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Sabia renonce à ses primes

Charest doit payer le prix politique pour la Caisse, estime Parizeau

Robert Dutrisac   27 mars 2009  Québec
Québec — Le nouveau président et chef de la direction de la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ), Michael Sabia, vient de renoncer à son programme de primes pour 2009 et 2010, à son plantureux régime de retraite et à la prime de départ inconditionnelle d'un an de salaire, tous des avantages qu'a empochés sans vergogne son prédécesseur, Henri-Paul Rousseau. M. Sabia se contentera de son salaire annuel de 500 000 $.

Après en avoir informé la ministre des Finances, Monique Jérôme-Forget — où est la prétendue indépendance de la Caisse dont se gargarise le gouvernement Charest? —, Michael Sabia a rendu public un mémo, envoyé lundi dernier au président du conseil d'administration de la CDPQ, Robert Tessier, dans lequel il lui fait part de sa décision de renoncer à tous les avantages qui lui ont été accordés dans son contrat de travail, à l'exception de son salaire de base. Soulignons que M. Sabia est indépendant de fortune depuis son passage à BCE et qu'il est plusieurs fois millionnaire, ce qui peut expliquer pareil désintéressement.

C'est après avoir pris connaissance d'un article de La Presse d'hier portant sur ses conditions d'emploi que Michael Sabia s'est senti obligé d'informer la ministre de sa décision. Comme à Henri-Paul Rousseau, la Caisse assurait à M. Sabia une opulente retraite après un simple mandat de cinq ans: une rente à vie de 235 000 $, soit l'équivalent de 2,7 millions, selon un expert.

De passage à Québec, l'ancien premier ministre Jacques Parizeau a déploré le spectacle «désolant» que livre le premier ministre Jean Charest dans l'affaire de la Caisse de dépôt. «Je vois le chef du gouvernement se dérober, chercher à convaincre qu'il n'y est pour rien, qu'il n'était pas au courant. Il y a quelque chose de désolant quant à l'institution. Écoutez, c'est notre premier ministre», a fait valoir M. Parizeau au cours d'un point de presse qui a suivi son allocution devant l'Association des économistes québécois (ASDEQ).

«Tout ce que j'espère, c'est que M. Charest paie un prix politique sérieux là-dessus», a-t-il déclaré.

«Ça donne surtout une impression déplorable au public», estime Jacques Parizeau, qui a rappelé que les Québécois étaient fiers de la Caisse comme ils sont fiers d'Hydro-Québec. «C'est un objet de fierté collective», a-t-il souligné.

M. Parizeau considère toujours que la nomination de Michael Sabia à la tête de la Caisse est une erreur. «Ça n'a pas de bon sens. Ça viole le sens commun», a-t-il dit. Il a dénoncé la position de M. Sabia qui, en se présentant devant la presse le jour de sa nomination le 13 mars dernier, a dit qu'il n'était pas convaincu que la Caisse puisse jouer un rôle déterminant dans le maintien des sièges sociaux au Québec, comme celui de Bombardier, de SNC-Lavalin et, évidemment, de Bell. «On n'a pas construit toutes ces choses-là pour qu'un jour on vienne nous dire: ce n'est pas très important que le siège social soit ici», s'est indigné M. Parizeau.

L'ancien premier ministre a répété que la Caisse était tombée entre les mains du Conseil privé avec l'arrivée de M. Sabia. Celui-ci a été l'adjoint du greffier du Conseil privé, Paul Tellier, et c'est là qu'il a connu Dan Gagnier, l'actuel chef de cabinet de Jean Charest. «C'était un peu une boutade que je faisais, mais finalement, pas tant que ça. Les échos que j'ai, c'est qu'il y a des gens qui sont bien contents [à Ottawa] à la condition que les réactions au Québec ne soient pas trop fortes.» Il a cité un article du Globe and Mail (du 14 mars dernier) où Paul Tellier «chante les louanges» de son ancien collaborateur.

