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Michel David   31 mars 2009  Québec
C'est en 1995 qu'a commencé la saga du CHUM, quand Jean Rochon a annoncé la fusion des trois grands hôpitaux francophones du centre-ville: l'Hôtel-Dieu, Notre-Dame et Saint-Luc. 1995, cela vous rappelle quelque chose?

Si l'on excepte l'intermède de la «cohabitation», Jean Charest tient le volant seul depuis 2003. Il doit donc assumer sa large part de responsabilité pour le pitoyable cafouillage auquel on a assisté. Avec le recul, il aurait sans doute été préférable de s'en tenir au projet initial du 6000 Saint-Denis, mais le PQ n'avait rien fait pour le rendre irréversible. La valse-hésitation avait commencé bien avant l'arrivée au pouvoir des libéraux.

En démocratie, on a les gouvernements que l'on mérite, paraît-il. À en juger par le dossier du CHUM, cet adage reflète une certaine réalité, mais la société civile, en commençant par la communauté médicale, a également contribué généreusement à la zizanie qui caractérise le projet depuis le début.

Il est vrai qu'une entreprise aussi complexe réserve inévitablement de mauvaises surprises, mais s'il fallait choisir un exemple concret de notre tragique incapacité de nous mobiliser dans une entreprise collective, le CHUM l'illustre jusqu'à la caricature.

Depuis quinze ans, ce n'est pas seulement le gouvernement, mais l'ensemble de la société québécoise qui s'est révélée incapable de faire consensus tant sur la construction d'un hôpital que sur son avenir politique.

On peut très légitimement s'interroger sur le bien-fondé de doter la métropole de deux centres hospitaliers universitaires prétendument «complémentaires» dont l'un se spécialisera surtout dans l'exportation de médecins, mais il n'y aurait sans doute pas moins de chicane à propos du CHUM s'il était le seul.

***

Pour dissiper la désagréable impression d'une perte de contrôle, le gouvernement avait organisé, à l'occasion du lancement de l'appel de propositions, un spectacle à grand déploiement auquel assistaient, pêle-mêle, la moitié du Conseil des ministres, le gratin du CHUM, le maire Tremblay, Claude Carbonneau, Pierre Marc Johnson...

Malgré les réjouissances d'usage, combien d'entre eux croient sincèrement que le projet sera achevé en 2018 et que le coût n'excédera pas 2,5 milliards, y compris le centre de recherche?

La prudence des qualificatifs utilisés par ceux qui ont pris la parole semblait directement proportionnelle à leur ancienneté dans le dossier. Le ministre du Développement économique, Raymond Bachand, qui a été élu pour la première fois en décembre 2005, a parlé de la «dernière grande étape». Plus prudent, M. Charest l'a qualifiée de «décisive». Pour le maire Tremblay, qui était encore député à l'Assemblée nationale quand Jean Rochon a lancé le projet en 1995, elle était simplement «importante».

Il y a quatre ans presque jour pour jour, Philippe Couillard avait annoncé que le CHUM serait bel et bien érigé sur l'emplacement de l'hôpital Saint-Luc et qu'il serait terminé en 2010 au coût de 1,1 milliard.

En 2006, le coût total pour le CHUM, le CUSM et le projet de l'hôpital Sainte-Justine était évalué à 3,3 milliards, en tenant compte de l'inflation. Hier, le successeur de M. Couillard, Yves Bolduc, a fait grimper la facture à 5,2 milliards et il a reconnu qu'il s'agissait simplement d'«estimés». Autrement dit, ce n'est pas fini.

En début de journée, le président de la Fédération des médecins spécialistes, Gaétan Barrette, évoquait déjà les transformations majeures que l'évolution de la technologie et des besoins impose aux hôpitaux tous les neuf ou dix ans.

Le plus inquiétant est cependant de voir le gouvernement s'accrocher à la formule du partenariat public-privé comme s'il s'agissait des Tables de la Loi, alors que le contexte économique y semble aussi peu propice.

