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Recherche parachute doré

Lise Payette   3 avril 2009  Québec
N'allez pas croire que ma demande soit seulement motivée par l'argent. Pas du tout. Mais je suis très curieuse de savoir comment on arrive à ce niveau d'«accommodement raisonnable» dans le milieu financier; qu'on puisse s'asseoir devant quelqu'un pour négocier, non seulement son salaire qui est déjà pas mal salé, mais les petites primes qui doivent l'accompagner: le cadeau d'arrivée, dit le «Golden Hello», et les cadeaux de départ qu'on appelle les «primes de séparation», sans oublier bien sûr les retraites bien dodues qui vont suivre.

C'est sans compter les comptes de dépenses qui permettront quelques petites folies et des vacances pour refaire le plein de temps en temps. Tellement de détails que je ne suis pas sûre qu'un être humain normalement constitué puisse gérer tout ça tout seul. Il doit sûrement se faire aider par un négociateur professionnel, autrement il risquerait de se faire avoir. Quelle horreur!

Nous savons maintenant pourquoi il y a des riches parmi nous. Il nous aura fallu du temps pour comprendre comment ça fonctionnait. En fait, me semble-t-il, à moins qu'on me prouve le contraire, il faut d'abord être né à la bonne place, dans le bon milieu, avec des parents qui ont les bons amis et la possibilité de faire de bonnes études.

Si vous êtes né en Ontario mais que vous arrivez à faire une phrase en français, les portes du Québec vous seront grandes ouvertes. Si votre nom se compose d'un prénom anglophone suivi d'un nom de famille francophone, ou même l'inverse, vous venez d'ajouter plusieurs points à votre candidature à un parachute doré. Si vous savez vous tenir en public et que vous pouvez jouer au golf, votre avenir est assuré. Si en plus vous épousez la petite fille d'un ancien premier ministre ou la fille d'un ministre important, soyez sûr que le parachute va s'ouvrir.

Quand ces êtres rares sont congédiés, parfois pour incompétence — qu'on prendra bien soin d'appeler autrement dans ces milieux — vous ne risquez pas de les retrouver déguisés en quêteux sur la rue Sainte-Catherine. Vous les verrez plutôt juchés tout en haut de la pyramide, dans un autre organisme qui aura su les accueillir à bras ouverts une fois terminée, à nouveau, la négociation du «Golden Hello» et de tout le reste. Pas question que ça change. Les happy few se renvoient le parachute, c'est connu. Tu amortis ma chute, j'amortirai la tienne. Personne ne se fait jamais mal. On ne s'aime pas, mais on s'entraide.

Qui paye?

Pour tous les organismes d'État, c'est nous qui payons ce petit jeu. Ça commence par le salaire du premier ministre, qu'on ne peut mettre à la porte qu'une fois tous les quatre ans. On paye aussi le salaire de tous ses ministres. Certains citoyens ont été surpris d'apprendre cette semaine qu'ils payent aussi les salaires de la multitude de «conseillers politiques» qui entourent tout ce beau monde. Nous payons les parachutes dorés des dirigeants de nos sociétés d'État, ceux-là même qui ont des loges au Centre Bell à nos frais, comme nous l'avons appris cette semaine.

Où est-ce que ça va s'arrêter? Vu de l'extérieur, cela apparaît comme une immense hémorragie que rien ne pourra arrêter. Surtout que notre premier ministre, Jean Charest, a l'air de trouver tout ça tout à fait normal. En fait, quand on le regarde aller, on peut très bien s'imaginer qu'il se prépare lui-même le plus beau des parachutes dorés pour le jour où il quittera la politique ou que la politique le quittera. J'ai parfois la désagréable impression qu'il place déjà ses pions et qu'il passe plus de temps à préparer son avenir qu'à s'occuper de notre présent.

Le ménage du printemps

Le ménage qui s'impose semble si difficile que la tentation est grande de laisser faire. Baisser les bras n'est pas une solution. Parce que si nous baissons les bras, ceux qui ont les deux mains dans la caisse vont continuer de se remplir les poches pendant que nous allons continuer de nous appauvrir. Il y a dans ce monde des pays où on a fait la révolution pour bien moins que ça. Il est plus que temps de sortir de notre torpeur, d'exiger des changements et de talonner ceux et celles qui sont en prise directe sur les lois qui nous gouvernent. On pourrait alors dire que «le temps du mépris est fini».

La récession qui nous frappe aura permis de mettre au jour tout un système de protection des bien nantis que nous ne soupçonnions pas. Il nous reste à découvrir qui cache son argent dans les paradis fiscaux plutôt que de payer sa part des impôts et nous aurons un bon portrait des indésirables de notre société. La crise n'aura alors pas été inutile.
 
 
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  • Guillot Sophie
    Inscrite
    vendredi 3 avril 2009 04h54
    Je vous invite à aller écouter ...
    les vidéos humouristiques de Stéphane Guillon et Didier Porte sur France inter, et notamment celle de Didier Porte intitulée :
    "Patrons voyous de tous les pays, unissez-vous" .

    C'est caustique, drôle tout en soulignant des travers bien réels eux sur l'actualité politique française.

    http://www.radiofrance.fr/franceinter/video/humour

    En ces temps de crise, ça fait du bien de rire des âneries avec lesquelles nos politiques tentent de nous leurrer.

  • Serge Manzhos
    Inscrit
    vendredi 3 avril 2009 05h05
    le vrai probleme
    vous avez mis a part un petit groupe qui est plus en vu que les autres à cause d'être en haut de la pyramide. Il n'y rien d'anormal dans le fait que les dirigeants soient mieux payés que les dirigés. Le vrai problème est dans le fait des multiples et obscures façons de se faire payer dont se prévalent non seulement les hauts dirigeants. Les avantages divers ne faisant pas parti du salaire sont négociés partout, par des syndicats, par exemple, incluant les employés de l'État.
    Votre cause de justice serait mieux servie si vous vous concentriez sur ce problème-là : recentrer la rémunération sur le salaire. Que ce soit un gestionnaire de fonds ou un simple salarié, qu'il ne négocie que son salaire et paie tout ses plaisirs à même son salaire. On verra clairement alors que vaut chaque travail. Plus de transparence, plus de libertés pour toutes les parties, les couts afférant (incluant les couts politiques) réduits. Sauf que cela devrait se faire pour tous, sans viser explicitement des groupes plus riches et apparaître comme jalousie ou vengeance.

  • Guillot Sophie
    Inscrite
    vendredi 3 avril 2009 05h43
    Quelques liens utiles pour vous madame Payette
    Top 10: Fortune française
    Classement 2009 Forbes : Les plus grosses fortunes de France en image
    www.lexpress.fr

    Rémunération des patrons
    Les recommandations du Medef et de l'Afep
    www.code-afep-medef.com

    Grille des salaires 2009
    Comparez si vous êtes bien payé Classement par metier
    www.calcul-salaire.org

    Pour info :
    85% des français vivent avec moins de 2000 euros par mois.
    Sarkozy s'est augmenté depuis qu'il est les mains sur le volant de 200%, il touche ( et touchera à vie ) 39 000 euros mensuels. Je vous épargne les notes de frais, la voiture de fonction avec chauffeur, les gardes du corps, etc qui ne sont pas incluses. On comprend mieux qu'il ait à coeur de défendre l'ensemble des français. Séguéla le célèbre publicitaire conseiller en communication de Mitterand, Chirac et Sarkozy n'a-t-il pas déclaré "A 50 ans si on n'a pas une rolex, on a raté sa vie". Il a été gentil, puisqu'il n'a pas précisé de quel modèle il parlait, le moins cher étant à 5000 euros. Miterrand sur les affiches de sa première campagne électorale qui l'a menée au pouvoir en 1981 ne portait pas de Rolex et il avait plus de 50 ans. Est-ce à dire que le représentant de la Force Tranquille avait raté sa vie ?

  • Normand Carrier
    Abonné
    vendredi 3 avril 2009 06h06
    L'injustice des hauts cadres !
    Yves Michaud et son MEDAC se bat depuis belle lurette pour dénoncer les abus salariaux des dirigeants d'entreprise . Il est évident qu'ils ne peuvent s'autodicipliner et que nos législateurs devront se pencher sur ces abus comme l'a fait le président Obama récemment . Dans le cas de Michael Sabia , il fait clairement parti d'un réseau de <p'tits n'amis> dont Jean Charest et son chef de cabinet monsieur Gagnier font parti ....
    Normand Carrier

  • Lorraine Dubé
    Abonnée
    vendredi 3 avril 2009 06h27
    L'art de dilapider nos acquis- Plan B
    Vous dites en parlant de monsieur Charest: "J'ai parfois la désagréable impression qu'il place déjà ses pions et qu'il passe plus de temps à préparer son avenir qu'à s'occuper de notre présent."

    Tout indique son opportunisme et ses tendances à la partisannerie. Les élections du 8 décembre ont eu lieu pour s'assurer encore le pouvoir, étant minoritaire, et, sachant les déboires qui s'annonçaient entre autres à la Caisse De Dépôt...Même la Banque du Canada les avait prévenus dès 2005 des risques d'investissements dans le papier commercial. Ce gouvernement est irresponsable. Je ne peux croire que nous soyons pris pour un mandat de 4-5 ans avec ces incompétents à défendre et protéger nos intérêts.

    Plusieurs iront plus loin que vous madame Payette en s'interrogeant sur la possibilité que leur plan B inclue l'urgence de dilapider les institutions québécoises. Les fédéralistes du clan Desmarais ont bien noté l'argument de Jacques Parizeau au sujet de la Caisse De Dépôt à la suite du référendum de 1995. Ils en ont pris acte.

    Ces opportunistes placent les pions pour leurs retraites dorées au détriment et mépris de nos intérêts, saccageant allègrement du même coup nos acquis dans le seul but de neutraliser l'émancipation du Québec. Une pierre-deux coups!...tout en se remplissant les poches.

    Il y a dans ce monde des prostitués(es) qui s'assument...ce qui n'est pas le cas de ces voleurs....qui sont colonisés jusqu'à la moelle et vendraient leur propre mère.

  • Jean-Pierre Lusignan
    Abonné
    vendredi 3 avril 2009 07h00
    Deux complicités jamais comprises de ma part
    Je ne comprends pas le bien fondé moral et juridique des deus complicités suivantes: 1) quand on fraude énormément le fisc, on ne vole pas énormément et 2) celui qui cache énormément de revenus dans des paradis fiscaux a tout autant de chances qu'on ne le sache jamais.

    En cas de fraude, à qui bénéficie le secret fiscal? aux contribuables en général?

  • Jacques Brown
    Abonné
    vendredi 3 avril 2009 07h11
    wow
    Vous devriez faire parvenir ce papier a
    tout vos competiteurs et le faire parraitre pleine
    page dans tout les journaux de la province...
    Beau resume de notre situation economique qui en
    fait n'est qu'une purge de notre argent par le haut!

  • André Chamberland
    Inscrit
    vendredi 3 avril 2009 07h45
    Le mépris conduit à la révolution et au terrorisme
    Les USA l'ont fait et l'ont vécu. Le Canada et le Québec le font et le vivront certainement bientôt. En fait, les profiteurs biens nés dont vous parlez, madame Payette, le savent bien. C'est pourquoi ils tentent et réussissent à en profiter le plus possible maintenant pour aller ensuite se faire oublier quelque part dans leurs châteaux que nous leur auront payés.

    Un système mafieux comme ceux-là ne se changent pas. Ils doivent être supprimés et remplacés. Le changement vers le bon, juste et équitable, il est impossible dans leur cas. Un rapace, un oiseau de proie, ne deviendra jamais bon car il en est incapable et de toute façon serait renié et exterminé par ses pairs.

    Réveillons-nous et agissons concrètement dans chacune de nos actions quotidiennes de sorte de détruire ce système pourri. Alors nous trouverons encore quelques êtres honnêtes et passionnés qui gouverneront notre pays.

  • Pierre Girard
    Abonné
    vendredi 3 avril 2009 07h48
    C'est arrangé avec le gars des vues, Madame Payette. Et ce n'est pas fini car...
    le gars des vues est "un gouvernement secret", c'est-à-dire les quelques-uns, pas plus d'une vingtaine, qui dominent tout, associé au complexe militaro-industriel qu'ils ont mis sur pied et qui nous entretient dans l'ignorance des hautes technologies qu'ils ont développé depuis les années 40. Ils occultent tout ou à peu près, et ils contrôlent les grands médias.

    Le 11 septembre 2001 est leur oeuvre, la crise financière est leur bébé, et, le gouvernement fasciste mondial, qu'ils sont en train de mettre sur pied, est leur but ultime. Ils y sont presque arrivé mais on ne le voit pas car ils pratiquent un fasciste subtil d'apparence démocratique.

    pierre girard

    www.pierregirard.ca - si vous voulez savoir dans quel monde on vit.

  • Christian Montmarquette
    Inscrit
    vendredi 3 avril 2009 07h53
    Apprennons à voter !
    Bonjour Madame Payette,

    Vous dites :

    « Le ménage qui s'impose semble si difficile que la tentation est grande de laisser faire. Baisser les bras n'est pas une solution. Parce que si nous baissons les bras, ceux qui ont les deux mains dans la caisse vont continuer de se remplir les poches pendant que nous allons continuer de nous appauvrir. Il y a dans ce monde des pays où on a fait la révolution pour bien moins que ça. Il est plus que temps de sortir de notre torpeur, d'exiger des changements et de talonner ceux et celles qui sont en prise directe sur les lois qui nous gouvernent.»

    Vous proposez donc un «grand ménage» mais, vous ne dites pas comment il faut faire....

    Or, je peux vous dire, sinon vous prédire que l'inertie face au changement sera grande, sinon colossale et ce, de la part de «tous» les partis politiques actuellement en place.

    On peut bien élever le ton, s'indigner, sortir les pancartes, faire des manifs, occuper les tribunes, écrire des lettres... Tout cela est assurément fort méritoire et ne doit pas être délaissé. Mais on risque aussi, comme vous devez vous en douter, de parler dans l'oreille d'un sourd qui profite de la situation.

    Mais, je peux vous dire, qu'il n'y a rien comme de leur répondre par la bouche de nos canons et rien comme de leur «piquer des votes», pour ne pas dire de leur «piquer des sièges».

    Si toutes ces situations d'abus ont tant dégénéré, c'est que nous n'avions plus de chien de garde politique au Québec. Puisque le seul chien sont nous disposions remontait aux années 70' et avait mis toute l'emphase se sur la «question nationale» et est désormais devenu lui-même un parti inféodé.