Jacques Parizeau croit que les réactions négatives à la nomination de M. Sabia peuvent perdurer. Il a mentionné la sortie de Yvon Allaire, jusqu'à récemment membre du conseil de la Caisse, un homme «très respecté qui n'est pas un excité, qui n'est pas un radical», un expert de la gouvernance des entreprises. «J'ai été assez surpris de le voir sortir publiquement de cette façon-là», a confié M. Parizeau. «Si des gens comme Yvon Allaire sont rendus à protester contre la façon dont la nomination s'est faite, il faut s'attendre à ce que les réactions continuent.»

Plusieurs aspects de la gestion de la Caisse intriguent M. Parizeau. Comme se fait-il qu'en 2005, un avertissement de la Banque du Canada au sujet des papiers commerciaux (PCAA) soit passé inaperçu? Deux grandes firmes de notation de crédit ont refusé de coter les PCAA; pourquoi ne s'est-il trouvé personne au conseil pour poser des questions? «Je trouve que ça mériterait une commission d'enquête», a-t-il dit. Mais il ne la réclame pas. Du moins, pas encore. Il attend la commission parlementaire.

À l'Assemblée nationale hier, la ministre des Finances, Monique Jérôme-Forget, interrogée par François Legault, porte-parole de l'opposition officielle en matière de finances, a continué à défendre le processus qui a conduit au choix de M. Sabia. Dans cet échange, la ministre a révélé qu'elle était intervenue personnellement dans ce processus auprès du chasseur de têtes Egon Zehnder avant l'arrivée de Robert Tessier.

Pour Jacques Parizeau, la CDPQ est un organisme d'État qu'on a voulu traiter comme une entreprise privée. Mais comme le soulignait dans une lettre ouverte son frère Robert, qui a fait carrière dans le secteur privé, jamais le propriétaire d'une entreprise privée ne se priverait d'avoir un représentant à son conseil d'administration. «On est en plein dogmatisme», a-t-il dit.

Jacques Parizeau a également souligné que le président de la Caisse peut être démis par le conseil. Or, en vertu de l'ancienne formule, le président était nommé pour une période de dix ans et ne pouvait être évincé sans un vote des deux tiers des députés à l'Assemblée nationale. Il était ainsi à l'abri des pressions politiques, une protection comparable à celle dont jouit le gouverneur de la Banque du Canada, a rappelé Jacques Parizeau. «La Caisse, c'est un peu notre banque centrale sans le pouvoir d'imprimer de l'argent.»






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  • Gilles Bousquet
    Inscrit
    vendredi 27 mars 2009 01h39
    Bravo M. Parizeau !
    M. Parizeau demeure encore notre meilleur malgré son âge.

    Preuve que nouveau ne veut pas trop souvent dire meilleur.

  • Renaud Guénette
    Inscrit
    vendredi 27 mars 2009 01h51
    Pourquoi ne pas demander au père de la Caisse.
    Je viens de consulter les dernières nouvelles sur le site de Radio-Canada, secteur nouvelle. J'en viens presque à croire que l'empire Desmarais a pris le controle de l'information, dite, publique. Je reproduis, textuellement, l'article que je viens de lire. À vous de juger.

    L'ancien ministre péquiste, Jacques Parizeau, juge navrant tout ce qui se passe autour de la gouvernance de la Caisse de dépôt et placement du Québec. Il joint ainsi sa voix aux nombreuses critiques qui se sont fait entendre sur la nomination de Michael Sabia à la tête de l'organisme gouvernemental.

    Si je décortique ce texte, monsieur Parizeau aurait été un obscur ministre péquiste. Pourtant, il était Premier Ministre du Québec. Qui plus est, instigateur de la Caisse de Dépôt et Placement.

    Le reste de l'article est tout aussi anodin et minimise l'opinion de celui qui a été à l'origine de cet instrument économique du Québec. J'en viens à croire ceux qui dénonce le copinage entre Radio-Canada et le groupe Gesca détenu par l'empire Desmarais.

    Pour lire l'article au complet, voici l'adresse:

    http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Economie-Affa

  • Paul Rodgers
    Inscrit
    vendredi 27 mars 2009 07h25
    John James dans l'auge...
    La gamme d'avantages financiers aussi multiples qu'indécents, Michael Sarbia ne se l'est pas attribué par lui-même. Ils ne pouvaient passer qu'approuver par le « p'tit caporal»
    qui tient le volant du Québec...

