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Le CHUM en PPP: en avant toute, mais...

Charest lance l'appel de propositions tout en ouvrant la porte à un «plan B»

Lisa-Marie Gervais   31 mars 2009  Québec
Le premier ministre Jean Charest entouré des ministres Raymond Bachand, Monique Jérôme-Forget et Yves Bolduc pour annoncer le lancement de l’appel d’offres pour le CHUM, hier, à Montréal.
Photo : Jacques Nadeau
Le premier ministre Jean Charest entouré des ministres Raymond Bachand, Monique Jérôme-Forget et Yves Bolduc pour annoncer le lancement de l’appel d’offres pour le CHUM, hier, à Montréal.
Premier geste concret depuis longtemps dans le projet du CHUM, l'appel de propositions a finalement été lancé en grande pompe hier par le gouvernement du Québec en présence de nombreux ministres et de plusieurs représentants du milieu de la santé. En mode séduction, le clan Charest a tenu à rassurer la population et les différents acteurs du milieu de la santé qui, devant les ratés du CHUM jusqu'ici, se sont montrés sceptiques quant au respect des coûts et des échéanciers. «C'est une étape décisive qui envoie un signal très fort à ceux qui s'intéressent à l'avenir du CHUM», a affirmé le premier ministre.

S'il n'a cessé de répéter que la formule PPP était la meilleure, Jean Charest a toutefois ouvert la porte à un «plan B» si l'appel de propositions ne donne pas les résultats escomptés. «Le contexte économique est tellement particulier [...], il faut se préparer à tous les scénarios sans décaler les échéanciers», a dit Jean Charest. Interrogé sur un possible retour au mode de financement traditionnel, M. Charest a réitéré sa bonne foi dans le marché. «Tout cela est hypothétique. Nous croyons que le marché va bien répondre à ce projet, car c'est un investissement à long terme avec une rentabilité garantie, appuyée par le gouvernement du Québec. On va de l'avant avec un projet PPP, mais, si le marché ne fonctionne pas, on verra à un ajustement», a-t-il indiqué.

Deux consortiums ont été retenus au terme de l'appel de qualification: Groupe Innisfree-AXOR-OHL-Dalkia et Accès Santé CHUM. Or, les sociétés composant le premier éprouvent de la difficulté à trouver du financement à long terme. Le second, dirigé par la société espagnole Acciona, est composé du groupe australien Babcock & Brown qui est au bord de la faillite. Le «plan B» du gouvernement serait-il inévitable? «Ce sera à chaque consortium de trouver sa source de financement. Le contexte est trouble [...], mais il y a des projets PPP qui se réalisent», a souligné M. Charest. «On veut toujours respecter une formule qui nous permet de partager les risques. Ils ne sont pas seulement sur la question du financement, mais aussi sur la question de l'entretien et des coûts de réalisation.» Il y voit un avantage pour les Québécois. Selon lui, les PPP permettent, par exemple, un contrat d'entretien continu sur une période de 30 ans qui rend moins vulnérable aux changements de gouvernements et aux soubresauts de l'économie.

Échéanciers et budgets

Les soumissionnaires devront avoir déposé leur proposition pour mars 2010, et la sélection sera faite en juin de la même année. La première «vraie» pelletée de terre est prévue pour septembre 2010 et la phase I du CHUM sera livrée à la fin de 2013. Selon le ministre de la Santé, Yves Bolduc, l'hôpital sera alors «complet» et disposera de 400 lits. La seconde phase est celle de la démolition de l'hôpital Saint-Luc pour le reconstruire et est attendue pour 2018.

Au final, le projet bonifié, y compris le Centre de recherche, coûtera 2,515 milliards en dollars de 2018, en tenant compte d'une marge de manoeuvre de 650 millions d'indexation et de risques sur huit ans.

Le président de la Fédération des médecins spécialistes, Gaétan Barrette, est d'avis que le budget du CHUM est le même que pour plusieurs projets d'envergure similaire, notamment aux États-Unis. Il croit un peu moins au respect des délais. «C'est l'un des échéanciers les plus serrés que j'aurais vus dans ma vie, mais ça se fait. Normalement, ça prend entre trois ans et demi et quatre ans. Là, on va avoir plus d'un an de papier avant la première "vraie" pelletée de terre», a-t-il déclaré. Et pour le Dr Barrette, le CHUM ne sera fait qu'à moitié en 2013. «On va tout simplement transférer l'hôpital Saint-Luc dans un autre lieu. On va passer de 350 à 400 lits, oui. Mais il va rester l'Hôtel-Dieu et Notre-Dame. Ce ne sera pas complet», a-t-il soutenu contredisant ainsi le ministre Bolduc.

