vendredi 10 février 2012 Dernière mise à jour 01h26
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Le quatrième trio

Michel David   21 mars 2009  Québec
Avant d'être congédié, Guy Carbonneau répétait continuellement que le Canadien ne pouvait pas gagner si ses meilleurs joueurs n'étaient pas les meilleurs sur la glace. Comme ceux-ci continuent de traîner les pieds, le Canadien continue de perdre. Il y a des limites à ce qu'on peut demander à un troisième trio.

Le gouvernement Charest a présentement le même problème. Certes, l'abondance est nettement plus facile à gérer que la crise, mais il demeure que ses vedettes ne sont pas à la hauteur des attentes, à commencer par le premier ministre lui-même, qui est aussi apathique qu'Alex Kovalev depuis les élections, avec le même effet sur le reste de l'équipe.

Au début du premier mandat, le ministre des Finances, Yves Séguin, et son collègue de la Santé, Philippe Couillard, étaient clairement ceux dont la population avait la meilleure opinion, selon un sondage réalisé par Léger Marketing en janvier 2004. Quand M. Séguin a été exclu du cabinet, M. Couillard est devenu le numéro un, suivi de Tom Mulcair, jusqu'à ce que ce dernier soit écarté à son tour.

Au cours du deuxième mandat, Jean Charest s'est littéralement transfiguré, mais il a aussi été secondé par un remarquable triumvirat. Malgré des moments plus difficiles, la cote de M. Couillard s'est maintenue. Aux Finances, Monique Jérôme-Forget a atteint une nouvelle stature et Michelle Courchesne s'est révélée à l'Éducation.

Les choses ont bien changé depuis. Selon le plus récent baromètre politique de Léger Marketing, dont les résultats ont été publiés en début de semaine, le trio libéral le plus estimé est composé de Marguerite Blais, de Claude Béchard et de Pierre Paradis. Là, on ne parle plus d'un troisième, mais d'un quatrième trio.

***

Sans vouloir la déprécier, on peut penser que la popularité de Mme Blais tient davantage à son passé d'animatrice à la télévision qu'à ses réalisations comme ministre responsable des Aînés. La lutte que M. Béchard a dû livrer contre le cancer lui a sûrement valu plus de sympathie que le projet de vente du mont

Orford. Quant à M. Paradis, on semble surtout l'apprécier parce qu'il ne fait pas partie du gouvernement.

M. Couillard est parti dans des circonstances qui sont maintenant bien documentées et l'étoile de Mme Courchesne a sérieusement pâli. La dégringolade la plus spectaculaire est toutefois celle de Mme Jérôme-Forget, qui est aujourd'hui à peine moins impopulaire que M. Charest lui-même.

Notez que l'enquête de Léger Marketing a été effectuée les 4 et 5 mars, soit avant l'ouverture de la session à l'Assemblée nationale et surtout avant la pénible comparution de la ministre des Finances devant la commission parlementaire qui s'est penchée sur les déboires de la Caisse de dépôt.

Même si on voit mal comment elle aurait pu faire les choses très différemment avec la faible marge de manoeuvre dont elle disposait, le budget de jeudi n'augmentera pas sa popularité, ni celle du gouvernement. D'ailleurs, à moins d'être en mesure de distribuer des milliards, un budget a généralement moins d'effet sur l'opinion publique qu'on pourrait le croire. En période de crise économique, un gouvernement peut s'estimer heureux qu'il ait un impact politique neutre.

Mme Jérôme-Forget a clairement laissé entendre qu'il appartiendra à son successeur de trouver une solution à l'écart colossal qui subsistera entre les dépenses et les revenus, même quand l'économie aura repris et que la TVQ aura été augmentée.

Il ne faut pas être grand clerc pour voir qu'elle préconise une augmentation massive des tarifs, qui pourrait aller bien au-delà de l'indexation annoncée pour le 1er janvier 2011 et toucher des services aussi essentiels que l'eau et l'électricité. Le document de 110 pages sur le financement des services publics annexé au budget constitue en quelque sorte une feuille de route.

***

Il est regrettable qu'on ait «brûlé» Mme Jérôme-Forget en lui faisant porter tout le blâme pour les cachotteries de la campagne électorale, qu'il s'agisse du déficit, de la péréquation ou de la performance désastreuse de la Caisse de dépôt.