    La véritable solution en profondeur pour cesser de nous faire arnaquer de la sorte et éliminer toute cette culture politique, administrative et financière de bas étages, passe inévitablement par un radical renouvellement politique.

    Et au Québec, ce grand ménage s'appelle «Québec solidaire».

    En ce sens, je crois qu'il y a de l'espoir puisque que les dernières statistiques semblent plus qu'encourageantes...


    « Tout ce qui stagne fini par pourrir »



    _______________________

    Christian Montmarquette
    Membre de Québec solidaire
    Militant pour l'éradication de la pauvreté et l'indépendance du Québec

    Québec solidaire obtient 8 % des intentions de vote :
    http://www.vigile.net/Quebec-solidaire-obtient-8-d

    « Fédéralisme -Souverainisme » : Une dialectique aliénante :
    http://www.vigile.net/Federalisme-Souverainisme-Un
    Québec solidaire obtient 8 % des intentions de vote

    http://www.vigile.net/Quebec-solidaire-obtient-8-d


    QS

  • Marc Gendron
    Abonné
    vendredi 3 avril 2009 08h16
    Et vlan!
    Rien que pour ce papier d'une rafraîchissante indignation, je vous le donnerais votre parachute doré. À n'importe quel prix...

  • Guillot Sophie
    Inscrite
    vendredi 3 avril 2009 08h23
    à Serge Manzhos
    http://hebdo.nouvelobs.com/hebdo/parution/p2311/do

    Je vous conseille fortement d'aller lire les chiffres réels. Même leurs seuls salaires sont pharaoniques.

    Le salaire minimum en France est de 1000 euros net par mois.
    J'aimerais que l'on m'explique comment on peut considérer valoir 700 fois plus qu'une femme de ménage même si on a de lourdes responsabilités sur les épaules. Et dans le contexte actuel c'est d'autant plus choquant que ce sont ceux qui (sur)vivent avec 1000 euros par mois qui vont payer la facture pour les banquiers qui nous ont tous mis dans la panade.

    Total a publié ses résultats en France pour 2008 : 13,8 milliards d'euros de bénéfice. Décisions : licenciement de 555 salariés.

    A quand le salaire (+ avantages tous confondus) maximum autorisé ? (quelque soit la conjonture économique)

  • Francine Lavigne
    Inscrite
    vendredi 3 avril 2009 08h57
    l article de mme lise payette
    je suis bien fière de savoir que mme l. payette continue d être active...au moins dans ses idées qu elle partage si bien...si elle se permet de critiquer le gouvernement provincial actuel...entre autres...c est qu elle a surement connu mieux...et j aimerais qu elle en parle, se fasse entendre, (elle et d autres gens convaincus).... à plus de monde possible, déjà péquistes et les autres... ces choses et toutes ces choses qui étaient mieux et qui pourraient l être encore...et de quelles manières se seraient mieux ...on a jamais fait assez pour faire comprendre et aider à faire réaliser tout ce qui pourrait être meilleur pour l ensemble d une culture, d un peuple... qu on dirait francais... pour le pays Québec...Il faut savoir devenir perdant d un canada... pour pouvoir gagner Québec, le pays...à bâtir... et au-delà des craintes et sans amoindrir ce qu il peut y avoir encore de bon et de mieux pour l ensemble de la population... bien québécoisement...

  • chamane222
    Abonné
    vendredi 3 avril 2009 09h00
    Les pauvres et l'argent
    Pour citer H.Miller que j'ai lu au temps de ma jeunesse folle...,« Quand la merde vaudra de l'or le cul des pauvres ne leur appartiendra plus »

  • Nicole Lamoureux
    Inscrite
    vendredi 3 avril 2009 09h19
    Les personnes auto-collantes
    Qu'un dirigeant soit bien rémunéré s'il a les compétences pour accomplir ce pourquoi nous le payons , je respecte, là ou j'ai un très gros gros problème,c'est que ces personnes,comme M. Sabia, comme les nombreux conseillers de Charest sont payés grassement non pas pour leurs compétences mais bien par lien d'amitié, par intérêts réciproques,ou par retour d'ascenseur avec un mépris total des québécois qui eux travaillent avec compétence dans des conditions minimales souvent Ces personnes amis du gouvernement sont auto-collantes, elle ne se mélangent pas au reste de la population,de peur d'être contaminées par la compassion et le partage de la richesse. Quant aux hors-d'oeuvres qui accompagnent leurs salaires ils devraient être abolis carrément. Mais...... je rêve ....n'est-ce pas??? Comme nous avons pu le constater hier encore avec M. Sabia, il s'était gardé une petite gêne en ne se départissant pas des obligations de BCE, il voulait se garder un 863,000$ de bonis à moins que ce soit de l'ignorance ou encore une soif vorace de toujours en vouloir plus plus .... Je n'ai aucune compétence dans le domaine ,mais chose certaine je sais que BCE est directement en conflit d'intérêt avec Vidéotron, mais pas lui, ni la ministre de la sacoche vide, en plus, cette ministre a osé affirmé que M. Sabia avait tout remis entre les mains d'une fiducie alors qu'aucune fiducie n'avait à ce jour été crée. On nous ment en pleine face quotidiennement et on ne réagit plus .. Avons-nous déjà oublié que nous payons une partie du supplément de revenu garanti de 75,000$ de Charest?? N'est-ce pas suffisant ??? Ou est cette personne qui sonnera la fin de la récréation?

  • Marie Mance Vallée
    Inscrite
    vendredi 3 avril 2009 09h44
    Le Grand Banditisme
    Et nos politiciens se fendent en quatre pour nous convaincre que la caisse est vide.

    Tout ce qui se passe au Québec dans ces milieux est ni plus ni moins que du « Grand Banditisme » tels les mafias.

    Marie Mance Vallée

  • Paul Lafrance
    Inscrit
    vendredi 3 avril 2009 09h48
    Les abus
    Loin de moi l'idée de banaliser les abus dans les hautes sphères des entreprises privées ou de l'État, toutefois, il ne faut pas tomber dans les insinuations où madame Payette aime se vautrer. Prétendre que notre premier ministre fait passer ses intérêts avant ceux des Québecois est une insinuation malhonnête. Devrait on penser que madame Payette, alors qu'elle était ministre péquiste faisait passer ses intérêts avant ceux des citoyens?
    Paul LaFrance
    Québec

  • Céline Dussault
    Inscrite
    vendredi 3 avril 2009 09h57
    And now ladies and gentlemen....the ppp
    Le coin de la couverte est à peine levé que nous découvrons avec horreur ce que nous soupçonnions depuis belle lurette, mais que nous n'osions dévoiler de peur d'être pris à partie par les tenants du positivisme. Très bientôt, un autre scandale semblable à celui des jeux olympiques sera mis à jour. Les tits n'amis se préparent à siphoner les citoyens dans l'affaire du CHUM. Les contrats qu'ils obtiendront du gouvernement seront faramineux. Jusqu'où ces barbares pourront-ils aller avant que le peuple ne se révolte autrement qu'en votant tous les 4 ans ? Déjà autour de moi la désobéissance civile est commencée. Comment leur en vouloir ? Les dirigeants savent que nous sommes un peuple de peureux et il suffit qu'ils émettent un commentaire rassurant devant les médias pour que tout rentre dans l'ordre. Vous avez entendu ce que Charest a dit concernant les loges au Centre Bell ? Que c'était une tradition !!!! Quelqu'un aurait-il une solution à apporter pour faire baisser ma pression ?

  • Martine Tiramani
    Inscrite
    vendredi 3 avril 2009 10h00
    idealiste tout sa vie
    chere mme payette, je crois que vous ne savez plus quoi ecrire. entre vous et moi, rien ne change dans la vie. la seul chose qui change c est notre attitude. il y aura toujours des riches, des pauvres, des voleurs et des gens integres. la seul chose qui change c est l attitude et les valeurs qu on choisi d adopter. les extremes c est la condition humaine. je ne sais pas si c est beau ou naif d etre idealiste toute sa vie.

  • Max Roujeon
    Abonné
    vendredi 3 avril 2009 10h09
    Tout ça, c'est pas nouveau où étiez-vous ces 30 dernières années?
    Vous avez raison Mme Payette. Mais...il y a un mais, vous vous en prenez à M. Charest, parce que, je le présume c'est lui, le PM du moment. Ça pourrait s'appliquer à tous les gouvernements qui l'ont précédé.
    J'ai eu un flash! Je ne me prends pas pour «Bernadette» mais quand même, je le partage avec vous tous.
    Le PQ ne pourra aspirer à avoir une chance de gouverner correctement que lorsque son leader sera «net». Yes! Net! Net! Net!
    Mme Marois est muselée, les sujets de l'heure, elle en est grandement responsable ou, elle ou un proche de son entourage a mangé au même «râtelier des favorisés» contre lequel vous vous insurgez aujourd'hui. Alors, bien embêtant de hurler haut et fort contre une situation dont on profite et / ou dont on est responsable. Je m'explique :
    Les parachutes dorés en remerciement d'incompétence (M. Blanchet), l'école quasi détruite par la réforme scolaire (Merci à la ministre de l'éducation du PQ en ce temps là), la santé en déconfiture (merci à la ministre du revenu du PQ qui fit des coupures dorées) etc. alors, je trouve que vous avez du front à moins que contrairement à votre grand-mère vous ne vous souveniez plus?
    Je suis d'accord avec vous à 100% sur le fond de votre article mais pas sur la manière, vous êtes bien mal placée pour critiquer et pointer les autres du doigt pour des problèmes qui sont un peu les «vôtres». Ne croyez vous pas?
    Les 2 fois où le PQ fut élu, les dirigeants des sociétés d'État qui étaient libéraux, ont été dégommés sans plus de cérémonies, mais avec compensation svp; à charge de revanche comme ça, quand ça sera notre tour de sauter, il y aura un beau coussin sous nos fesses.
    Les loups ne se mangent pas entre eux.
    C'est pour cela qu'il aurait été bon pour le Québec que l'ADQ passe. Elle n'avait pas encore un «réseau de petits copains corrompant» (du verbe corrompre) aussi vaste, on aurait été tranquille quelques années avant qu'ils ne mettent la main sur les deniers publics comme si c'était les leurs. Ils «y croyaient» comme vous, y croyiez du temps de M. Lévesque.
    Alors, vu, votre hargne, et le fait que je vous croie de bonne foi, quelque chose doit m'échapper.
    En quoi le PQ d'aujourd'hui est il si pur et si différent?
    Je répète, je suis d'accord avec vous sur le fond, mais je ne comprends pas que vous limitiez vos attaques aux libéraux. Expliquez-moi s'il vous plait.

  • Jeanne du Lys
    Inscrite
    vendredi 3 avril 2009 10h13
    C'est nous qui auront le dernier mot !
    Ils ne seront pas au pouvoir indéfiniment et la vengeance est douce au coeur de l'indien.

    Le retour de la balance revient toujours, comme un boomerang, c'est une question de temps.

    Malheureusement, ça ne sera pas la direction du PQ qui fera le ménage bien que leur corruption soit moindre que celle du PLQ. Faire le ménage ferait sortir trop de passe passe de la part du PQ aussi.

    Depuis qu'ils ont tassé Parizeau, ils ont pris le contrôle du PQ aussi afin de s'assurer qu'on ne fasse jamais notre indépendance et qu'ils puissent continuer à nous siphonner en paix.

    Il faudrait leur faire une surprise aux prochaines élections en faisant élir un parti dans lequel ils n'ont pas encore mis leur pattes sales.

    Je ne leur souhaite pas que ce soit moi qui prendrais le pouvoir parce qu'on ne les lâchera pas les écoeurants juridiquement, vérification fiscale, application de nouvelles lois rétroactives, poursuite au civil et au criminel etc. On ira rechercher notre argent !

    Pas de pitié pour les sans pitié. J'irais même jusqu'à dire qu'ils ont tellement cracher sur les fameux BS et les démunis ça me ferait tellement plaisir qu'ils s'y retrouvent à leur tour...

    Ils pourraient contaster que de vivre avec 500$ par mois ce n'est pas si facle...

    On ira chercher aussi le château au Mexique que le mari de notre ministre des finances, Jérôme Forget s'est probablement payé avec l'argent de la caisse de dépôt via des investissements étrangers...

  • Andre La Boissonniere
    Abonné
    vendredi 3 avril 2009 10h22
    Quand le Journalisme d'enquête fout le camp!
    Madame Payette,

    Il y a des lustres que les journalistes ont démissionné devant l'ampleur de la tâche pour laquelle ils doivent agir. La sphère du journalisme est trop souvent occupée par des parachutés, eux-mêmes, en provenance de tous les horizons de notre société mais à la recherche du bien être dans leur tâche professionnelle plutôt que le désintéressement individuel au profit de leur peuple. Des exemples de cet altruisme convivial ne courent pas les rues et ne sont pas invités dans les chaumières du pouvoir de l'information publique.

    Il en va de même dans tous les secteurs de la société. Les gens recherchent le confort et l'indifférence avant tout même dans l'exercice au quotidien de leur profession et ou de tout travail utile pour la société.

    Jacques Grand'Maison a bien identifié ce trouble majeur dans nos sociétés modernes dans ce majestueux pamphlet au titre très évocateur de la situation acutelle et chaotique: "Quand le jugement fout le camp!". Les Grandes gueules du journalisme moderne sont devenues de véritables perroquets de l'information "fast food" d'où leur importance relative du JE, ME, MOI écoutez-moi, regardez-moi et soumettez vous bon peuple à nos vérités toutes construites et semblables. Un journaliste soucieux de son importance fait son travail discrètement parce qu'il sait qu'il est un enquêteur principalement puis un analyste rigoureux devant rendre compte de la situation qui le préoccupe en société.

    Le marasme actuel dans le monde politique, économique et largement inscrit dans toutes les sphères de la société québécoise sous l'enseigne "du tout le monde le fait, fais le donc!" pourrait être évité s'il y avait une véritable école de l'éducation à la liberté et au journalisme. Cette école devrait avoir pour nom René Lévesque qui est des plus fondés en droit de nous indiquer la voie à suivre pour tous ces journalistes qui projettent de le devenir et de se maintenir dans cette sphère de pouvoir. Il est venu le temps d'agir dans ce sens, il en va de notre survie démocratique avant que l'État québécois ne soit plus qu'une république de banane sans intérêt pour les autres nations.

