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Un trou dans la gestion des mines

Le vérificateur a déterré la faille imprévue du plan Nord

Louis-Gilles Francoeur   4 avril 2009  Québec
Photo : La Presse canadienne (photo)
Depuis deux ans, les écologistes remettent en question les privilèges d'un autre âge accordés aux industries minières d'ici et comparent ces dernières à celles qui écument les pays en développement. Le bilan dévastateur du vérificateur général ne dresse pas le portrait d'une catastrophe environnementale. Mais il dévoile certainement «la» faille du plan Nord du gouvernement Charest, qui pourra difficilement éviter d'élucider les causes d'une pareille dégénérescence de la gestion étatique.

Le rapport du vérificateur général sur le secteur minier ressemble à celui d'une commission d'enquête, à cette différence près qu'il relève les failles de la gestion étatique dans ce secteur sans remonter aux causes de cette situation, ce qui serait plutôt le mandat d'une commission d'enquête.

Nos ministériels n'ont rien expliqué jeudi de cette situation scandaleuse en réponse aux questions de l'opposition. Le ministre délégué aux mines au sein du ministère des Ressources naturelles et de la Faune (MRNF), Serge Simard, a bien promis de présenter incessamment une nouvelle politique sur les mines. Mais il serait surprenant que cette politique, conçue par une machine administrative désormais au banc des accusés, ne reproduise pas insidieusement le laxisme dont ont profité les industries minières grâce aussi à l'archaïque loi dont Québec s'accommode depuis des décennies, et que le vérificateur ne remet pas en question puisque ce n'est pas son mandat.

Les multiples tentatives de refondre depuis une génération la politique forestière dans une logique de gestion intégrée et écosystémique ont démontré que le MRNF n'arrive toujours pas à se dégager de l'emprise des lobbies économiques. La seule fois où cela s'est produit, c'était au milieu des années 1970 quand Québec lui a enlevé la gestion des eaux pour la confier au nouveau ministère de l'Environnement après les travaux de la commission d'enquête Legendre. Le constat était le même: la gestion étatique pliait devant les intérêts privés aux dépens du patrimoine public et de la ressource elle-même. Le rapport du vérificateur général pointe dans la même direction. Il formule explicitement des doutes sur la capacité du MRNF à «remplir les exigences administratives liées à la protection de l'environnement dans le cadre d'une éventuelle stratégie minérale», c'est-à-dire sur sa capacité de réformer le secteur avec une vision axée sur l'intérêt public, environnement compris. Très clairement, le vérificateur doute de la «capacité du MRNF à considérer dans cette stratégie minérale les principaux enjeux économiques, sociaux et environnementaux». Ce qui en dit long sur la vision d'un gouvernement qui s'apprête à ouvrir le Grand Nord aux industries minières avec un pareil ministère comme chien de garde.

En perte de contrôle

L'État doit en principe retirer une compensation suffisante de l'exploitation des ressources naturelles, y compris des minières puisque leurs ressources ne sont pas renouvelables. Le Québec comptait l'an dernier 24 mines dont 18 en Abitibi-Témiscamingue. Treize gisements nouveaux sont susceptibles d'être exploités prochainement et de rapporter à l'État une redevance de 12 %. En principe.

Le vérificateur a plutôt découvert qu'entre 2002 et 2008, «14 entreprises n'ont versé aucun droit minier alors qu'elles cumulaient des valeurs brutes de production annuelle de 4,2 milliards. Quant aux autres entreprises, elles ont versé pour la même période 259 millions, soit 1,5 % de la valeur brute annuelle». Ce qui a fait dire au député de Québec solidaire, Amir Khadir, que c'est dix fois moins que le pourboire que ces industriels laissent au restaurant...

Le MRNF tente aussi de cacher ce retour en catimini à la politique minière du régime Duplessis, qui réclamait au moins une cent la tonne! C'est ainsi que le MRNF, écrit le vérificateur, «a cessé d'effectuer une étude systématique des statistiques [sur le secteur minier] et de rendre publics des renseignements sur cette industrie».

Pis, ce ministère, qui a réussi à mettre la main sur les services fauniques — parmi ses plus durs critiques depuis des décennies —, a fait le choix de ne pas se «donner d'objectifs d'acquisition de connaissances» sur les impacts de l'activité minière sur la faune. Avec ce constat, le rattachement de ces services à l'Environnement devient une urgence si on veut qu'ils retrouvent leur vitalité et leur crédibilité.

La restauration

Sous les libéraux de Robert Bourassa, à la fin des années 80, le MRNF a remis la main sur la restauration des sites miniers, abandonnés ou en voie de fermeture, une responsabilité jusque-là de l'Environnement, dont les pratiques étaient jugées trop exigeantes par les industriels.

La restauration des 345 sites miniers orphelins, qui relèvent désormais de l'État, devrait coûter aux contribuables 264 millions, selon le passif inscrit au bilan financier de Québec. Mais il se pourrait fort, selon le vérificateur, que cela coûte plus cher, car pour 25 sites examinés dans le détail, il a découvert que dans 11 dossiers les délais de restauration n'ont pas été respectés par les actionnaires, qui passent à d'autres projets. Les délais entre le dépôt des plans et leur approbation ont été de trois ans environ. Mais plus les délais s'allongent, constate le vérificateur, «plus les versements de la garantie financière tardent» à parvenir au Trésor public.

Malgré les dispositions de la Loi sur les mines, le MRNF ne peut approuver un plan de restauration sans avoir consulté le ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs (MDDEP). Dans 10 dossiers sur 25 pourtant, ce plan a été approuvé «malgré un avis du MDDEP non concluant, défavorable ou spécifiant des conditions, ou encore en l'absence d'un avis». Et les approbations ont été accordées sans justification suffisante des propositions des promoteurs.