Reste que le projet du CHUM coûte désormais, sans les contingences, 1,865 milliard en dollars d'aujourd'hui, au lieu de 1,1 milliard. L'augmentation vient de la bonification du projet, a rappelé le premier ministre. «On veut régler la question des coûts avant de mettre la pelle dans la terre. [Le métro de Laval] a été lancé, et les coûts ont évolué au fur et à mesure que le projet avançait. C'est justement ce que nous voulons éviter», a-t-il précisé.

Moins catégorique, le ministre de la Santé et des Services sociaux, Yves Bolduc, a parlé «d'estimés». «On est de plus en plus près de la phase finale et des montants finaux. Mais, encore là, c'est vraiment comme ça: il va falloir attendre l'ouverture des propositions pour savoir le coût exact des projets.»

Réaction et insatisfaction

Les partis politiques d'opposition ont fortement réagi à l'annonce du gouvernement Charest. Qualifiant la conférence de presse «d'opération de relations publiques», le député du Parti québécois Sylvain Simard a trouvé déplorable que le gouvernement «n'ait parlé que de conception, et non de financement». «Le gouvernement libéral voulait aller en mode PPP pour le partage de risques. Dans le cas du CHUM, c'est le gouvernement qui va assumer le risque au lieu du partenaire privé. C'est absurde», a dit le porte-parole de l'opposition officielle en matière de Conseil du trésor.

Québec solidaire abonde en ce sens et critique «l'aveuglement idéologique» du gouvernement libéral. «Comment décrire autrement le comportement de ce gouvernement qui [refuse] d'abandonner les PPP devant les exemples de fiascos qui s'accumulent», a souligné le député de Mercier, Amir Khadir, dans un communiqué.

Si le milieu syndical pousse un «enfin!» de soulagement, il continue de vivement s'opposer à la formule choisie par le gouvernement. «Est-ce que cette fois sera la bonne?», se demande l'Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux.

En outre, la CSN s'est dite préoccupée par le manque de transparence et par l'incertitude au sujet de l'avenir du projet. «Personne dans les syndicats locaux n'est au courant de ce qui va se passer. Les questions des blocs opératoires, de l'entretien et de l'alimentation n'ont pas été abordées. L'appel d'offres doit comporter plus de garanties», a insisté Denise Boucher, vice-présidente de la CSN.






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  • Hall 56
    Inscrit
    mardi 31 mars 2009 05h33
    Le Chum......et si.......
    Et si, en juin 2010, les deux propositions recues sont rejetées, on se retrouvera avec un PFT (programme technique et fonctionnel) et......rien d'autre. Pas de plans et devis de construction, pas de consultants. On recommence alors: sélection de consultants architectes, ingénieurs, etc., plans et devis préliminaires, plans et devis pour construction, soumissions, etc.: début des travaux probable en 2013. Ne riez surtout pas, c'est fort possible.
    M. Hall

  • MATHIAS BRANDL
    Abonné
    mardi 31 mars 2009 06h54
    Un projet vicieux
    Tous les Québécois savent-ils clairement que pour réaliser le projet annoncé, il faut abattre le St-Luc existant, un hôpital relativement moderne de 350 lits dont la valeur immobilière, incluant les coûts de construction et les multiples rénovations subies depuis, chiffre certainement à plusieurs centaines de millions ?

    Baser un projet d'investissement dans notre système de santé québécois sur une telle prémisse de gaspillage est proprement scandaleux, quand nous savons tous que des besoins de base du système comme le nombre de ressources et la qualité des équipements sont toujours loin d'être satisfaits.

    Remplacer du béton par du béton à coup de milliards est non seulement un luxe complètement déplacé pour notre société québécoise en mal - toujours et encore - de se faire soigner décemment, c'est un geste immoral à l'échelle planétaire au niveau symbolique quand nous savons qu'une minorité d'êtres humains seulement à accès à des soins de santé en 2009.

    Par ailleurs, cette aberration se révèle aux antipodes du développement durable que nous prétendons pratiquer : le bilan énergétique de la démolition-reconstruction d'un tel ouvrage est proprement désastreux, en plus de contribuer à rendre la population malade par l'effet de pollution qui y est rattaché.