    L'Éducation à la liberté dopit s'inscrire au quotidien dans toutes nos institutions.

    ECCE HOMO. André

  • Eric Barnabé
    Inscrit
    vendredi 3 avril 2009 10h37
    Le boss de Hyundai, lui y en mérite une GROSSE prime
    Je déplore les parachutes dorés pour ces administrateurs qui n'ont pas vu venir la crise financière que nous vivons. Ils ont fait perdre des millions, voir des milliards à leurs entreprises et ont quand même obtenu de superbe prime au rendement. Pourtant, ces primes sont généralement basés sur l'amélioration de l'action de l'entreprise.

    J'espère que les dirigeants de Hyundai vont obtenir de grosses, très grosses primes pour avoir permis à leur entreprise de ne pas avoir eu un faible 5% de baisse de leurs ventes aux Etats-Unis et une augmentation de 25% au Canada. Eux pourrait recevoir 1 MM$ de leur entreprise que j'achèterait quand même une Hyundai avec fierté.

    Ça, c'est de la bonne gestion !!!

    Eric Barnabé

  • Jeanne du Lys
    Inscrite
    vendredi 3 avril 2009 10h37
    @Christian Montmarquette
    Vous avez dit : ''Puisque le seul chien sont nous disposions remontait aux années 70' et avait mis toute l'emphase se sur la «question nationale» et est désormais devenu lui-même un parti inféodé.''

    C'est justement le contraire mon cher monsieur, il aurait dû justement mettre l'emphase sur la question nationale. Le ménage dans cette corruption commence par notre indépendance. Ils n'auraient jamais dû procéder par référendum pour faire plaisir au ROC mais par une proclamation à l'Assemblée nationale du parti majoritaire.

    La corruption est contrôlé par le fédéral, alors comment arrêtter la corruption si on ne contrôle pas nos lois ??? On tournerait en rond !!!

    QS n'est pas supposé être un parti souverainiste en temps d'élection ???

    De toute manière le problème ce n'est pas le système capitaliste mais la corruption et la spéculation.

    De plus, je ne crois pas que le communiste et que de faire vivre les Québécois (sauf les dirigeants du régime, bien entendu...)dans la simplicité volontaire comme des Amishs, soit une bonne option pour les Québécois.

    Et surtout le Québec est une société laique et humaniste on ne veut pas de votre retour à la religion, surtout de la religion musulman. Les Québécois n'en veulent pas de vos religions qui oppriment les femmes.


    Sylvie R. Tremblay
    Chef, parti Jeanne du Lys
    Souveraineté Autonomiste

  • Claude Stordeur
    Abonné
    vendredi 3 avril 2009 10h53
    C'est pas très différent du temps des princes et des petits royaumes
    C'est pas très différent du temps des princes et des petits royaumes, les riches sont rester riches mais se cachent derrière des serviteurs de haut niveaux comme Charest. En fait ce sont les familles les plus riches dont on entend le moins parler qui dirigent le monde.
    La récession n'existe pas pour elles, ils sont depuis toujours des intouchables, très rares.
    les seules gains réels pour le peuple ( qui n'aime pas ce nom!!!) ont été fait lors des gouvernements populistes comme le PQ ou Obama, sauf qu'après 8 ans le cul dans l'assiette au beurre, les politiciens PQ deviennent opportunistes comme ceux du PLQ.
    Mais on sent bien que si les populistes sortent du plan des grandes familles les carottes sont cuites et l'argent coule à flot pour faire élire le PLQ et faire rater un référendum qui étaient gagnant.
    En fait les pays démocratiques, une fois l'élection passée, ressemblent aux républiques de bananes, sauf que pour se faire élire ils mentent comme des arracheurs de dents...

    Et ces familles mettent des serviteurs bien grassement payer en dessous de la table, aux places qui sont des clefs pour garder leur richesse et la faire fructifier sans risque non équlibré.

  • Céline Dussault
    Inscrite
    vendredi 3 avril 2009 10h54
    @ Max Roujeon
    A chaque article de Lise Payette, il s'en trouve toujours un pour lui remettre sur le nez ses années dans le PQ. Je vous signalerai que Lise Payette n'a pas fait long feu dans ce parti et que les décisions prises par Pauline Marois n'ont rien à voir avec le poste qu'occupait L.Payette à l'époque. Cependant..... madame Payette ne faisant plus partie intégrante du pouvoir, il serait réconfortant de l'entendre critiquer le PQ et ses dirigeants actuels. Il serait tout aussi réconfortant (et je ne parle pas uniquement du cas qui nous préoccupe) qu'elle brise l'aura de la ligne de parti qui semble coller à la peau de plusieurs ex-représentants de tous partis confondus. Le PQ est loin maintenant d'être l'unique exutoire. Il est devenu un parti comme les autres avec des tits n'amis comme les autres. Ah que je m'ennuie de Jacques Parizeau !!!

  • Miclem
    Inscrit
    vendredi 3 avril 2009 10h56
    Le vrai BS n'est pas celui qu'on pense !
    Vous avez raison d'être idéaliste. Je suis peut-être naïf, mais je le suis encore à 61 ans. Mais le temps est peut-être venu de passer à autre chose que les mots. Nos élus maîtrisent si bien le discours qu'il est toujours à leur avantage et à celui de leurs petits amis. Le gouvernement peut compter sur 437 spécialistes des communication, grassement payés, pour nous faire digérer la "merde" qu'il nous sert jour après jour. Le lit de la partouze est de taille "king" : on peut s'y voir ébattre en même temps les Rousseau, Tessier, Sabia, Desmarais, Zampino, Accurso, Baronet, Masse, Arsenault, Bachand, Saputo, Pellerin et Lessard de ce monde. Moins de 500 "parasites" financiers gravitent autour du gouvernement pour syphoner prêts, subventions et contrats. Les contrats en PPP sont confidentiels. Pour mieux cacher le jeu, on joue à la chaise musicale sur les CA des grandes organisation du Québec. On en profite pour se payer de grasses retraites et financer les amis politiques. Le vrai "BS" est réservé aux grandes corporation. Le plan de relance de tous les gouvernements de la planète le prouve une fois de plus. En situation de crise, on sauve les dirigeants et leurs petits amis. Le "petit peuple" paie. Les petites entreprises font également partie du "petit peuple". Pour eux, rien, sinon recueillir bénévolement pour la classe dirigeante les taxes et impôts de travailleurs. Qui se lèvera le premier ?

  • Brice Romeo
    Inscrit
    vendredi 3 avril 2009 10h59
    2 antipodes (FOGLIA vs PAYETTE)
    Toujours sur le même thème Mr Foglia avait écrit le 28 Mars dernier ceci qu'il a baptisé(SUJETS DE DISTRATIONS): http://www.cyberpresse.ca/opinions/chroniqueurs/pi

    Après avoir lu celui de Mme Payette, mon choix est très clair qu'entre les 2 textes et en tant qu'être humain normalement constitué j'aborde la même angoisse qu'elle.

  • Jeanne du Lys
    Inscrite
    vendredi 3 avril 2009 11h02
    @Paul Lafrance
    Est-ce qu'on pourrait connaître votre vrai nom et savoir pour qui vous travaillez ???

    Ça fait d'écoeuré une des rares femmes d'état que le Québec a eu la chance d'avoir. Le Québec aurait justement besoin du retour de politiciens honnêtes et d'expérience, ceux qui ont été tassés, pour nous aider à faire le ménage dans cette merde.

    La lumière sera si forte bientôt que toutes les coquerelles au service de la corruption ne trouveront plus d'ombre pour se cacher.

    De voir ces sans scrupules tenter de démolir et de tasser les politiciens honnêtes et dévoués envers le peuple du Québec est une bonne manière de les reconnaître.

    Regardez qui tentent de démolir Parizeau et Payette et vous les trouverez !

  • Jeanne du Lys
    Inscrite
    vendredi 3 avril 2009 11h10
    @Martine Tiramani
    On va vous montrez ça de quoi sont capables les idéalistes révoltés envers les corrompus bientôt, ça va brasser.

    Profitez-en en attendant car votre règne achève.

  • Ouhgo
    Inscrit
    vendredi 3 avril 2009 11h22
    M. Max Roujeon, avez-vous bien lu?
    Re-lisons la phrase sibylline: "Il y a dans ce monde des pays où on a fait la révolution pour bien moins que ça. Il est plus que temps de sortir de notre torpeur, d'exiger des changements et de talonner ceux et celles qui sont en prise directe sur les lois qui nous gouvernent."

    Pour les raisons que vous connaissez, Madame Payette n'a plus le temps d'attendre et elle ne peut parler qu'en paraboles : révolution pour bien moins que ça, sortir de notre torpeur, d'exiger des changements et de talonner... Comme nous tous, elle a vu, cet hiver, une poignée de résistants faire reculer l'envahisseur. Mais le Canada est rancunier, il va frapper fort. La Supreme Court of Canada s'apprête à rendre jugement pour achever la loi 101. Tous les résistants du Québec auront l'occasion de serrer les coudes pour « sortir de leur torpeur » dans des actes de désobéissance civile pacifique. La révolution qui nous attend implique de cesser la soumission. Ne pas obéir à cette Cour d'un pays dont nous n'avons pas signé la constitution.

    Madame Payette n'a pas plus que nous le temps « d'attendre ». Attendre que Pauline hérite en 2013 de la chaise pourrie du valet de Sagard. Cette chaise minée par l'occupant portera la dette monstre qu'aura creusée délibérément le complice d'Ottawa francophobe. Cette chaise n'aura plus de Québec distinct à gouverner... Nous n'avons plus de temps : il faut sortir ensemble bloquer, si encore possible, la vague anglicisante, bloquer la fuite du capital économique et humain, frapper au plus pressé. Si ce parti d'une pseudo opposition veut faire la preuve qu'il n'a pas pactisé avec l'ennemi comme simple parti d'alternance dans la fédération, il va cesser de tirer dans le dos des jeunes dynamiques sur le pied de guerre. Au contraire, il va les armer de toute infra structure informatique nécessaire pour couvrir simultanément notre territoire à libérer... Après ça seulement, tous les Québécois dignes de ce nom pourront se réunir à Québec, avec le V de la victoire, avec Mme Payette comme elle avait fait sur le Mont-Royal en 1975. Nous avons le nombre virtuel, si nous pouvons parler à ces « losers » qui virent à l'anglais par désoeuvrement.

    Nous pouvons faire cette révolution sans tirer une balle. Comme en 1960!

  • Jean Hubert Lupaya
    Inscrit
    vendredi 3 avril 2009 11h23
    Qui a appris aux dirigeants du tiers monde a vole hein!...
    Dans la liste des paradis fiscaux publies part l'OCDE ce jeudi, se trouve les pays comme la Costa Rica, Phillipines, et autres... Et l'argent qui est dans les banques de ces pays dont la corruption regne en maitre , vient de l'occident!

  • Jacques Morissette
    Abonné
    vendredi 3 avril 2009 11h41
    Mme Martine Tiramani: Vous ne pensez pas que la naïveté est aussi dans le coeur des gens qui pensent que les humains sont des prédateurs par nature?
    En tous les cas, je pense que ce n'est pas très beau de penser que s'il y a des prédateurs qui vivent sur le dos des pauvres gens et que c'est ainsi parce que c'est la nature humaine qui le veut ainsi. En pensant comme cela, vous faites le jeu des prédateurs en même temps que vous les faites bien rire. Tant qu'à moi, c'est une culture que de vivre comme des prédateurs qui abusent de leur liberté et qui trompent systématiquement les gens qui pensent un peu comme vous. Pour conclure, je dirais que la naïveté de madame Payette vaut bien la vôtre.

    Jacques Morissette (Montréal)

  • NELL HALLE
    Inscrit
    vendredi 3 avril 2009 11h42
    tout ça ce n,est pas nouveau!!
    M Rougeon, Je suis d'accord avec vous. L'Héritage de M Levesque est saccagée. les deux partis de l'assenblée nationale sont exactement semblable, et Mme Marois est coincée de par son passé Elle ne parle pas de surprime ou bonus car elle pourrais se faire rabrouée (blachet)ok
    Ça nous dégoutent totalement

  • Mario Bruyère
    Inscrit
    vendredi 3 avril 2009 11h44
    Merci Madame Payette
    Force est d'admettre que la magouille est endémique à tout pouvoir, quel quil soit. Faudra-t-il détourner le cours du Saint-Laurent pour nettoyer ces écuries d'Augias ? Avec une telle culture politique digne de quelques républiques bananières, on se surprend d'avoir encore le privilège insigne de choisir notre kleptocratie tous les quatre ans...

  • Raymonde Chouinard
    Abonnée
    vendredi 3 avril 2009 11h47
    À chaque torchon, sa guenille....
    "Nous payons les parachutes dorés des dirigeants de nos sociétés d'État, ceux-là même qui ont des loges au Centre Bell à nos frais, comme nous l'avons appris cette semaine." (L.Payette)

    Si on prend en exemple Blanchet et H-P Rousseau, le PQ a tracé la voie en ce sens en leur négociant eux-mêmes des parachutes dorés; pour ce qui est des loges au Centre Bell, ce n'est pas parce que Mme Payette n'y a jamais été invitée qu'elles n'existaient pas du temps du PQ.

    Le ménage du printemps serait de mise également à l'intérieur du PQ qui, lorsqu'il était au pouvoir, a profité largement du système et s'est servi des deniers publics pour récompenser ses petits amis.

    A chaque torchon, sa guenille.....

    Ma chère Mme Payette, ce n'est pas parce que vous ne possédez plus de leader au sein de votre parti pour vous faire élire que vous êtes obligés de cracher sur ceux qui réussissent là où vous échouez lamentablement, malgré tous vos efforts surhumains, car votre parti a perdu toute sa crédibilité lorsqu'il était au pouvoir, en raison des énormes bourdes commises; voilà pourquoi votre parti a été défait et qu'il n'est pas sur le point de remonter sur le podium, malgré tous vos sparages et ceux du duo Legault-Marois.

    Vous en avez encore pour longtemps à chiquer la guenille...!

  • Jeanne du Lys
    Inscrite
    vendredi 3 avril 2009 11h53
    @Max Roujeon
    Vous avez dit : ''C'est pour cela qu'il aurait été bon pour le Québec que l'ADQ passe ''

    Moi aussi je l'ai cru et c'est pour cette raison que je me suis jointe à ce parti. J'ai moi aussi cru Dumont lorsqu'il disait que ça serait le parti du grand ménage. Cependant je me suis faite avoir comme les 700 milles adéquistes, qui ne sont pas aller voter en décembre 2008.