Déjà, les intérêts croisés des consortiums en lice, qui sont tantôt consultant dans le projet du CHUM et soumissionnaire dans celui du CUSM, tantôt l'inverse, posent un sérieux problème, auquel viennent s'ajouter les difficultés que la crise du crédit cause actuellement aux projets en PPP un peu partout dans le monde.

La ministre des Finances, Monique Jérôme-Forget, a toujours plaidé l'avantage de faire porter au promoteur privé le fardeau du risque. Hier, M. Charest disait résolument avoir bon espoir de voir le crédit se rétablir, mais il a également parlé d'un «partage de risques». Autrement dit, le gouvernement pourrait garantir au moins en partie les emprunts nécessaires à la réalisation du CHUM.

Il se pourrait également qu'aucune des deux propositions qui seront présentées dans un an ne satisfasse le gouvernement. À moins de lancer un nouvel appel, ce qui reporterait encore la date du début des travaux, le «plan B» qu'a évoqué premier ministre consisterait alors à revenir au mode de construction traditionnel.

Cela constituerait un sérieux revers pour le gouvernement, mais il n'a plus grand-chose à perdre. Sur le plan politique, il devient impérieux que ce projet démarre une fois pour toutes, peu importe comment. De toute manière, si Mme Jérôme-Forget doit prendre sa retraite, comme tout le monde s'y attend, elle pourrait aussi assumer la responsabilité de ce gâchis. Au point où elle en est, un peu plus ou un peu moins, quelle différence?

mdavid@ledevoir.com






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Vos réactions

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  • Richard Desrochers
    Inscrit
    mardi 31 mars 2009 05h54
    et pour cette raison........
    je dis qu'aucun gouvernement du Québec, de quelque parti politique que ce soit, n'a l'épine dorsale pour mener à bien des grands projets. Ce n'est pas du colonialisme que de dire ça, c'est une réalité qui frappe. Ce projet du CHUM ressemble à celui du stade olympique avec des dépassemenets de coûts impossibles à prédire, sauf d'en dire qu'ils seront mirobolants. Et c'est là que le projet de souveraineté "bogue" en maudit. Puisque nous sommes souverains en tant que décideurs des grands projets à réaliser ou non, comment pourrait-on administrer ce pays avec de tels ignares que sont la plupart des politiciens du Québec? Nous sommes également souverains en éducation, toutes les décisions concernant ce secteur proviennent du Québec seulement, les réformes ratées par exemple. Autre occasion où on ne peut accuser Ottawa de tous ces malheurs qui nous frappent en éducation, alors que le décrochage scolaire ferait peur à un vampire. Le taux d'analphabètes est un autre élément où on doit considérer comme un échec nos politiques totalement québécoises en cette matière. En ce qui me concerne, il y a longtemps que j'aurais abandonné le projet du CHUM. Et on a rien vu encore; quand la CSN et la FTQ auront reniflé la bonne affaire pour leurs membres, on verra des grèves, des conflits et qui va encore payer pour leur irrresponsabilité olympique version 2009? Encore les mêmes qui devront assumer de par leurs taxes les erreurs commises dans ce dossier trop gros pour nous. Être souverain veut dire être capable d'avancer par soi-même sans demander le secours des autres. Et bien, où est notre souveraineté actuellement si ce n'est que dans les livres de rêves de Pauline et ses amis? Mais lorsqu'il y aura un constat d'échec dans le dossier du CHUM, certains trouveront bien le moyen d'accuser Ottawa de ce nouveau malheur. Comme moi quand j'allais à l'école priimaire et que mes notes n'étaient pas celles escomptées par mes parents, je disais que c'était la faute du prof, la faute de mon voisin de classe, la faute de et la faute de. Jamais la mienne. J'aurais pu faire un bon péquiste.