Les industries minières doivent maintenant verser à l'État des garanties financières pour éviter que la facture de la restauration du site n'échoie aux contribuables. Cette garantie est censée couvrir 70 % des frais, un cadeau de 30 % que le vérificateur propose d'abolir «totalement».

Mais le vérificateur a constaté lors de son examen que les garanties déposées dans les 25 dossiers examinés s'élevaient à 109 millions alors que le coût de la restauration atteignait plutôt 352 millions en mars 2007.

Le vérificateur a aussi constaté, mais sans expliquer les causes de cette complaisance, que les retards pouvaient atteindre deux ans, ce qu'une banque n'aurait pas toléré. Dans deux dossiers, les montants en retard atteignent 4,4 millions. Et les passe-droits inexpliqués consentis par le MRNF à certaines industries minières, en dépit des exigences réglementaires, ont permis de reporter des versements exigibles totalisant 16 millions, augmentant le risque de mauvaise créance.

Inspection et environnement

Selon le vérificateur, les activités d'inspection du MRNF souffrent d'un «sérieux manque d'organisation». Aucun rapport d'inspection n'a pu être trouvé dans 56 % des dossiers d'industries minières! Quant aux inspections dont il y avait des traces, elles avaient été effectuées «sans grille d'analyse et remontaient parfois à plus de deux ans», ce qui indique à quel point l'industrie profite de la situation.

Le ministère de l'Environnement a aussi des responsabilités sur les mines, car c'est lui qui surveille ses rejets et, en principe, les exigences des certificats d'autorisation, ce que l'examen du vérificateur n'englobait pas. Mais ce dernier a noté que, «dans la quasi-totalité des dossiers, nous n'avons retrouvé aucune trace de collaboration entre les inspecteurs» des deux ministères. Il ne faut donc pas se surprendre que les avis de l'Environnement sur les conditions de fermeture des sites et sur leur suivi n'aient à peu près aucun poids, ce que la ministre responsable, Line Beauchamp, s'est bien gardée de justifier jeudi devant l'Assemblée nationale. Pourtant, insiste le vérificateur, une «telle collaboration est incontournable».

Dans certains dossiers de «libération», c'est-à-dire quand Québec juge qu'une industrie minière peut être libérée de ses obligations pour la restauration de son site, le vérificateur a découvert que des certificats avaient été délivrés sans la moindre analyse basée sur des critères rigoureux. En plus de ce qui ressemble à des certificats de complaisance, il est même arrivé que le MRNF accepte qu'une industrie minière transfère sa responsabilité financière sur les suivis de son site à des tiers dont «le MRNF n'avait pas vérifié la solvabilité».

Certes, le vérificateur recommande une révision globale de cette gestion chancelante en insistant pour que les droits miniers soient «suffisants pour compenser l'épuisement des ressources extraites». Plus de cadeaux! Mais cette recommandation risque de subir le même sort que celle adressée au même ministère dans le rapport Coulombe, qui disait la même chose. Québec sera tenté une fois de plus de faire patte douce aux industriels pour que son plan Nord prenne forme.

Mais est-ce qu'une industrie, dont le rendement repose sur un pareil laxisme, mérite qu'on s'en remette à elle pour construire l'économie de demain? Le débat est ouvert.
 
 
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  • lise jacques
    Abonnée
    samedi 4 avril 2009 07h59
    Situation déplorable!
    Inconcevable qu'en 2009 le Québec vive une pareille aberration! Plus çà change, plus c'est pareil! Nous sommes encore comme dans le temps de Duplessis! Il faut le faire...Que les industries empochent tout au détriment de la société et des ressources du Québec est complètement illogique! Tant pis pour l'environnement! Il y a là un gros manque de jugement et de conscience. Les industries ne sont pas là pour voir à l'environnement et respecter nos ressources mais pour faire des profits et le plus de profits il y aura le mieux ce sera même au détriment de tout. Pourquoi notre gouvernement ne met pas ses culottes.? Bonne question!

    Dans plusieurs dossiers c'est la même chose...Quand on regarde ce qui se passe avec le MAPAQ, c'est l'UPA qui mène le bal, encore au détriment de notre environnement et le gouvernement leur accorde un soutien financier au détriment des petites fermes qui sont respectueuses de l'environnement. C'est le monde à l'envers! Cela me fait penser à ce qui se passe dans certains pays Africains...Çà me rappelle aussi la citation suivante:

    "L'humanité est comme un enfant de 5 ans qui conduit un véhicule à 200 Km heure sur une pente raide et personne dans la voiture ne pense à mettre les freins."

    Je rêve du jour ou nous serons REPRÉSENTÉS au gouvernement par des gens intelligents, dotés d'une intégrité à toute épreuve, mais aussi animés d'une puissante volonté d'agir pour le mieux-être de la société qu'ils représentent.

    Selon les observations de ce dossier, de celui du MAPAQ, et de celui de l'environnement, entre autres, j'en conclue en disant que tous les clignotants sont au feu rouge!

  • Gilles Théberge
    Abonné
    samedi 4 avril 2009 08h27
    La gestion des mines
    C'est fou comme «l'économie» obnubile la réflexion des pouvoirs publics.

    Cette tendance observée et qui mène où le décrit monsieur Francoeur semble incrustée dans la culture organisationnelle des ministères concernés qui se conduisent comme une bande de lurons s'échangeant le ballon. quand la soupe est chaude on envoie le plat à l'autre et vice cersa d'une façon continuelle.

    Ça me fait penser à des enfants qui jouent avec des allumettes. Tôt ou tard ils risquent de mettre le feu à la maison.