Personne n'est irremplaçable, mais certains sont plus difficiles à remplacer que d'autres. Jusqu'à l'automne dernier, la ministre des Finances avait suffisamment de crédibilité pour plaider de façon efficace les avantages d'une tarification établie sur le principe de l'utilisateur-payeur.

Les Québécois avaient appris à apprécier son ton direct qui semblait être un gage de franchise. Si la chute de sa popularité a été aussi brutale, c'est peut-être qu'ils ont eu le sentiment d'avoir été trahis.

Après ses manigances dans les dossiers d'AbitibiBowater et de Rio Tinto, il semble douteux que Raymond Bachand, qui semble destiné à lui succéder, ait l'ascendant requis. Pauline Marois avait fait bon accueil au rapport Montmarquette l'an dernier, mais le PQ risque de s'intéresser davantage aux problèmes qu'aux solutions tant qu'il sera dans l'opposition. D'ailleurs, il n'y a aucun consensus sur la question des tarifs au sein du parti.

Si ce n'est pas M. Bachand, qui saura convaincre la population de la nécessité d'une réforme aussi insécurisante? Le quatrième trio ne peut pas faire de miracles.

***

mdavid@ledevoir.com
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires 
  • Michel Simard
    Abonné
    samedi 21 mars 2009 05h21
    Ce gouvernement s'est faire élire sous de fausses représentations
    Le gouvernement liberal-conservateur à Québec s'est fait élire en mentant à la population et est illégitime. Jean Charest est indigne d'être premier ministre et doit démissionner sur le champ. Quant à la Madame Sacoche, elle s'est montrée incapable de préserver les épargnes des Québécois et montre une effronterie rare en se maintenant à son poste. Espérons que l'Histoire rappellera que ce gouvernement a été le plus mauvais gestionnaire de toute l'histoire du Québec. Dehors les incapables.

  • jacques noel
    Inscrit
    samedi 21 mars 2009 07h36
    Bachand et le Fonds de solidarité
    Maintenant que Bachand va prendre du galon, j'espère qu'on va nous sortir sa performance pitoyable à la tête du Fonds de Solidarité.

    Pendant son séjour, alors que nos parts plantaient de 20%, le monsieur gagnait la bagatelle de 343,000$ par année. Avant AIG, avant la Caisse, il y a eu le Fonds de Sosolidarité

  • Denis Lussier
    Inscrit
    samedi 21 mars 2009 07h38
    Le congédiment de Guy Carbonneau
    Vu que vous m'en donnez l'occasion, je profite donc de votre chronique exclusive pour vous rapporter des FAITS PRÉCIS, en ce qui concer le congédiement de Guy Carbonneau.
    Vendredi, le 6 mars, alors que le CH était à Atlanta, M. Pierre Boivin, le président du CH a rejoint m. Bob Gainey, par téléphone alors que celui-ci était à Hamilton et l'a convoqué à son bureau du centre Bell pour le Samedi matin à 9.30 hr. a.m.
    Samedi matin le 7 Mars dans le bureau de m. Boivin, celui-ci a alors avisé que la haute direction du CH ( les propriétaires et lui-même) n'étaient pas satisfaits des résultats du CH à date cette saison, et qu'il restait encore 17 parties lors des 5 prochaines semaines pour obtenir de meilleurs résultats et qu'il fallait absolument que le CH se rende en éliminatoires pour que ceux-ci bouclent leur budget.
    M. Boivin a alors recommandé à Bob de prendre charge du "coaching" du CH pour le reste de la saison avec Don Lever comme son conseiller principal, et de congédier Guy Carbonneau lundi après-midi le 9 Mars à son retour de Dallas,
    Il a alors dit à Bob Gainey que la décision était la sienne ( à Bob )bien entendu,mais que tout de même ils lui donnaient jusqu'à Lundi matin le 9 Mars pour connaître sa décision mais qu'ils apprécieraient fortement qu'il suive leur recommendation.
    Alors Lundi matin le 9 Mars, à présisement 10.hre. a.m. Pierre Boivin a rencontré Bob Gainey pour connaître sa décision ( il n'avait pas le choix) et ils ont convenu que Bob congédierait Guy Carbonneau cette journée même, ce que Bob fit lundi après-midi à 4,57 p.m. à la résidence de Guy Carbonneau.
    Donc que le bon peuple et amateurs de la sainte flanelle ne cherchent plus à spéculer sur ce qui s'est passé pour que Bob congédie Guy. Ils ne lui ont pas donné le choix. Lors de cette rencontre de ce lundi matin du 9 Mars, Pierre Boivin à même fait savoir à Bob que la direction ré-évaluerait son cas personnel une fois la saison terminée.Et c'est ça qui est arrivé et rien d'autre. En résumé:
    Pierre Boivin sur la recommandation de messr. Gillett a congédié Guy Carbonneau, lundi matin le 9 Mars à 10. hre, a.m. par l'entremise de Bob Gainey, que celui-ci a fait lundi après-midi, à 4,57 Hrs p.m.
    Tous ces faits peuvent être corroborés par une entrevue ( live on camera) que Pierre Boivin a accordée à un journaliste sur une station de TV Anglaise mardi matin le 10 Mars.
    Toutes ces informations étaient disponibles aux journalistes, mais ceux-ci ( au complet ) étaient trop occupés à surveiller la Commision Parlementaire de madame Jérôme Forget du Vendredi le 6 Mars ainsi que le dîner- conférence de Henri-Paul Rousseau lundi le 9 Mars.
    Ainsi, il n'est pas surprenant que les journalistes sportifs de Montréal ( 12 jours après ) n'ont pas encore découvert la vérité sur le congédiement de Guy Carbonneau car ils sont trop occupés à apparaître aux émissions telles que 110%, La Zone, L'Anti- Chambre, etc..etc.. plutot que faire du journalisme investigatif qui leur aurait corroboré ces faits.
    Je m'engage à téléphoner à qui que ce soit,qui me rejoindra par l'entremise de mon addresse-courriel et me donnera privément leur numéro. Merci de m'avoir ouvert la porte en parlant du congédiement de Guy Carbonneau dans Votre Chronique, que je lis régulièrement et religieusement d'ailleurs.