    - Candidate mars 2007
    - ex-présidente comité exécutif Verdun
    - Vice présidente de l'exécutif national
    - Démission officielle en avril 2008

    Oui ce parti était un peu plus pur que les autres. Mais à parir de mars 2007, après les élections les vautours sont arrivés. Rabaska, La romaine, les PPP, le privé en santé, etc.

    Et Dumont n'a aucune colonne, est naif et opportuniste. Il n'était donc pas la bonne personne pour faire le ménage. En plus il s'entoure d'incompétents parce qu'il est incompétent et ne veut surtout pas que d'autres alentour de lui brille trop...

    Les lobbyings le manipulaient comme une marionette. Donc après coup, c'était parfait pour le moment en attendant de trouver mieux. Charest minoritaire ayant besoin de l'appui du PQ et de l'ADQ pour faire avançer ses intérêts personnels. Ça lui compliquait la vie et l'obligeait à ralentir la cadence.

    Malheureusement, comme un dictateur il n'a pas respecté le choix des Québécois et nous a retourné en élection en décembre 2008. Les Québécois souffrant d'une écoeurantite aigue de leur élections à répétition et ne sachant plus pour qui voté ne sont pas allé voter. Résultat 44% d'absentéisme.

    On m'a tassé bien entendu en 2007 j'étais trop honnête, j'avais trop une grande gueule et je brillais trop dans le parti à son goût.

    J'ai été élu si vite et avec un si grand nombre d'appui à la vice présidence du parti que ça lui a fait peur concernant une éventuelle course à la chefferie du parti si jamais je décidais de poser ma candidature.

    On dit qu'on apprend de ses erreures, alors j'ai décidé que je ne me ferais plus avoir par un autre chef qui ment aux électeurs, que soit je serais chef ou soit je quiterrais la politique.

  • Jacques Lafond
    Abonné
    vendredi 3 avril 2009 13h00
    à Mesdames Payette, Dubé, et autres
    Je ne suis pas d'accord que le gouvernement Charests n'est pas ''débarquable'' avant 4 ou 5 ans. Il ne faut pas oublier qu'à cause des vendus de Québec Solitaire, Charest est majoritaire; soit, mais seulement par 3 sièges.

    3 sièges n'est pas beaucoup, et 3 sièges peux facilement être repris aux libéraux en allant chercher des députés libéraux insatisfait. Des députés libéraux insatisfait, ce n'est que ça, en ce moment.

    Il s'agit d'avoir la volonté et le courage politique au Parti Québécois d'organiser ce ''puch''. Je suis loin d'être certain qu'ils ont ce courage en ce moment.

    Madame Dubé, vous avez parfaitement raison de parler de plan ''B'' d'Ottawa. Ce qui est organisé par Ottawa est simplement et purement un ethnocide.

    La ville de Québec une succursale d'Ottawa, et Montréal, un succursale de Toronto. L'Ontario riche et le Québec pauvre. L'Ontario mène, et le Québec suit ...

    Le prochain coup d'Ottawa, est la soi-disante harmonisation de la TPS/TVQ. Une taxe unique à 15%, collectée et administrée par Ottawa !!

    À quand l'impôt harmonisé ?

    Aussi, le nouveau permis de conduire Plus au Québec qui s'en vient. Nouvelle propagande canadienne va ... J'imagine un permis rouge, avec feuille d'érable écrit en anglais ... Dial 9. Speak white ...

    En attendant, pauvres québécois francophone, continuez d'êtres des clients, des locataires, des employés. Laissez aux anglophones, aux immigrés, le soin d'être des commerçants, des propriétaires, des patrons, etc., à Montréal, au Québec. Québécois francophone; continuez d'être vertueux, d'être féministe, d'être écologiste, d'être gauchiste, etc. Continuez de rêver que ce n'est pas l'argent qui mène ...

    L'ethnocide est organisé par Ottawa, mais les québécois aident grandement le plan d'Ottawa par leurs philosophie de perdants ...

  • Françoise Breault
    Abonnée
    vendredi 3 avril 2009 13h10
    Encourageant toute cette indignation...
    Encourageant votre texte Mme Payette ainsi que la majorité des commentaires. Encourageant que toute cette indignation!

    Avant qu'Obama ne donne le coup d'envoi en limitant les salaires des banquiers assistés par le gouvernement à $500,000, M. Michaud était le seul à s'indigner de ces parachutes dorés... Quels sont les journalistes qui dénonçaient cette situation avant? S'il y en a eu, j'aimerais bien qu'on me cite leurs articles! Pourtant cette indignation existait bel et bien chez les citoyens.... Mais on n'en parlait pas dans les journaux! Ce n'est pas parce qu'on n'en parlait pas... que l'indignation n'existait pas! Elle couve cette indignation comme des braises sous la cendre... nous en voyons quelques étincelles dans les commentaires. Les médias corporatifs savent bien ce qu'ils font en passant sous silence les principaux enjeux...!

    Pour que les choses commencent à changer, s'informer est essentiel. S'informer est le premier pas. S'indigner est le deuxième...Il vient presque automatiquement avec une véritable information. Ce sont sont deux étapes importantes, mais pas suffisantes. S'impliquer est essentiel. "La récompense ne s'obtient que par l'action" a dit Henri Laborit.

    S'impliquer: Parmi les multiples façons de s'impliquer, travailler à sensibiliser les gens aux enjeux actuels en est un important. Tant que les gens ne seront pas informés adéquatement, ils continueront d'être manipulés par les beaux discours notamment dans le temps des élections... continueront d'élire ces "pantins" des transnationales, qui se "foutent" carrément du bien commun ( PPP, Rabaska, privatisation en douce de notre services publics, agribusiness, autoroutes plutôt que transport en commun, etc) et qui par l'injustice fiscale transfère le fruit du travail dans les poches des trèèès riches!

    Démocratie et information vont de pair. Information digne de ce nom j'entends. Heureusement qu'il nous reste UN journal indépendant: Le Devoir. Heureusement aussi qu'avec le Net nous avons aussi accès à des journaux alternatifs. Voir l'article: Une information déficiente est le plus grave danger de la démocratie sur www.pressegauche.org

    "Nous aurons gagné la moitié de la bataille si nous pouvons effectivement rétablir la vérité du langage et la crédibilité de l'information." Suzan George

  • André Robert
    Abonné
    vendredi 3 avril 2009 13h48
    Il ne faut pas déprécier nos politiciens et surtout nos fonctionnaires! Mauvaise cible!
    Je suis scandalisé qu'elle mette sur un pied d'égalité d'une part le premier ministre, les ministres et fonctionnaires, et d'autre part les PDG. Le premier ministre gagne quoi, 300 000, 400 000 dollars? Pour être le chef du pays? Diriger l'état? Gérer nos impôts? De pareilles broutilles?

    Et Michael Sabia a gagné, quoi, 10 MILLION de dollars en un an? pour vendre des téléphones?
    Et Komisarek, ou Ovechkin ou Chris Chelios, combien de millions, pour pousser une rondelle de hockey?

    Alors qu'ils lâchent la patate avec les gardiens de l'État et les élus, qui, justement, devraient être assez bien payés pour qu'ils soient compétents, soient à l'abri de la tentation de la corruption, et restent assez forts pour tenir tête ou petits rois de la finance.
    Le problème, c'est plutôt les chauffeurs de bus qui gagnent de 75,000-100,000$ et même plus, les employés de GM qui gagnet 120.000$ et plus, les cols bleus qui gagnent 80,000$.

    Qu'un Ambassadeur du Canada gagne 110 à 140.000$ (donc à peu près le même salaire qu'un chauffeur d'autobus de la ville de MTL), je trouve pas ça très élevé pour le niveau de scolarité et de responsabilité.

  • Richard Dupuis
    Inscrit
    vendredi 3 avril 2009 15h30
    Ai-je quelque chose à ajouter, après tout cela?
    @ Sylvie Tremblay: La simple lecture de votre commentaire me convainc que je préfère annuler mon vote que de vous l'accorder. Merci de m'avoir prévenu.

    @ Max Roujeon: Si quelqu'un osait se présenter sans ce "réseau de petits copains corrompants", il risquerait également de ne pas avoir les moyens de se payer les "fabricants d'image", qui rendent les politiciens suffisamment populaires pour aspirer au pouvoir. Ce quelqu'un se retrouvera alors avec moins de votes, dans tout le Québec, que Amir Khadir sur le Plateau.

    @ Céline Dussault: Vous demandez "Jusqu'où ces barbares pourront-ils aller avant que le peuple ne se révolte autrement qu'en votant tous les 4 ans ?" Encore faudrait-il que le peuple se donne la peine d'abandonner ses téléromans, de sortir de chez-lui, et d'aller voter. Si je prends votre description de la révolution actuelle du peuple, il s'agit d'une "révolution tranquille", n'est-ce pas?

    @ Francine Lavigne: Vous voulez que Lise Payette se joigne à "d'autres gens convaincus", pour se faire entendre à plus de monde possible, alors que lorsque elle était au pouvoir, et en position pour ce faire, elle a préféré tout laisser tomber pour aller écrire des téléromans? Vous lui demandez de convaincre les gens de bâtir le "pays" Québec, alors que les politiciens, tous partis confondus, nous montrent depuis 15 ans qu'ils ne sont même pas capables de s'entendre pour bâtir un hôpital!

    @ Christian Montmarquette: Un vote pour Québec solidaire n'est rien d'autre qu'un pas de plus vers le suicide économique de notre société distincte, tant et si bien que je surnomme depuis longtemps votre parti "Québec suicidaire". Allez, Amir, fronde-moi une godasse!

    @ Pierre Girard: Votre théorie du complot devrait aussi pouvoir expliquer pourquoi les Canadiens de Montréal risquent fort de ne pas faire les séries, ce printemps. Et aussi pourquoi Lise Payette n'a pas sollicité un second mandat à l'Assemblée nationale, lors des élections de 1981.

    @ Lorraine Dubé: Dans votre analyse de la déchéance de la Caisse de dépôts et placements, n'oubliez pas de mentionner que celui qui a fait foncer la CDP à pleins gaz vers les Papiers commerciaux adossés à des actifs (PCAA) fut embauché alors que le Québec était dirigé par un gouvernement péquiste.

    ...que dire de plus? Je crois qu'en répondant à ces commentaires, j'ai fait le tour de la question.

  • Claude L'Heureux
    Abonné
    vendredi 3 avril 2009 16h00
    Wow ! Max
    Vous oubliez un peu vite le travail de la ministre Payette qui a tenu tête à tous les bureaux d'avocats de la province pour nous donner l'assurance auto que nous avons. S'il y a une ancienne ministre qui peut parler de probité, c'est elle!

    Claude L'Heureux, Québec

  • Antoine Marc
    Inscrit
    vendredi 3 avril 2009 16h01
    Là et pour ça...
    ..."je suis très curieuse de savoir comment on arrive à ce niveau d'«accommodement raisonnable» dans le milieu financier", vous vous moquez de nous un point c'est tout. Merci.

  • ANDRÉ TAILLON
    Inscrit
    vendredi 3 avril 2009 16h02
    Attachez le quelqu'un!
    Ligotez le quelqu'un !
    Jean Charest en met plein la vue ces temps ci et sort de son mutisme, ces sortie publique depuis une semaine devrait nous alerter sur ces intentions. Naturellement cela à toujours été il tente de refaire son image et on le croit, les médias l'on dit.
    Il est au travail le ti-jean, pour sa poche et tout les poches qui l'entour. Il prépare déjà sa sortie.
    Il s'apprête peut être à distribuer les bonbons aux industriels forestiers dans les droits de coupe à bois d'une duré de 25 ou 30 ans ou a vitam aeternam sur les dernières forêts intactes du Québec qui sait! Ou peut être rendre à la Great West et la London Life la gestion du CHUM « contrôle des médicaments et rendez-vous le même jour si tu sors ton cash et le reste »
    Comme disait mon grand-père un coup de masse en plein front serait moins douloureux comparativement à ce qu'il est en train de magouiller dans ces bunkers avec ces amis. « La mort de notre identité, de nos ressources naturelles et humaines, et surtout mettre fin au rêve d'avoir un jour notre PAYS. »
    Depuis ma tendre enfance nos discutions familiale on porté sur les enjeux politiques la mauvaise gestion de nos gouvernements face aux problèmes que vive chaque régions éloignée du Québec.
    Me croyez vous si je vous dis que les meilleurs discutions ce font autour de la table de nos familles du Québec avec nos grands parent.
    Me croyez vous si je vous dis que les solutions aux problèmes existentielles viennent de ces discutions.
    Fort de cette expérience familiale, je peux vous dire aujourd'hui que rien n'a changé.
    On est vraiment dans l'trouble!
    Arrêtons Jean Charest maintenant avant qu'il ne soit trop tard! Notre raison d'être en dépend.
    Nous sommes prêts !
    Oui ti-jean nous sommes prêt pour te cris... dehors maintenant.
    André Taillon
    Il y a des gens au Québec non diplômé qui val mieux qu'eux.

    Voir sur vigile MARASME OU RÉUSSITE COLLECTIVE!

  • Roland Berger
    Abonné
    vendredi 3 avril 2009 16h19
    À Monsieur Lafrance
    C'est bien écrit, mais ça paraît. Qu'est-ce que cachent ces belles phrases ? Je laisse le lecteur deviner. Bonne chance !
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario

  • Jean-Louis Larose
    Abonné
    vendredi 3 avril 2009 17h10
    Parachute doré
    Au Québec environ 45% des citoyens ne paient pas d'impôt et la classe moyenne tout au plus 37% paient environ le tiers des impôts il reste donc que 67% des impôts sont payés par 18% de la population. Les riches font plus que leur part. Le problème du Québec c'est que nous ne comptons pas assez de millionnaires. Faut pas oublier que les chevaliers de l'industrie sont responsable de la création d'emplois et contribuent de mille façons à l'essor économique. Les indépendantistes en veulent aux riches depuis la fondation du PQ en 1968. Montréal, le métropole du Canada, est devenu la ville la plus pauvre de l'Amérique du Nord, 300à 500,000 québécois on quittés le Québec, de 1964 à 1970 le FLQ bombes, assassinats, enlèvements a fait le reste. Les Expos parti, Mirabel à l'agonie, etc. Continuez vos attaques et nous vivrons tous des mesures sociales. Quel avenir?