    Par son retrait annoncé, Sarbia fait preuve à lui seul d'un sens de la décence plus élevé qu'en sont capables les deux principaux irresponsables qui abusent du butin québécois. Lorsque vient le temps de nager librement dans l'auge, le mercenaire de Sherbrooke siphonne sans vergogne. On peut commencer à imaginer l'ampleur des avantages financiers que ce roi nègre s'est négociés avec ses recruteurs du Canada anglais avant d'accepter de venir « faire la job » de sape contre l'État du Québec.

    En gouvernant l'État du Québec que pour satisfaire les basses intentions de ses recruteurs du type Clyde Wells, et autres partitionnistes québécophobes, John James Charest insiste pour occuper à lui seul la place que notre l'Histoire retient pour le politicien le plus pourri qu'aura enfanté la nation québécoise.

  • Pierre-S Lefebvre
    Inscrit
    vendredi 27 mars 2009 08h01
    Mariole
    Vous croyez que ce mariole de Sabia va résister longtemps aux générosités de Jérôme-Forget! On nous prend pour des retardés.

  • Pierre Samuel
    Abonné
    vendredi 27 mars 2009 08h41
    Laisser la chance au coureur!
    Tout de même bizarre que «si le président de la Caisse peut être démis par le Conseil» comme l'affirme Jacques Parizeau, personne ni M. Yvon Allaire, ancien membre du CA, soudainement devenu «critique» du mode de fonctionnement de la période où il était lui-même en fonction, n'ait eu le courage de s'interroger publiquement!
    Quant à Michael Sabia, il a tout de même la décence de renoncer aux privilèges indus de son honteux prédécesseur nommé par le tandem Bouchard-Landry!
    Quant aux scénarios apocalyptiques évoqués par Parizeau,
    il serait peut-être plus approprié de «laisser une chance au coureur» avant de pousser les hauts cris!

  • Richard Gauthier
    Inscrit
    vendredi 27 mars 2009 09h17
    Le pouvoir n'a pas de prix.
    Notre petit Harold Lloyd de la finance ferait le travail bénévolement pour obtenir ce poste prestigieux. Après quelque mois, il trouvera bien un moyen de nous enfirouaper et tirer un avantage quelconque. Plus rien nous dérange. Nous sommes indiférent au dépassement constant des coûts de nos multiple projets(CHUM, routes, etc...). 40,000,000,000,de la petite bière n'est-ce pas? Personne dans la rue pour dénoncer cette atrocité. De toute façon, c'est difficile de faire pire.

  • claire dufour
    Abonnée
    vendredi 27 mars 2009 09h30
    @Renaud Guenette
    Bravo, Monsieur pour votre observation!
    Car M. Parizeau en plus d'avoir été Premier Ministre fût un des ministres des plus brillants au niveau de la finance. Je crois qu'un minimum de respect lui est requis de la part des petits journalistes de la Radio-Can et leurs petits amis de Gesca.
    Soyez assuré que je vais informer tout mon entourage de cet état de fait. Car le mot RESPECT ne doit pas avoir de partisannerie autour de lui.

  • Lucie Auclair
    Inscrite
    vendredi 27 mars 2009 09h42
    Merci, Monsieur Sabia !
    Combien de fois s'est-on, à juste titre, scandalisé de salaires mirobolants associés à des primes indécentes ? Je ne veux pas ici commenter les points de vue de Monsieur Parizeau ni ceux de Monsieur Sabia. Je veux simplement saluer le désintéressement de ce dernier. Qu'il soit plusieurs fois millionnaire ne change rien à l'affaire...

    Beaucoup de personnes, riches ou de condition plus modeste, pourraient se laisser interpeller par ce qui m'apparaît comme de l'intégrité. Si les choix sociaux sont essentiels dans la bonne marche d'un pays, poser, individuellement, des gestes socialement responsables reste, il me semble, le premier pas à faire dans notre marche vers une société plus solidaire.