    Comment peut-on en arriver là ? Facile.... élisez un gouvernement libéral : il optera d'abord pour le plus mauvais site dans la réalisation de ce super-hôpital, par incompétence. Puis il forcera pour une réalisation en PPP, par dogmatisme aveugle. Car il est bien connu que les PPP ont horreur d'intervenir sur des immeubles existants.

    Mathias Brandl

  • MATHIAS BRANDL
    Abonné
    mardi 31 mars 2009 07h02
    Un projet vicieux
    Tous les Québécois savent-ils clairement que pour réaliser le projet annoncé, il faut abattre le St-Luc existant, un hôpital relativement moderne de 350 lits dont la valeur immobilière, incluant les coûts de construction et les multiples rénovations subies depuis, chiffre certainement à plusieurs centaines de millions ?

    Baser un projet d'investissement dans notre système de santé québécois sur une telle prémisse de gaspillage est proprement scandaleux, quand nous savons tous que des besoins de base du système comme le nombre de ressources et la qualité des équipements sont toujours loin d'être satisfaits.

    Remplacer du béton par du béton à coup de milliards est non seulement un luxe complètement déplacé pour notre société québécoise en mal - toujours et encore - de se faire soigner décemment, c'est un geste immoral à l'échelle planétaire au niveau symbolique quand nous savons qu'une minorité d'êtres humains seulement à accès à des soins de santé en 2009.

    Par ailleurs, cette aberration se révèle aux antipodes du développement durable que nous prétendons pratiquer : le bilan énergétique de la démolition-reconstruction d'un tel ouvrage est proprement désastreux, en plus de contribuer à rendre la population malade par l'effet de pollution qui y est rattaché.

    Comment peut-on en arriver là ? Facile.... élisez un gouvernement libéral : il optera d'abord pour le plus mauvais site dans la réalisation de ce super-hôpital, par incompétence. Puis il forcera pour une réalisation en PPP, par dogmatisme aveugle. Car il est bien connu que les PPP ont horreur d'intervenir sur des immeubles existants.

    Mathias Brandl

  • Hall 56
    Inscrit
    mardi 31 mars 2009 07h39
    CHUM.....et si.......
    Et si les deux propositions sont rejetées en juin 2010, on se retrouve avec un PFT (programme fonctionnel et technique) et....rien d'autre. Pas de consultant, pas de plan pour construction.
    On recrute alors des consultants, architectes et ingénieurs, on fait des plans préliminaires, définitifs, on demande des soumissions et on débute la construction quelque part fin 2012, début 2013.
    Surtout, ne riez pas......c'est possible.
    M. Hall

  • Pierre-S Lefebvre
    Inscrit
    mardi 31 mars 2009 07h55
    Cousu de fil blanc
    Charest, comme dracula, va saigner les finances du Québec et le CHUM coûtera près de $3 milliards en 2018, un PPP nouveau genre en profitera pour s`auto financer à même notre épargne. Et puis bien des amis du régime auront des emplois trop bien payés. C`est ça la réalité Charest, Jérôme-Forget, Bachand et Normandeau. Commençons avec le dynamitage et les sur-coûts résultants de surprises dans une infrastructure d`une autre époque. À la fin Charest nous laissera son épitaphe éléphantesque.

  • Jean-François Couture
    Inscrit
    mardi 31 mars 2009 08h01
    Follow the money indeed...chers journalistes ;)
    Just a hint...
    http://ww2.quebec101.org:81/images/stories/diagram

    Des médecins opposés au PPP du CHUM
    http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada

    Cette requête s'ajoute à celles de l'Association des économistes du Québec, de l'Ordre des architectes du Québec et du Parti québécois, qui ont aussi, dans les derniers jours, demandé au gouvernement Charest de renoncer rapidement au PPP.

    PS : Le Québec n'a pas l'argent pour bâtir un CHUM à la minorité anglo.