  • Pierre-S Lefebvre
    Inscrit
    samedi 21 mars 2009 07h58
    L`insignifiance quand tu nous tiens
    La bande à Bono continue de faire son travail de destruction systématique. La Caisse de dépôt, les finances de la province, Investissement-Québec, l`Hydro-Québec et Loto-Québec ne font qu`approfondir l`abysse. La dette en 2003 était de $195 milliards, en 2009 elle dépasse $144 milliards et rejoindra $295 milliards au terme du gouvernement Charest en 2013. On aurait pas mieux planifié la tutelle financière du Québec en accroissant la dette de $100 milliards en 10 ans. Entre-temps Charest se farci 3 résidences et 3 Lexus hybrides avec chauffeur. Les institutions qui financent cet irresponsable doivent faire des affaires d`or au Québec. L`insignifiance mène à une mort certaine car le chef-d`oeuvre de Charest n`a qu`un objectif; celui de ruiner le Québec et éliminer son pouvoir de négociation à Ottawa.

  • Gilles Bousquet
    Inscrit
    samedi 21 mars 2009 08h32
    M. Charest, un méchant génie électoral ?
    M. David écrit plus haut : «Il est regrettable qu'on ait «brûlé» Mme Jérôme-Forget en lui faisant porter tout le blâme pour les cachotteries de la campagne électorale, qu'il s'agisse du déficit, de la péréquation ou de la performance désastreuse de la Caisse de dépôt.»

    Peut-être regrettable mais compréhensible du point du vue de M. Charest, une sorte de génie électoral, qui ne voulait pas que ça passe sur don dos...quand même, s'il veut demeure chef et P.M. en éliminant celles et ceux qui pourraient lui souffler dans le cou de trop près.

  • emeri
    Abonné
    samedi 21 mars 2009 09h07
    Une analyse fine d'un gouvernement en débandade
    M. David, si j'avais votre talent c'est exactement comme vous venez de faire que j'aurais décortiqué ce gouvernement
    pourri jusqu'à la moelle qui sévit à Québec sur nos destinés.
    Et si nous avions l'ascendant des Français à descendre dans
    la rue pour les dénoncer, il y aurais un bon bout de temps
    que ce serait fait. Avec quel résultat? La question reste
    posée.
    Cependant j'irai plus loin que vous. Dans trois ou quatre ans
    les Québécois auront le devoir de retourner aux urnes et cette fois il ne faudra pas manquer son coup. Il n'y a qu'un moyen, draconien, pour nous sortir du carcan que nous impose,
    contre notre gré le fédéralisme, et c'est, bien entendu
    la souveraineté qui nous donnera un pays que nous saurons
    diriger, toutes voiles dehors, vers une extraordinaire réussite. Nous sommes le seul peuple au monde à avoir
    résister aussi longtemps aux attaques de toutes parts de ce
    Canada qui n'en fini plus de tenter de nous écraser.
    Pour nous, ce sera le début de la fin.
    Réjean Grenier.

