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La langue indigène

Michel David   7 avril 2009  Québec
Des entreprises dont les communications se font en anglais et dont les dirigeants francophones discutent en anglais avec des analystes financiers tout aussi francophones... Ma parole, on se croirait en France!
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  • Yves Côté
    Abonné
    mardi 7 avril 2009 03h31
    Une loi rendue inapplicable...
    Je ne suis pas juriste mais crois savoir qu'un des principes du droit est qu'une loi inapplicable ne peut être qu'inconvenante. Peu importe qu'elle ait été créée ainsi ou que le contexte l'ait rendue telle, qu'elle ait déjà été appliquée ou pas au quotidien, sa caducité peut non seulement sêtre revendiquée par un groupe de citoyens, mais aussitôt le constat fait, un gouvernement est en légitimité d'en proposer l'abolition.
    Il doit bien en aller ainsi de la Loi sur la Langue Française du Québec comme de toute autre ?
    Pensez pas, M'sieurs Dames ?
    Y a-t-il un juriste, autre que féréraliste, que la chose intéresse ? Si c'est le cas, il tarde trop à faire connaître son expertise selon moi.

  • Michel Simard
    Abonné
    mardi 7 avril 2009 04h25
    Quelque chose ne va pas en effet
    Je suis surpris qu'on se montre si surpris de constater le comportement colonisé de l'"élite" économique québécoise. Le peuple québécois n'a aucune fierté ni aucune colonne vertébrale. Il est condamné à mourir par son insignifiance. Il n'y a qu'à lire les anti-Québécois et francophobes ici.

  • André Chevalier
    Abonné
    mardi 7 avril 2009 05h21
    Le droit de s'exprimer dans la langue qu'on veut
    On devrait reconnaître ce droit à tout individu, ainsi qu'aux entreprises.
    Toutefois on n'est pas obligé de les comprendre.
    Je me demande comment réagiraient les entreprises si le gouvernement se targuait d'offrir un service de traduction qui mettrait des mois à transmettre le texte français au service concerné pour répondre aux requêtes toutes plus urgentes les unes que les autres des entreprises québécoises.

  • Jean Desjardins
    Abonné
    mardi 7 avril 2009 08h59
    Aliénation et assimilation...
    Pour ceux et celles qui se demandent encore à quoi cela ressemble, l'aliénation et l'assimilation, voici une définition bien visible du phénomène...

    John James Charest et sa bande de colonisés cocus contents doivent être heureux du résultat de leur incessant combat contre l'identité, la culture et la langue française des Québécois. Restera à trouver lequel, dans les tits-namis d'Ottawa leur remettra, un de ces jours, la Légion d'Honneur pour leur coopération à ce succès historique...

    Harper, Ignatieff, la petite Reine ? Les paris sont ouverts !!!

    Jean Desjardins
    Laval

  • Rodrigue Guimont
    Abonné
    mardi 7 avril 2009 09h11
    La petite différence...
    Faut dire, que l'exemple vient de haut, Monsieur Charest parle et écrit un français truffés de fautes d'orthographe et de grammaire. Personne au sein de ce gouvernement ne semble s'intéresser véritablement à la langue française

    Et la langue de travail au conseil de la Caisse de dépôts des Québécois est-elle le français ou l'anglais depuis la venue (on ne peut parler ici d'une nomination mais d'une mise en poste par premier ministre interposé) de Michael Sabia?

    Le Québec est la seule province officiellement française du Canada. Fait étonnant, Monsieur Harper en visite à l'étranger commence toujours ses discours en français, c'est la seule manière que le Canada a de se démarquer de son voisin américain. C'est dire que le Canada a besoin de cette langue pour marquer sa différence. Au Québec sommes-nous seulement conscient que nous sommes le produit de plus de 400 ans d'histoire française en Amérique?

  • Yves Archambault
    Abonné
    mardi 7 avril 2009 10h33
    tdc
    quelque chse ne va pas...très certainement...mais quoi? c'est que nous sommes des tdc qui élisons des tdc. non deux fois,bourse de mlt,vente de provigo,élection d'incapables à québec...et montréal, 2 chum alors qu'on a de la misère à payer nos dettes etc etc...!ah oui...sabia,rousseau,g forget,tessier,les lucides qui persiste et signe,L ménard et les expos, luc bertrand.

