprojets qui enrichissent l'industrie de l'ingénierie et le monde des consultants.

Ce mouvement portera le nom de «MCN21», pour «Maîtres chez nous au 21e siècle». Il se veut une réaction organisée, et par la suite structurée, à la cascade de grands projets jugés dévastateurs pour l'environnement, comme ceux du Suroît, de Bécancour, de Gentilly 2, de Rabaska, de la Rupert, de la Romaine, de la Petit Mécatina et de la troisième version du programme des petites centrales privées, que le gouvernement Charest semble décidé à imposer malgré la mise en échec des deux premières versions.

Le projet MCN21 est piloté par l'écologiste Daniel Breton, un des initiateurs de la coalition Québec-Kyoto, laquelle a lancé la bataille du Suroît. Daniel Breton a aussi été candidat défait du NPD dans le sud-ouest de Montréal aux dernières élections. Son projet est appuyé par une série de personnalités des milieux de l'environnement et de l'énergie, dont plusieurs ont contribué au livre qui présente le projet. On retrouve dans ce collectif une dizaine de signatures, notamment celle d'un ancien sous-ministre des Ressources naturelles, Denis L'Homme.

Le mouvement MCN21 entend stimuler dans chaque région du Québec une réflexion sur la meilleure manière de réduire leur dépendance aux énergies fossiles et non renouvelables par l'adoption de technologies basées plutôt sur le recours massif aux énergies vertes renouvelables, comme l'efficacité énergétique, l'éolien, le photovoltaïque et la géothermie.

Pour Anne-Marie Saint-Cerny, directrice de la Fondation Rivières, il est anormal que la Suède arrive à installer chaque année 40 000 chauffages en géothermie pendant qu'au Québec, on en installe tout juste un peu plus de 350.

C'est ce genre de réflexion, selon ce collectif, qu'il faut amorcer dans les régions où les institutions, les entreprises et les propriétaires de simples résidences doivent commencer à exploiter les ressources renouvelables disponibles localement ou sur le marché pour réduire cette dépendance aux sources basées sur les grands projets dévastateurs, tout comme René Lévesque et Jean Lesage ont proposé au Québec de se libérer d'une autre dépendance, quoique dans un autre contexte, en 1962, quand ils ont proposé la nationalisation de l'électricité. Un film tourné durant ces années-là, dans lequel René Lévesque expliquait cette vision radicale pour l'époque, a d'ailleurs servi hier d'introduction à la présentation du mouvement, de ses objectifs et des enjeux auxquels il entend s'attaquer, y compris le plan Nord du premier ministre Jean Charest, présenté comme l'illustration de cette aliénation environnementale «à la sauce méga».

On retrouvait aussi dans la salle des élus et représentants de régions, comme celle du Bas-Saint-Laurent, qui se battent pour une exploitation de leur potentiel éolien au profit de leurs populations au lieu de voir cette ressource enrichir les fonds de pension et les multinationales étrangères.

Le mouvement MCN21 va entreprendre une tournée des régions pour voir comment leurs populations respectives entrevoient leur indépendance et leur développement énergétique. À l'automne, le mouvement veut se doter d'une politique de coordination du mouvement qu'il entend ainsi susciter. Il se propose aussi de réunir une expertise dans les différentes filières vertes pour la mettre à la disposition de tous, en plus d'agir comme catalyseur ou de servir d'appui à des projets précis pour les aider à voir le jour. Le mouvement entend se donner ensuite une structure permanente qui émettrait un label «MCN21» aux projets énergétiques compatibles avec une vision écologique à long terme.

Visiblement, hier, la Stratégie énergétique du Québec était au centre de la mire de ce mouvement en gestation ainsi qu'un Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE) dont on réclame une réforme pour lui redonner le mordant qu'il aurait perdu au profit d'un asservissement aux objectifs et projets du gouvernement Charest. On lui reproche notamment de servir maintenant à justifier des projets énergétiques jugés néfastes pour l'environnement, comme les nouveaux grands projets hydroélectriques nordiques, au lieu d'adopter une vision environnementale et critique, plus compatible avec son mandat.

La politique du gouvernement Charest en matière d'énergie, expliquait Daniel Breton, ne correspond pas à l'analyse pour consommation publique que faisait le premier ministre quand il disait que les crises de l'énergie et de l'environnement avaient des causes communes. Dans la réalité, le gouvernement se contente d'investir dans des projets énergétiques traditionnels, a-t-il dit. Le Québec va ainsi fournir du boulot pendant quelques années à ses travailleurs de la construction, mais il ne pourra pas compter à moyen terme sur une main-d'oeuvre qualifiée dans les nouvelles énergies pour faire face à la concurrence des États-Unis et des provinces voisines, qui entendent investir en priorité ces filières pour s'assurer de leurs retombées.






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  • Sylvain Racine
    Abonné
    samedi 11 avril 2009 03h36
    Je souhaite vraiment que le Québec se développe rapidement...
    « Le Québec a un potentiel immense, infini. Présentement, l'histoire du Québec c'est un peu l'histoire d'un virtuose de musique, d'un artiste exceptionnel, d'un génie qui serait tombé dans l'alcoolisme ou dans l'héroïne. Le Québec doit se sevrer du statu quo ouaté d'immobilisme et des politiciens "républicains bananiens" qui en ont de toute évidence rien à foutre du bien-être collectif.

    Voici ma très, très modeste participation extérieure au livre MCN21 concernant la Suède :

    "Je suis heureux de partager avec vous ma vie au quotidien à Göteborg en ce qui a trait au transport et à l'énergie. Québécois ayant émigré en Suède depuis 2007, je ne peux m'empêcher de faire des comparaisons entre le Québec et ma nouvelle terre d'accueil, entre autres pour ce qui est des questions de transport et d'énergie.

