samedi 11 février 2012 Dernière mise à jour 01h25
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Landry parle de concilier agriculture et environnement

Kathleen Lévesque   28 mars 2003  Québec
bernard landry s’est offert hier une assemblée de cuisine improvisée. De passage à Rimouski, le premier ministre a rendu une visite éclair à Brigitte Dubé, la mère de Kathleen Lévesque, journaliste du Devoir qui suit M. Landry dans sa tournée
bernard landry s’est offert hier une assemblée de cuisine improvisée. De passage à Rimouski, le premier ministre a rendu une visite éclair à Brigitte Dubé, la mère de Kathleen Lévesque, journaliste du Devoir qui suit M. Landry dans sa tournée
Matane - Le premier ministre Bernard Landry a lancé hier un appel à la tolérance aux voisins des agriculteurs pour une cohabitation harmonieuse.

Le partage du territoire oblige à une certaine ouverture d'esprit face aux agriculteurs, qui méritent le plus grand respect, estime M. Landry. «Le problème de coexistence de non-agriculteurs en milieu agricole, c'est le problème de ces personnes d'abord. Les agriculteurs sont très coopératifs, parce qu'ils ne veulent pas nuire au monde», a expliqué Bernard Landry.

Si la modernisation en agriculture a modifié l'attitude de la population face aux agriculteurs, il faut mettre un terme au climat peu convenable qui s'était développé. «C'est vrai qu'il y a des interfaces rugueux entre environnement et agriculture, mais tu ne peux pas aimer le fromage et détester les vaches», a-t-il lancé alors qu'il poursuivait sa tournée en Gaspésie.

M. Landry, qui habite dans une municipalité rurale, a même donné son propre exemple. «Moi, j'ai choisi de vivre en milieu agricole. Bien, il faut que j'assume que je vis dans un milieu agricole. Et, quelques fois par année, c'est vrai, il y a des odeurs qui ne sont pas celles des hydrocarbures mal brûlés du boulevard René-Lévesque», a-t-il souligné.

Après la conciliation travail-famille, le chef du Parti québécois a donc vanté les mérites de la conciliation agriculture-environnement. Depuis un bâtiment jouxtant l'étable de la ferme laitière biologique Filiber, à Matane, qu'il a visitée en matinée, M. Landry a présenté les engagements de son parti en matière d'agriculture.

«Pour vous amener à une agriculture parfaitement compatible avec l'écologie, nous mettrons argent et temps», a assuré le premier ministre, qui était accompagné de son collègue de l'Agriculture, Maxime Arseneau.

Ainsi, le Parti québécois propose de prolonger de trois ans le plan d'investissements en agroenvironnement qui doit se terminer en 2004-05. Concrètement, il s'agit d'une «stratégie d'accompagnement ferme par ferme» pour permettre entre autres que des agriculteurs prennent des moyens pour protéger l'environnement. Il s'agit d'une promesse de 300 millions en trois ans.

Aussi, le PQ s'engage à élaborer une politique de soutien à la relève agricole. Des mesures de soutien existent déjà; le PQ promet donc de les rehausser progressivement de cinq millions en cinq ans. Une autre enveloppe de deux millions est promise pour rendre récurrent le programme de soutien à l'agriculture biologique, qui vise à assurer la certification des produits biologiques.

Après ces annonces, M. Landry s'est rendu sur les routes vallonneuses et pas toujours en bon état menant au petit village de Saint-Gabriel. Toute la caravane y était attendue pour déguster la viande de boeuf produite biologiquement par la coopérative locale, qui vendra d'ici quelques mois ses produits à Québec et à Montréal. Le président de Natur Boeuf, Gilles St-Laurent, n'a pas manqué de lancer son message, soulignant que la politique nationale de l'eau était peut-être davantage un obstacle qu'un progrès. «Peut-être qu'on devrait en parler à M. Boisclair [ministre de l'Environnement]. L'agriculture, il n'y a rien de plus écologique», a affirmé M. St-Laurent.

En après-midi, Bernard Landry a visité l'entreprise de produits de la mer Échinord, située à Saint-Fabien, à l'ouest de Rimouski.

En Gaspésie, le problème de l'agriculture a une acuité particulière compte tenu de la baisse démographique. «Nous voulons rester fidèles aux agriculteurs et aux agricultrices du Québec. On souhaite évidemment qu'ils fassent la même chose envers nous», a dit M. Landry.

Suivant le même scénario que depuis une semaine, la présentation d'engagements a servi de tribune pour écorcher l'adversaire libéral. Selon le ministre Arseneau, le gel du budget de l'Agriculture proposé par le Parti libéral représenterait une compression de plus de 68 millions en cinq ans.
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires 
  • Jacques Brousseau
    Inscrit
    dimanche 30 mars 2003 07h20
    Discours ronronnant de M. Landry.
    On dirait que les journalistes sont incapables de confronter M. Landry lorsqu'il se moque royalement de tout le monde. Par exemple lorsqu'il prend les gens pour des imbéciles en disant avoir choisi de demeurer à la campagne et d'accepter facilement que quelquefois çà ne sente pas bon.

    J'aimerais lui voir l'allure s'il était obligé de passer des semaines cloué au même endroit dans certains coins en Beauce où le simple fait de respirer étourdit, et cela, sans avoir la possibilité de se sauver dans sa belle limousine pour se réfugier dans son bel appartement au centre de Québec où çà ne sent pas le cochon.

Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
ou Créer un profil
Cet article vous intéresse?
1 réaction
0 vote Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Commenter
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012