    Merci, Monsieur Sabia, pour votre décision de renoncer à ce qu'on vous offrait et que vous auriez pu accepter en toute légitimité. Bien que vivant moi-même dans une condition sociale plutôt modeste, votre geste me rappelle l'importance de gestes solidaires pour une Terre qui tourne plus juste.

    Bonne route !

  • Normand Carrier
    Abonné
    vendredi 27 mars 2009 10h00
    Qui a alloué ces primes ?
    Si monsieur Sabia avec ses $28 MILLIONS DE PRIMES DE DÉPART et son salaire de $7.8 millions la derniere année chez Bell sans parler de son fond de pension , a jugé qu'il pouvait abandonner ses primes de retraite de la CPDQ est un bon geste . Mais en quoi avait-il besoin de cet argent ? Il ne peut pas consommer plus de trois gros T-bones par jour .
    Ce qui est plus sérieux est que madame Jérome-Forget et monsieur Charest lui ait alloué tout cet argent sans considérer la capacité de payer des Québécois . Il y a une limite a récompenser les amis de Jean Charest sans en payer le prix politique surtout qu'ils ont déchiré leur chemise lorsque Claude Blanchet a quitté la S.G.F. apres six ans avec $85,000 par année . En accordant $235,000 a Sabia , on peut parler d'inflation galoppante !
    Normand Carrier

  • Jean Martinez
    Inscrit
    vendredi 27 mars 2009 10h17
    Cheval de Troie
    Cet événement, même si malheureusement il ne soulèvera pas les masses, est un véritable scandale pour le Québec. Il est inimaginable qu'un Ontarien haut gradé du Conseil Privé soit maintenant à la tête (suite à un processus mystérieusement rapide) de ce puissant outil de souveraineté économique qu'est la Caisse de dépôt. Avec Sabia, il apparaît évident que la Caisse ne jouera plus ce rôle vital de permettre aux Québécois de garder un maximum de contrôle sur leur propre économie. Et le prétexte est déjà trouvé et annoncé: ce qui est important, c'est le rendement! Avec ce raisonnement, Videotron appartiendrait aujourd'hui à Rogers et serait contrôlé depuis Toronto.

    Donc au total, le Québec est aujourd'hui dirigé par un premier ministre anglophone, son système de justice est sous les ordres d'une ancienne d'Alliance Québec (K.Weil) et son bras économique est dirigé par un Ontarien. Même d'un point de vue fédéraliste, cette situation représente un recul carrément inacceptable.

    Il y a bien sûr ces quelques vierges offensées qui, encore une fois, tentent hypocritement de culpabiliser les Québécois en affirmant que toutes ces critiques relèvent du réflexe ethnique. Ah oui? Eh bien, quand la Cour suprême du Canada, le SCRS ou la banque du Canada seront dirigés par des Québécois francophones séparatistes (mais reconnus pour leur compétence), j'accepterai ce point de vue. Car au fond, on sait tous que si l'inverse s'était produit au Canada anglais, la réaction des médias anglophones aurait été d'une violence extrême.

    Mais les Québécois de leur côté sont trop divisés pour réagir de la sorte. C'est notre drame collectif depuis très longtemps. D'ici là, le cheval Troie fera son oeuvre, au coeur même de notre État...

  • Roger Dion
    Abonné
    vendredi 27 mars 2009 10h34
    Il n y a aucune générosité de M. SABIA mais la pression des gens sur CHAREST
    Cet homme qui renonce a ses avantage/M.SABIA/tout ca ne vien pas de sa générosité mais, des sondages de cette semaine dans la PRESSE /le journal des LIBÉRAUX DE DESMARAIS /,car je crois le parti lui apartient.
    Meme le sondage dans le journal la PRESSE qui n est pas scientifique donne 75%de gens insatisfaient du gouvernement et de CHAREST.
    Le premier ministre devait agir pour replacer la situation, car dans le parti libéral il y a, des gens qui n aiment pas se qui se passe a ce moment.
    Les détupés LIBÉRAUX qui ont plus d honneur que CHAREST devraient sieger indépandant pour mettre cet arogant /CHAREST/ minoritaire pour, aider le QUÉBEC a reprendre son élan d avant 2003
    Tout va mal la C D P Q LE CHUM LE DÉFICIT LA TVQ ETC .
    CHAREST voulait avoir les deux mains sur le volan pour cacher tout ses manigances /ses menteries/ pour déstabiliser le QUÉBEC, il faut arreter ca le plutot, dans quatre ans il sera trop tard.
    CHAREST sera parti avec le devoir accompli et grassement récompensé par POWER CORP. DE DESMARAIS.
    ROGER MONTREAL