    Pour un moratoire sur le projet McGill et un débat national sur la nécessité des deux mégahôpitaux à Montréal
    http://www.vigile.net/Pour-un-moratoire-sur-le-pro

    http://www.unseulmegachu.org/

    "Le peuple est une masse imbécile faite pour être menée par ceux qui se donnent la peine de le tromper." - Frédéric II de Prusse

    "La politique, c'est l'art de consulter les gens sur ce à quoi ils n'entendent rien, et de les empêcher de s'occuper de ce qui les regarde." - Paul Valéry

    "Plus on est ignorant, moins on s'en aperçoit." - Louis Pasteur

  • Marc M. Davignon
    Abonné
    mardi 31 mars 2009 08h19
    GRRRRR
    C'est les mêmes qui nous ont dit : nous allons avoir un budget équilibré.

    Ce sont les mêmes qui nous disaient qu'ils ne savaient pas l'état dans lequel était la caisse de dépôt et de placement.

    Ce sont les mêmes qui nous ont menti. Et ils sont là. Devant nous à nous faire un discourt sur la solution du PPP.

    Charest dit : Nous protège de CERTAINS risques. Lesquelles? Peut-on en avoir la liste? Est-ce écrit comme ça dans le contrat?

    Quinze ans infertile. Maintenant, ils sont pressés. Ils vont procéder par décret.

    J'ai peur. Très peur.

    Avec eux un mandat de quatre ans c'est long. Imaginez un bail de trente ans.

    Ils ne peuvent même pas voir venir une crise, même quand ils sont dedans (une vraie farce). Imaginez trente ans!

    Si j'ai de la chance, je vais être encore vivant dans trente ans (87 ans) pour constater que l'on s'est fait f... encore une fois (est-ce vraiment de la chance).

    GRRRRR!

  • Gérard Guay
    Inscrit
    mardi 31 mars 2009 09h08
    Et ça va finir à au moins 3.4 milliards...
    Comme tout ce que touche les libéraux, au fédéral comme au provincial.
    Vous pouvez laminer ce montant et l'afficher sur le mur de votre salon.

  • Fernand Trudel
    Abonné
    mardi 31 mars 2009 09h25
    Quand la grenouille veut être plus grosse que le boeuf
    À New-York, Paris et Londres on a deux super hôpitaux et ces capitales ont plus de 12 millions de population. Ici, à Montréal, la grenouille en veut deux car elle n'est pas capable d'en faire un seul ou les fancophones et les anglophones vivent ensemble dans un même hôpital. Bullshit souverainiste, les chercheurs collaborent entre eux et la langue n'est pas une barrière car la santé n'a pas de frontières.

    Mais Montréal est malade de gigantisme. L'effet Drapeau a fait gonfler l'ambition des montréalais qui pour donner des installations sportives décentes on a construit un stade olympique dont le vélodrome est occupé par des pingouins et des singes et le stade déserté aprèes avoir tombé plusieurs fois sur la tête des gens. Cette erreur de la maladie de grandeur (1,5 milliard gaspillé) a été financée par les fumeurs que l'on a décimé. Qui payera les deux CHUM qui avec les retards coûteront entre 6 à 7 milliards soit plus de 10% du budget du gouvernement du QWuébec au complet (62 milliards actuellement).

    Une telle mise de fond risque de négliger tout le reste du réseau hospitalier en région et même les hôpitaux qui ont besoin de réfection u compris sur l'ile de Montréal comme Ste-Justine. Ce sera tout le peuple québécois qui en souffrira et en payera le prix pendant toute une génération. Tout ca parce que depuis 400 ans ont est pas capable de s'endurer entre français et anglais et vivre ensemble pour partager l'avenir de Montréal. La méfiance a fait place à la concertation, alors la grenouille montréalaise de 2 millions d'habitants doit avoir le même traitement que des villes de plus de 12 millions d'habitants que j'assimile à un troupeau de boeufs. Voilà le prix de l'indépendance que prône nos souverainistes. En avons nous les moyens financiers, moi je penses que NON.

    Quand la grenouille

  • Guy Morin
    Abonné
    mardi 31 mars 2009 09h53
    Une image vaut mille mots
    REGARDEZ BIEN LA PHOTOGRAPHIE DE JACQUES NADEAU LE PHOTOGRAPHE DU DEVOIR,CELLE QUE L'ON NOUS MONTRE TROIS MINISTRES ET UN PREMIER MINISTRE,D'APRÈS VOUS QUELLE EST L'ERREUR?
    LES DEUX MINISTRES ET LE PREMIER MINISTRE REGRADENT ATTENTIVEMENT LA CAMÉRA ET LA MINSTRE JÉRÔME-FORGET, ELLE, REGARDE AILLEURS. LA QUESTION EST CELLE-CI : EST-ELLE SOUS INFLUENCE DE SUBSTANCE PSYCHOTROPE? OU BIEN EST-ELLE TOTALEMENT ÉCOEURÉE DU PEUPLE ? CHOSE CERTAINE C'EST ELLE LA MINISTRE DS FINANCES DE LA PROVINCE DE QUÉBEC ET C'EST ELLE QUI TIENT LES BOURSES DU GOUVERNEMENT , NOTRE ARGENT À NOUS, À VOUS DE FAIRE VOTRE PROPRE RÉFLEXION SUR SON ÉTAT.