    Le contexte de Göteborg

    Je demeure à Göteborg, la deuxième plus grande ville et moteur industriel de la Suède. Göteborg est la ville centrale de l'Ouest du pays, d'où proviennent entre autres Volvo et SAAB, mais également des entreprises pétrolières ainsi qu'une industrie maritime aujourd'hui en déclin. Jadis l'endroit le plus pollué de Suède, la région métropolitaine de Göteborg est en forte croissance depuis les années '90, entre autres pour ce qui est de la question du développement des entreprises environnementales1. Göteborg et le Västra Götaland (nom de la région où elle est implantée) sont également leader en biogaz comme biocarburant mais travaillent également à rendre plus environnementale l'industrie maritime et la chimie, entre autres les carburants et les huiles. Étant situé au carrefour d'Oslo (Norvège), de Copenhague (Danemark) et de Stockholm (Suède), Göteborg est ainsi le plus important port de la Scandinavie.

    Au niveau politique, Göteborg est dirigée par une coalition dirigée par le parti social-démocrate et le conseil municipal paritaire est dirigée depuis peu par une femme, Anneli Hulthén.

    Le transport à Göteborg

    Le partage de la route

    En arrivant ici, la première chose qui m'a frappée, c'est la tranquillité relative en ville alors que l'on jouit d'un système de transport en commun très développé. Plusieurs rues sont réservées aux piétons ; cela donne une ambiance et un cachet unique à la ville. À Göteborg comme partout en Suède, il y a des traverses piétonnières à profusion et la loi impose aux automobilistes de faire un arrêt pour laisser traverser les piétons. Je vivais à Montréal auparavant et s'il y a une chose dont je ne m'ennuie pas, c'est bien de la circulation automobile très dense et cette mauvaise sensation que la ville a été créée pour les « machines », non pas pour les êtres humains.

    À Göteborg, au centre-ville, on ne voit principalement que des autobus, des tramways, des taxis et quelques automobiles, à un point tel que j'oublie parfois qu'il existe des voitures pour particuliers.

    La ville de Göteborg ayant comme entreprises Volvo et, à proximité, SAAB, et possédant un important port, le transport a toujours été une priorité, ce qui est particulièrement visible ici. Ce qui est frappant, c'est le type de modèle de voitures en circulation. Ce n'est pas tant la question qu'il y a beaucoup de petites voitures, comme en France : de façon générale, on dit que les Suédois aiment bien leurs grosses Volvo et leurs grosses SAAB. Mais c'est surtout qu'on ne voit que très rarement des VUS (véhicules utilitaires sportifs, mi-camion, mi-voiture) et beaucoup de voitures environnementales (Prius, bi-fuel, les controversées flexifuel à l'éthanol, les Smart, les voitures au « diésel vert », etc.) On m'a informé à savoir que, grâce à des politiques du gouvernement et de la ville, les gens ont été encouragés à acheter des voitures compactes et « vertes » et que ce programme a eu beaucoup de succès. Par exemple, quelqu'un qui possède une voiture hybride ou au biogaz peut se stationner gratuitement dans les espaces de stationnements municipaux, et ce, tant pour les stationnements en rue que dans les immeubles appartenant à la ville, ce qui inclut entre autres un grand nombre de blocs-appartements. La ville de Göteborg est également pionnière en biogaz comme biocarburant, et ce, tant pour la production que la distribution du biogaz2. Il y a donc un peu partout des stations-service FordonsGas, qui permettent l'approvisionnement en biogaz pour les voitures personnelles et celles des parcs automobiles publics et privés. Concernant les autobus et les taxis, je sais qu'une très grande partie de ceux-ci fonctionnent au gaz naturel et biogaz, ces deux gaz ayant la même propriété chimique, le CH4. On reconnaît les autobus au biogaz/gaz naturel à leurs cylindres installés sur le toit mais, contrairement à Montréal et les autobus roulant à 5 % de biodiésel, on ne fait pas mention en Suède du fait qu'il s'agit de véhicules pouvant rouler au biogaz, ce qui est dommage, selon moi...

    Le transport en commun

    Je ne possède pas d'automobile, donc lorsque je dois voyager en région, j'ai aussi la possibilité de le faire en autobus ou en train. Au Québec, je n'avais pas de voiture, et j'avais déjà pris l'habitude de voyager de cette façon. Par contre, plus souvent qu'autrement, je louais une voiture car je n'aimais pas le système de transport régional et le prix du train était trop dispendieux. En Suède, le transport régional est incomparable avec celui du Québec. Premièrement, le réseau ferroviaire est, ma foi, au moins 10 fois plus développé qu'au Québec. De plus, contrairement au Québec, le réseau en Suède est électrifié. Pour moi, étant Québécois d'origine, je n'arrive pas encore à concevoir qu'au Québec, un territoire où l'on peut être fiers de produire autant d'hydro-électricité, que les locomotives du réseau ferroviaire fonctionnent encore au mazout (Sylvain, je vais vérifier). Ici, je peux aller pratiquement dans n'importe quel petit village en train ou en autobus, ce qui à mon avis doit permettre d'attirer et de garder les jeunes en région. Plusieurs personnes au Québec répondront que le territoire québécois est trop étendu et que la population n'est pas assez nombreuse pour développer un tel système de transport régional. À mon avis, ces gens ont tout faux. La population de la Suède est comparable à celle du Québec et, contrairement à plusieurs autres pays d'Europe, par exemple, la densité de population en Suède n'est pas plus importante que celle du Québec ; l'argument ne tient donc pas. De plus, les trois principales villes du pays - Stockholm, Göteborg et Malmö -, sont éloignées de plusieurs centaines de kilomètres, un peu comme Québec, Montréal et Ottawa.

    Je dois vous avouer que, si je devais revenir vivre au Québec, ça ferait de moi quelqu'un de bien malheureux en ce qui a trait au transport. Lorsque j'ai quitté la province en 2007, les viaducs semblaient vouloir s'effondrer et ce dont j'entendais le plus parler concernant le développement en transport était le projet de construction du pont de l'Autoroute 25 entre Laval et Montréal.

    Énergie à Göteborg

    De la gestion des « déchets » à la production et utilisation de l'énergie

    Je vis présentement dans un logement à Göteborg et je suis très satisfait de l'organisation en ce qui a trait à l'énergie et au traitement des ordures ménagères, qui sont maintenant pour moi deux choses intimement liées, c'est-à-dire que les deux ont un coût et une valeur, et que l'un sert à l'autre.