  • Andrée Paradis
    Abonnée
    mardi 31 mars 2009 05h59
    Ce n'est la première saga d'hôpital universitaire à Montréal
    Si l'on se rappelle la saga de l'hopital universitaire sur la montagne nous devons nous préparés à la voir se prolonger longtejps après la fin des travaux de construction, Voir Denis Goulet, Histoire de la faculté de médecine de l'université de Montréal, VLB éditeur, 1993

  • Andrée Paradis
    Abonnée
    mardi 31 mars 2009 06h03
    Ce n'est la première saga d'hôpital universitaire à Montréal
    Si l'on se rappelle la saga de l'hopital universitaire sur la montagne nous devons nous préparés à la voir se prolonger longtejps après la fin des travaux de construction, Voir Denis Goulet, Histoire de la faculté de médecine de l'université de Montréal, VLB éditeur, 1993
    paradis.pierre-yves@uqam.ca

  • jacques noel
    Inscrit
    mardi 31 mars 2009 07h02
    C'est le Stade Olympique du 21e siècle
    Le CHUM est au 21e ce que le Stade Olympique aura été au 20e: un autre désastre, signé par les Libéraux.

    -----
    Qu'est-ce qu'un hôpital? Un hotel avec de l'équipement médical dedans. Ailleurs dans le monde, on en a construit en moins d'un an. Chez les Libéraux, ça prend 20 ans...

  • Normand Carrier
    Abonné
    mardi 31 mars 2009 07h29
    Jean Charest a échappé le volant depuis 2003 !
    Cette saga illustre tres bien tout le cafouillage sur le site et cette guerre interne sur le site entre Charest et son ministre Couillard fut la plus belle illustration . Tout est confu dans ce project et les P.P.P. ajoutent beaucoup de complications . Si le gouvernement devait financer en parti ces projects , nous serions dans l'absurdité total et perdrions les bénéfices des P.P.P. qui n'ont jamais été démontrés d'ailleurs .
    Ce project du CHUM nous permet de voir un coté de la personnalité de Jean Charest qui a sacrifié plusieurs ministres pour s'en tirer et la prochaine victime sera inévitablement madame Jérome-Forget . Quel petit homme ce Jean Charest .....
    Normand Carrier

  • Gilles Bousquet
    Inscrit
    mardi 31 mars 2009 07h45
    Mauvais, mauvais, mauvais
    Le CHUM, construit au mauvais endroit, de la mauvaise façon "PPP" et par un mauvais gouvernement, le très provincial PLQ. Ça sent mauvais.

  • Jean Desjardins
    Abonné
    mardi 31 mars 2009 08h44
    Un système politique coûteux...
    La saga du CHUM ne fait que démontrer, une fois de plus, la faiblesse de notre système politique. Un système qui permet à des politicailleux sans envergure de dépenser sans compter l'argent des contribuables dans des projets mal fagotés et ce, sans avoir à rendre réellement des comptes.

    Ne nous trompons pas; le CHUM est voué à un échec certain tant au plan des coûts, qu'à son emplacement pour le moins stupide, qu'à la possibilité de le rendre à terme dans des délais raisonnables.

    J'imagine facilement le Parti Libéral du Québec qui fera, un de ces bons (sic) jours, une nouvelle campagne électorale sur le dos du Parti Québécois en lui attribuant tous les torts d'un dépassement pharaonique des coûts du CHUM (ou de sa fausse-couche...) puisque c'est le PQ qui aura lancé le projet il y aura de ça ...25-30 ans ! Cela ne fera que s'ajouter à la saga de la réforme de l'éducation, comme munition des slogans électoraux de ce parti opportuniste... En ce qui a trait aux taxes des contribuables, on dira dans les officines du PLQ : « So what ! On s'est maintenu au pouvoir, c'est ça qui compte !!!»

    Si Jean Charest et le PLQ veulent réellement mettre quelque chose de conséquent dans leurs projets de loi, je leur recommande de ficeler un nouveau projet de loi qui porterait sur le changement devenu nécessaire à la devise du Québec. Une suggestion : « C'est pas moi, c'est l'autre... » Infantile, direz-vous, ...mais oh combien près de la réalité !

    Quelle poisse que ces dirigeants amateurs, sans envergure aucune et irresponsables !!!