    Dans une situation semblable à partir de quel moment basculons-nous dans l'irrémédiable et le désastre total ? Si l'on se fie à ce qui est observé ça ne saurait tarder.

    La loi des mines est vétuste en effet et les privilèges qui y sont contenus sont obscènes.

  • Eric Allard
    Abonné
    samedi 4 avril 2009 08h30
    Ministere de l'Exploitation des Ressources Naturelles et de la Faune
    Il ne faut pas se le cacher, ce ministere a été conçu uniquement pour aider les industriels a exploiter sans entraves les richesses naturelles du Québec. Et ce, peu importe le parti au pouvoir.

    Le gouvernement commencera a protéger la faune et l'environnement lorsqu'il n'y aura plus de ressources a exploiter. Mais ce qui fait peur, c'est que la prochaine ressource naturelle dont la valeur va augmenter, c'est l'eau potable. Et le Québec en est un énorme réservoir naturel.

    Si on ne met pas nos gouvernements au pas avant que ça n'arrive, on peut dire adieu a nos réserves d'eau. Déja sous Boubou, il faut s'en souvenir, une tentative a heureusement échoué. Mais avec l'Aléna et autres, serons-nous toujours en mesure de protéger nos ressources?

    Eric Allard

  • Françoise Breault
    Abonnée
    samedi 4 avril 2009 09h29
    Pas surprenant que la cote des politiciens soit à 6%...
    Dire que les politiciens font semblant de se demander pourquoi une grande partie des citoyens ne vont pas voter! Ils le savent très bien.. Comme ils savent aussi très bien pourquoi la cote de confiance des citoyens envers eux est de 6% !!!

    Merci M. Francoeur pour cet article!

  • Scott Mc Kay
    Abonné
    samedi 4 avril 2009 10h16
    Une ministre visiblement gênée
    A l'Assemblée nationale jeudi dernier,le ministre délégué aux mines a crûement expliqué comment la création d'emploi justifiait l'absence de paiement des droits miniers et le laxisme total face à l'environnement. La ministre de l'Environnement traversait cette épreuve les yeux baissés, ce que j'ai relevé avant de lui demander comment elle pouvait accepter un tel affront à ses responsabilités. Il faut consulter le rapport du Vérificateur général pour comprendre que, en effet, il y a de quoi être gênée!

    Scott McKay, porte-parole de l'opposition officielle en matière de développement durable et environnement.

  • Fernand Trudel
    Abonné
    samedi 4 avril 2009 10h28
    Les verts ne sont pas à un seul mensonge près...
    Non content de lutter contre des mythes climatiques, les écolos s'en prennent maintenant à une économie qui ne rapporte pas assez à leur vue.

    Mais encore là a beau mentir ceux qui viennent de loin et qui ne connaissent pas ce domaine. Ils oublient de parler des coûts faramineux de la prospection et des coûts de mise en service avant exploitation.

    Actuellement à Malartic, les résidents déplacés le sont après avoir négocié une offre raisonnable et le font de leur plein gré. Ces gens savent très bien qu'il seront embauchés pour travailler dans la mine plus tard et que les mines génèrent une activité économique qui fait vivre ces régions éloignées.

    Voilà qu'une gang d'agitateurs verts venus des villes viennent se mêler de ce qui ne les regarde pas du tout. Une négociation entre gens consentants et conscient que la mine est une activité économique rentable pour la région, pas seulement pour le gouvernement.

    Après avoir fermé l'indyustrie forestière avec leur campagne d'un chanteur raté, voici qu'ils récidivent.

    Décidément, ces gens veulent abattre l'économie pour la remplacer par un interventionnisme de l'État à outrance. C'est la meilleure façon de tuer l'ambition et le goût de travailler. En nous planifiant la décroissance et la pauvreté, les verts finiront par jeter l'économie à terre. Et Monsieur Francoeur devra sortir son fusil enregistré pour survivre du produit de sa chasse...

    Au fait, les émanations de gaz toxiques provenant des autos est du monoxyde de carbone, CO et non du CO2. Il doit capter une autre partie d'oxygène pour devenir du CO2. Voilà pourquoi son exposition peut tuer l'homme en lui enlevant son oxygène...

    Or, le CO2 se dissout dans l'eau et est plus pesant que l'air. On s'en sert pour décaféiner le café. On s'en sert pour créer de l'effervescence dans les boissons gazeuses et la bière (les petites bulles). Il sert pour régulariser le PH de l'eau et du sang. Le CO2 est la nourriture des plantes et des arbres. Moins de CO2 et la forêt deviendra jaunissante et étouffée. Alors pourquoi luttent-ils contre un gaz qui refroidit à -78 degré, produit de la glace sèche utilisé pour faire de la boucane dans le théâtre ou simplement de galce dans les arénas. Voilà le mythe dont je parlais précédemment. Les verts ne sont pas à un seul mensonge près...

  • Odette Morin
    Inscrite
    samedi 4 avril 2009 11h25
    Leur jupon dépasse
    Est-ce possible d'être plus incompétant? Nous, les travailleurs, perderions notre job pour bien moins que ça! Ce gouvernement n'est, ni plus ni moins, que le complice du saccage du bien publique. D'après vous, le plan nord ne serait-il rien d'autre qu'un cadeau à l'industrie au nom du dieu économie? En plus, les différents ministères travaillent contre le bien de la population et ont le culot de lui refiler la facture de nettoyage. Ce gouvernement semble n'être qu'une succursale d'Ottawa qui travaille d'arrache pied au pillage de nos ressources et à la dégradation de notre environement.
    Encore merci M. Francoeur, sans vous, nous serions bien ignorants.