  • Roger Kemp
    Inscrit
    samedi 21 mars 2009 09h27
    Où êtes-vous monsieur Turcotte?
    Lorsque je me suis intéressé à vos chroniques monsieur David, j'avais remarqué qu'un certain Nestor Turcotte prenait la parole pour encenser son ami Jean Charest. Il est curieux que depuis que nous savons tous que, monsieur Charest nous ayant menti durant la campagne électorale, pas seulement à nous mais à vous aussi monsieur Turcotte , il est curieux disais-je que vous avez cessé d'écrire pour descendre ceux qui n'était pas de votre opinion. Serais-ce que vous réalisez à votre tour que nos propos étaient véridiques? Que vous aviez tort. Bienvenue dans notre camp si vous voulez faire progresser les choses. Ce n'est sûrement pas avec l'équipe libérale qu'on y parviendra. Juste deux mains sur le volant c'est dangereux surtout en temps de crise.

  • André Doré
    Abonné
    samedi 21 mars 2009 09h46
    Pitoyable, la ministre...
    À la Chambre de Commerce, aux gens venus l'entendre, Mme Forget leur faisait une « confidence ». Elle leur disait que si elle avait « récupéré » le point de taxation « libéré » par le fédéral il y a quelque temps, l'argent serait déjà tout dépensé à cause de ses ministres qui sont très voraces...!!! « Je vous le garanti » disait-elle en l'admettant candidement... "Il serait tout dépensé."

    Je demande donc et souhaite la démission d'une telle Ministre responsable des finances du Québec. L'admission qu'elle a faite de nous avouer son incapacité à mettre de l'argent de côté pour les mauvais jours, incapable comme elle dit qu'elle l'aurait été, de résister aux demandes de ses confrères et consoeurs ministres gourmants, est une preuve flagrante de son manque de compétence. Alors qu'on nous suggère, même aux plus pauvres d'entre nous, de nous auto-discipliner concernant nos propres finances personnelles et qu'on nous dit qu'on devrait nous obliger nous-mêmes à l'épargne même si nos revenus sont modestes, madame la Ministre, elle, n'a même pas honte de nous déclarer publiquement qu'elle en est incapable en tant qu'administratrice des argents qu'on lui confie. Dehors! Et ça presse!

  • Cote jean f 52
    Inscrit
    samedi 21 mars 2009 10h25
    L'attaqueà cinq.
    Donc si Forget quitte l'équipe ,l'attaque à cinq pourrait être composer de Dupuis,Normandeau,Bachand.Le frisé à la pointe comme Quart-arrière et l'autre pointeur Béchard.Méchante attaque à cinq !et bien-sûr la défaite ne serait jamais de leurs fautes mais celle des autres...

    Voyez pour les fédéralistes le problème n'est pas l'argent mais la principale lacune se situe au niveau du talent.

  • Guimont Rodrigue
    Inscrit
    samedi 21 mars 2009 10h36
    Inhabilis
    Je ne pense pas que Raymond Bachand soit l'homme des finances de ce gouvernement en remplacement de Madame Forget (née Jérôme). À moins que ce ne soit son dernier mandat. Question d'image, avec son éternel sourire figé sur les lèvres (comme Yves Bolduc d'ailleurs) les mauvaises nouvelles risquent de passer pour de l'insolence sinon du je-m'en-foutisme.

    Je pense plutôt que Jean Charest ira chercher à l'extérieur du gouvernement un homme de paille et lui donnera la circonscription de Marguerite-Bourgeoys ou St-François (Madame Tremblay, née Gagnon, 69 ans cette année, est appelée à partir plutôt tôt que tard, le 8 décembre dernier son compté de St-François fut remporté par la peau des fesses, son avenir, à n'en point douter, est derrière elle).

    Le Parti Libéral de Monsieur Charest est au plus mal dans les sondages, c'est un pensez-y bien pour un futur (une future) ministre des finances. Sans compter que c'est un poste hautement impopulaire, nul avenir politique pour qui s'y engage.