    Tout est prévu : j'ai accès à des contenants qui me permettent de trier moi-même tout ce qu'il y peut être recyclé, tel que le plastique, le verre, le carton, le papier journal, les batteries usagées et les matières compostables. Les déchets non compostables et non recyclables sont brûlés pour produire le chauffage d'agglomération (district heating), un type de chauffage très commun à Göteborg et dans les pays nordiques. Les déchets compostables, eux, servent à produire du biogaz, qui se retrouve par la suite sous forme de biocarburant dans plusieurs autobus, taxis et automobiles. Comme le biogaz est introduit dans le système de distribution de gaz naturel, je fais cuire mes aliments avec ma cuisinière fonctionnant avec un mélange gaz naturel/biogaz (gaz vert). J'ai vraiment l'impression de faire ma part pour améliorer notre monde et je profite directement de mes actions lorsque je recycle.

    Le chauffage est inclus dans le prix de mon loyer. Comme le gaz naturel n'est utilisé que pour ma cuisinière, c'est l'électricité que j'utilise comme autre source d'énergie. Ici, je peux choisir parmi quelques distributeurs d'électricité. Si ces distributeurs utilisent le même réseau de distribution, chacun d'eux achète de l'électricité de différents producteurs. Dans mon cas, l'entreprise que j'ai choisie me donne le choix de payer un peu plus cher pour utiliser de l'électricité produite uniquement par de l'énergie éolienne, solaire et biomasse et non le nucléaire. Le distributeur avec qui je fais affaire, PLUS ENERGI, appartient à une société publique-privée, une formule commune en Suède. Le partenaire public est Göteborg Energi, propriété de la ville de Göteborg alors que le partenaire public est Vattenfall. Il est à noter que Göteborg Energi est également impliqué avec un autre partenaire privé, DONG, pour la production et distribution du biogaz.

    Sur ce, j'espère que mon expérience en Suède inspirera les Québécoises et les Québécois pour mettre en place de grands projets stimulants qui soutiendra une prospérité économique en respect de l'environnement et du mieux-être de la société en général, du local au planétaire."

    Sylvain Racine
    www.tslskonsult.com »

  • jean claude pomerleau
    Inscrit
    samedi 11 avril 2009 07h34
    Un leader et une stratégie d'État d'envergure.
    « Enfin un leader s'est levé. M Daniel Breton a une vision claire de ce qui doit être fait pour que le Québec se donne une stratégie d'État d'envergure pour actualiser son potentiel extraordinaire dans le domaine de énergie renouvelable.

    Ce projet ambitieux et porteur devrait rallier l'ensemble du Québec; mais cela ne sera pas aussi simple. Pour mettre en place une telle stratégie d'État il faut d'abord contrôler les institutions politiques et l'appareil de cet État; bref prendre le pouvoir: Seul l'État agit avec envergure. Or les forces du statu quo qui contrôle notre État, que dis-je, qui le squattent littéralement a leurs profits et au détriment du bien publique, le PLQ et la nébuleuse affairistes, ne vont pas lâcher le morceau facilement; compter sur la mediacratie pour être les gardiens de l'État Desmarais.

    Bref, ce projet porte sur la restructuration de l'État a partir d'un thème: L'énergie. Pour effectuer ce changement il va falloir une implication citoyenne structure en réseau et agissant avec une très grande intensité pour renverser les forces du statu quo: L'État organique contre l'État statique.

    Tout au long de ce parcours pour refonder notre d'État sur des bases plus saines, des questions simples surgiront sur ce qui déterminent et orientent la stratégie de l'État : Qui contrôle l'État ? Et au profit de qui ? (Doctrine d'État 101).

    Pour le moment c'est le PLQ et une clique d'affairistes qui vont se débattre comme des diables dans l'eau bénite pour continuer a squatter notre État, et a en orienter la stratégie a leurs profits.

    Ce projet du "Maitre chez nous 2" en matière d'énergie est une grande promesse pour l'avenir, mais pour le moment le saccage de notre État continue sous la gouverne du pire gouvernement de notre histoire moderne. A moins que quelques braves députés libéraux, a qui il resterait suffisamment de sens de l'État, d'amour pour le Québec, se décident a arrêter le carnage en votent pour défaire ce gouvernement.

    A suivre..... »

  • Jean-François Couture
    Inscrit
    samedi 11 avril 2009 09h09
    Le Duplessisme 2.0 a assez duré... Allons enfants de la patrie ;)
    « "La dignité d'un peuple est fonction de son aptitude à s'indigner." - George Elgozy

    Voila le "blue print" qu'il faut casser pour que le peuple se réapproprie se ce qu'il lui appartient dans toute démocratie digne de ce nom. http://ww2.quebec101.org:81/images/stories/diagrammenbuleusesabia.jpg

    Merci Mindfuck Inc. de nous garder dans le noir... "Fais ce quer dois" my ass !

    "Le gouvernement de Jean Charest est en train de réaliser sa mission historique. On ne régresse pas dans l'harmonie et le statut de minoritaire nié ne sera jamais un bon deal. On chauffe la maison en brûlant les meubles, les amis du régime se paie la curée et pour le reste, c'est 'sauve qui peut, chacun pour soi." - Robert Laplante »

  • JM
    Abonné
    samedi 11 avril 2009 09h54
    Nos politiciens défendent les intérêts de leurs tinamis, c'est pourquoi les vrais citoyens prennent la place qui est celle de défendre nos intérêts à tous.
    « Si les politiciens ne font pas vraiment leur job, c'est aux citoyens à le faire. Je ne peux que féliciter ce mouvement qui va dans le sens de l'écologie, de l'environnement et de notre intérêt à tous à long terme. Bravo!

    jacques morissette (Montréal) »

  • lise jacques
    Abonnée
    samedi 11 avril 2009 10h02
    Bonne nouvelle!
    « Et merci à monsieur Racine pour toutes ces informations intéressantes concernant la Suède. Le Québec est en arrière de vingt ans au moins dans le domaine écologique et que le gouvernement Charest nous fait reculer jusqu'au temps de Duplessis dans certains dossiers.