  • Claude L'Heureux
    Abonné
    vendredi 27 mars 2009 11h32
    Pour la patrie !
    J'ose croire que certains, certaines, feignent la reconnaissance envers la grandeur d'âme de monsieur Canada, pardon, Sabia alors qu'ils, qu'elles, savent très bien qu'il lui suffit de demeurer quatre ans à la caisse pour la mettre, nous mettre, au pas de Toronto. Après le travail accomplit il pourra filer une retraite dorée dans les conseils d'administration du Canada, sa patrie. Oui c'est un complot du frisé qui remplit son mandat avec les primes secrètes qui lui sont versées via le Parti Libéral du Québec.

    Claude L'Heureux, Québec

  • Yves Babin
    Inscrit
    vendredi 27 mars 2009 11h36
    Qu'attend Jean Charest pour agir ?
    Merci M. Parizeau ! Vous êtes vraiment un homme de classe surtout quand on regarde nos politiques comment ils nous gouvernent en ce moment.
    Que fait donc Jean Charest devant cette levée de boucliers en rapport au scandale de la Caisse de Dépôt ? Il se fout royalement du peuple! Il se dégage de toutes responsabilités comme chef d'un état fragile qui se bat à tous les jours pour sa survie. Il ignore complètement les critiques qui viennent de toutes parts et en plus il ne rassure personne pour au moins essayer de mettre "ses" pendules à l'heure. Sans aucune compassion, il ignore l'insécurité d'une grande partie de la population qui s'interroge à savoir pourquoi et comment la Caisse de dépôt a pu perdre la somme faramineuse de quarante milliards de dollars, soit l'équivalent de 5275 $ par québécois.
    Je crois qu'il est grand temps de mettre sur pied un vraie commission d'enquête pour faire la lumière de ce qui s'est vraiment passé à la Caisse de dépôt et ça presse! M. Charest aurait-il peur qu'on sache des histoires d'horreur, un peu semblable à celles qu'on a connu lors de la commission d'enquête sur les commandites ? Il y a trop de questions qui sont restées sans réponse, entre autre celle du choix de M. Sabia comme président et chef de la direction de la Caisse de dépôt et placement du Québec.
    M. Charest vous devez RÉPONDRE de vos actes. Vous avez été élu démocratiquement et comme premier ministre, vous représentez tous les québécois tant fédéralistes que souverainistes. Alors respectez vos engagements et vos responsabilités. Et surtout n'essayez plus d'endormir la population comme vous le faites si bien depuis votre réélection. Alors agissez !

  • Marie Mance Vallée
    Inscrite
    vendredi 27 mars 2009 11h43
    La naïveté
    Qui sera assez naïf pour croire à la sincérité de M. Sabia??? Mais on nous prend pour qui????

    Son ami Charest trouvera bien moyen de le récompenser autrement. Charest missionnaire fédéraliste au Québec a pour mission de désintégrer le bas de laine des Québécois qui se trouve sous la Chaise de dépôt. Je dis bien la Chaise parce qu'il semble que cette Caisse-Chaise soit bien confortable, y compris pour M. Sabia.

    Marie Mance Vallée

  • Étienne Poulin
    Inscrit
    vendredi 27 mars 2009 11h46
    @ Roger Dion (Fais moi rire) !
    Veux-tu qu'on parle VRAIMENT des médias affiliés en politique...

    Mon ptit péquisssse, Votre cercle d'amis QUÉBÉCOR-LÉGER-MARKETING et cie est beaucoup plus dévastateur pour la politique.