  • Pierre Simard
    Inscrit
    samedi 4 avril 2009 14h55
    M. Fernand Trudel Gratton
    M. Trudel-Gratton, vous me remplissez de bonheur à savoir que vous êtes fédéraliste. J'aurais clairement honte d'être dans ton camp! Ton mépris pour le pays que peut devenir le Québec me dérange vraiment. J'ignore d'où provient cette haine mais... travailles ça buddy.

    Mais, ya autre chose qu'il faut travailler. Ton argumentation est souvent sans autre fondement que vos sentiments et intérêts. Mythe climatique... tu es drôle toi!!! On parles-tu du mythe économique maintenant. L'économie ce situe quelque part entre l'astrologie de Jojo pis les prévisions météorologiques à long terme. Pis le pire dans tout ça, c'est que ça nous run par le bout du nez.
    La géographie, biologie, chimie, physique, etc... ça ne sort pas d'un chapeau tu sauras. Malgré certain manque de connaissance chez des revendicateurs, souvent les demandes d'écologistes proviennent de conclusions scientifiques, parfois hâtives mais c'est déjà mieux que se fier à son instinct ou à son porte-feuille. En gros, ne méprisez pas ce que vous ne comprenez pas, surtout pour des intérêts personnels.
    J'vais maintenant te parler un peu de climat. Saviez-vous qu'il peut se produire un emballement du climat et certains scientifiques (petit rappel : Spécialiste dans son domaine), parlent de l'irréversibilité pour les alentours de 2015. Un peu apocalyptique mais, selon des gens qui font juste ça de leur vie (scientifiques), c'est le temps qu'il reste pour faire un VRAI changement. Oui, oui, le type de changement que tous les Trudel-Gratton de ce monde ne comprennent pas pour sauver leur investissements, pensions de retraite, gaz à pas cher pour pouvoir prendre des vacances... Tu sauras, M. Gratton, que rien ne fait plus plaisir à un scientifique de défaire les conclusions d'un collègue de discipline. C'est ce qui oblige la rigueur scientifique. Même si 1 scientifique fait l'expérience, normalement, n'importe qui (Même toi M. Gratton), avec l'équipement, peut reproduire l'expérience. Donc, les plusieurs centaines d'études de diverses disciplines pointant dans une direction commune des modifications climatiques dû aux actions humaines peuvent avoir un GROS FOND DE VVÉÉRRIITTÉÉ !!!!! Pas comme des industriels ou politiciens (J'pense surtout à la gang à John J. Charest (menteur jusque dans la moelle)).

    C'est vrai que la Terre subit des cycles depuis la nuit des temps mais sachez que le cycle passé (celui d'il y a 420-400ka) corrèlent avec le cycle climatique planétaire actuel, ce qui nous placerait au centre d'une stabilité climatique de 20 000 ans mais, SURPRISE, depuis le début de l'ère industriel, la concentration de CO2 de l'atmosphère est passé de 280 ppm (partie par million) à 380 ppm et malgré tout les efforts que l'on pourrais faire, c'est certain qu'on va buster 450 ppm. À l'aide de carottage sur les grands glaciers (Inlandsis), les scientifiques savent avec précision les concentrations et en ont fait un parallèle avec la fluctuation de la température (écoute le film d'Al Gore, c'est assez bien vulgarisé pour ceux qui n'ont pas la connaissance

    Bon OK, vous parlez que le CO2 est bon pour les plantes, c'est vrai... bravo ! Mais, TABARNAK, l'humain coupe ses forêts PARTOUT sur la planète, comprends-tu ça !!!! C'est comme si on vous amputait d'un poumon pour respirer. Autre chose, les océans atteignent lentement le point de saturation, ce qui veux dire qu'elles n'auront pus de place pour stocké le CO2 et, ce gaz dans l'océan rend l'eau plus acide, ce qui affaiblit les coquilles des organismes, fragilise ainsi des maillons importants d'écosystèmes PARTOUT sur la planète.

    La Terre contre-attaque

    Le réchauffement de la t°C des océans diminue la possibilité de stockage des gaz et favorise la prolifération de coccolithophoridés (algue unicellulaire) très gros producteur de CO2. De plus, l'augmentation de t°C des océans favorise la construction de méga ouragans (style Kathrina). Attachez votre bonnet, on va battre des records. J'aimerais ajouter que les modèles actuels prévoit un réchauffement mondial moyen de 4.5°C pour 2100. Ce qu'il faut également y voir, c'est que le réchauffement ne va pas plafonner par lui même donc, il va continuer sur sa lancé.

    Sans environnement, pas d'économie

    J'en ais encore plus à dire mais faut que m'arrête. Ça me rends malade de savoir que des gens comme ça mais ce qui me rends vraiment malade, c'est l'irresponsabilité des comportements de nos gouvernements (ÉLUS... les gens sont vraiment caves !!!!!) !!!

    Merci

    Protégez l'environnement et ça commence par la simplicité volontaire. Pensez à ce que nous allons laisser aux générations futurs. J'aimerais qu'ils ne parlent pas de nous comme des monstres ayant abusés, dévastés, saccagés la biodiversité, la Terre, ses montagnes et ses rivières.

    Pierre Simard

  • Jacques Audet
    Inscrit
    samedi 4 avril 2009 17h27
    La loi c'est pour le peuple !
    Les minières ne sont pas du peuple, ni les gouvernements, ça va de soit ... C'est flagrant et honteux ce qui c'est passé et qui continue au secteur minier. Il y en des bien pires encore et toujours au même ministère ... (Et c,est semblable aux autres...) Mais quelqu'un peut-il dire comment on arrête cette barbarie et leur complices.