    GUY MORIN. SAINT-JÉRÔME.

  • Linda Hart
    Inscrite
    mardi 31 mars 2009 10h00
    Patapouf, les tinamis et le CHUM
    Le CHUM en PPP va nous coûter les yeux de la tête et nous devrons garantir les prêts du privé et nous serons pris avec le privé dans notre hôpital. Où est donc l'avantage ? L'avantage,comme d'habitude est pour les ti-namis de patapouf. Cette patente de PPP est une autre façon d'avantager le privé avec l'argent des contribuables, c'est la nouvelle vache à lait.

  • Etienne Merven
    Inscrit
    mardi 31 mars 2009 11h05
    Pure folie...
    Le CHUM verra-t-il le jour un jour? Les responsables ne nous mènent-ils pas en bateau? Est-une une bonne affaire, qu'il y ait un financement par PPP ou par nous, les contribuables?
    Pourquoi ne pas simplement s'associer au projet de McGill, qui lui marche et ne semble pas avoir de problème? Il pourrait s'agir d'un hopital bilingue susceptible d'offrir un bien meilleur service, car l'union fait la force... Mais pour ça, il faudrait un changement radical de mentalité et ce n'est pas demain la veille.

  • Jasette
    Abonné
    mardi 31 mars 2009 11h21
    Les PPP, c'est perdu d'avance de penser que ça va améliorer la qualité des soins.
    Enfant, à l'école, le prof nous demandait de faire des travaux en classe, un peu comme des travaux dirigés. J'essayais de répondre du mieux que je pouvais à partir de ce que je savais déjà. Le prof, à la lecture de mon travail me disait, l'air un peu désappointé: " t'es capable de faire mieux que ça!"

    On dirait que monsieur Charest fait ses travaux, mais lui n'a pas la chance d'avoir un prof pour lui dire si les décisions qu'il prend sont les bonnes. À moins que, tout au contraire, il a peut-être des profs intéressés qui lui disent discrètement et totalement quoi faire.

    C'est quoi au juste les PPP? Je peux bien comprendre que les PPP veulent améliorer notre sort, mais je pense que monsieur Charest devrait d'abord voir à ce que le milieu de la santé soit lui-même en santé. Les PPP, c'est synonyme pour moi de perdu d'avance. Penser que le secteur privé ne va pas faire ses choux gras sur notre dos avec le temps, c'est vraiment être naïf.

    On ne devrait pas mélanger le milieu de la santé avec le monde compétitif des affaires. C'est vraiment perdu d'avance. Au fait, en quoi consiste la morale du milieu privé des affaires? Pour eux, leur morale est simple. Elle se base surtout sur une chose, sur le plan social. Ils se paient une kyrielle d'avocats pour se protéger des lois et, en bout de ligne, réussir à passer entre ses mailles si ça paie. Bref, ils n'en ont que faire de la morale.

    Le morale, l'éthique du secteur privé se résume à se protéger des lois, à la limite. Le privé a sa place dans la société mais pas dans le domaine de la santé, sauf exception. Monsieur Charest va faire de l'exception sa règle. Pourquoi? Parce que le privé, si ça se passe bien, va gruger petit à petit le secteur de la santé, comme une petite souris son fromage.

    Une société qui se veut saine d'esprit, à la base, doit avoir des citoyens qui ont confiance en elle... En particulier quand on parle de la santé des gens.

    Jacques Morissette (Montréal)

  • Pierre-S Lefebvre
    Inscrit
    mardi 31 mars 2009 13h04
    Le CHUM et les chialeux
    Pratte ne lie pas La Presse. Drôle de situation! André Noël fait la démonstration que les PPP sont une approche ratée dans bien des travaux du genre CHUM. Mais là il propose, le même jour, que Pratte se rend débile.