    Jean Desjardins

  • Luc Roy
    Abonné
    mardi 31 mars 2009 08h48
    et pour cette raison.......
    Cher M.Desrochers, Vous êtes certainement un bon Québécois Pour les Péquiste c'est la faute d'Ottawa pour les Libéraux c'est la faute des Péquiste et des Syndicats et les autres y s'en foute.

    Mais vous avez raison c'est dramatique pour une société de ne jamais être capable de décider des choses importantes quand c'est le temps.

    Luc Roy

  • Marc M. Davignon
    Abonné
    mardi 31 mars 2009 08h59
    GRRRRR
    Offusquant.
    De quelle maladie sommes-nous affligés encore une fois?
    LA SOCIÉTÉ CIVILE. C'est quoi ça?
    Une autre façon de dire que le gouvernement n'est pas responsable. C'est la faute de la SOCIÉTÉ CIVILE.
    LA SOCIÉTÉ CIVILE!
    Va-t-on être obligé d'avoir un autre groupe de représentants pour LA SOCIÉTÉ CIVILE?
    Le CHUM c'est une abracadabrante histoire triste à pleurer. Nous nous targuons d'avoir une connaissance de la gestion comme jamais auparavant. Effectivement, nous l'avons hissé au rang de science et produit des génies de cette science. Ils savent manier et ordonnancer les mots complexes de cette science.
    Quinze ans de perdus. Pure perte. Maintenant, ils sont pressés. Ils vont agir par décret. Vive eux.
    À brailler.

  • Roger Kemp
    Inscrit
    mardi 31 mars 2009 09h03
    Expliquez-moi pourquoi?
    Dernièrement je suis allé faire un petit séjour au saguenay. J'ai donc emprunté la demi autoroute 73 pour m'y rendre. Un peu dépassé Stoneham un immemse panneau nous annonce que le gouvernement a investit 123 millions pour la construction d'une voie double sur environ 50 kilomètres pour se rendre jusqu'au saguenay. Hier en revenant de Drummondville, au kilomètre 204 sur la 20 un autre immense panneau indique l'investissement de 4 millions pour la construction d'un nouveau pont pour enjamber le cours d'eau à cet endroit. J'imagine que vous cherchez à comprendre où je veux en venir avec le texte d'aujourd'hui, n'est-ce-pas? Prenons la construction de l'autoroute 73, cela dure depuis au moins trois ans et pourtant le coût restera dans ce qu'il est annoncé. Il en est de même pour le pont sur la 20 au kilomètre 204. Le CHUM lui pour un retard de deux ans le coût a déjà doublé. Y-a-t-il quelqu'un qui contrôle le robinet? Ces grands projets, surtout lorsqu'il s'agit du domaine hospitalier, servent à mon avis de courroie de transition pour graisser les amis du système. Le prochain grand projet à Montréal sera celui de l'échangeur Turcot. Déjà on nous prépare à une facture de plus d'un milliard de dollars. C'est totalement incompréhensible quand le coût au kilomètre pour la 73 est de 2,5 millions et que le pont sur la 20 est de 4 millions pour une longueur de 300 mètres. Je vousdrais bien qu'on m'explique comment on en arrive à des somme au delà du milliard. Qui ou quoi coûte si cher dans ces projets? Les prix des matériaux n'ont certainement pas doublés en deux ou trois ans. Je peux comprendre une augmentation de 20 à 30% mais pas de 100 à 150%.
    Qui peux m'expliquer?

  • Yvon Roy
    Abonnée
    mardi 31 mars 2009 09h10
    Misère
    Quand tout le CHUM vivra d'amour,
    Il n'y aura plus de misère.
    Alors commenceront les beaux jours,
    Mais NOUS serons morts mes frrrères....