    Nous sommes sûrement bénis pour continuer d'élire ces mêmes politiciens à chaque élection ! C'est écoeurant !

  • lise jacques
    Abonnée
    samedi 4 avril 2009 18h32
    Comme vous dites , monsieur Audet pourquoi élire toujours les mêmes gouvernements?
    Il y a un gros pourcentage de la population qui est tellement écoeurée et désabusée qu'ils ne veulent plus rien savoir des politiciens. A force de s'en faire passer des vertes et des pas mûres par plusieurs partis politiques, ils ne votent plus, ce qui laisse le champ libre à ceux qui sont en place.. Il y a Ceux qui sont accrochées à certains partis et qui resteront toujours accrochés coûte que coûte et les autres. Parmi eux il y en a qui ne savent même pas ce qui se passe en politique, qui ne sont au courant de rien d'autre que les nouvelles à la télé, mais qui votent, je ne sais pas comment ils font pour choisir mais on voit bien les résultats.

    Quand le monde ordinaire s'intéressera vraiment aux dossiers qui touchent l'environnement, les ressources naturelles, l'agriculture avec ses monocultures OGM vendus par Monsento, alors les politiciens devront se mettre à la tâche sérieusement pour agir correctement et en transparence, ce que l'on ne voit pas de nos jours et des personnes honnêtes comme Amir Khadir peupleront le parlement, tout parti confondu.....

  • Jacques Laurin
    Abonné
    dimanche 5 avril 2009 10h52
    Cher Fernand Trudel...
    Voilà, les mots sont lâchés, les gens comme Richard Desjardins sont en train de « tuer l'ambition et le goût de travailler » des gens comme Fernand Trudel !!!

    Permettez-moi d'en être ravi.

    Il y a longtemps que nous connaissons ce qui fait lever le matin, Monsieur Trudel. Contrairement à ce que vous dites, c'est plutôt l'objet de votre motivation, pareille à celle de vos semblables, qui nous conduit à notre perte.

    Comme disait l'un des Rockefeller (je ne me souviens plus lequel), en réponse à quelqu'un qui lui exprimait son malaise face à ceux qu'il percevait comme moins fortunés : « What do you care about others ? Do they care about you ? ».

    Je suis quand même un peu surpris que vous ayez pris le temps de sortir votre groin de l'auge pour nous vomir vos âneries.

    Mais je suis peut-être trop sévère envers vous, car ne possédons-nous pas tous, jusqu'à un certain point, un Fernand Trudel intérieur...

  • Jacques Audet
    Inscrit
    dimanche 5 avril 2009 11h38
    Monsieur F.T. Gratton
    Il est clair que votre analyse n'est pas objective et soutenu par très peu de rigueur scientifique et de connaissances voire immorale par bout. Ce que vous soulevez est par contre intéressant:
    Pouvons nous être rentable dans une exploitation minière tout en étant respectueux de l'environnement ? Dépendamment où se situe celui qui s'interroge, la réponse sera fort différente. Si je suis l'investisseur, l'entrepreneur ou le travailleur de la mine, c'est uniquement en fonction des bénéfices ou du rendement sur mon investissement. Si je suis le payeur de taxe ou le consommateur, des conditions particulières s'ajoutent au calcul au regard des coûts du dégât occasionné et de l'utilité de l'exploitation et ses répercussions à long terme. (N'oubliez pas M. Gratton que la ressource minière est un bien public qui concerne l'ensemble des citoyens du Québec et non juste un patelin ... Lorsqu'il y a des problèmes sociaux dans un patelin, comme le manque de travail, c'est un autre ministère qui est concerné) Ce que normalement nos gouvernements portent attention afin de protéger les intérêts publics.

    Normalement toutes les éventualités précitées sont couvertes par des lois provinciales et fédérales. Le problème ici est qu'elles ne sont pas respectées ni appliquées. Voilà M. Gratton pour votre information. Et si ces loi étaient renforcées, nous en serions que plus heureux voilà tout. Il n'est aucunement question de privilégier qui que ce soit, vert ou noir, ou blanc.

    Si la mine ne peut pas être rentable dans l'observation de toutes les conditions, elle doit dormir encore. C'est la règle de la sagesse et du marché.

  • Fernand Trudel
    Abonné
    dimanche 5 avril 2009 15h21
    Pierre Simard ou l'adepte Gore-Guilbault aveuglé par leur parole apostolique
    Si votre religion kyotiste vous plait, ne l'imposez pas aux autres surtout quand elle est prêchée par un théologien comme Steven Guilbault ou un politicien comme Al Gore, les deux ténors du réchauffement. C'est pas très scxientifique...

    Au fait, une simplicité volontaire doit rester VOLONTAIRE et non forcée... Si vous appauvrir et vivre comme nos ancêtres en prenant soin de ne pas vous chauffer au bois vcomme l'homme des cavernes est votre idéal, je pense que vous ne pourrez jamais l'imposer à la très grande majorité des gens sensés.

    L'apport de l'homme dans les GES est scientifiquement prouvé à 0.0012% dans l'atmosphère terrestre. Alors remballez votre salade bio, elle est truffée de fausses données.

    Le consensus de Copenhague vous connaissez ?

    Je préfère le Consensus de Copenhague qui a examiné tous les défis du 21ème siècle et les ont priorisé. Ce consensus on le doit à un écologiste sceptique qui est directeur de l'Institut d'évaluation de l'environnement du Danemark, Bjørn Lomborg, fondateur de Greenpeace repenti...

    http://www.copenhagenconsensus.com/CCC%20Home|

    Le consensus de Copenhague est un projet lancé en 2004 qui cherche à établir les priorités pour faire avancer le bien-être de l'humanité.