    À ta place, j'embarquerais pas la-dessus car tu es perdant sur toute la ligne (de conduite).

    Sondage:
    Ta chef est moins populaire que Jean Charest et encore moins que son PROPRE Parti.... Bizarre non ?

    Après une crise INTERNATIONALE et les pertes de CDP, tu t'attendais à quoi ? La propagande de Marois en continu au nouvelles pour essayer de mettre le chapeau des pertes sur la faute du gouvernement, ça me surprends pas ! Ah oui, c'est vrai, vous avez une solution : Acheter le Canadiens. Wow, quelle idée! Je suppose qu'en achetant le club, ça va être au CA de la CDP de décider des salaires des joueurs, le choix du coach pis s'ils perdent, ça va être la faute du gouvernement. Ben oui... Vous vous êtes surpassé sur toute la ligne, je te le donne...

  • Amine Ati
    Abonné
    vendredi 27 mars 2009 11h52
    Parizeau cité 12 fois...
    Dans un article titré du renoncement à la prime de Mr. Sabia (cité également 12 fois)...

    Je tenais à mentionner ceci car pendant toute ma lecture de cet article je ne cessais de me poser l'interrogation entre la prime et Mr. Parizeau!

  • Raymonde Chouinard
    Abonnée
    vendredi 27 mars 2009 12h35
    @Renaud Guénette
    "Enfin, l'ancien premier ministre considère que le plan de relance du gouvernement du Québec ne comprend pas suffisamment de mesures qui peuvent être rapidement appliquées." (Radui-Canada)

    J'ai bien lu, comme vous, l'article de Radio-Canada, mais peut-être avez-vous sauté le dernier paragraphe qui fait référence, en parlant de Parizeau, à l'ancien premier ministre, et non pas à un quelconque obscur ministre, ce qui était sans doute le cas....

  • Raymonde Chouinard
    Abonnée
    vendredi 27 mars 2009 12h51
    Et si......!
    "Le nouveau président et chef de la direction de la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ), Michael Sabia, vient de renoncer à son programme de primes pour 2009 et 2010, à son plantureux régime de retraite et à la prime de départ inconditionnelle d'un an de salaire, tous des avantages qu'a empochés sans vergogne son prédécesseur, Henri-Paul Rousseau. M. Sabia se contentera de son salaire annuel de 500 000 $."

    Je ne sais pas si nos vertueux péquistes, tels Bernard Landry et/ou Parizeau, auraient renoncés à ces primes si, à la place de Sabia, comme ils en rêvaient tout deux, ils avaient obtenu le poste de président et chef de direction de la Caisse de Dépôt.

    Tout ça sent le dépit et la frustration à plein nez.

    Pourtant, si on se fie à Blanchet, de la SGF, ils n'ont pas l'habitude de lever le nez sur les primes et régimes de retraite; les montants ne sont pas du même ordre, me direz-vous, mais ce n'est pas le montant mais le geste qui compte....

  • Claude Archambault
    Inscrit
    vendredi 27 mars 2009 13h00
    @M. Martinez
    Votre comparaison est boiteuse. Vous dite si un séparatiste même compétent serais malvenu en charge de la Banque du Canada ou d'en des ces grandes institution. Cela est certain que ce serais mal vue car cette personne doit avoir comme vue le bien du pays.
    La même chose ici vous dites, et réclamez le droit d'exiger que la caisse de dépôt soit diriger par un Québécois qui a le Québec pour priorité (dire séparatiste) et non un fédéraliste. Mais sachez monsieur que faire cela serait aller à l'encontre de la majorité des québécois qui sont contre la souveraineté et ils sont en droit de demander un qu'un fédéraliste occupe ce poste. Et qui dit qu'un fédéraliste ne peu bien s'occuper des intérêts du Québec, car un Québec Canadien qui réussi est aussi bon pour le Canada.