  • emeri
    Abonné
    vendredi 3 avril 2009 17h10
    @ Max
    Deux petites questions Max: pour qui vous prenez-vous pour
    comparer le PQ au PLQ. Les points noirs dans la face à Charest sont tellement nombreux que je désespère à les dénombrer ici.
    Et vous, le sieur Max, qui êtes vous donc? Un vieux rouges racornis peut-être?
    Réjean Grenier

  • Lucien Lessard
    Abonné
    vendredi 3 avril 2009 17h20
    Découragé
    Lise
    Il me fait toujours plaisir de te lire. Mais je demeure de plus en plus découragé de voir tous ces voleurs ( politiciens, hommes ou femmes d'affaires, syndicalistes ) s'empiffrer à même l'argent du peuple sans qu 'on puisse rien faire. Faudra-t-il descendre dans la rue? Mais notre peuple est endormi, il ne veut plus bouger, on lui a mis un condom sur la tête, il étouffe.Les enquêtes sont inutiles et coûtent très cher et sont encore payé par l'argent du peuple et tout le monde s'en pare. Que pouvons-nous faire ? Lucien Lessard, Québec

  • Nichol N
    Inscrite
    vendredi 3 avril 2009 20h07
    Commencons par la fin
    Pour vous comprendre Madame Payette faut commencer par la fin et puis revenir au début.


    La Fin......
    Il nous reste à découvrir qui cache son argent dans les paradis fiscaux plutôt que de payer sa part des impôts et nous aurons un bon portrait des indésirables de notre société. La crise n'aura alors pas été inutile.

    Et le début.........

    N'allez pas croire que ma demande soit seulement motivée par l'argent

  • Chryst
    Abonné
    vendredi 3 avril 2009 21h09
    Bravo madame Payette
    Si l'on ne vous avait pas faudrait vous imaginer. Vous dites tellement de vérités que vous devez être dérangeante.

    En passant, la curiosité est un signe d'intelligence.

    Le PQ est humain lui aussi. Il peut se tromper ou faire des erreurs. Si la population veut vivre autrement c'est son choix.

    Il ne faudrait pas mélanger les choses et surtout, la mauvaise gérance de l'état être tolérée bien longtemps.

    Certains de vos lecteurs mêlent les choses. La corruption c'est une chose, la souveraineté du Québec en est une autre.

    Merci aussi à madame Guillot de nous mettre sur de bonnes pistes.

  • Fernande Trottier
    Abonnée
    vendredi 3 avril 2009 21h34
    Primes, salaires, bonbons, etc..
    je chiale, tu chiales, nous chialons...cela ne changera rien.. je suis scandalisée quand je vois les salaires, nananes, primes d'arrivée, de départ, etc.. M. Claude Béland disait cette semaine à l'émission de C. Charette, qu'aucun grand patron ne vaut plus que 20 fois le salaire du plus bas de ses employés.. aussi lorsqu'il était à la Caisse Pop., son salaire était de 400 000 $, soit 20 000 x 20 = 400 000$.. mais recevoir un million/année comme retraite, personne ne vaut cela..si c'est cela le partage de la richesse, je demanderais à ceux qui ont ces avantages, d'en donner 50% pour les moins nantis.. si un couple ne peut pas vivre avec 500 000$, il devrait se payer une personne pour leur faire un budget..Je souhaite que les personnes en place qui peuvent changer cette situation, agisse au plus vite, cela ne peut plus durer.. car c'est avec nos sous que tous ces millionnaires sont payés que ce soit dans le public ou dans le privé.. 10% de riches contre 90% de pauvres.. trouvez-vous cela juste? que feraient les riches sans les pauvres ? qui peut me le dire, s.v.p.
    F. Trottier - Arthabaska

  • Jean Desjardins
    Abonné
    samedi 4 avril 2009 13h40
    Madame Payette nous convie à une table bien mise...
    Je crois que l'article de madame Payette résume très bien la dynamique du système de copinage qui s'est installé dans nos moeurs politiques depuis plusieurs années. Je suis d'avis que sa chronique d'aujourd'hui est valable pour tous les gouvernements que nous avons connus à Québec, après la démission de Jacques Parizeau en 1995, y compris pour le PQ dans sa version des 10 dernières années. De mon point de vue, la critique de madame Payette ne m'apparaît pas exclusive à Jean Charest et à ses tits-amis comme certains des correspondants de cette tribune semblent déduire. Elle peut très bien s'appliquer à un nombre significatif de 'favorisés du système' qui sont arrivés là plus souvent parce qu'ils faisaient partie d'une gang que par leur compétence réelle. Et ce, tous partis politiques confondus...

    Madame Payette nous livre sa chronique sans nommer explicitement de noms (la liste pourrait être longue, semble-t-il...), à l'exception de celui de Jean Charest qui, reconnaissons-le, fait preuve d'une complaisance gênante et d'un laxisme peu commun en regard des scandales qui déboulent les uns par-dessus les autres, depuis quelques temps. Après tout, c'est lui qui est au pouvoir depuis 2003 même s'il a tendance à mettre tous les torts sur les décisions 'des autres' ...qui ont été prises depuis au-delà d'une dizaine d'années, parfois !

    Par ailleurs, on conviendra que les cas de copinages qui ont conduit à des avantages financiers indécents sont nettement plus nombreux (et préoccupants quant à un système bien organisé...) du côté de la clôture du PLQ qui a, selon mon observation, une longue tradition en ce domaine ...tout en reconnaissant quelques périodes d'éclaircies, ça et là. Selon moi, les quelques malversations que l'on a pu détecter au PQ jusqu'à maintenant sont de la petite bière par rapport à ce qui se passe autour de Jean Charest et des intérêts obscures qui le supportent depuis son arrivée à la tête du PLQ ! En ce domaine, le copinage 'un peu amateur' du PQ ne fait pas vraiment le poids. Ce qui ne veut pas dire qu'il est acceptable. Là où le bât blesse cependant pour le PQ, c'est cette manie qu'il a de se fourrer le nez partout et de promouvoir de 'tenir le volant' de manière beaucoup trop interventionniste pour un gouvernement sensé, ...avec les dérapages financiers que cela procure, trop souvent merci. On ne parle pas ici de coulage des fonds publics en faveur des tits-amis ; on parle plutôt d'obstination idéologique et/ou ...d'incompétence. C'est plus éthique, certes, mais c'est tout aussi inacceptable pour le contribuable qui peine à rejoindre les deux bouts !

    De mon point de vue, le Québec a vécu son âge d'or dans l'assainissement des moeurs politiques (financement des partis politiques, copinage, parachutes dorés, coulage de fonds publics, etc.) entre l'élection de René Lévesque en 1976 et la fin du régime Parizeau, en 1995. En effet, qui peut prétendre que les René Lévesque, Jacques Parizeau, J.-Y. Morin, Camille Laurin, Bernard Landry, Jacques Couture, Denis Lazure, Jacques Léonard, Claude Charron, Pauline Marois (eh oui), Gérald Godin, Louise Harel, Lise Payette et la plupart des autres leaders du PQ de l'époque étaient là pour leur intérêt personnel ? D'ailleurs, la plupart de ces derniers avaient quitté des emplois intéressants pour se consacrer à cette 'cause de la 'Souveraineté' qui leur tenait à coeur. Je suis peut-être naïf, mais, pour avoir côtoyé quelques unes de ces personnes, jamais je n'ai pu constater quelles que velléités que ce soit en regard des privilèges financiers qu'elles pourraient en tirer.

    À mon avis, la sauce s'est gâtée après l'échec du référendum de 1995 alors que le vide créé par le départ de Jacques Parizeau a favorisé l'émergence au PQ d'une génération de politiciens opportunistes pour qui la question nationale est progressivement devenue un tremplin pour 'faire carrière'. Quand au PLQ, il s'est servi abondamment de la même question nationale pour se maintenir ou même usurper le pouvoir ...sous de fausses représentations. Comme résultat net, on se retrouve aujourd'hui avec des leaders (aussi bien au pouvoir que dans l'opposition) qui ne font pas le poids et qui sont vulnérables (pour ne pas dire marionnettes) aux lobbyistes de tous acabits, dont les prédateurs financiers... Présentement, ce qu'il faut dénoncer, c'est la faiblesse généralisée de notre classe politique (PLQ, PQ, ADQ, QS) et son manque d'envergure par rapport à ce qui est requis pour diriger une Société moderne, solidaire, lucide et prospère. D'ailleurs, on conviendra que, 'off the record' présentement, aussi bien les souverainistes, que les fédéralistes, que les lucides, que les solidaires, etc... sont moroses et sont inquiets pour la santé et la prospérité du Québec, aussi bien dans un modèle confédératif que dans un pays indépendant. En 2009, où se cachent donc la relève de ces politiciens Québécois de l'envergure de ceux que nous avions à l'époque, bon sang ?

    Comme conclusion, je suis d'avis que l'article de madame Payette a le mérite de mettre la table, selon une perspective suffisamment large, pour rallier tous ceux qui en ont ras-le-bol de ce système de dilapidation des fonds publics au profit d'une classe de privilégiés. Qui oserait prétendre que le fossé ne s'élargit pas de manière honteuse entre cette classe de profiteurs (ces goinfres TRÈS très riches !) et la classe moyenne ...qui se déverse peu à peu dans la catégorie des 'laissés pour compte' ?

    Si les Québécois ne réussissent pas à sortir de leur torpeur, ne risque-t-on pas de laisser un héritage piteux à nos petits-enfants ?

    Merci, madame Payette, pour votre lucidité et votre franc-parler.


    Jean Desjardins
    Laval (Ville plus blanche (sic) que blanche (re-sic) en matière de copinage, ...juré et craché !!!)

  • Jean-Renaud Dubois
    Abonné
    samedi 4 avril 2009 23h32
    C'est drôle, je ne vois personne, même chez les retraités, dans la rue! ZZZZZZZ
    Bonjour,

    Texte qui devrait nous aider à nous montrer le chemin à suivre...

    Présentement, je ne vois aucun signe de la société civile. Quel groupe s'est levé à date pour réagir? Je parle ici d'une vraie réaction de la population ou de groupes comme la fédération des retraités. Personne!

    Même l'AREQ, après 5 ans de lutte pour faire indexer enfin les revenus de retraite, semble baisser les bras : je parle ici des retraité(e)s de l'enseignement. Pourtant ce n'est pas le pemps qui leur manque! C'est la volonté d'agir...

    Même les syndicats sur qui nous pouvions compter dans le passé ; semblent gênés de lancer la fronde. Ont-ils des choses à cacher eux aussi? Pourquoi ce silence assourdissant?

    Et le mouvement étudiant?

    En tous cas, le peuple aura appris une vraie leçon de vie qui leur était cachée(du moins pour la majorité).
    Lorsque qu'une catastrophe économique, d'une telle ampleur survient, on découvre que :

    « On capitalise les gains ; et on socialise les pertes! »

    Il n'y a rien de nouveau pour les initiés!

    ***

    @Martine Tiramani,

    Je voudrais vous féliciter et vous encourager à continuer à écrire et donner votre opinion...

    Depuis que je vous lis, j'ai constaté une amélioration constante de votre écriture.

    Le français écrit est difficile, et vous faites la preuve que l'on peut réaliser n'importe quoi quand on s'y met!

    Vous voyez le rêve, les idéaux (j'exagère peut-être un peu) sont à la portée de tous, et vous en êtes la preuve. Bravo!

    Continuez, même si Mme Payette ne sait plus sur quoi écrire...

    Les idéaux sont et seront toujours d'actualité : c'est ce que je dis à mes enfants lorsqu'ils me parlent de leurs aspirations(rêves). Tout faire pour les réaliser! Et en plus ça le mérite de nous garder jeune et nous rendre plus positif...


    Jean-Renaud Dubois
    Sainte-Adèle

  • Christian Montmarquette
    Inscrit
    dimanche 5 avril 2009 15h17
    @Sylvie Tremblay
    Je ne suis pas d'accord et pratiquement en bloc avec vos affirmations gratuites, partisanes, erronées et malveillantes.

    Si vous mettez tout ménage financier« conditionnel » à l'indépendance, vous utiliserez vous-même la même stratégie péquiste qui consiste à dire qu'on ne peut rien faire socialement avec les moyens dont on dispose déjà et en maintenant le laxisme financier actuel envers les dirigeants de nos sociétés d'État par exemple. C'est un raisonnement de droite qui pourrait même être appliqué dans un Québec indépendant.

    L'indépendance a elle seule, ne garantie en rien que nous vivrons dans une société plus juste ou plus éthique. C'est pourquoi nous avons désespérément besoin de Québec solidaire depuis que le PQ a depuis belles lurettes endossé lui-même le néolibéralisme.

    De plus, vous semblez très mal connaître mes positions, ou êtes vous-même de très mauvaise foi, puisque que je défends depuis 2006 l'élection référendaire à l'intérieur de mon propre parti et que cette position sera même étudiée lors de notre prochain conseil national.

    De plus, OUI le capitalisme fait problème, puisqu'il permet la concentration du capital à un niveau tel, qu'il menace notre bien commun, nos institution, l'écologie et par conséquent la santé des citoyens ; toute la planète le remet même actuellement en question au cas ou vous ne liriez pas les journaux.

    Et vous êtes encore dans le champ et de mauvaise foi, lorsque vous continuez de propagez vos préjugés et insinuez que Québec solidaire est « communiste», ces préjugés sont démentis sur le site même de Québec solidaire.

    D'autre part, beaucoup s'entendent pour dire que nous devrons de plus en plus nous enligner vers une certaine décroissance, si nous ne voulons pas littéralement épuiser nos ressources et tuer la planète.

    Et vous faites encore erreur en affirmant que QS prône une société religieuse. Ce n'est pas dans notre programme et Amir est laïque.



    Alors ???

    Ça suffit la mauvaise foi et la désinformation ???

    En tous cas, je l'espère.

    Car avec une telle malhonnêteté intellectuelle, j'y penserais personellement à deux fois, avant d'endosser un parti politique qui n'a qu'une page frontispice comme contenu et doté selon toute apparence d'une cheffe fantoche illuminée et autoproclamée...