    Un jury d'experts en économie, comprenant huit des plus éminents économistes du monde, fut invité à examiner ces sujets. Les membres étaient Jagdish Bhagwati de l'université de Columbia, Robert Fogel (prix Nobel) de l'université de Chicago, Bruno Frey de l'université de Zurich, Justin Yifu Lin de l'université de Pékin, Douglass North (prix Nobel) de l'université de Washington à Saint Louis, Thomas Schelling de l'université de Maryland, Vernon Smith (prix Nobel) de l'université George Mason, et Nancy Stokey de l'université de Chicago.

    On demanda au jury d'examiner les dix domaines de défi et de répondre à la question : « Quelles seraient les meilleures manières d'améliorer le bien-être global, et particulièrement le bien-être des pays en développement, en supposant que 50 milliards de dollars de ressources supplémentaires sont à la disposition des gouvernements ? ».
    Une trentaine de dossiers furent présentés parmi les dix sujets suivants: le réchauffement climatique, les maladies infectieuses, les conflits, l'éducation, la crise financière, la corruption gouvernementale, la lutte contre la malnutrition et la faim, les migrations humaines, l'assainissement, en particulier de l'eau, les subventions et les barrières douanières. Les résultats obtenus en 2004 ont été mis à jour en 2006 et 2008.

    Voici le classement

    TRÈS BONS PROJETS
    1. Maladies : Lutte contre le HIV / sida
    2. Malnutrition : Distribution de micronutriments
    3. Subventions et barrières commerciales : Libéralisation du commerce
    4. Maladies : Lutte contre le paludisme

    BONS PROJETS
    5. Malnutrition : Développement de nouvelles technologies agricoles y compris l'utilisation d'OGM
    6. Eau et assainissement : Technologie à petite échelle pour l'eau de subsistance
    7. Eau et assainissement : Distribution et assainissement de l'eau gérés par la communauté
    8. Eau et assainissement : Recherche sur le rendement de l'eau dans la production alimentaire
    9. Gouvernance et corruption : Réduction du coût de création d'une nouvelle entreprise

    PROJETS MOYENS
    10. Migration : Abaissement des obstacles à la migration des travailleurs qualifiés
    11. Malnutrition : Amélioration de l'alimentation du nourrisson et de l'enfant
    12. Malnutrition : Réduction de la prévalence de l'insuffisance pondérale à la naissance
    13. Maladies : Amélioration des services de santé de base

    MAUVAIS PROJETS
    14. Migration : Programmes d'incitation à la migration des travailleurs non qualifiés
    15. Climat : Taxe optimale sur le carbone
    16. Climat : Le protocole de Kyoto
    17. Climat : Taxe probabiliste sur le carbone

    Pour certaines propositions, le jury trouva que l'information était trop maigre pour permettre de porter un jugement. Ces propositions, dont certaines pourraient être intéressantes après un examen plus approfondi, furent donc exclues du classement.

    Comme vous voyez, vos priorités sont à la mauvaise place et le sommet du G20 vient de vous le rappeler par surcroît. Je préfère sauver des humains d'une mort certaine actuellement que de me préoccuper de ce qui va arriver dans cent ans surtout quand ces mêmes "experts" nous prédisent une catastrophe en 2100 et ne peuvent nous prédire correctement la température 48 heures à l'avance. Je me rappelle trop le bogue de l'an 2000 ou l'un des principaux arnaqueurs s'appellait Al Gore. Il récidive avec son film truffé de données infondées scientifiquement à un point tel que même le GIEC le contredit sur certains points. Ce qui fait dire à plusieurs que les modèles informatiques ne sont pas scientifiques surtout d'ordi qui devraient cesser d'exister le 31 décembre 1999. Voici quelques témoignages.

    "Les ordinateurs permettent à un mauvais modèle d'être précisément faux." William Gray, spécialiste des ouragans

    "Il n'y a aucun lien prouvé entre réchauffement global et activités humaines." Yury Izrael, vice président du GIEC (Novosti mai 2005)

    "Notre capacité à produire des prédictions basées sur les modèles semble avoir dépassé en vitesse notre capacité à utiliser ces outils informatiques avec sagesse dans les processus de décision." Roger Pielke Jr, NATURE Vol 447 le 3 Mai 2007

    "Je ne fais pas partie du dit consensus, qui croit que la science du réchauffement climatique causé par l'homme ne se discute plus. En fait, il y a peu de vraie science dans cette histoire." Prof Reid A. Bryson, considéré comme le père de la climatologie

    "Je pense qu'il convient de sur-représenter les faits qui montrent à quel point le [réchauffement global] est dangereux pour inciter les gens à écouter les solutions." Al Gore dans un interview en mai 2006 http://www.grist.org/news/maindish/2006/05/09/robe

    "En tant que Géologue, j'aime observer la Terre. Mais, il est ridicule d'associer cet objectif à un "consensus" selon lequel les humains seraient la cause du réchauffement climatique alors que l'expérience des hommes, les données géologiques et l'histoire ainsi que le refroidissement actuel peuvent montrer le contraire. Le "Consensus" ainsi que beaucoup l'ont dit, ne représente que l'absence d'une science achevée. Vous savez, aussi bien que moi, que la "panique du réchauffement climatique" est utilisée à des fins politiques pour accroître le contrôle du gouvernement sur la vie des Américains, sur leur revenus et sur leurs prises de décision. Ceci n'a pas sa place dans les activités de la Société." 20 Nov. 2008 : Un géologue et astronaute américain de la NASA, Harrison H. (" Jack") Schmitt