    Nous ne pouvons que féliciter monsieur Breton, c'est une super bonne nouvelle! MCN au 21e siècle, il nous faudra sensibiliser le plus grands nombre de citoyens pour y arriver, mais c'est tout à fait possible! C'est la meilleure chose que nous pourrons faire maintenant et pour assurer un endroit vivable aux futures générations. En France ils ont un organisme qui protège les générations futures concernant tous les dossiers qui touchent et la santé humaine et celle de l'environnement c'est le Mouvement pour les droits et le respect des générations futures ou MDRGF fondé en 1996.Depuis 2006, le MDRGF est membre du collectif L'Alliance pour la planète.

    "Ne doutez jamais qu'un petit groupe de citoyens engagés et bien intentionnés puisse changer le monde. De fait, c'est la seule force qui y soit parvenue" »

  • Denis Laforme
    Inscrit
    samedi 11 avril 2009 10h53
    Les énergies vertes, mais aussi les grands projets.
    « Je suis tout à fait en accord avec l'idée de développer au maximum les énergies vertes. Il faut exploiter l'éolien, le photovoltaïque,la biomasse et l'hydroélectricité. Les grands projets resteront essentiels à notre économie. Nous avons besoins de cette production hydroélectrique pour l'exportation. Qui de mieux placé que le Québec pour fournir de l'électricité aux U.S.A. et ainsi leur permettre de réduire la production d'électricité à partir des combustibles fossiles. Idem du côté de l'Ontario : avec un peu d'exportation de ce côté, peut-être pourrait-on éviter la construction de centrales nucléaires ou thermiques.

    Je n'ai pas oublié la géothermie : ce n'est pas de cette façon que je vois l'exploitation de l'énergie emmagasinée dans l'eau. C'est très coûteux, donc moins accessible pour une bonne portion de la population. Je suggère plutôt qu'on aille chercher l'énergie directement dans nos étendues d'eau (fleuve,lacs,rivières)où , même en hiver, elle possède une température minimale de 4 degrés Celsius. Or, 1 mètre cube d'eau dont on abaisse la température de 1 degré Celsius nous livre une énergie thermique de 1,2 kWh (on peut même l'abaisser de plus de 1 degré Celsius). C,est là que la thermopompe eau-eau est à son maximum de rentabilité.

    Avec les thermopompes actuellement sur le marché, on peut atteindre des coefficients de performance de 3 ou 4 (COP se situant entre 3 et 4).Ce qui signifie qu'en investissant seulement 1 kWh d'énergie électrique dans la thermopompe on obtient 3 ou 4 kWh d'énergie thermique (le tout dépendant de la température de l'eau).

    Cette énergie utilisée dans nos résidences permettrait des économies variant entre 60% et 70% sur la facture de chauffage et de production d'eau chaude. Or de l'eau il en passe jusqu'à 10 000 mètre cubes par seconde dans le Fleuve Saint-Laurent. Si on abaissait la température de toute cette eau (seulement pour donner un ordre de grandeur)de seulement 1 degré Celsius pendant toute l'année on pourrait en retirer 368 TWh, vous avez bien lu, c'est là 2 fois la production annuelle d'électricité par Hydro-Québec. Évidemment on ne peut pas exploiter toute cette eau. Même si on n'extrayait la chaleur que de 1% de cette quantité d'eau, on en obtiendrait encore près de 4 TWh. Pour fin de comparaison, 4 TWh c'est environ la production annuelle d'une centrale hydroélectrique comme Carillon ou encore la production annuelle d'une centrale thermique au charbon.

    Finalement, ça signifie que 150 000 résidences, équipées d'une thermopompe eau-eau qui lui permet d'économiser sur sa facture de chauffage et de production d'eau chaude, permettent d'économiser autant d'électricité que peut en produire une centrale hydroélectrique (Carillon,puissance de 752 MW ).Je crois que c'est réalisable et, en prime, on refroidit nos étendues d'eau; ce qui n'est pas rien pour lutter contre le réchauffement climatique.

    J'aimerais recevoir vos commentaires.
    denis.laforme@sympatico.ca »

  • Françoise Breault
    Abonnée
    samedi 11 avril 2009 12h49
    Pourquoi pas un MCN21 minier?
    « Pourquoi pas un MCN21 dans le domaine des mines? Parlant de René Lévesque, il avait aussi commencé, après avoir fait passer le «Maîtres chez nous» dans l'hydroélectricité, à s'attaquer au domaine minier. Au fait, où est passé la SOQUEM? Il n'y a plus d'argent, paraît-il, pour financer adéquatement un système d'éducation publique et un système de santé publique au Québec. En devenant maîtres de nos ressources minières et éoliennes, il y aurait de quoi financer amplement ces 2 biens publics, de même que la culture, sans avoir à aller quêter à Ottawa.
    Je félicite chaudement les initiateurs de cette coalition MCN21. La coalition de toutes les forces vives du Québec est la seule chose qui peut faire réfléchir et fléchir la vieille classe politique cooptée par des intérêts économiques transnationaux.
    Jacques B. Gélinas »

  • Claude Boucher
    Abonné
    samedi 11 avril 2009 13h22
    Oh, ironie!
    « N'est-ce pas ironique de voir un mouvement qui se réclame de la nationalisation de l'électricité et qui, en même temps, en renie l'héritage, celui de Manic-Outardes, de Churchill Falls et du projet de la Baie-James? Si on avait écouté leurs prédécesseurs dans les années 1970, combien de Pickering longeraient les rives du Saint-Laurent? »

  • Paul Lafrance
    Inscrit
    samedi 11 avril 2009 17h23
    Les éteignoirs se moblisent
    « Les éteignoirs seront les premiers à chialer si
    nos gouvernemets deviennent obligés de réduire les sommes consacrées au domaine social. Il est évident qu'on ne peut développer le Québec et son économie sans déranger quelques personnes. »

