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Budget 2009-10 - Tarifer, mais quoi?

Jean-Robert Sansfaçon   21 mars 2009  Québec
En même temps qu'elle publiait son budget, jeudi dernier, la ministre des Finances, Mme Jérôme-Forget, rendait publique la nouvelle politique de tarification du gouvernement qui entrera en vigueur en 2011. Le hic, c'est qu'aucun des principes contenus dans cette politique ne résistera à l'épreuve de la réalité politique. Et c'est bien qu'il en soit ainsi puisqu'un État, ce n'est pas un vendeur de chaussettes!
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  • Michel Simard
    Abonné
    samedi 21 mars 2009 05h13
    La suite logique de la disparition de l'État
    Pour les liberals-conservateurs de Jean Charest, qui reviennent à leur credo du premier terme, soit la réduction de l'État à rien et l'imposition de décisions arbitraires au mépris du Peuple, une telle orientation n'est que la suite logique de leur réingénierie de l'État qu'ils proposaient antérieurement. Si la tarification à juste prix est une bonne chose dans plusieurs secteurs, la quasi-privatisation à tout cran et la négation idéologique de l'État se traduiront à terme par l'étiolement de la société et par l'affaiblissement de l'économie. Mais j'imagine que le conducteur qui ne veut pas partager le volant et qui ne voit pas de récession qui pointe à un mois de son radar et que la Madame Sacoche qui ne voit pas qu'on lui prend des millions dans son sac à main, savent bien gérer un non État d'une province obscure.

  • Roland Berger
    Abonné
    samedi 21 mars 2009 09h50
    Deux écueils à la disparition de l'État
    La disparition totale de l'État affronte deux écueils majeurs, soit les systèmes de santé d'éducation publiques. Le premier est déjà en bonne voie, avec l'augmentation constante de la place du privé dans les soins de santé. Quant au second, en augmentant la subvention (de 5%) au système privé d'éducation, le gouvernement conservateur de Charest est dans la direction choisie. Il ne reste plus qu'à Madame Courchesne à parcourir la province pour vanter les mérites de l'école publique tout en envoyant un de ses enfants à l'école privée. Fernand Trudel doit jouir dangereusement.
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario

  • Michel Samson
    Abonné
    samedi 21 mars 2009 10h40
    Trois observations.
    La première : qu'est-ce que ce foutu gouvernement fait avec l'argent qu'on lui donne déjà pour qu'il ait tant d'appétit à tarifer ? Nous sommes les plus imposés et taxés au pays ! L'État vorace n'en a jamais assez et trouvera tous les prétextes pour en chercher plus dans nos poches.

    La seconde : l'obésité et l'inefficacité de l'État vient en preuve du besoin de tarifer parce qu'il n'est pas possible qu'avec un ratio de fonctionnaires provinciaux aussi élevé et qui s'approche des ratios que l'on trouve en Afrique, il soit aisé de comprendre que les services présentement offerts à même nos impôts doivent en plus être tarifés.

    La troisième : pour enlever le goût aux polis p'tits chiens de taxer et tarifer à hue et à dia, il faudrait rendre taxes et tarifs déductibles d'impôts à tous les plans. Cela leur passerait le goût de constamment inventer des façons détournées d'imposer les contribuables à toutes les sauces.

    Nous sommes gérés par des ... (mot ou expression de votre choix) ! Pire, nous les avons élus. Enfin, pas moi.

  • Raymond Saint-Arnaud
    Abonné
    samedi 21 mars 2009 16h39
    Les sempiternelles discussions
    D'un point de vue économique, aucun prix ne devrait être gelé: les prix doivent évoluer selon les circonstances.

    On peut bien sûr décider que certains biens ou services soient gratuits, comme l'éducation ou la santé. Cependant, quand une chose est gratuite, on peut être porté à la gaspiller ou à ne pas l'apprécier à sa juste valeur. D'où l'utilité d'imposer certains frais modérateurs même pour ces éléments « gratuits », accompagnés de mesures (allègements fiscaux ou allocations fiscales) pour ne pas pénaliser les personnes à faibles revenus.

    L'inflation a toujours existé, depuis des siècles. Alors, en principe, tout devrait être indexé annuellement de façon modulée selon l'indice du coût de la vie : tarifs d'électricité, frais modérateurs, allocations sociales, frais de garderie, frais de scolarité, mais aussi niveaux d'imposition, impôts, etc.

    Une telle politique d'indexation permettrait d'éviter les sempiternelles discussions sur les augmentations de tarif pour les biens ou services « gelés », et permettrait une meilleure planification de la gestion gouvernementale.

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