    Ce qui offusque les séparacistes c'est que des décisions soient prises par un gouvernement fédéraliste qui rend toute possibilité d'un jour voir le Québec devenir un pays libre et souverain. Car seul eux on le droit de prendre des décisions qui rendent inévitable la souveraineté. Il y a malheureusement 2 camps qui existent et à cause de la guerre entre les deux camps la province de Québec régresse. Que les séparatistes se rallient aux fédéralistes après les deux défaites qu'ils ont subis et qu'il travail à la construction d'un Québec réellement intégré et Canadien. Qu'il arrête de faire du Québec un pays à l'intérieur d'un pays le Québec est une province parmi 10 dans un pays.

    C'est difficile à accepter pour eux et je ne crois pas à une collaboration et ils diront qu'ils ont perdus par trop peu pour oublier leurs ambitions. Mais ils s'attendent que tous après un oui allons collaborer et travailler au succès du Québec libre..... une grosse surprise les attends.

  • Raymonde Chouinard
    Abonnée
    vendredi 27 mars 2009 13h04
    Paul Desmarais....
    Pourquoi ne pas avoir offert le poste, à Paul Desmarais!

    Puisqu'il est indépendant de fortune, il aurait pu être nommé président de la Caisse, sans que ça nous coûte un bras, en termes de rémunération et de bonis, puisque certains prétendent, en bons socialistes qu'ils sont, qu'un riche n'a pas besoin d'être rémunéré pour ses services mais seulement les pauvres quêteux...référendistes.

  • Jean-Marc Guérin
    Inscrit
    vendredi 27 mars 2009 13h17
    Le roc
    Maintenant que toronto a la caisse entre les mains elle ne la lachera jamais

  • Louise Saint-Pierre
    Abonné
    vendredi 27 mars 2009 13h44
    Le désintéressement de Monsieur Sabia.
    Personne ne me fera verser une larme concernant la générosité et le détachement de ce Monsieur Sabia. Que faut-il voir dans cette annonce nous informant qu'il renonce à tous ses avantages financiers et qu'il fera le travail pour un «maigre» $500,000 par an? Une autre entreprise de séduction pour faire oublier aux Québécois l'inopportunité de cette nomination partisane? N'avons-nous pas déjà été assez bernés par le chant des sirènes???

  • Max Roujeon
    Abonné
    vendredi 27 mars 2009 14h05
    Avant de l'encenser posons-nous la question :
    De nos jours quand on veut éviter les fouilles embarrassantes, on plaide coupable.
    M. Rousseau a pris la responsabilité totale des achats des PCAA. «Case closed». J'espère que non et que l'on va vouloir savoir de qui et pourquoi ces PCAA ont été achetés.
    Ici, M. Sabia au vu de la grogne populaire renonce à ses privilèges. Espère-t-il, comme ça, fermer le dossier et faire oublier son catapultage intempestif autant qu'inexplicable à ce prestigieux poste?
    Curieusement, on ne parle plus ou très peu de sa compétence à occuper ce poste.
    Au lieu de dire bravo, je dis, bizarre...
    Si c'était son grandiose altruisme qui dictat cette décision elle est pas mal entachée.
    Il eut mieux valut qu'il arrivât en déclarant dès le début qu'il renonçait à tout ça et non point de le faire comme par hasard, sous la pression de la chute du PLQ dans les sondages, entres autres choses.
    Franchement, s'il est sincère et bon, il a raté son coup, déjà une preuve de mauvaise gestion, s'il ne peut se gérer.
    Au fait, avez-vous remarqué, il renonce aux primes de performances des 2 prochaines années. En principe ces 2 années vont être pas mal dures et ollé ollé, vu la crise, on va se retrouver à flot à partir de la troisième, or il est là pour 5 ans, alors...? Et personne ne dit rien?