  • Laurent Viau
    Inscrit
    samedi 21 mars 2009 11h35
    Le ministre des Finances et la fusible
    Depuis qu'il est arrivé au pouvoir en 2003, la stratégie de Charest a toujours été de brûler ses ministres des Finances pour s'épargner les éclats d'obus... Qui se souvient d'Yves Séguin ou de Michel Audet? Avec madame Jérôme-Forget, ils auront chacun passé environ 2 ans aux Finances avant de rentrer dans leurs terres, se retirant définitivement de la vie politique. Madame Jérôme-Forget n'est pas encore partie, mais c'est tout comme... elle prendra les balles encore quelques mois, le temps de passer les crédits du budget et mon petit doigt me dit qu'elle partira à la St-Jean, comme Couillard avant elle, à peine 6 mois après les élections.

    Qui sera la prochaine fusible?

  • Georges-Étienne Cartier
    Abonné
    samedi 21 mars 2009 14h02
    Faire tomber ce gouvernement saboteur ?
    Tout le monde semble paralysé par un fatalisme qui me semble relever purement et bêtemnt de l`"impuissance apprise" ( Seligman...) face au Gouvernement (??? )Charest qu`on se résigne en se lamentant ( voir SOL : "Pauvres, pauvres de nous !" )à subir pour les 4 prochaines années !

    Or est-ce si vrai que ça ? Après tout, il n`a que 3 députés de majorité , et certains peuvent ( vont : M. J-F...) démissionner,SOIT PAR FATIGUE OU PAR DÉGOÛT PUR ET SIMPLE D`ÊTRE ASSOCIÉS À L`IMPOSTURE ET À LA FORFAITURE PRMANENTE DE LA PÈGRE cHARETTIENNE,ou encore( re)tomber malades et même mourir. Or dans la conjoncture actuell, l`opposition aura de bonnes chances de les remplacer lors d`inévitables élections partielles...pour peu qu`elle soit assez sage pour se discipliner, et s`unir "pro tanto" .

    Votre analyse serait bienvenue: allez , c`est pas du "sacré" !

    Georges-Étienne Cartier
    Beaconsfield

  • Bernard Gervais
    Abonné
    samedi 21 mars 2009 15h42
    L'énorme prix à payer pour rester fidèle à son chef
    Comme vous l'écrivez avec justesse, jusqu'à l'automne dernier, Monique Jérôme-Forget était considérée par les Québécois comme l'un des ministres les plus crédibles et les compétents du gouvernement libéral.

    Cependant, tout a bousculé en septembre 2008, quand ont commencé à circuler les rumeurs voulant que la Caisse de Dépôt avait subi des pertes énormes et que le Québec serait incapable de contrer la crise économique.

    Voyant le danger d'être renversé si la population découvrait ce qui se passait exactement, Jean Charest, réconforté par les sondages, a alors décidé de déclencher des élections.

    Et, on s'en rappelle, afin de s'assurer d'une majorité de votes, sa tactique a consisté à dire - et à faire dire par sa ministre des finances - que tout n'allait pas si mal à la Caisse, que la nouvelle formule de péréquation ne priverait pas le Québec de sommes vraiment importantes et que son gouvernement disposait d'une sacoche d'argent bien garnie...

    Madame Jérôme-Forget aurait pu s'opposer à cette stratégie si peu honnête. Mais voilà, elle a voulu rester fidèle à son chef et, maintenant, elle en paie le prix. Sa réputation de politicienne intègre est désormais entachée. C'est dommage !

  • Serge Girard
    Inscrit
    samedi 21 mars 2009 16h28
    gouvernement pour colonisés
    Depuis plusieurs que j'écoute la période questions a l.assemblée nationale,cette semaine encore les problemes du gouvernement a produire des résultats attenduent depuis l'élection 2003 etait la faute du PQ,(décrochage scolaire)ils ont répétés depuis la reprise qu'ils étaient un gouvernement responsable.les réponses aux questions sur la caisse de dépot,l,affaire couillard, les faux prétextes.mensonges, pour déclencher des élections,et ca continue durant la campagne.et charest continue a la période de question en mentant effrontément.La ministre forget ment,Dupuis ment en défendant charest ,Courchesne pet la fuse en se montrant outré sur les questions du décrochage scolaire.et elle termine de petter sa fuse en disant que c'est un gouvernement responsable.Bachand approuve tout en hochant de la tete.et tout ce beau petit monde de député libéraux applaudissent la fourberie,l'irresponsabilité.l'incompétence a tous les niveaux,