  • Normand Carrier
    Abonné
    mardi 31 mars 2009 09h51
    Le péquiste monsieur Desrochers .....
    Monsieur Desrochers a affirmé avoir voté pour René Lévesque donc en 1976 et 1981 et se prétend un ancien souverainiste-péquiste . Bravo car vous n'etes pas le seul a avoir changé d'option car une vaste majorité de souverainistes actuels sont inévitablement d'anciens fédéralistes qui votaient rouge ou bleu dans le passé . Vous affirmez que nos reves de souveraineté sont dans les livres de Pauline ce qui est déja beaucoup mieux que les reves des fédéralistes qui sont inexistants devant toutes ces avenues barrées a double tours sans possibilités de changements ou de modifications . Le fédéralisme est une route pavée d'échecs qui démontre jour apres jour ses échecs et se manifeste par un immobilisme étouffant . Il suffit de rappeller touts ces commissions d'enquete au cours des 40 dernieres années , l'échec de Meech , le référendum sur l'entente de Charlottown , le rappatriment unilatérale de la constitution dont le Québec n'a jamais adhéré et que tous les partis a l'assemblée nationale ont unanimement rejeté en 1982 , ce qui confirme que le Québec ne fait pas parti du Canada . Notre valeureux premier ministre monsieur Charest répete a satiété que le fruit n'est pas mur pour une ouverture des négociations constitutionnelles et ceci depuis 1995 . Tous changement constitutionnelle est devenu impossible et n'a aucun intéret pour le ROC dont les habitants sont tres heureux d'avoir un gouvernements central fort et se contente d'un gouvernement provincial subbordonné au gouvernement central . Quel est le reve des fédéralistes qui se contentent d'etre une province comme les autres , d'etre intégré dans la nation <canadian> . Toute l'avenir de notre nation est bloquée sans possibilité de changement donc force est d'admettre que nous seront subordonné aux lois et aux dikdats de la majorité de l'autre nation majoritaire ?
    Monsieur Desrochers entre dans la catégorie des vieux <roteux> qu'ils accusait récemment de revenir toujours avec les memes rengaines . Il faut avouer que les fédéralistes utilisent jour apres jour leurs rengaines statu-quoiste . Si c'est cela vos reves ...woua , l'avenir est bouchée . Félicitation pour avoir baissé le ton envers les souverainistes et etre devenu plus civilisé !
    Normand Carrier

  • Alain Pérusse
    Inscrit
    mardi 31 mars 2009 09h57
    Un symbole de l'ineptie du gouvernement Charest.
    Il y a donc six années, nous avons vu le gouvernement nouvellement élu prétendre qu'il allait régler comme par enchantement les dégats laissés par le Parti québécois et ses neuf années au pouvoir. "Nous somme prêts", disait le slogan désormais célèbre. Maintenant, que pouvons nous retenir de ces projets souvent issus des cartons d'économistes néo-libéraux, basés sur des chiffres erronés et des manipulations de statistiques? Les PPP sont devenus une caution idéologique et seuls garants de la prétention de ce gouvernement à "moderniser" l'État, en dépit de l'échec de ses modèles britanniques et américains, la crise actuelle en fait foi. Cet attachement irrationel au dogme par le gouvernement Charest, pour la construction du CHUM, risque d'être la cause de la perte définitive de sa crédibilité, des années avant la prochaine échéance électorale. Pire encore, dans ce contexte abherrant, on peut même prévoir une échéance plus lointaine pour voir la fin des travaux, avec des coûts assuréments plus élevés.

    Il semblerait que cet échec annoncé soit le symbole de ce qu'a été le gouvernement de Jean Charest, tout au long de ses trois mandats. Un gouvernement sans réalisation majeure, dont les tâches ont parues trop grandes pour les capacités de ses membres.

  • Jean-Charles Morin
    Inscrit
    mardi 31 mars 2009 11h06
    Même approche absurde, même fiascos récurrents.
    Au-delà de la partisanerie politique, quand vient le temps de prendre des décisions importantes concernant des grands projets, au Québec, tous gouvernements confondus, on fait toujours les deux mêmes erreurs.

    Première erreur: au lieu de prendre des décisions basées sur l'analyse rationnelle et l'expertise professionnelle, on prend des décisions basées sur des choix politiques arbitraires en se fiant sur l'air du temps.