  • Dina Langlois
    Inscrite
    samedi 11 avril 2009 18h02
    logue vie à MCN21
    « Étant présente à cet évènement, j'ai eu l'impression tout au long de la conférence de presse, de participer à un moment exceptionnel. Étant mère de trois enfants, je me pose souvent la question, que vais-je laisser comme héritage à mes enfants et à tous les jeunes qui vont suivre?
    On se sent écraser devant les gros lobbies de toutes sortes. Au fil des ans, j'ai l'impression que le Québec a perdu la fièvre qui a animé les années de la révolution tranquille. Cette dernière est appelée « tranquille », mais elle a bouleversé tout notre quotidien depuis.
    Les bouleversements ne sont pas toujours médiatisés comme il devrait. Cela prend du courage journalistique. Monsieur Louis-Gilles Francoeur a été un précurseur dans son domaine. Il est le reflet de quelqu'un profondément engagé et qui n'a jamais eu peur d'afficher au grand public malgré les pressions extérieures, les véritables enjeux auquel notre société doit faire face.
    Je souhaite que chaque québécois retrouve sa fibre intérieure de québécois, (le reflet à l'extérieur de notre société très particulière) et longue vie à ce mouvement qui va nous aider à y arriver.
    Il est temps que nous arrêtions de gaspiller les richesses du Québec qui ne servent qu'à enrichir des grosses compagnies qui nous laissent « leur merde » sans rien nettoyer ou sans jamais payer d'impôts. Il est temps que des mouvements comme MaitreChezNous21 (MCN21) s'implantent pour nous refléter et nous défendre puisque notre gouvernement n'est pas capable de le faire, se mettant toujours à genoux devant les lobbies qui ont les moyens de nous faire accroire n'importe quoi.
    Longue vie à MCN21!
    Une maman qui a hâte qu'on pense à elle et qu'on travaille pour elle! »

  • Michel Lemay
    Inscrit
    dimanche 12 avril 2009 00h51
    La dernière phase de la révolution tranquille serait-elle en voie d'être réalisé par nos enfants ?
    « Issu de la première tranche des "baby boomers", j'ai vécu la fin du duplessisme, les débuts de la révolution tranquille, les grands chantiers sous Bourassa, la transformation de l'état sous Lévesque et l'émergence d'un Québec Inc. qui partageait nos valeurs à cette époque...Le rêve nous portait, peu importe nos allégeances. Les nouveaux diplômés allaient s'imposer dans toutes les sphères de la société. La classe moyenne s'élargissait et l'aisance financière n'était plus restreinte à un petit groupe de privilégiés. Un séjour de plus de dix ans à l'extérieur du Québec allait dégonfler ma "balloune". À mon retour, l'enthousiasme avait fait place au cynisme, l'espoir à l'indifférence. Les "gourous" de la consommation, de la production et de la spéculation imposaient leur idéologie. "Juste pour rire" servait largement d'exutoire au désabusement des populations. Les premieres contestations du système s'organisèrent autour des mouvements alternatifs, agricoles ou écologiques principalement. Des mouvements particuliers comme Eau-Secours ou l'Action Boréale emboitent le pas. Puis, contre toute attente, un premier regroupement d'entrepreneurs, celui du Kamouraska, se joint aux contestataires écologiques. Ce groupe d'entrepreneurs dont je fais partie a bien compris que l'avenir de l'économie comme celle de la planète ne peut que passer par le développement d'une économie écologique. Les possibilités sont si nombreuses qu'ils surpassent tous les Rabaska de ce monde. Les seuls secteurs du développement des énergies propres, éolien, marée-motice, géothermie, valorisation de la biomasse, transport écologique et habitation pourrait créer des miliers d'emplois dans une région comme le Bas-Saint-Laurent, imaginons à la grandeur du Québec. Sans compter les retombées sur l'agriculture de proximité, l'agriculture biologique et surtout la culture en serre si énergivore qui pourait profiter des tarifs préférentiels qui sont réservés à l'Alcan ! À mon avis, le projet MCN21 a le potentiel de rallier tous les québécois. Tous les lobbies du gaz et même Hydro-Québec dont nous étions jadis si fier, tenterons de démolir vos arguments. Les nombreux amis des petits amis du monde politique vous attendent au détour. Votre projet est écologique, social et économique et réaliste. Il est également politique, et il implique un changement radical de la pensée politique de nos élus. En 2009, redonner aux québécois le contrôle de ses ressources et de son territoire, c'est dérangeant pour les sangsues qui profitent du système. Une chose est certaine: la preuve est faite que les forêts, mines et énergies ne peuvent être laissées aux petits amis. Pas plus que la surveillance des spéculateurs boursiers à des commissions bidon. Le contrôle de nos ressources, de l'intégrité du monde financier, des cartels et de l'évasion fiscale sont des prérequis pour le développement des collectivités et des petites entreprises qui créent une richesse réelle et non virtuelle. La transparence de nos institutions devra également être clairment définie. Les conseils d'administration devront être élargient pour permettre une représentation citoyenne délégué par les citoyens eux-mêmes. Le vase clos a assez duré ! Pour le moment, la volonté politique n'y est pas ! Monsieur Charest regarde intensément vers le Grand-Nord, la ministre du développement durable est occupé à trouver un commississaire à l'éthique depuis 2003 et le ministre de l'agriculture n'a pas fini encore de lire le rapport Pronovost...Bravo !
    Michel Lemay, Kamouraska »

  • Dr. Dr. ULRICH
    Inscrit
    dimanche 12 avril 2009 05h35
    ... la société ne se plaigne pas tellement pour ampoules allumé la nuit par ...
    « mechants ingénieurs electiciens

    ...

    retour à la bougie ? »

  • Isabelle Robillard
    Inscrite
    dimanche 12 avril 2009 11h26
    Le Duplessisme n'est pas où on veut nous faire croire qu'il se trouve...
    « Je suis pour le recours massif à l'éolien à 100%! En construisant des centaines et des centaines d'éoliennes, on importera des pays pauvres des centaines et des centaines de tonnes de minerai d'aluminium pour les construire. Ça fera marcher les alumineries de la Côte Nord et du Saguenay et entraînera une augmentation de la consommation d'électricité. Ainsi, Hydro-Québec dégagera des profits.