  • Louise Saint-Pierre
    Abonné
    mardi 31 mars 2009 13h21
    La tête des quatre mousquetaires
    Juste à voir la tête de nos quatre mousquetaires en première page du journal, ça fait peur. Ils ont quelque chose à cacher, me suis-je dit en les voyant.
    Je n'ai jamais cru qu'une entreprise privée travaillait pour autre chose que le profit des actionnaires. De plus, étant donné l'obscurantisme qui entoure une transaction en mode PPP, comment le citoyen pourra-t-il voir clair dans l'enchevêtrement des compagnies qui graviteront autour de l'assiette au beurre.
    Ce projet est d'autant plus risqué dans le contexte de crise que nous vivons, le gouvernement devant garantir des prèts aux entreprises.
    On s'en va à la catastrophe avec la construction de ces deux méga-hôpitaux

  • Gagnon Woger
    Inscrit
    mardi 31 mars 2009 13h32
    OUF..Je me souviens
    de Mirabel, le stade olympique, Air Canada, etc...par la même classe d'illuminés que les gérants de PPP actuels...Le CHUM, c'est un emplacement mal choisi, du financement mal choisi (on va probablement financer celui qui nous louera) et des prédicateurs des 35 prochaines années par ceux qui il y a 6 mois n'ont rien vu venir ou ont niés la venue d'une crise. Dans les 2 cas de méchants ticounes qui prennent les décisions de demain. OUF

  • Claude L'Heureux
    Abonné
    mardi 31 mars 2009 16h49
    Partager les risques
    "...un contrat d'entretien continu sur une période de 30 ans qui rend moins vulnérable aux changements de gouvernements et aux soubresauts de l'économie. " Le frisé, fort de son mandat pour gouverner seul, s'empresse de partager les risques... pour trente ans ! En clair le fantoche laisse le volant à l'entreprise privée qui nous mènera dans le mur !

    Claude L'Heureux, Québec

  • Roland Berger
    Abonné
    mardi 31 mars 2009 17h10
    Un impact inattendu
    Lors de la réunion du G-20, les gouvernements de gauche batailleront ferme pour contrer les efforts de ceux qui chantent la refondation du capitalisme pour mieux le maintenir quand il est temps de solutionner la crise économique actuelle. Charest s'attend à de plus en plus de contestations de l'invention des crottés capitalistes, les projets PPP. Un impact imprévu. Mais il s'agit d'une hypothèse, une autre. L'avenir dira.
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario

  • Jean Martinez
    Inscrit
    mardi 31 mars 2009 17h54
    Ajouter l'insulte à l'injure
    Tant qu'à affaiblir le Québec économiquement avec le scandale de la Caisse de dépôt, pourquoi ne pas en rajouter avec le CHUM? Les Québécois ont permis à Bourassa d'engraisser ses amis et d'endetter lourdement le Québec avec le Stade Olympique, alors ils voudront sûrement donner ce même privilège à son successeur...

    Je me souviens, hein? Demandons-nous, après, pourquoi certains politiciens nous prennent pour des imbéciles!

  • Raymond Saint-Arnaud
    Abonné
    mardi 31 mars 2009 23h10
    On n'a pas les moyens d'avoir deux CHU à Montréal.
    On n'a pas les moyens d'avoir deux CHU à Montréal.

    Il faut un seul Centre Hospitalier Universitaire à Montréal: francophone, avec services en anglais pour les vrais anglophones du Québec. En plus des économies d'échelle, cette solution favoriserait l'intégration des minorités anglophone et surtout allophone à la fragile majorité francophone.

    De plus il existe au Québec un autre scandale systémique et récurrent celui-là: alors que la population anglophone du Québec est de moins de 10 % de la population totale, les collèges et universités anglophones du Québec reçoivent 26 % des subventions gouvernementales. Ce qui revient à dire que les universités francophones ne reçoivent pas la juste part qu'elles devraient avoir. Le Québec finance lui-même son assimilation à l'anglais.

    Et au collégial, plus de la moitié des allophones vont au Cégep anglais.

    Pour une question de justice envers la majorité, il est grand temps que le réseau d'enseignement anglophone au Québec ne soit subventionné qu'au prorata de la proportion de véritables anglophones au Québec, et ce à tous les niveaux : primaire, secondaire, et surtout aux niveaux collégial et universitaire.

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