    Deuxième erreur, qui complète la première: au lieu de prendre l'avis des gens du milieu et des experts professionnels qui s'y connaissent, on décide de suivre l'avis de gens qui n'ont pas la formation requise et qui n'y connaissent rien (des tinamis, la plupart du temps).

    Prenons l'exemple du CHUM, un méga-hôpital universitaire. Qui cela devrait-il concerner au premier chef? Des médecins et des universitaires, il me semble. Or les médecins et les universitaires, de même que les urbanistes sont unanimes: ils ne veulent pas du CHUM au centre-ville. Il me semble que c'est clair...

    Le gouvernement ne l'entend pas de cette oreille. Pourquoi? On n'en sait rien. Il mandate deux avocats qui n'y connaissent rien, Daniel Johnson et Lucien Bouchard, pour présider un comité à grands frais dont le mandat inavoué est de conclure qu'il faut construire le CHUM au centre-ville. Quelques millions de dollars plus tard, le comité dépose son rapport: le CHUM devrait être construit au centre-ville. Tiens donc! Le gouvernement est content et décrète que le CHUM sera donc construit au centre-ville. Bin quin!

    Comment va-t-on construire le CHUM? Tous les experts sont unanimes: construire une pareille bébelle en PPP est une très mauvaise idée car le contexte économique ne s'y prête pas en temps de récession. Mais Jean Charest, un avocat qui n'y connaît strictement rien et Madame Sacoche, qui n'y connaît rien non plus, préfèrent les PPP pour des raisons bassement idéologiques. Le CHUM se fera donc en PPP.

    Tout ça pour notre plus grand malheur!

    Et je ne parlerai pas de l'autre CHUM, l'anglophone, celui qu'on fait et paie en double comme les colonisés que nous sommes. Pourquoi doit-on payer pour un complexe hospitalier qui ne fonctionnera pas dans la langue officielle et qui formera des professionnels qui, une fois formés, iront travailler ailleurs sur le continent dans leur immense majorité?

    @Richard Desrochers: Vous dites qu'en mettant toujours la faute sur les autres, vous auriez fait un bon péquiste. Moi je trouve que vous faites déjà un excellent libéral...

  • Roger Dion
    Abonné
    mardi 31 mars 2009 11h07
    Le pire preministre du QUÉBEC /CHAREST/
    Nous voyons la petitesse de cet homme /CHAREST/ qui est pres a salir ses adversaires, renier ses paroles, meme ses amis et ministres pour, faire avancer ses idés pour enrichir ses suporteurs.
    Montrer comment le peuple QUÉBÉCOIS est trop petit pour
    s administrer seul il lui faut le CANADA.
    Dans tout depuis qu il est aux pouvoir /le métro de LAVAL le cout a bondit apres que les libéraux ont pris le pouvoir, le CHUM, lA30, LA RUE NOTRE DAME, la C D P Q, la SANTÉ LES URGENCES, L UQAM.
    Deux ministre des finances, un ministre de la santé, le ministre DE L ENVIRONNEMENT MONCLAIR, et Mme FORGET bientot ont démisionnés. M.PARADIS chacé du conseil des ministre le député de CHATAUGAY MINISTRE RESPONSABLE DE DE L UQUAM ne
    c est pas représenté en 2008 tous pour sauver ce petit homme charest.
    /ÉCRIT DE LA GROSSEUR QU IL VAUT/le pire premier ministre du QUÉBEC
    ROGER MONTREAL

  • Réal Ouellet
    Abonné
    mardi 31 mars 2009 11h26
    @Richard Desrosier
    ...La faute des autres...C'est à croire que vous êtes sur une autre planète, Charest est au pouvoir depuis 2003 et n'en finit plus de dire que c'est la faute au PQ.