    C'est bon! Lâchez-pas...

    Quant à SOQUEM, elle existe toujours! Elle est en partenariat avec Stornoway, une compagnie canadienne à 100%, pour un projet d'exploitation du diamant (projet Renard) dans le nord du Québec. C'est dommage qu'aucun journaliste ne parle de celà sous cet angle! Il y a également beaucoup de compagnies d'exploration du diamant actives au Québec. Ces compagnies reçoivent le financement de plusieurs caisses de retraite (dont la FTQ). Donc, si il y a du succès dans ces découvertes, elles appartiendront donc un peu à nous tous, les québécois.

    Informez-vous, que Diable! »

  • Gerry Pagé
    Inscrit
    dimanche 12 avril 2009 12h07
    Jean Charest et le déclin de son rouge Kremlin
    « Ce n'est pas la première fois qu'il y a fronde, au Québec. Mais, pour une fois et en raison de la cible, il y a espoir de réussir à faire échouer le PLQ de Jean Charest, dans ses tentatives despotiques de présider une démocratie totalitaire. À toute fin pratique,tout ce que Jean Charest aura inscrit sur l'épitaphe du PLQ, si le peuple décide de s'imposer, aura été d'avoir déshonoré la respectabilité, l'autorité et la crédibilité de la gestion gouvernementale, de dépraver la dynamique, les particularités, le potentiel et la distinction des Québécois.

    À prime abord, je conteste votre choix du vocable «STRATÉGIE», alors que vous la qualifiez de «LIBÉRALE».

    POUR LE TRANSFUGE JEAN CHAREST :

    - pour son Conseil des ministres choisis selon le critère de l'égalité sexuelle ;

    - pour ses élus de la fausse représentation, du mensonge et de la fourberie politique du 8 décembre 2008 ;

    - pour ses Tizamis du CHUM, des INFRASTRUCTURES, de la CDPQ, de la PORCHERIE RABASKA, des SPÉCULATEURS ET TÉTEUX EXPLOITEURS DES BIBERONS DES PIASTRES DES ÉTUDES DE LA FAISABILITÉ, DE LA CONFORMITÉ ET DU RESTE DES MACROS PROJETS MÉGA RÉMUNÉRATEURS, SCANDALEUSEMENT COÛTEUX ET FOIREUX QUI N'ONT DE FINS QUE CELLES D'ENRICHIR LES GOUJATS DE L'IMPUNITÉ ET LES PACHAS DES ABRIS ET DES PARADIS FISCAUX DONT BÉNIFICIENT LES MAGOUILLEURS PATRONEUX, CES TZARS DU RÉGIME ;

    - pour SES ASSUJETTIS D'UN BAPE vilement et servilement soumis aux diverses instances du pouvoir manipulateur et spoliateur SPÉCIALISTES DU PATRONAGE LIBÉRAL ;

    - pour tous les accros branchés aux tétines du PLQ DE JEAN CHAREST,

    IL NE PEUT Y AVOIR QU'UN SEUL MOT QUI TIENT SA COULEUR DES GUERRES DE BROUSSES ET DES SAUVAGERIES DE TRANCHÉES. CE MOT EST «TACTIQUES» QUI RÉSUME MANOEUVRES, RUSES, SOURNOISERIES ET FAUX-SEMBLANTS, LÀ OÙ TOUS LES COUPS SONT PERMIS ... ... ...

    DEPUIS DÉCEMBRE 2008, NOUS ASSISTONS À UNE SUCCESSION DES BASSES TACTIQUES DES KIDS ROUGES DU PLQ. BASSESSES, HYPOCRITES MANOEUVRES ET MENSONGERES MANIGANCES FOURREES DE TOUTES PARTS. SORDIDES MANIPULATIONS ET CRASSEUSES COMBINES. FAUSSES REPRESENTATIONS ET SOMBRES COMPLOTS, PUISQU'IL FAUT APPELER LES CHOSES PAR LEURS NOMS.

    TACTIQUES DE L'UNDERGROUND ET AGISSEMENTS DESTROY DES «POLPOT» DU ROUGE POUVOIR LIBÉRAL qui, au 21e siècle ne sauront résister ni à la fronde ni aux catapultes du peuple québécois que l'actuel marasme politique sans précédent oblige à se lever, à se redresser et à se réapproprier son pouvoir, avant que le QUÉBEC, ÉCRASÉ SOUS LES ROUGES, NE DEVIENNE LE CAMBODGE DE «NOËL 1978»...

    Si les boulets de notre recherche de la vérité sont venus à bout de la sacoche du béton des Finances libérales de Monique Jérôme-Forget, la garde-chiourme de notre Trésor, la pluie des lance-pierres réussira à décoller tous ceux et toutes celles qui se sont nichés au pouvoir :

    - en y grimpant par les échelles du tripotage de la vérité ;

    - en y parvenant par les cordages de la falsification de toutes les données de l'administration publique,

    - en y accédant par les barreaux des avocasseries les plus naufrageuses, par l'ascenseur de la fourberie maffieuse la plus crasse et nigaude qui soit.

    Il serait dramatique d'oublier que Jean Charest préside le Québec des Québécois auxquels il a effrontément et grossièrement menti, tout au cours de ses deux premiers mandats et spécialement au cours de la campagne incendiaire 2008. Il serait troublant et catastrophique d'oublier que Jean Charest gouverne le Québec des Québécois, à partir du fauteuil de la spoliation du pouvoir. Non seulement il a provoqué l'effondrement du Parti Conservateur Canadien, mais il a, de plus et de façon magistrale, achevé le PLQ des Lesage et Bourassa dont il a fait son Kremlin, tout en crottant, particulièrement en 2008, l'honorabilité, la respectabilité et la crédibilité politiques du plus haut niveau des responsabilités et des imputabilités de gouvernance de l'État. Responsabilités et imputabilités qu'il a placé sous les couverts de l'immunité (masque de l'irresponsabilité) et de l'impunité (masque de l'omnipotence et de l'arrogance, de la suffisance et de l'insolence) que portent ceux et celles qui se placent au-dessus de toutes les lois. LA FUITE DES 44 MILLIARDS (GLOBALEMENT ET MINIMALEMENT CALCULES) DE LA CDPQ EST UNE ILLUSTRATION DES SOMMETS DE LA DEVIANCE QUI TOMBENT SOUS LA PROTECTION DE L'IMMUNITE ET DE L'IMPUNITE.