    Christian Montmarquette

    Références :

    10 MYTHES SUR QUÉBEC SOLIDAIRE :
    http://www.quebecsolidaire.net/10-mythes-sur-quebe

    Référendum : Strike 3
    Ou réfléchir à la question nationale :
    http://www.pressegauche.org/spip.php?article431

  • Lorraine Dubé
    Abonnée
    lundi 6 avril 2009 04h45
    @ monsieur Richard Dupuis
    Vous me dites de ne pas oublier que Henri-Paul Rousseau fut embauché alors que le Québec était dirigé par un gouvernement péquiste....pour les compétences qu'on lui attribuait à l'époque.

    Je n'oublie pas non plus qu'en quittant le navire dernièrement il a reçu une prime de départ non mérité de plus de $380,000. alors qu'il se joignait au très fédéraliste clan Desmarais et Power Corporation.

    On pourrait qualifier les allégeances de Henri-Paul Rousseau davantage liées à ses préoccupations pécunières qu'à de réelles convictions empreintes d'intégrité.

  • Lorraine Dubé
    Abonnée
    lundi 6 avril 2009 10h14
    Ajout
    Oubli important lors de mon envoi précédent en réponse au vôtre monsieur Dupuis.

    J'aimerais ajouter à mes deux autres commentaires dans cette tribunes que la plus grande perte de toute l'histoire de la Caisse de Dépôt est répertoriée sous le règne des libéraux de Jean Charest en 2008, soit $40 milliards en seulement 12 mois. C'est de plus ce même gouvernement qui a changé le mandat de la Caisse avec pour conséquences des placements à hauts risques.

    À l'époque dont vous parlez, le P.Q a en effet choisi la candidature de Henri Paul Rousseau pour les qualifications qu'on lui attribuait. On ne peut imputer qu'aux libéraux les conséquences de leur entrée au pouvoir en avril 2003, et de leur gouvernance depuis 6 ans.

  • Christian Montmarquette
    Inscrit
    lundi 6 avril 2009 10h48
    @Richard Dupuis - Un ménage nommé Québec solidaire
    Vous dite...


    «Un vote pour Québec solidaire n'est rien d'autre qu'un pas de plus vers le suicide économique de notre société distincte, tant et si bien que je surnomme depuis longtemps votre parti "Québec suicidaire". Allez, Amir, fronde-moi une godasse!».

    Je ne crois pas qu'un commentaire de 4 lignes - pour ne pas dire de 4 sous - sans étayement ni explications, parviendront à renverser une tendance construite de longue haleine qui rassemble désormais plus de 8% de la population du Québec.

    Si Québec solidaire nous enligne à ce point vers un suicide économique, il faudrait alors vous demander comment il se fait que l'ancien président du Mouvement Desjardins, Claude Béland, nous ait appuyé... Je crois que son opinion vaut bien la vôtre en tous cas...

    D'autres part, le véritable péril de notre société réside bien plus dans la stagnation politique actuelle du Québec, figé autour d'une seule et unique question constitutionnelle, et qui plus est, sans possibilité d'expression du vote de gauche.

    Vous conviendrez que Québec solidaire offre au moins au citoyen le moyen de cesser de tourner en rond autour de la souveraineté et du fédéralisme,tout en priorisant les questions sociales et écologiques en attendant le «JOUR J» dont on ne sait «quand» ou même «si » il viendra un jour...

    Qu'aurons-nous fait entre-temps ? Sinon que de renforcer le néolibéralisme, la concentration du capital, engraisser les entreprises. appauvrir les plus pauvres, démenteler nos institutions et polluer notre environnement ?

    Si la droite du PQ a le droit de vivre... et les Libéraux celui de nous tuer...

    Alors Québec solidaire a le devoir de nous défendre.




    _______________________

    Christian Montmarquette
    Membre de Québec solidaire
    Militant pour l'éradication de la pauvreté et l'indépendance du Québec


    Références :

    Québec solidaire obtient 8 % des intentions de vote :
    http://www.vigile.net/Quebec-solidaire-obtient-8-d

    « Fédéralisme -Souverainisme » : Une dialectique aliénante :
    http://www.vigile.net/Federalisme-Souverainisme-Un

  • Christian Montmarquette
    Inscrit
    lundi 6 avril 2009 12h11
    @ylvie Tremblay - Précision Amir est athée
    J'ai fait une erreur.

    Amir est " athée " pas laïque.

  • Jean Desjardins
    Abonné
    lundi 6 avril 2009 13h55
    Remplacer une polarisation par une autre ?
    Avec tout le respect que je dois aux idées progressistes défendues par Québec Solidaire et monsieur Montmarquette, je suis d'avis que de remplacer le blocage 'souveraineté vs fédéralisme' par un blocage idéologique 'gauche vs droite' ne peut que maintenir le Québec dans le cercle vicieux du sur-place, à mon avis.

    « Si la droite du Parti Québécois a le droit de vivre... et les Libéraux celui de nous tuer... Alors Québec Solidaire a le devoir de nous défendre », nous dit monsieur Montmarquette. Croit-il vraiment que cette manière d'amener le débat à un autre niveau est susceptible de faire avancer la cause qu'il défend ? J'en doute. Personnellement, je préfère me définir autrement que via un parti politique. Question de liberté de penser ...autrement qu'au sein d'une doctrine partisane contraignante.

    De plus, je ne crois pas que de rejeter en bloc et a priori tout se qui peut s'apparenter de près ou de loin à du néolibéralisme soit une manière daller chercher un meilleur consensus socio-économique au Québec. D'ailleurs, il n'est pas plus valable de nier la nécessité d'une solidarité sociale équilibrée dans une économie libérale, de la part de ceux qui prétendent exercer un leadership en cette matière. Bien au contraire, tout cela ne peut conduire qu'à des affrontements sans issue et qu'à des débats idéologiques stériles. Pendant ce temps-là, on constate qu'aussi bien le volet solidaire que le volet économique foutent le camp. À cet égard, se pourrait-il que les stratèges du 'plan B' d'Ottawa espèrent cela en attendant de se tordre de rire de l'échec qu'ils ont programmé pour le Québec et les Québécois ?

    Ainsi, pour en revenir à l'idéologie de Québec Solidaire, tout en respectant la grande valeur des idées que ce parti défend, ce n'est pas en tapant sur la tête et en traitant de 'néolibéraux de droite' ceux qui osent remettre en question les vaches sacrées de type 'bonne gauche vs méchante droite' qu'on réussira
    à corriger le vide existentiel des Québécois et leur défaitisme (économique) qui les amènent à se faire
    ... entuber à vitesse grand V. Au risque de 'chatouiller' les sensibilités de certains, des Jacques Parizeau et des Joseph Facal, on en aurait besoin de tout un régiment dans la conjoncture actuelle, selon moi !

    Bref, il me semble qu'on peut équilibrer une vision sociale progressiste avec une vision économique libérale, ces deux visions devant, bien sûr, être balisées mais sûrement pas 'débridées tous azimuts' comme, malheureusement, certains idéologues des extrêmes le voudraient.

    Je rêve, parfois, qu'on réunisse autour de la même table et dans un même mouvement de questionnement de nos paradigmes usés, l'ensemble de nos forces vives du Québec en matière de solidarité, de lucidité, d'entrepreneurship et d'éthique en vue d'aider le Québec à se sortir de cette polarisation idéologique à outrance. Une polarisation qui ne peut que conduire la Nation Québécoise à un désastre collectif.

    Bien sûr, je rêve...

    Jean Desjardins
    Ville de Laval.

  • Christian Montmarquette
    Inscrit
    lundi 6 avril 2009 18h20
    @Jean Desjardins - Une voix pour la gauche c'est ce qu'il manque au Québec
    Bonjour Monsieur Desjardins,

    Vous le savez, je vous respecte aussi comme interlocuteur.
    Mais, sachez bien que lorsqu'on parle «d'idéologies» on ne parle pas seulement «d'idées» mais surtout «d'applications» des dites idées et de «combat» pour ces idées.

    Vous avez raison de dire que nous pouvons aussi agir autrement que via les seuls partis politiques. Je l'ai d'ailleurs fait moi-même via des événements et manifestations dont j'ai même parfois été l'instigateur.

    Mais il n'en reste pas moins que le pouvoir politique demeure fondamental. Nier cela, revient à tout laisser au pouvoir économique. Pourquoi alors ne pas donner toutes les commandes du pouvoir aux entreprises tant qu'à y être, il ne leur manquerait d'ailleurs guère plus que cela pour TOUT avoir...

    L'État est la dernière protection et le dernier rempart dont les citoyens disposent pour se prémunir de la dictature économique. C'est pourquoi les néolibéraux ont tout intérêt à dépolitiser la population, en entretenant le cynisme politique et en faisant en sorte que les entreprises aient plus de crédibilité que les États eux-mêmes..

    À ce tire, j'espère sincèrement que vous ne tomberez pas vous-même dans le panneau... Comme ils ont fait délibérément dans notre système de santé. Un système qu'ils ont tellement affaibli, que la population a fini par devenir intéressée par un système privé au grand bonheur des profiteurs, des vendeurs de pilules et de la marchandisation de la maladie.

    S'il ne faut pas rejeter en bloc, le néolibéralisme, alors expliquez-moi ce qu'il peut bien avoir d'intéressant dans un système qui nous a endetté de 150 milliards au Québec et qui vient de nous coûté 40 milliards dans la Caisse de dépôts et de placements. Un système qui met en péril notre système de santé et d'éducation et qui vient d'ébranler les États-unis eux-mêmes ?

    Qu'y a-t-il d'intéressant pour monsieur madame tout le monde à voir des entreprises multinationales empocher des profits colossaux dignes des États ?

    Qu'y a-t-il d'intéressant de voir des banques faire des profits records de 750 millions par trimestre en période de récession ?

    Tout ce néolibéralisme omniprésent, ne représente que le vol et l'arnaque pur et simple de la population et des gens ordinaires, qui contrairement aux pétrolières, eux et elles payent leurs impôts.

    Vous semblez bien fort inquiet pour la droite et néolibéralisme, mais sachez bien qu'il y belles lurettes qu'ils ont tous les droits, tous les pouvoir et tout le crachoir, et que c'est désespérément le discours de gauche et la représentation de la gauche qui nous fait désespérément défaut.

    Si vous souhaitez vraiment rééquilibrer les choses, vous devriez vous en faire beaucoup plus pour le renforcement de la gauche infiniment plus faible.

    Car aucun «consensus» ne se fera si la gauche ne se renforce pas. La droite libérale dominera comme à son habitude toute la mosaïque politique, sociale et économique du Québec comme ils l'ont toujours fait et qui nous a conduit dans le bas fonds actuel.

    D'ailleurs, politiquement parlant, ce ne sera malheureusement pas tant un «consensus» qu'un «rapport de force», car ces gens-là sont "au cash" et n'ont d'oreilles que pour ça...

    Autrement dit, en bon Québécois, si on ne leur chauffe pas le cul aux élections... rien ne bougera... et c'est bien à regret que je vous dit ça... croyez-moi...

    Ne pensez pas que les multinationales pharmaceutiques qui sont en train de mettre littéralement le Québec en banqueroute se laisseront déposséder de leurs droits sans dire un mot...


    _______________________

    Christian Montmarquette
    Antinéolibéraliste de Québec solidaire


    Référence d'action :

    Vigile sous la tente devant l'Assemblée nationale :
    http://www.vigile.net/Une-reussite-mediatique


    QS

  • Otis Mimi
    Inscrite
    lundi 6 avril 2009 23h37
    Bonjour
    Bravo Mme Payette

  • Paul Lafrance
    Inscrit
    mercredi 8 avril 2009 07h56
    @ Madame Sylvie Tremblay
    Paul Lafrance est mon vrai nom et je demeure à Québec.Je ne me cache jamais pour dire ce que j'ai à dire. Je ne travaille pour personne et je considère Madame Payette et M. Jacques Parizeau prêts à dire et à insinuer n'importe quoi pour faire avancer leur option souverainiste. Ils ne cessent de prêter des intentions malhonnêtes à tous ceux qui ne sont pas de leur avis. Si jamais quelqu'un veut me payer pour écrire, les lecteurs le sauront.
    Paul Lafrance
    Québec

  • Jean Desjardins
    Abonné
    mercredi 8 avril 2009 22h13
    @ Monsieur Christian Montmarquette... (version corrigée)
    Bonjour monsieur Montmarquette.

    Veuillez excuser la longueur de la présente mais je crois que votre dernière missive mérite qu'on s'y attarde quelque peu. Je me permets d'être plus explicite dans mes propos, ceci étant une manière pour moi d'articuler ma pensée sur des questions aussi complexes que celles que vous soulevez. Désolé pour les correspondants du LeDevoir.com que cela pourrait ennuyer.

    D'entrée de jeu (comme diraient certains fonctionnaires 'IN' de Québec), j'endosse le titre de votre propos qui affirme que : « Il manque une voix pour la gauche au Québec ». Par ailleurs, l'ensemble de votre exposé et son ton lapidaire démontrent que la voix que vous exprimez et celle de Québec Solidaire sont davantage celles d'un 'mouvement idéologique' que celles d'un véritable 'parti politique', selon la perception que j'en dégage...

    Je m'explique.

    (1) Idées, combats et applications en matière de solidarité vécue comme système politico-économique anticapitaliste viable: Vous conviendrez avec moi que ce vocabulaire, tout en étant défendable au niveau intellectuel, ne peut trouver sa valeur que dans une application pratique à succès. Il serait utile d'identifier des Sociétés modernes qui ont des applications probantes à montrer à partir du schème de pensée que vous soutenez . Vous savez, l'économie de marché, les échanges commerciaux, les profits, ça existe depuis des millénaires. Alors, je vous demande... Avec une position aussi résolument anticapitaliste que la vôtre, comment fait-on pour maintenir des relations d'affaires (import/export) ouvertes avec des pays historiquement capitalistes tels que le ROC et les USA, selon vous ? Comment créer la richesse et financer les systèmes sociaux que vous préconisez, dans un tel contexte d'affrontement idéologique ?

    En résumé, comment un véritable parti politique peut-il espérer prendre un jour le pouvoir avec une position aussi fermée par rapport aux points d'ancrage (manifestement opposés aux vôtres) de Sociétés puissantes telles l'Ontario, le ROC, les USA, etc. auxquelles est intimement lié le Québec au plan économique ?

    (2) Les partis politiques : Je suis d'accord avec vous en ce qui a trait à la nécessité d'avoir des partis politiques structurés. Cependant, j'observe que l'héritage parlementaire laissé par le système Britannique oblige, ni plus ni moins, à la polarisation des idées. Bref, le parti au pouvoir disant rouge, il faut nécessairement que le parti d'opposition officielle dise bleu... C'est d'ailleurs pour cette raison que je préfère m'affranchir personnellement des partis politiques existants tout en respectant ceux et celles qui choisissent cette voix pour s'exprimer et faire avancer leurs idées.