  • Richard Desrochers
    Inscrit
    mardi 31 mars 2009 11h56
    @ monsieur Carrier
    J'ai noté quelques fautes de français dans votre texte, ce qui est impardonnable pour une personne voulant protéger sa langue et dont le premier moyen trouvé pour ce faire, est de s'éloigner de l'autre culture. Le texte que j'ai envoyé faisait part de ma stupéfaction devant les échecs répétés du Québec dans les domaines où nous sommes souverains, éducation, décisions en santé etc. Force est d'admettre que le fédéral ne pourra être tenu responsable d'un échec du projet du CHUM, bien que je me doute que certains d'entre vous, allez trouver le moyen de dire c'est la faute des autres. En éducation, le taux de décrocheurs scolaires qui est une véritable honte, n'est pas causé par le système fédéral mais par notre intertie politique, tous les partis confondus. Donc, cessez de vous en prendre aux autres pour nos déboires, regardez-vous dans la glace et ensuite, on pourra parler affaires. Je ne donnerais jamais les clés d'un nouveau pays à Jean Charest ni à Pauly Girl Marois, reine incontestée des échecs. Nous sommes dirigés par des crétins et ce, depuis fort longtemps. Pouvez-vous dire le contraire mon cher monsieur?

  • Zach Gebello
    Inscrit
    mardi 31 mars 2009 13h22
    L'État Graissage de Pattes
    Biensûr que ce projet ridicule de deux mégas hôpitaux n'est qu'une usine à graissage de pattes.

    Mais blâmer le PLQ qui est au service des Anglos de McGill lorsque le PQ était au pouvoir pendant 20 ans avant lui à établir les fondations de cette usine, c'est prendre les Québécois pour des imbéciles.

    Le PLQ ne se présente pas comme le défenseur de la nation québécoise ni comme l'instrument de prise en charge par cette majorité de ses outils économiques, juridiques et culturels face à ceux de la minorité Anglaise du Québec soutenue par le fédéral.

    C'est le PQ qui se présente comme tel et qui n'a pas livré la marchandise entre 1994 et 2003 en se laissant bercer par le lobby de McGill tout en levant le nez sur une désaprobation du projet par 70% de cette nation québécoise.

    Il est bien silencieux ce PQ en ce moment. Attendant son tour pour se graisser la patte.

    Même des spécialistes Anglos s'y opposaient :

    http://www3.sympatico.ca/actquebec/

  • Paul Rodgers
    Inscrit
    mardi 31 mars 2009 13h23
    @Mauvais, mauvais, mauvais
    Leur consolation pour les grands malades qui nous gouvernent est qu'ils n'ont pas besoin du CHUM pour être soignés. Leur mal étant incurable !

  • Bernard Gervais
    Abonné
    mardi 31 mars 2009 13h30
    Au point où Mme Jérôme-Forget en est rendue...
    Quelle différence cela ferait, en effet, de faire porter à Mme Jérôme-Forget la responsabilité du gâchis du CHUM ?

    Depuis les toutes les faussetés qu'elle a dites - à la demande de son chef - pour rassurer la population lors de la récente campagne électorale, la ministre des finances n'a déjà plus aucune crédibilité.

    De plus, comme vous l'écrivez, elle prendra sa retraite dans quelque temps...

    C'est quand même un peu triste, cependant, de voir une femme comme Mme Jérôme-Forget terminer sa carrière politique ainsi, elle qui, il n'y a pas si longtemps encore, était reconnue comme l'un des membres les plus intègres et les plus compétents du gouvernement Charest ! Désolant !

  • Michel HAins
    Abonné
    mardi 31 mars 2009 13h37
    Imputabilité cccC'est pour QUAND
    Pendant que nous et pour les générations à venir les cons payeront la note.
    (Le stade ça dit quelque chose à certain.)
    Bien Pendant tout ce temps là, Lesmollusques au pouvoir et de l'opposition seront confortablement chez eux ou dans un paradis extérieur (sens propre et figuré) à profiter en plus par dessus le marché de notre générosité pour leurs services et dévouement DÉSINTERESSÉ, rendus envers nous le peit peuple.
    J'ai le goût de vomir dans sa sacoche de la madame et touts les barbecues des tinamis du frisé.
    Nous devrions avoir le droit de leur retirer ces prévilèges obtenus lorsque dans quelques années les trous seront bien localisés et à qui en revient les responsabilités.
    I'm dreaming of a Day...