    LE TRANSFUGE est passé maître dans l'art le plus artificieux qui se cultive dans les labos et tripots des robots de l'ingouvernance, celui d'abuser de la confiance et de la naïve crédulité du peuple québécois. C'est là le résumé de la VASEUSE TACTIQUE LIBÉRALE DE JEAN CHAREST ET DE SES TIZAMIS GOUJATS DE LA FINANCE ET MAGOUILLEURS DE NOTRE ÉCONOMIE ET DES CUMULS DE NOS TAXES.

    Sérieux (farce à part), il faudra s'inspirer de la Marseillaise, pour écrire l'hymne de notre réveil sociétal, de notre fierté nationale et de nos rassemblements collectifs. ALLONS ENFANTS DE LA PATRIE, NOTRE JOUR DE GLOIRE EST ARRIVÉ. Oui, effectivement, depuis 2003 et surtout depuis la spoliation d'une majorité paquetée, non représentative et que la fraude rend illégitime, une majorité rouge qui, depuis le 8 décembre 2008, se traduit par la multiplication des diversions servant à camoufler les tentatives de dévastation, nous entendons les féroces libéraux rugir leur omnipotent césarisme et baver leur arrogance :

    - en nous provoquant au bout des épées de leurs obscurs pouvoirs arrachés ;

    - en forgeant le déficit fantôme 2009-2010, alors que Madame Sacoche est partie avec le boulier compteur ;

    - en saupoudrant les coûts de la luxure administrative libérale ajoutés aux orgiaques dépenses sulfureuses du pouvoir libéral ;

    - en empilant ces excès de débauche sur la dette nationale, objet des inepties et de l'incurie libérales 2003-2009 et al ;

    - en signant le discrédit provincial de nos dépendances fédérales ;

    - en écrasant les frontières de nos distinctives spécificités historiques ;

    - en piétinant sauvagement nos fiertés nationales et nos libertés citoyennes ;

    - en nous repoussant jusqu'aux derniers retranchements de notre légitime idéal sociétal et de nos ambitions sociétaires.

    En dehors des alcôves et en retrait des couchettes unissant les médias et le PLQ dans le même lit, il faut réaliser que Jean Charest est en train de nationaliser son outrecuidance crâneuse et d'institutionnaliser la dictature d'une démocrassie tautologique par laquelle il croit pouvoir continuer, pendant un autre 4 à 5 ans, à enrichir les richards, à appauvrir les pauvres et à réduire le Québec jusqu'à son échouement sur les berges du Fédéral, ce lieu de nos dépendances qui deviendra celui de nos avachissements.

    EN SOMME, CE TRANSFUGE EST EN TRAIN DE DESINSTITUTIONNALISER ET DE DECONSTITUTIONNALISER LE QUEBEC.

    AU CHAPITRE DE L'AFFRANCHISSEMENT, NOUS AVONS FAIT DES PAS DE GEANTS, DEPUIS LES ANNEES DU TSARISME DUPLESSISTE LIE AU CESARISME CLERICAL. IL FAUT MAINTENANT SE LEVER, S'AFFIRMER HAUT ET FORT ET AFFICHER NOS COULEURS VIVES, QUITE À «FONCER», SI LE PLQ ET SON NAUFRAGEUR, JEAN CHAREST, NOUS Y FORCENT.

    IL FAUT QUE LE MCN21 DEVIENNE UN PUISSANT TSUNAMI QUI PUISSE CIBLER, BALAYER ET NETTOYER SANS MERCI TOUTES LES RIVES OU SONT INSTALLES LES PALACES DES POL POT LIBERAUX ET DE LEURS DESPOTES ARGENTIERS ET SUPPORTERS; LES BUNKERS DES TYRANS MARAUDEURS DU ROUGISSEMENT POLITIQUE; LES LOGGIAS DES COMMANDITAIRES ET CORVOYEURS DES BLANCHIMENTS LIBERAUX AINSI QUE LES SOUTERRAINS DE LA (PLQ) PYRAMIDE LIBÉRALE DU QUÉBEC, PAR LESQUELS CIRCULENT LES MUNITIONS DEVANT SERVIR A L'ACTUELLE SOLDATERIE MAJORITAIRE DU MILITARISME POLITIQUE DE L'OCCUPATION DU QUÉBEC, EN EXERCICE DEPUIS LE 8 DECEMBRE 2008.

    JE VOIS, DANS LE MCN21 (UN MONUMENT DE CALIBRE NATIONAL), UNE UNIQUE OCCASION ET UNE OPPORTUNITE EN OR QUE DOIVENT SAISIR TOUS LES QUEBECOIS D'UNE MAJORITÉ QUI NE FUT QUE TROP HASARDEUSEMENT SILENCIEUSE ET DÉPLORABLEMENT RISQUÉE, LE 8 DÉCEMBRE 2008. ON EN EST AU JOUR «Q» OÙ TOUS LES QUÉBÉCOIS D'UNE MAJORITÉ MASSIVE ET RÉSOLUE DONT SE FOUTENT ET QUE MEPRISE AU SUPERLATIF L'ACTUEL SOMMET DES PIONS, C'EST-A-DIRE LE ROUGE PLQ PROVINCIALISTE DU BLEU CHAREST FÉDÉRALISTE. UNE OCCASION EN OR DE SE REAPPROPRIER LE VRAI POUVOIR, CELUI D'UN PEUPLE LUCIDE DONT LA STATURE, LA CARRURE, L'ENVERGURE ET SURTOUT LA SAGACITÉ DISTINCTIVE ET LA DROITURE QUI LE PARTILARISE, DOIVENT RAPIDEMENT VENIR À BOUT DES TACTIQUES FOURBES, DU STATUT PARTICULIÈREMENT ILLIGITIMÉ DE JEAN CHAREST ET DES COLONNES DU TEMPLE DE SES STATUETTES DOLORAMATTES.