    "Il existe d'excellentes corrélations entre les fluctuations naturelles du soleil et la température terrestre alors que les scientifiques ne parviennent pas à trouver de corrélation entre les activités industrielles, la consommation de l'énergie et les températures globales. Mais le traitement du réchauffement climatique ne relève plus de la sphère scientifique. " Ronnie Walter "Walt" Cunningham, astronaute de la NASA

    " La plupart des scientifiques ne comprennent pas les mécanismes de base et ils préfèrent s'en référer aux modélisateurs du climat. Les modélisateurs du climat veulent rentrer toutes les données dans les modèles. Ainsi, les modèles climatiques sont supposés vous donner la solution par un coup de baguette magique. Je parierais qu'un grand nombre de scientifiques sont sceptiques mais ils ne l'admettront pas en public. Si vous en discutez avec la plupart des scientifiques qui sont des ardents supporters de cette question (NDLR : du réchauffement climatique anthropogénique), vous réalisez qu'ils ont une vision politique ou idéologique globale qui nécessite que l'humanité cesse de mettre du CO2 dans l'atmosphère. C'est une croyance religieuse et elle est très répandue dans les milieux scientifiques. " Roy Spencer Directeur de Recherches sur les questions climatiques à l'Université de l'Alabama (Huntsville). Il a été chef de projet sur la recherche climatique à la NASA

    Il y a tant de gens qui tirent bénéfice de cette affaire de réchauffement de la planète - tous les grands laboratoires de recherche et autres. L'idée est d'effrayer le grand public afin de recevoir de l'argent et de poursuivre ses travaux. Maintenant que la guerre froide est terminée, nous devons nous fabriquer un nouvel ennemi, commun à tous, pour soutenir la Science et quel est le meilleur ennemi commun pour la planète que les gaz à effets de serre ? BILL GRAY est professeur émérite (donc retraité) au laboratoire de Sciences Atmosphériques de l'Université de l'Etat du Colorado. 4 novembre 2008

    Oui, vous pouvez continuer à croire tout ce qui est médiatisé sans précaution et sans contrepartie mais permettez-moi de vous dire que je penses que vous nous faites perdre un temps précieux et des milliards pour des faux problèmes car l'homme n'est que pour 0.0012% de la pollution atmosphérique et qu'en diminuant ses émanations de 6%, on vient de jeter une goutte dans l'océan universel.

    Je ne dis pas qu'il n'y a pas de changements climatiques, il y en a toujours eu depuis que la terre existe. Même les continents se déplacent et les axes des pôles aussi. Je dis que l'homme, ce prétentieux, doit s'adapter et ne pas essayer de changer la planète. Je suis pour le respect de l'environnement mais pas au prix de m'appauvrir ou de laisser mourir un humain pour un idéal...

    Monsieur Simard un peu de précaution vous aurait évité de tomber dans le dogmnatique. Ici, on parle de l'exploitation d'une mine d'or car actuellement le prix de l'or rentabilise les investissements à faire. C'est comme ça l'économie. Vous ne comprendrez pas car vous voulez la détruire et la faire décroitre jusqu'au point ou les hommes se battront pour subsister...

    Combien avez-vous investi dans une mine d'or et en avez vous visité une au moins?

    Moi, oui je suis descendu dans les profondeurs de plusieurs mines fer, cuivre et or et j'ai tenté quelques placements minimes ou j'ai perdu ma chemise. Car quand on investi on prend un risque...

  • Isabelle Robillard
    Inscrite
    dimanche 5 avril 2009 21h48
    @ M. Fernand Trudel
    Je vous trouve très patient et généreux d'avoir voulu éclairer le citoyen ordinaire en argumentant de si belle façon votre pensée. Je suis en tout point on ne peut plus d'accord avec vous. Toutefois, je me demande parfois si ce n'est pas peine perdue dans ce monde déboussolé et déconnecté de la réalité du grand nord avec ses Éléonore, Matoush, Renard, etc.. Tous de beaux projets québécois, où certaines caisses de retraite ainsi que le gouvernement (probablement plus que tout autre)espèrent une fin heureuse. Comme on dit: "les chiens aboient et la caravane passe". Laissons les journalistes et artistes aboyer et continuons sereinement à développer notre coin de pays. Sachez cependant que de vous lire m'a grandement réconforté.