  • Etienne Merven
    Inscrit
    vendredi 27 mars 2009 14h38
    À M. Martinez
    Vous faites de la paranoïa, pas possible!
    Tout ce déchaînement de haine envers ce M. Sabia est ridicule. Est-il incompétent à ce point? Il a été PDG de Bell que je sache, ce n'est donc pas un imbécile ignare.
    Peu importe sa provenance et son ethnie, s'il peut apporter du positif à la CDPQ, c'est excellent, car, ne vous en déplaise, les anciens dirigeants de la CDPQ étaient de bons Québécois de souche comme vous les aimez... Ça ne les a pas empêché de se planter en beauté, mais ça ne fait rien, ce sont des gens « de votre bord ».
    En outre, regardez où en est le CHUM, piloté par des « de souche ». Risible...
    Certains Québécois devraient admettre qu'ils ont des lacunes et faire appel à des gens compétents, qu'ils soient Anglais, Kiribatiens, Chiliens ou autres. Mais vous semblez préférer couler votre navire avec un bon « de souche » très moyen à la barre que de le faire voguer dirigé par un étranger compétent! Ça s'appelle le nivellement par le bas, qui est une pratique couramment utilisée dans nombre de domaines dans cette province.
    Allez comprendre!

  • Michelle Bergeron
    Abonné
    vendredi 27 mars 2009 15h21
    Comme si seulement par salaire on peut se trouver des bénéfices
    Nos élus sont vraiment inconcients il est rendu normal des salaires d'un million payer par la population. C'est assez! Bien des gens peuvent prendre ces emplois beaucoup moins payés et franchement ils n'auraient pas fait pire de plus parce qu'ils ont moins de tynamis à récompenser. Ces gestionairrs et famille que l'on retourve sur plusieurs C.A. débarrasser le terrain le Québec s'en portera mieux.

  • Linda Hart
    Inscrite
    vendredi 27 mars 2009 18h56
    Sabia l'hypocrite
    St-Sabia a renoncé à la cagnotte pour deux ans, le temps que le bon peuple oublie et regarde ailleurs. Espérons que le bon peuple en ait assez de faire rire de lui ! Sabia est un incompétent, il l'a clairement démontré chez BCE et le processus qui a conduit à sa nomination est une sinistre parodie. Sabia doit quitter la caisse et un comité de sages doit être nommé qui veillera à l'avenir à effectuer la nomination non pas des copains du pouvoir, mais de gens compétents qui ne soient pas issus de la ténébreuse vallée de la finance qui se prélasse depuis trop longtemps dans l'assiette au beurre. Dehors les bandits !

  • Raymonde Chouinard
    Abonnée
    samedi 28 mars 2009 10h16
    Please Mr. Sabia
    S.V.P., M. Sabia, offrez votre poste, sur un plateau d'argent, à Bernard Landry, pour que les pkiss cessent de brailler et qu'ils se fassent fourrer une bonne fois pour toutes....

    Il est tellement brillant Bernard et ses partisans référendistes l'aimaient tellement comme chef du PQ...ils vont le suivre à quatre pattes.

    De grâce, M. Sabia.....cédez-lui seulement un an afin qu'il puisse se concocter une petite prime de départ.....

  • Max Roujeon
    Abonné
    dimanche 29 mars 2009 13h57
    Désolé, j'arrive. @ Linda, @Raymonde et à Étienne Merven
    Linda, Bravo! J'aime! Même si mes allégeances ne rejoignent pas les vôtres.
    Madame Chouinard, ben, si vous êtes de bonne foi et s'il y en a beaucoup comme vous, on n'est pas sortis du bois, dommage...surtout pour les jeunes du Québec de 15 ans et + et les vieux itou dont je fais partie. J'aurai aimé me dire qu'il y avait de l'espoir.
    Quand à vous M. Merven, sur quelle planète vivez-vous pour corréler «grosse job et compétence»?
    Plus on grimpe dans la hiérarchie d'une entreprise plus on peut mettre en dessous de nous des gens compétents pour combler le vide de nos incompétences et de la «plug» («ploïe») du chum qui nous a mis là en remerciement des services rendus.
    Ne me faites pas croire que vous êtes innocent au point de croire que plus on a une grosse job, plus on est brillant.
    Newton a dit grosso modo: «si j'ai pu voir si loin, c'est que j'ai pu me hisser sur les épaules de géants».
    Alors...merci beaucoup mais, le fait que M. Sabia se soit rendu si haut n'est dû qu'à ses contacts et non à ses compétences. D'ailleurs, les résultats parlent d'eux mêmes. La vente à «Teachers» à lamentablement foiré car le montage comptable était si lamentable qu'il n'a pas tenu une seconde.

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