    CESSONS D'INVESTIR BEATEMENT DANS DES AGENDAS D'INFORMATION ET DE SENSIBILISATION. PASSONS AUX ÉTAPES DES MOBILISATIONS LOCALES ET DES RASSEMBLEMENTS RÉGIONAUX APOLITIQUES. UNISSONS TOUS LES QUÉBÉCOIS, PAR LE DISCOURS DE LA MATURITÉ ET DE LA LUCIDITÉ AINSI QU'AVEC UN PROJET DE SOCIÉTÉ SE PROTÉGEANT DE TOUS LES TYPES DE POLLUTION. INVESTISSONS-NOUS RESOLUMENT ET INTELLIGEMMENT, CONCRETEMENT ET MASSIVEMENT, PRESTEMENT ET ADROITEMENT, DANS LA VERDEUR D'UNE ACTION COLLECTIVE ET INTERACTIVE, RASSEMBLEUSE, PERMANENTE ET DE LA MAXI ENVERGURE QUE JUSTIFIENT NOTRE MÉGA CARRURE ET NOTRE FIÈRE ALLURE.

    RETRAITE DEPUIS PLUS DE 15 ANS, JE N'HESITERAI PAS UN SEUL INSTANT, A SAISIR LE BATON DU PELERIN ET A REPRENDRE LE CHEMIN D'UNE TELLE ACTION NATIONALE, CIBLANT L'ÉDIFICATION DE NOTRE MATURITÉ COLLECTIVE ET CRIBLANT CEUX ET CELLES QUI ONT TENTÉ ET/OU QUI TENTERONT DE SE L'APPROPRIER ET DE NOUS IMPOSER LES ALÉAS DE LEUR MAÎTRISE EXCLUSIVE ET DESPOTIQUE.

    LA MACRO TOXICO DES LABOS OÙ S'ACTIVENT LES ROBOTS LIBERAUX, JUSTIFIE UNE PROFESSION DE FOI SANS PRECEDENT. PROFESSION DE FOI «EN SOI»

    Gerry Pagé
    Ville de Québec »

  • Sylvain Racine
    Abonné
    dimanche 12 avril 2009 15h35
    @Michel Lemay
    « Bravo pour votre texte. Concernant votre questionnement sur le comment faire pour qu'Hydro-Québec et les lobbies du gaz ne détruisent MCN21 dans l'oeuf est assez simple: il faut que tout se passe en région, il faut que les municipalités, les MRC fassent comme s'il n'existait pas de gouvernement central et prennent des initiatives pour développer l'énergie éolienne, le district heating, l'énergie biomasse, etc. Pas besoin du gouvernement pour cela. »

  • Dr. Dr. ULRICH
    Inscrit
    lundi 13 avril 2009 02h42
    enrichissent plutôt la société dirais-je
    « la stratégie des mégaprojets qui enrichissent l'industrie de l'ingénierie et le monde des consultants »

  • Jean Yves Arès
    Abonné
    lundi 13 avril 2009 10h32
    De l'information plutôt que du marketing.
    « Je ne suis pas cetain qu'il est bien souhaitable de voir naître ainsi un groupe d'intérêt particulier "organiser une prendre en charge local de la gestion de l'énergie", particulièrement pas quand un groupe est "radicalement opposé" a quelque option que ce soit. Bien au contraire de laisser la libre expression de la population local un tel groupe vas plutôt imposer ses vues avec des outils de communications qui auront vite fait de faire taire les points de vues divergeants au leurs.

    Il me semble que ce dont on a le plus besoin c'est d'une information large et non partisane ou tout les points de vues sont disponibles a la population. De l'information plutôt que du marketing.

    Pour exemple, Anne-Marie Saint-Cerny intéroge s'il est normal que la Suède met en place autant d'instalation géothermique alors qu'ici on en fait si peu. Un tel questionnement, sans aucunes explications du contexte suédois, laisse le lecteur bien nu pour donner une réponse le moindrement éclairée.

    Entre autres, le prix de l'électricité pratiqués dans ce pays était a quelque .27$ le kilowatt en 2007 (toutes taxes comprises), alors qu'ici nos médias nous parlent de drames face a des augmentations de l'ordre de 2% d'un kilowatt qui ne coûte que .08$... »

  • Pierre Simard
    Inscrit
    lundi 13 avril 2009 16h15
    Miss Robillard
    « Toi aussi tu devrais t'informer. Ils ne proposent pas seulement l'éolien, c'est ce que l'on appelle ne pas mettre les oeufs dans le même panier. Autre chose, ya un comité dans le Bas St-Laurent/Gaspésie qui affirme que nous possédons la technique pour faire des tours éolienne en poutre laminée de 70 m pouvant supporter un moteur de 40 tonnes. Pour ton information, 1 kg de bois est l'équivalent de 1.1 kg de co2 atmosphérique emprisonné. Si les normes forestière peuvent devenir plus respectueuses de l'environnement. Je ne dis pas que c'est la solution mais du moins, se serais déjà un pas dans une direction plus respectable (moins respectable que la simplicité volontaire ou l'efficacité energitique).

    Importe peu, faut pas tenter de mettre des bâtons dans les roues de quelqu'un avec de bonnes intentions; où tu te tasses, ou tu l'aides. »

  • Michel Thibault
    Abonné
    lundi 13 avril 2009 21h57
    Faute d'un gouvernement légitime
    « Avec son faible taux de participation populaire aux dernières élections, le gouvernement Charest n'est pas le plus légitime qui soit.

    Il est normal que les citoyens se prennent en main sur cette question vitale de leur environnement et de leur énergie. »

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