    À mon avis, l'obligation pour l'opposition de contrer systématiquement tout ce qui vient du parti au pouvoir, et vice-versa, est devenue un vice structurel de notre système politique Québécois (et Canadien) qui empêche les meilleures idées de s'épanouir. Le meilleur remède pour s'en sortir serait de changer notre système actuel par un système de représentation proportionnelle à l'Assemblée nationale. Dans cette optique, Québec Solidaire, au lieu de se mettre en concurrence fratricide avec le Parti Québécois, pourrait véhiculer ses mêmes idées progressistes tout en ne divisant pas le vote francophone et tout en se gardant une voix forte à l'Assemblée nationale. Je gage que QS irait chercher davantage de députés de cette manière tout en empêchant le PLQ d'obtenir un 'contrat à vie' comme gouvernement majoritaire en misant cyniquement sur la division du vote des francophones et des progressistes.

    Une idée, en passant : Pourquoi le PQ et QS ne pourraient-ils pas concocter un pacte à l'effet de favoriser l'élection d'un gouvernement du Parti Québécois majoritaire (seule solution plausible de remplacement, présentement, malgré ses défauts...) qui s'engagerait formellement à mettre en place (pour de vrai, ...juré, craché!) un système de représentation proportionnelle ? La démocratie y sortirait gagnante, d'une part, en neutralisant le PLQ qui peut capitaliser bon an mal an sur le vote soviétique des anglophones et des allophones et, d'autre part, en laissant de l'espace pour véhiculer les idées intéressantes des formations minoritaires, mais ...non moins valables, pour faire avancer notre Société Québécoise.

    (3) La dictature économique et le libéralisme débridé : Je suis d'accord à 100% avec vous à l'effet que le capitalisme 'sans balises et débridé' comme celui qui s'est instauré au cours des dernières décennies (sous la gouverne des USA) est catastrophique à tous points de vue. J'espère cependant que vous ne préconisez pas des solutions du type 'pays de l'Est' comme alternative... On sait maintenant ce que cela donne quand on se balance d'un extrême à l'autre !

    Pour ma part, je demeure convaincu qu'il y a un juste milieu à atteindre afin de dégager un modèle de Société moderne qui allie une approche socio-démocrate progressiste avec une économie de marché dynamique MAIS (et c'est le fondement de ma position idéologique) ...les deux volets de ce modèle devant obligatoirement être 'balisés' de manières songée, intelligente, structurée et ferme.

    Par ailleurs, nous sommes tous les deux d'accord à l'effet que le véritable problème que nous vivons en 2009 provient d'abord et avant tout de la cupidité outrageuse de prédateurs financiers discrets et extrêmement puissants. J'ajouterai que la dépendance (ou la faiblesse) des gouvernements face à cette dictature économique qui tire les ficelles par en arrière est tout aussi contributive à ce chaos... Selon moi, ce n'est pas le fondement même du système capitaliste qui fait défaut. C'est plutôt la complaisance des leaders politiques face à ces dérapages de la nature humaine et le manque de balises claires et efficaces qui ont conduit au gouffre dans lequel l'économie mondiale se trouve présentement. Vous admettrez que le courage et la perspicacité de nos gouvernements, «ce dernier rempart contre la dictature économique », comme vous dites, ont fait cruellement défaut au cours des dernières décennies. On a pas à chercher très loin. Les exemples pleuvent ici même au Québec et au Canada.

    À mon avis, le système capitaliste, tout en étant imparfait, est probablement le système le moins pire que l'on a pu imaginer jusqu'à maintenant. Le défi consiste à 'maîtriser la monture' afin qu'elle ne prenne pas la poudre d'escampette au profit d'un minorité. Cette fonction appartient à nos gouvernements. Encore faut-il qu'ils soient à la hauteur ! À cet égard, vous serez d'accord avec moi qu'on est pas encore sorti de l'auberge avec des Charest et des Harper (et possiblement Ignatieff, un jour) aux commandes ...au profit du clan de leurs nombreux et obscurs tits-namis !

    (4) Le privé vs le public : Selon mon expérience, il est faux de prétendre que tout ce qui vient du secteur public est bon tandis que tout ce qui vient du secteur privé est mauvais ou croche. Encore une fois, je réitère qu'un sain équilibre entre les deux est la manière de tirer le meilleur parti des deux approches. Encore faut-il départager les forces de chacun ainsi que leurs petits travers...

    Aller aux extrêmes dans l'une ou l'autre de ces deux approches ne peut conduire qu'à la catastrophe. Un exemple : Je serais curieux de voir ce qu'il adviendrait de la recherche pharmaceutique si celle-ci se faisait sous la gouverne exclusive du ministère de la Santé ou de toute autre créature de l'État... À voir la tendance des ministères à s'enfarger dans les fleurs du tapis, à faire facilement de l'embonpoint et à se structurer à outrance pour assurer leur pérennité, je serais nerveux quant au gonflement 'hors contrôle' du déficit qui s'ensuivrait. Le secteur privé a ses défauts ...mais le secteur public n'a pas le monopole de l'éthique et de la bonne gestion. La CDPQ et le déficit de 150 milliards du gouvernement du Québec, ce n'est pas du secteur privé dont on parle, à ce que je sache...

    (5) Protéger la droite et le néolibéralisme : Loin de moi l'idée de vouloir protéger la droite et le néolibéralisme. Ce que je recherche, c'est de trouver les poignées qui nous permettront de nous sortir d'un enlisement dans un statu quo de plus en plus dévastateur. Un statu quo qui ne peut que conduire à un appauvrissement collectif irrécupérable pour le Québec et les Québécois, à terme.

    Selon moi, on ne pourra pas s'en sortir élégamment, au Québec, si on passe plus de temps à critiquer les autres options qu'à tenter de les comprendre et d'y récupérer les meilleurs éléments permettant de bâtir des solutions de compromis susceptibles de rallier la majorité de nos concitoyens. Bref, des solutions qui se trouvent quelque part entre l'idéal (d'un point de vue idéologique) et le pratico-pratique.

    Je vous ferai une confidence, au risque de vous décevoir. Je me plais parfois à penser que la meilleure solution consisterait à réunir dans un seul manifeste les meilleures idées des Lucides et des Solidaires, du PLQ, du PQ, de l'ADQ et de QS, des livres d'Alain Dubuc, de Jacques Léonard, et autres promoteurs d'idées, des chroniques de Joseph Facal, de Michel David et des autres chroniqueurs allumés, y compris de madame Payette pour laquelle j'ai un respect incommensurable. De vieux routiers comme Jacques Parizeau... On ne serait peut-être pas trop loin d'un consensus social rassembleur et d'un projet de Société Québécoise emballant !

    (6) Renforcement de la gauche : Faut-il renforcer la gauche. Bien sûr, à mon avis. Beaucoup d'idées soutenues et promues par les gens de gauche méritent qu'on s'y attarde et qu'on les mettent en oeuvre. Mais avec tout le respect que je dois à Québec Solidaire, je ne crois pas que ce désir de prendre un jour le pouvoir, comme on l'espère de plus en plus à partir de sondages ponctuels de la presse écrite (8 % +), soit réaliste dans le contexte du Québec. Notre Société Québécoise, bien que sensible à la solidarité sociale (peut-être même à l'État-Providence...) comporte un biais de lucidité et de conformisme au modèle dominant du capitalisme et de la libre entreprise à l'américaine (ouachhhh !) qui l'amène à se ranger derrière une gouvernance beaucoup plus au centre de l'échiquier politique que ce que vous préconisez.

    Selon moi, une gauche articulée et forte est probablement le meilleur rempart pour limiter les dérapages incontrôlés de ce modèle dominant qui est profondément ancré chez nos concitoyens ainsi que chez les leaders opportunistes qui occupent le terrain du 'tout m'est dû' ...avec une certaine complaisance du bon peuple, avouons-le. En ce sens, vos propos et l'existence même de Québec Solidaire m'apparaissent comme hautement contributives à la construction d'une Société Québécoise progressiste, évoluée et sans cesse en mouvance.

    En conclusion, je ne m'attends certes pas à ce que vous bénissiez chacun des éléments de réflexion que j'apporte dans la présente. Tout au plus, je vise à vous sensibiliser au fait que, indépendamment de la conviction que vous mettez dans votre action politique, il y a une certaine proportion de vos compatriotes qui n'adhère pas entièrement à votre discours, qui exige des nuances et de l'ouverture au dialogue vrai et qui mériterait que vous et votre parti Québec Solidaire portiez une oreille attentive ...au-delà de votre message idéologique.

    Du choc des idées jaillit la lumière, parfois... De l'écoute, toujours...

    Respectueusement,

    Jean Desjardins
    Ville de Laval

  • Jean Desjardins
    Abonné
    jeudi 9 avril 2009 23h02
    Correction...
    Dans mon memo à Christian Montmarquette, à l'item #5 qui traite de 'droite et de néolibéralisme, il faut remplacer le nom de Jacques Léonard par celui de Jacques Ménard.

    J'avais envoyé une correction à mon texte initial, mais malencontreusement, celle-ci ne s'est pas rendue à destination à temps.

    Désolé pour la confusion.

    Jean Desjardins

  • Christian Montmarquette
    Inscrit
    jeudi 16 avril 2009 11h40
    @Jean Desjardins - Pour tenter de vous donner le poul...
    Bonjour Monsieur Desjardins,

    J'ai fini par trouver le temps de répondre, au moins partiellement, à votre commentaire.

    Je ne dis pas que ma réponse est parfaite, mais elle tente de vous donner un peu le poul de ma façon de voir le choses.

    En vous remerciant de l'intérêt que vous démontrez pour la chose publique au Québec et des efforts que vous démontrez pour tenter de chercher une harmonisation des diverses tendances politiques.


    Tout aussi respectueusement,


    ________________________

    Christian Montmarquette





    ----------------------------------------



    Bonjour monsieur Montmarquette.

    Veuillez excuser la longueur de la présente mais je crois que votre dernière missive mérite qu'on s'y attarde quelque peu. Je me permets d'être plus explicite dans mes propos, ceci étant une manière pour moi d'articuler ma pensée sur des questions aussi complexes que celles que vous soulevez. Désolé pour les correspondants du LeDevoir.com que cela pourrait ennuyer.

    D'entrée de jeu (comme diraient certains fonctionnaires 'IN' de Québec), j'endosse le titre de votre propos qui affirme que : « Il manque une voix pour la gauche au Québec ». Par ailleurs, l'ensemble de votre exposé et son ton lapidaire démontrent que la voix que vous exprimez et celle de Québec Solidaire sont davantage celles d'un 'mouvement idéologique' que celles d'un véritable 'parti politique', selon la perception que j'en dégage...

    Je m'explique.

    (1) Idées, combats et applications en matière de solidarité vécue comme système politico-économique anticapitaliste viable: Vous conviendrez avec moi que ce vocabulaire, tout en étant défendable au niveau intellectuel, ne peut trouver sa valeur que dans une application pratique à succès.


    CM - Je vous rappellerais simplement le cas de la nationalisation de l'hydro électricité de par Hydro-Québec qui est une société d'État peut être interprété comme une mesure anticapitaliste, et que si nous avions poursuivi dans le sens de la nationalisation de nos richesses naturelles, le peuple y aurait beaucoup gagné, de même que bien souvent l'écologie ; tout comme la SAAQ fût à toute fin pratique, une nationalisation de l'assurance automobile au Québec. Tout le monde craint le mot « anticapitalime » mais apprécient généralement ses effets... Tout comme l'éducation publique et le système de santé dont le but n'est pas de faire des profits, mais de d'offrir des services de manière démocratique.

    Il serait utile d'identifier des Sociétés modernes qui ont des applications probantes à montrer à partir du schème de pensée que vous soutenez. Vous savez, l'économie de marché, les échanges commerciaux, les profits, ça existe depuis des millénaires. Alors, je vous demande... Avec une position aussi résolument anticapitaliste que la vôtre, comment fait-on pour maintenir des relations d'affaires (import/export) ouvertes avec des pays historiquement capitalistes tels que le ROC et les USA, selon vous ? Comment créer la richesse et financer les systèmes sociaux que vous préconisez, dans un tel contexte d'affrontement idéologique ?


    CM - Je crois que le chemin vers un véritable socialisme moderne, démocratique et innovateur, sera progressif et gagné (s'il l'est) domaine par domaine. Comme dans la proposition de Pharma-Québec de QS ou d'Éole-Québec. Rien ne nous empêche de continuer à faire affaire avec le reste du monde. Rien ne demande une rupture idéologique sur tout. Nous ne voulons pas contrôler l'économie des autres, mais notre propre économie et notre propre développement, devenons un exemple plutôt que de suivre inconsciemment ce qui nous mènera inévitablement vers un mur autant économique qu'écologique..

    En résumé, comment un véritable parti politique peut-il espérer prendre un jour le pouvoir avec une position aussi fermée par rapport aux points d'ancrage (manifestement opposés aux vôtres) de Sociétés puissantes telles l'Ontario, le ROC, les USA, etc. auxquelles est intimement lié le Québec au plan économique ?


    CM-Sur ce point je vous dirai que QS à l'instar du NPA en France, sont d'abord des partis «militants» bien avant d'être des partis électoralistes ; et que le travail pour nous est donc colossal. Mais ce n'est pas parce que la tâche est grande qu'elle est impossible. Ce dernier sondage qui donne 8% a QS le démontre bien a mon sens... D'ailleurs, si tous les pays se développaient au niveau des USA, les experts sont d'accord pour dire qu'il nous faudrait quelque chose comme 10 Terres (correction) si je ne me trompe... C'est donc le système actuel qui devient chaque jour de plus en plus irréaliste...

    (2) Les partis politiques : Je suis d'accord avec vous en ce qui a trait à la nécessité d'avoir des partis politiques structurés. Cependant, j'observe que l'héritage parlementaire laissé par le système Britannique oblige, ni plus ni moins, à la polarisation des idées. Bref, le parti au pouvoir disant rouge, il faut nécessairement que le parti d'opposition officielle dise bleu... C'est d'ailleurs pour cette raison que je préfère m'affranchir personnellement des partis politiques existants tout en respectant ceux et celles qui choisissent cette voix pour s'exprimer et faire avancer leurs idées.