  • Christopher Lackey
    Abonné
    mardi 7 avril 2009 12h49
    L'évolution trop rapide et les conséquences de la globalisation
    Le changement se répand sur la planète de façon impitoyable. C'est ainsi qu'on nous dit que la globalisation est une force qui ne peut pas être résisté oui arrêté. Personne n'a le droit de prendre une pause et réféchir quelques secondes sur comment tous les changements ne sont peut-être pas pour le bon, qu'ils vont peut-être trop vite, qu'un monde unilingue et monolithe dans tous ses aspects n'est peut-être pas souhaitable, que peut-être au contraire c'est l'idée la plus épouvantable, la plus regrettable, la plus pourrie qui n'ait jamais vu le jour.

    SI les gens ne sont pas capable de voir la valeur historique et culturelle que leurs langues rapportent à si grand nombre, c'est franchement désolant. Moi je suis optimiste et je ne crois pas que ça soit le cas. Il faut dire aussi que je suis né anglophone, j'ai gagné la loterie et j'en suis conscient; il y a certainment des fautes d'orthographe dans mes commentaires. Mais quand je vois les exemples des francophones s'addressant aux autres francophones en anglais au Québec et en France, je veux leur demander ce qu'ils essaient à prouver et pourquoi ils le font.

  • David Paquet
    Abonné
    mardi 7 avril 2009 13h14
    le souci du juste
    l'enlisement, c'est culturel à
    on glorifie des étoiles qui font des fautes et qui n'ont pas de souci de ce qu'ils lèguent vraiment.
    Aliénation ou simplement l'insoucance du poids que l'on a.

    le temps a travaillé pour ceux qui parlait fort pour ne rien dire.

    ma génération, branchée comme la france sur les états ne gobe rien de bon. D'ailleurs, je corrige les lettres de mes boss.
    Orgueil québécois, on ne prends pas la critique.
    Les anglo saxons, eux, aiment bien que tu parles anglais
    ils sont soulagés de ne pas devoir se forcer.

    au moins, il faut se réjouir, il y aura un excès et c'est par l'excès que l'on évoluera vers autre chose.

  • Bernard Gervais
    Abonné
    mardi 7 avril 2009 13h59
    Tant que Charest sera là...
    L'attitude de ce David Slack est honteuse et devrait être dénoncée.

    Quant à Charest, ce n'est certainement pas lui qui prendra des mesures coriaces pour franciser les entreprises. Ce dossier - soyons polis - l'intéresse assez peu.

    Pourtant, pour lui comme pour Harper, ça paraît bien de parler français dans les points de presse à l'étranger : cela prouve que nous avons une vraiment identité, que nous sommes différents des Américains !

  • Claude L'Heureux
    Abonné
    mardi 7 avril 2009 15h10
    Tirer la langue
    C'est ce que font ceux et celles qui s'empressent de baragouiner l'anglais alors qu'ils truffent leur langue française d'innombrables expressions anglaises. Ils tirent la langue à la plus belle langue du monde.

    Claude L'Heureux, Québec

  • Sophie Maheu
    Abonné
    mardi 7 avril 2009 16h27
    Nous sommes des colonisés invertébrés
    Le citoyen québécois de souche française est un individu qui se pense très accomodant mais en fait il est plutôt de type molasson. Les gens ont aussi le sentiment que nous en avons beaucoup parcouru de chemin et qu'il faut souffler en oubliant l'adage qui dit: qui n'avance pas recule. Il faut avouer que le PQ s'est mis carrément sur le neutre pour ce qui concerne la langue depuis une vingtaine d'années. Peur de se faire traiter de raciste, de fasciste, etc. Il y a également eu cette vaine tentative de séduire et d'amadouer certaines communautés proches des anglophones de souche y compris ceux-ci en mettant bien des revendications sous le boisseau. Mais il y a aussi une bonne part de responsabilité des francophones eux-mêmes. Nous sommes un peuple profondément colonisé qui est incapable de s'affirmer avec fierté et ça n'est pas parti pour s'améliorer sur le plan linguistique. À titre d'exemple,les médias se mettent de plus en plus en mode d'utilisation de termes anglais comme les français pour faire branché. Dommage car nous avons de plus en plus de rayonnement international dans plusieurs domaines mais nous rapetissont sur les plans politique et linguistique.
    Robert Lachance

  • Jean Desjardins
    Abonné
    mardi 7 avril 2009 17h37
    @ Monsieur Lackey
    Monsieur Lackey.