  • Rémi Charbonneau
    Inscrit
    lundi 6 avril 2009 08h30
    Comment tuer sa vache à lait
    Quelle belle bibitte avons nous attrapée là, apportons là vite à l'insectarium de Montréal, elle est peut-être plus volatile qu'on ne le pense. Quelques producteurs miniers auraient omis de payer leur royauté à l'état. Historiquement l'état Canadien et Québécois sont nés des royautés des industries minières et forestières, une autre époque où le travail salarié ne faisait pas monnaie courante. De nos jours, l'état tire ses profits des salaires et les camarades du minier, qui triment dur, contribuent favorablement à l'impôt. Les minières Québécoise se tirent également très bien en sécurité, une bonne partie de leur revenu y est réinvestie, avec un contrôle étonnant sur les accidents. Les projets miniers sont maintenant soumis au processus d'évaluation des impacts sur l'environnement, de sorte qu'une partie des investissements et profit minier financent des études de la faune, de la flore et les populations avoisinantes, un brin d'humanisme n'a jamais fait de tort à personne, et c'est très bien comme ca, on est en 2009 n'est ce pas?
    Finalement la majorité des profits des minières revient aux investisseurs, des citoyens (voir l'excellent commentaire de Monsieur Trudel) et des sociétés d'investissement d'ici et d'ailleurs qui ont risqué des fortunes, à l'étape délicate où ces mines devaient être mises en opération, sans aucune garantie de retour sur l'investissement. Certains rirons ici, mais prenez une demi heure en recherche sur l'internet, les actionnaires des compagnies minières coté en bourse sont des données publiques et vous trouverez vite que la Caisse de Dépôt et Placement du Québec (CDPQ), la Société Générale de Financement (SGF) et les fonds syndicaux sont des investisseurs massifs dans la majorité de ces projets. He oui, les camarades du minier travaillent un peu pour moi et vous et pour ce qui aurait pu être notre retraite tout en produisant les métaux dont nous avons besoin.
    Donc si on compare les Minières à une vache à lait, disons que la peau va en salaire et autres retombées économiques, la viande en dividende aux investisseurs (incluant la CDPQ) et en impôt, et le reste, disons les os, auront servie aux charges sociales et environnementales. Le lait aura servi à payer les pourboires, les camarades serveurs bossent durs eux aussi, je ne vois vraiment pas pourquoi leur pourboire devrait être remis au caviar pour les autres. Alors si l'état n'a pas insisté pour le 12% de royauté (chiffre que j'aimerais bien avoir le temps de vérifier) et qui pourrait représenter le fumier de la vache prélevé à même ses intestins, pas de temps à perdre, c'est probablement parce qu'ils auraient simplement diminué les profits et donc les impôts à payer par la Minière, de même que les dividendes à la CDPQ et à la SGF.
    Vous trouvez sans doute cruel que j'écorche et dépèce ainsi cette vache à lait minière mais, appliquez l'analogie aux vaches forestières et navales, et vous trouverez peut être une explication à mon sarcasme. Par ailleurs la vache minière a la particularité de devenir grasse qu'une fois aux dix ans. Déjà, elle maigrit à vu d'oeil et le modèle Québécois devra se tourner vers d'autres mammifères pour la suite. Je ne suis pas tout à fait sûr que la préservation de l'environnement fera partie des priorités (on dit déjà que les travaux d'infrastructure annoncés par l'état québécois seront soustraits aux évaluations environnementales) et vous, M. Francoeur, serez peut être alors attitré à une autre chronique. On pourrait remplir plus de pages sur les belles bibittes qui dressent les honnêtes citoyens contre leurs camarades mais ça demanderait plus de papier et plus d'arbres coupés, alors je vous le déconseille.
    Bonne chance,
    Rémi Charbonneau,
    Géologue, Ph. D.,

  • Guy Fafard
    Inscrit
    mardi 7 avril 2009 09h51
    Bravo monsieur Trudel
    Merci monsieur Trudel pour cet exposé patiament démontré pour les ingares de notre communauté.

    http://www.ledevoir.com/2009/04/04/commentaires/09

  • Chryst
    Abonné
    jeudi 9 avril 2009 12h28
    @ messieurs Trudel, Charbonneau et les autres
    Le trou de monsieur Francoeur a aussi été observé par le vérificateur général. Y aurait-t-il méprise de sa part ?

    Vous avez écrit : "Notre capacité à produire des prédictions basées sur les modèles semble avoir dépassé en vitesse notre capacité à utiliser ces outils informatiques avec sagesse dans les processus de décision." Roger Pielke Jr, NATURE Vol 447 le 3 Mai 2007.

    Selon vous, le Prof Reid A. Bryson, qui suit et que vous considéré comme le père de la climatologie aurait dit "Je ne fais pas partie du dit consensus, qui croit que la science du réchauffement climatique causé par l'homme ne se discute plus. En fait, il y a peu de vraie science dans cette histoire."

    Plus loin vous citez un autre scientifique qui dit : "En tant que Géologue, j'aime observer la Terre. Mais, il est ridicule d'associer cet objectif à un "consensus" selon lequel les humains seraient la cause du réchauffement climatique alors...

    Vous citez également un astronaute de la NASA qui aurait dit : < Le traitement du réchauffement climatique ne relève plus de la sphère scientifique. >

    Vous écrivez aussi : < La plupart des scientifiques ne comprennent pas les mécanismes de base et ils préfèrent s'en référer aux modélisateurs du climat...>

    Je connais aussi un prof d'université qui a travaillé sur les modèles de croissance des arbres et qui avait fait son doctorat en Colombie britannique. Il ne croyait guère à la prédiction des modèles. Le temps est difficilement prévisible plus de 48 hrs à l'avance.

    J'en ai assez de vos idées sur les causes exactes du réchauffement. Vous nous prouvez vous-même que plusieurs n'en savent rien.

    Einstein, je crois, a comparé la science à une bougie. Elle ne permet de voir qu'une portion du mur de la grotte. Jamais la grotte en entier.

    Dans le doute, les politiciens ont décidé d'agir. Pouvons-nous leur en vouloir pour une fois ?

    Toujours est-il que ceux qui ne jurent que par l'argent utilise la science, comme vous, pour parvenir à leurs fins. Socialisons les coûts et privatisons les bénéfices sans rien demander en retour si ce n'est que des emplois, plus ou moins précaires.

    Dans les années 70, les forestières ont reçu plus de 1,6 milliards pour moderniser leurs installations. Qu'est-ce que cela a donné ? Aujourd'hui, ce sont les américains qui nous achètent.

    Il ne serait pas tout à fait mauvais de suivre un peu leur exemple: leurs technologies peuvent nous donner plusieurs longueurs d'avance dans nombre de domaines de l'activité humaine. Si l'on misait sur ces dernières pour faire face aux crises.

    @ monsieur Charbonneau. Nous ne sommes plus à l'époque de Duplessis pour simplement donner nos ressources ou faire quoi que ce soit de l'environnement. Les jeunes peuvent bien être désabusés ; à voir aller les choses.

    Michel Thibault ing. f. (retraité) m. sc. écologie et pédologie

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