    CM - D'une certaine manière, on pourrait dire que c'est précisément le rôle de l'opposition de critiquer les décisions du gouvernement. Mais j'ajouterais qu'il n'est pas dans mon optique des choses que de dire systématique le contraire des autres partis. Je reconnais de bonnes choses au PQ et même au Parti libéral tel : La carte d'assurance maladie de Castonguay, le système d'éducation, le No-fault de Lise Payette, les CPE de Pauline Marois ou l'Hydro-Québec de Lévesque. Le problème est que les vieux partis sont de plus en plus à droite me pousse à la critique, que je crois par ailleurs bien nécessaire dans le courrant du monolithisme idéologique libéral actuel.

    À mon avis, l'obligation pour l'opposition de contrer systématiquement tout ce qui vient du parti au pouvoir, et vice-versa, est devenue un vice structurel de notre système politique Québécois (et Canadien) qui empêche les meilleures idées de s'épanouir.

    CM -Vous serez sans doute surpris qu'Amir s'est mis d'accord avec les autres partis sur une requête au gouvernement fédéral...

    Le meilleur remède pour s'en sortir serait de changer notre système actuel par un système de représentation proportionnelle à l'Assemblée nationale. Dans cette optique, Québec Solidaire, au lieu de se mettre en concurrence fratricide avec le Parti Québécois, pourrait véhiculer ses mêmes idées progressistes tout en ne divisant pas le vote francophone et tout en se gardant une voix forte à l'Assemblée nationale. Je gage que QS irait chercher davantage de députés de cette manière tout en empêchant le PLQ d'obtenir un 'contrat à vie' comme gouvernement majoritaire en misant cyniquement sur la division du vote des francophones et des progressistes.

    CM- Alors sachez bien que c'est bien loin d'être Québec solidaire qui refuse toute négociation avec le PQ. C'est au contraire le PQ qui a toujours fermé la porte à des pourparlers. J'ai d'ailleurs moi-même assisté à une rencontre de la gauche avec la direction du PQ de Mercier et ces gens-là ne s'étaient déplacés que pour nous demander de nous retirer sans rien offrir en retour. Notre seule chance de négocier est à mon avis la montée des intentions de votes pour QS.

    C'est le système qui est déficient. Et QS a au moins la décence de réclamer une modification du mode de scrutin. Ce que le PQ a dans son programme depuis sa fondation et qu'il n'a jamais respecté.

    Une idée, en passant : Pourquoi le PQ et QS ne pourraient-ils pas concocter un pacte à l'effet de favoriser l'élection d'un gouvernement du Parti Québécois majoritaire (seule solution plausible de remplacement, présentement, malgré ses défauts...) qui s'engagerait formellement à mettre en place (pour de vrai, ...juré, craché!) un système de représentation proportionnelle ? La démocratie y sortirait gagnante, d'une part, en neutralisant le PLQ qui peut capitaliser bon an mal an sur le vote soviétique des anglophones et des allophones et, d'autre part, en laissant de l'espace pour véhiculer les idées intéressantes des formations minoritaires, mais ...non moins valables, pour faire avancer notre Société Québécoise.

    CM - Je ne puis vous répéter ce que je vous ai mentionné plus haut, nous avons tenter de parler de ça au PQ, et même aux dernières élections et c'est toujours resté lettre morte.

    (3) La dictature économique et le libéralisme débridé : Je suis d'accord à 100% avec vous à l'effet que le capitalisme 'sans balises et débridé' comme celui qui s'est instauré au cours des dernières décennies (sous la gouverne des USA) est catastrophique à tous points de vue. J'espère cependant que vous ne préconisez pas des solutions du type 'pays de l'Est' comme alternative... On sait maintenant ce que cela donne quand on se balance d'un extrême à l'autre !

    CM- Là-dessus, je dois dire que je suis maintes fois expliqué en élections ; tant est si bien que cela a même donné lieu à une section spécifique pour contrer ce types de préjugés.

    Pour être simple considérons que «QS» = «Le programme de QS». On appui ou on appui pas. Mais cela a le mérite d'être clair en tous cas.

    Programme de QS :
    http://www.quebecsolidaire.net/engagements_2008

    Dix mythes du Québec solidaire :
    http://www.quebecsolidaire.net/10-mythes-sur-quebe

    Pour ma part, je demeure convaincu qu'il y a un juste milieu à atteindre afin de dégager un modèle de Société moderne qui allie une approche socio-démocrate progressiste avec une économie de marché dynamique MAIS (et c'est le fondement de ma position idéologique) ...les deux volets de ce modèle devant obligatoirement être 'balisés' de manières songée, intelligente, structurée et ferme.


    CM-Je sais que cette attitude correspond beaucoup à une certaine vision d'Amir. Ma manière de voir les choses est, comme je vous dis, que l'équilibre ne viendra qu'avec le combat électoral. Car comme je vous disais, même ce que nous appelons la sociale démocratie dérangent les néolibéraux qui disposent d'un grand pouvoir économique pour maintenir leurs avantages.

    Par ailleurs, nous sommes tous les deux d'accord à l'effet que le véritable problème que nous vivons en 2009 provient d'abord et avant tout de la cupidité outrageuse de prédateurs financiers discrets et extrêmement puissants. J'ajouterai que la dépendance (ou la faiblesse) des gouvernements face à cette dictature économique qui tire les ficelles par en arrière est tout aussi contributive à ce chaos... Selon moi, ce n'est pas le fondement même du système capitaliste qui fait défaut. C'est plutôt la complaisance des leaders politiques face à ces dérapages de la nature humaine et le manque de balises claires et efficaces qui ont conduit au gouffre dans lequel l'économie mondiale se trouve présentement. Vous admettrez que le courage et la perspicacité de nos gouvernements, «ce dernier rempart contre la dictature économique », comme vous dites, ont fait cruellement défaut au cours des dernières décennies. On n'a pas à chercher très loin. Les exemples pleuvent ici même au Québec et au Canada.

    À mon avis, le système capitaliste, tout en étant imparfait, est probablement le système le moins pire que l'on a pu imaginer jusqu'à maintenant. Le défi consiste à 'maîtriser la monture' afin qu'elle ne prenne pas la poudre d'escampette au profit d'une minorité. Cette fonction appartient à nos gouvernements. Encore faut-il qu'ils soient à la hauteur ! À cet égard, vous serez d'accord avec moi qu'on est pas encore sorti de l'auberge avec des Charest et des Harper (et possiblement Ignatieff, un jour) aux commandes ...au profit du clan de leurs nombreux et obscurs tits-namis !

    CM- Bien je vous dirais presque, que le capitalisme n'est finalement pas tellement un système... ou s'il l'est, c'est un système très primaire, voire «primitif» qui ressemble à la «Loi du plus fort » si ce n'est à la «Loi de la jungle» qui est littéralement en train de mettre la planète en péril en plus de faire crever de faim un milliard d'individus. En ce sens, je ne suis pas aussi certain qu'on puisse encore lui coller tant que ça l'étiquette de «moins pire».

    (4) Le privé vs le public : Selon mon expérience, il est faux de prétendre que tout ce qui vient du secteur public est bon tandis que tout ce qui vient du secteur privé est mauvais ou croche. Encore une fois, je réitère qu'un sain équilibre entre les deux est la manière de tirer le meilleur parti des deux approches. Encore faut-il départager les forces de chacun ainsi que leurs petits travers...

    Aller aux extrêmes dans l'une ou l'autre de ces deux approches ne peut conduire qu'à la catastrophe. Un exemple : Je serais curieux de voir ce qu'il adviendrait de la recherche pharmaceutique si celle-ci se faisait sous la gouverne exclusive du ministère de la Santé ou de toute autre créature de l'État... À voir la tendance des ministères à s'enfarger dans les fleurs du tapis, à faire facilement de l'embonpoint et à se structurer à outrance pour assurer leur pérennité, je serais nerveux quant au gonflement 'hors contrôle' du déficit qui s'ensuivrait. Le secteur privé a ses défauts ...mais le secteur public n'a pas le monopole de l'éthique et de la bonne gestion. La CDPQ et le déficit de 150 milliards du gouvernement du Québec, ce n'est pas du secteur privé dont on parle, à ce que je sache...


    CM- Il ne faut pas confondre les bêtises humaines avec les systèmes. Une bêtise ou un abus, sera toujours une bêtise ou un abus, et ce, qu'il provienne du privé ou du public. Mais il me semble que les sociétés d'État fonctionnent plutôt bien, si l'on pense à Hydro-Québec, à la Société des alcools ou même à Loto-Québec ou l'administration la SAAQ.
    Quant au déficit de 150 milliards, c'est justement à cause des multiples gouvernes droitistes du Québec que nous en somme rendus là. C'est-à-dire à cause du laxisme de l'État à imposer les entreprises depuis plus de 40 ans et à faire reposer 90% des contributions fiscales sur le dos des particuliers.

    (5) Protéger la droite et le néolibéralisme : Loin de moi l'idée de vouloir protéger la droite et le néolibéralisme. Ce que je recherche, c'est de trouver les poignées qui nous permettront de nous sortir d'un enlisement dans un statu quo de plus en plus dévastateur. Un statu quo qui ne peut que conduire à un appauvrissement collectif irrécupérable pour le Québec et les Québécois, à terme.


    CM- Jutement QS propose enfin des solutions inédites au Québec !

    Selon moi, on ne pourra pas s'en sortir élégamment, au Québec, si on passe plus de temps à critiquer les autres options qu'à tenter de les comprendre et d'y récupérer les meilleurs éléments permettant de bâtir des solutions de compromis susceptibles de rallier la majorité de nos concitoyens. Bref, des solutions qui se trouvent quelque part entre l'idéal (d'un point de vue idéologique) et le pratico-pratique.

    Je vous ferai une confidence, au risque de vous décevoir. Je me plais parfois à penser que la meilleure solution consisterait à réunir dans un seul manifeste les meilleures idées des Lucides et des Solidaires, du PLQ, du PQ, de l'ADQ et de QS, des livres d'Alain Dubuc, de Jacques Léonard, et autres promoteurs d'idées, des chroniques de Joseph Facal, de Michel David et des autres chroniqueurs allumés, y compris de madame Payette pour laquelle j'ai un respect incommensurable. De vieux routiers comme Jacques Parizeau... On ne serait peut-être pas trop loin d'un consensus social rassembleur et d'un projet de Société Québécoise emballant !


    CM-En tous cas, il me semble que cela démontre la nécessité de la contribution de QS pour faire en sorte d'éclairer convenablement le tableau et de manière à entendre l'autre version... si je puis dire ; d'autre part, n'était-ce pas Jacques Parizeau lui-même qui prônait la nationalisation de banques au Québec ? Une solution très socialiste au manque de revenus de l'État.

    (6) Renforcement de la gauche : Faut-il renforcer la gauche. Bien sûr, à mon avis. Beaucoup d'idées soutenues et promues par les gens de gauche méritent qu'on s'y attarde et qu'on les mette en oeuvre. Mais avec tout le respect que je dois à Québec Solidaire, je ne crois pas que ce désir de prendre un jour le pouvoir, comme on l'espère de plus en plus à partir de sondages ponctuels de la presse écrite (8 % +), soit réaliste dans le contexte du Québec. Notre Société Québécoise, bien que sensible à la solidarité sociale (peut-être même à l'État-Providence...) comporte un biais de lucidité et de conformisme au modèle dominant du capitalisme et de la libre entreprise à l'américaine (ouachhhh !) qui l'amène à se ranger derrière une gouvernance beaucoup plus au centre de l'échiquier politique que ce que vous préconisez.


    CM - Bien, je n'ai jamais affirmé que Québec solidaire prendrait le pouvoir ; en tous cas, pas à court terme. Mais il faut tout de même prendre en compte que l'ADQ a bien failli le prendre malgré ce qu'on aurait pu croire. Mais, il reste que ce 8% de sympathie à QS représente une tendance et un courrant d'idées qui circulent dans la société. Déjà ça, c'est une belle victoire pour moi.

    Selon moi, une gauche articulée et forte est probablement le meilleur rempart pour limiter les dérapages incontrôlés de ce modèle dominant qui est profondément ancré chez nos concitoyens ainsi que chez les leaders opportunistes qui occupent le terrain du 'tout m'est dû' ...avec une certaine complaisance du bon peuple, avouons-le. En ce sens, vos propos et l'existence même de Québec Solidaire m'apparaissent comme hautement contributives à la construction d'une Société Québécoise progressiste, évoluée et sans cesse en mouvance.


    CM - Je vous remercie bien bas Monsieur Desjardins pour cette fort appréciable reconnaissance de votre part. Cela me touche très sincèrement. Car, sachez-le bien, en ce qui me concerne comme en ce qui concerne la quasi-totalité des militants et militantes de QS, nous sommes tous et toutes des « bénévoles » qui ne recherchent pas le bénéfice ou l'ambition personnelle, mais des citoyens qui luttent en leur âmes et consciences pour l'amélioration de la société et une meilleure justice sociale.

    En conclusion, je ne m'attends certes pas à ce que vous bénissiez chacun des éléments de réflexion que j'apporte dans la présente. Tout au plus, je vise à vous sensibiliser au fait que, indépendamment de la conviction que vous mettez dans votre action politique, il y a une certaine proportion de vos compatriotes qui n'adhère pas entièrement à votre discours, qui exige des nuances et de l'ouverture au dialogue vrai et qui mériterait que vous et votre parti Québec Solidaire portiez une oreille attentive ...au-delà de votre message idéologique.


    CM- Bien, comme je vous disais, je crois que c'est la voie de la gauche qui mérite d'être «enfin» entendue, voire «ajoutée» puisqu'elle n'existait pas, et pour que la population puisse se faire elle-même une idées des diverses solutions possibles afin d'améliorer notre monde. Car avant aujourd'hui, il n'y avait pas de haut-parleur politique crédible pour véhiculer de telles idées. En ce sens je crois comme vous, que QS contribue à l'enrichissement du discours politique au Québec. Car ce n'est pas la gauche qui manquait d'oreille pour entendre la droite, mais bien la droite qui a tout fait - croyez-moi ! - pour étouffer le discours de la gauche...


    Du choc des idées jaillit la lumière, parfois... De l'écoute, toujours...

    Respectueusement,

    Jean Desjardins
    Ville de Laval

    Texte d'intérêt - CM :

    Le projet socialiste a été trahi, il faut le réinventer au 21e siècle :
    http://www.pressegauche.org/spip.php?article3553

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