    Si on avait davantage de compatriotes, comme vous, qui savent reconnaître la vraie valeur de la culture et de la langue, quelles qu'elles soient, oh combien de tensions identitaires seraient aplanies ! On croirait entendre un Européen doté d'une grande noblesse face aux autres cultures et dans ce qu'il a de plus fier...

    Vous nous dites que ce n'est pas parce que l'anglais (de la globalisation) est votre langue maternelle que vous vous abstenez d'apprendre d'autres langues (dont le français que vous maîtrisez pas mal bien d'ailleurs, bravo!) que vous concevez comme une richesse additionnelle à votre culture de base. Je ne peux qu'être d'accord avec vous et c'est d'ailleurs de cette manière que je considère personnellement l'apprentissage de l'anglais au Québec. Une langue contributive à ma culture, certes, mais ...non une langue de substitution pour répondre à une assimilation programmée. Bref, il m'appartient d'être fier de ma langue et de refuser de piler dessus ou de la cacher dans le garde-robes, dans mes activités quotidiennes, pour faire plaisir ou pour me soumettre à un groupe identitaire dominant.

    Quelle leçon vous donnez à nos compatriotes de langue française qui ne se donnent même pas la peine de parler ni d'écrire correctement leur langue maternelle ! Qui plus est, quelle leçon vous donnez à certains de nos compatriotes aliénés qui ne sont même pas foutus de vouloir protéger leur identité, leur culture et leur langue française, ici au Québec !

    Si le Québec et le Canada anglais possédaient une majorité de citoyens ayant votre ouverture d'esprit et la qualité de votre réflexion, on aurait remisé depuis longtemps aux oubliettes la question nationale Québec/ROC. Bref, en tant que Souverainiste, j'ose dire que vos propos donnent le goût de former un nouveau pays avec des gens comme vous... Reste à en débusquer un nombre suffisant !

    Serait-ce cela la petite bougie qu'on allume dans l'obscurité en attendant que le soleil brille ?

    Jean Desjardins
    Ville de Laval

  • Jean-Renaud Dubois
    Abonné
    mardi 7 avril 2009 20h16
    Après facal, c'est le tour de David : J'espère que votre texte fera le tour du Québec et sera affiché dans toutes les entreprises!
    Bonjour,

    Merci pour ce texte.

    J'espère qu'il sera repris par tous les médias du Québec!

    Peut-on rêver!


    Bonne journée,

  • André Fortin
    Abonné
    mardi 7 avril 2009 22h38
    Le français dans toutes les entreprises du Québec
    Les entreprises de 50 employés(ées) et moins devraient être visées au même titre que les autres par la francisation. Les petites entreprises embauchent souvent les nouveaux immigrants qui doivent prendre conscience de prime abord que le Québec est un état francophone. L'État doit tout mettre en oeuvre pour permettre à ces immigrants d'apprendre le plus rapidement possible un français de base afin de leur permettre de fonctionner normalement dans notre société. La langue du travail pour eux est la langue à apprendre car c'est la langue de leur gagne-pain. Les autres considérations arrivent beaucoup plus tard. La langue d'enseignement pour ces nouveaux arrivants comme pour leurs enfants découleraient d'une logique implacable, au Québec, la langue du travail entre collègues dans une entreprise est le français. Le service à la clientèle se fait dans un premier temps en français et par la suite dans la langue du client. Les Québécois francophones qui en sont rendus, en milieu de travail, à s'entretenir avec un ou une autre collègue francophone dans une autre langue pour quelque raison que ce soit devrait avoir honte. Respectons-nous comme peuple et nous aurons le respect des autres.

  • Chryst
    Abonné
    jeudi 9 avril 2009 13h29
    Lente assimilation
    La langue de Shakespeare progresse lentement mais sûrement. Avons-nous si peu de fierté ?

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