  • Guy Fafard
    Inscrit
    mardi 31 mars 2009 14h41
    Les écolos vont jubiler
    Les patients vont partir de la Montérégie, de Laval en bicyclette, en chaise roulante pour aller passer leurs examens dans le centre-ville. Il n'y a pas de stationnement de prévu. Médecins, infirmières, personnel d'entretien, il s'arrangeront; la marche et la byciclette c'est bon pour la santé...même en hiver...hum.

    L'alimentation de l'hopital en l'air frais va provenir du smog environnant.

    Les services d'ambulances vont zizaguer dans les emboutellages.

    Les cervices de livraison? - Ils feront comme les ambulances;
    à moins qu'on prenne exemple sur le Vietnam et qu'on établisse une chaine de byciclettes...

    La visite des malades? - Oublions ça; après tout, après l'opération on met les malades dehors sur une pelle (les services ambulatoires le veulent) et/ou ceux-ci pourront se reposer faute de visiteurs.

    Vive la planification !

  • Zach Gebello
    Inscrit
    mardi 31 mars 2009 15h54
    La souveraineté de l'industrie de la santé
    Et après avoir concu son CHUM en 1995, notre PQ indépendantiste décide de faire en 1997 un Comité d'Études sur l'Industrie de la Santé. Qui décide t'il de mettre à la tête de ce Comité ? La très souverainiste Hélène Desmarais de Power Corp qui est aujourd'hui à la tête de ce même CHUM !

    Le PLQ avait vraiment pas grand chose à rajouter n'est-ce pas ?

    Le PQ, avec Desmarais ont bien mené la charrue de la privatisation de la santé à bon port jusqu'en 2003 où le PLQ a prit la relève. Avec McGill, les Chaoulli, les Elman pour lesquels Couillard ira rendre ses services !

    Un bon partenaria PPP entre le PQ et Power Corp avec ce CEIM dont la liste des directeurs symbolisent l'historique des conclusions de ce Comité d'Études sur l'Industrie de la Santé sous le PQ :

    Hélène Desmarais
    Chairman and Chief Executive Officer
    Centre d'entreprises et d'innovation de Montréal
    Member of the Executive Committee


    Normand Balthazard
    President
    Bio-Capital


    Sheldon Elman
    President and CEO
    Medisys Health Group


    Louis Jacques Filion
    Professor of entrepreneurship
    Chaire d'Entrepreneuriat Rogers - J.-A.-Bombardier
    HEC Montréal


    Dr. Phil Gold
    Executive Director
    Clinical Research Centre
    Montreal General Hospital


    Dr. Pavel Hamet
    Director of Research
    CHUM


    Peter Johnson
    Ex-Director
    Dobson Centre for Entrepreneurial Studies
    McGill University


    Stéphane Lacharité
    Adviser
    Ministère du Développement économique, de l'Innovation et de l'Exportation


    Jean Lamarre
    Associate
    Lamarre Consultants
    Member of the Executive Committee


    Jacques Langelier
    Director
    Canada Economic Development


    Alex Navarre
    Manager
    Natural Sciences and Engineering Research Council of Canada


    On s'étonnera après que Boisclair avait choisi Daniel Audet de l'IEDM (Hélène Desmarais) comme conseiller et que l'entreprise du couple Marois-Blanchet (iPerceptions) veille à l'optimisation de relation service-clients-lecteurs au monopole fédéraliste Gesca de Power Corp Desmarais !

    Franchement, il serait tant que le PQ et le PLQ suivent eux même la tendance et fusionnent en in méga parti !

    Le PQLQ !

    On va sauver des dépenses en élections bidons!

  • Raymond Saint-Arnaud
    Abonné
    mardi 31 mars 2009 23h14
    Une aberration
    On n'a pas les moyens d'avoir deux CHU à Montréal.

    Il faut un seul Centre Hospitalier Universitaire à Montréal: francophone, avec services en anglais pour les vrais anglophones du Québec. En plus des économies d'échelle, cette solution favoriserait l'intégration des minorités anglophone et surtout allophone à la fragile majorité francophone.

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