    J'ai 58 ans et je m'intéresse a la politique depuis longtemps,personnellement je n'ai jamais vu un gouvernement avec si peu de ligne directrice.si peu de vision économique rien qui suscite l'adhésion autour d'un projet nationale et cela depuis 2003,ah oui c'est vrai la fouberie a dbuté en 2003
    Donc< dehors charest et sa gang de molusque

  • Raymond Saint-Arnaud
    Abonné
    samedi 21 mars 2009 16h54
    À terre
    Cynisme ou naïveté? Miroir aux alouettes

    Les inconscients et les aveugles qui ont voté libéral, et tous les autres, vont y goûter avec Charest. Attendez de voir les tarifs ...

    J'ai écrit tous les autres, mais il y a des exceptions: les gros bonnets et autres PPP vont se la couler douce.

    M. Charest a commencé la campagne avec 5 millions $ (d'où venaient-ils ?) en caisse pour déclencher les élections et placarder tous les poteaux visibles sur la rue.

    Maintenant c'est nous autres qui allons passer à la caisse ...
    ( Écrit le 9 décembre 2008 ).

    Maintenant, trois mois plus tard, ce gouvernement nous a mis a la plotte et la sacoche à terre. Les inconscients et les naïfs vont-ils s'en souvenir?

  • Nestor TURCOTTE
    Inscrit
    samedi 21 mars 2009 19h32
    @ Monsieur Kemp
    JE ne suis pas mort.

    Loin de là. Les politiciens sont tous des menteurs. Plus ou moin habilement menteurs.

    Pauline nous a caché un déficit de près de 3 milliards dans son budget de 2003. Charest fait la même chose. Plus subtillement? Je n'en sais rien.

    Et qu'on change de gouvernement, ne changera pas les choses. Ce sont les moeurs qu'il faut changer au Québec. LE PQ et le PLQ sont du pareil au même. Voir qui a fait grossir la dette du Québec. J'ai vérifé. LE PQ a fait plus que le PLQ. (sans compter cette année).

    Voici ce que j'ai envoyé aux journaux en espérant qu'on le publie. J'espère que ça vous satisfaira. Bonne lecture.

    ---------------------

    Le gouvernement libéral de Jean Charest vient de déposer son budget pour 2009-2010. Grosso modo, les dépenses seront de 66 milliards. Les revenus seront de 62 milliards. Le déficit sera de 4 milliards. La dette va continuer de grimper jusqu'à 135 milliards d'ici à trois ans. Le Ministère de la Santé gobera à lui seul 25 ½ milliards. Le Ministère de l'Éducation avalera 14 milliards. Le service de la dette se contentera d'un petit 7 milliards.

    L'Opposition officielle n'est évidemment pas satisfaite. «C'est un mini-plan, un saupoudrage de petites mesures. Le budget ne donne aucun répit fiscal important aux entreprises. L'effort supplémentaire du gouvernement pour relancer l'économie se chiffre à seulement 242 millions de dollars. Ce qui est inquiétant, c'est que le déficit de 4 milliards est un déficit structurel qui était là avant la crise et qu'on a essayé de nous cacher. Ça vient confirmer que Jean Charest n'a pas dit la vérité en campagne électorale.» Refrain pas tellement étonnant, car à chaque budget, peu importe qui dirige, l'Opposition entonne toujours la même chanson : ce gouvernement est incompétent, administre mal, dissimule quelque chose, a un agenda caché, prépare de nouvelles hausses de tarifs et de taxes.

    L'Opposition officielle n'est rarement ou jamais contente du budget du gouvernement. Elle trouve que ce dernier ne met pas l'argent à la bonne place, n'en met pas assez ici, en met trop là, devrait en ajouter dans tel Ministère au lieu d'en retrancher, devrait retrancher tant de millions dans tel autre Ministère au lieu d'en ajouter. Mais elle ne dit jamais ce qu'elle ferait, avec les mêmes revenus et les mêmes dépenses, si elle était à la place du gouvernement.

    Pour éviter de se perdre dans les méandres de la petite politique caractéristique du Québec, l'Opposition devrait reprendre l'exercice du gouvernement et montrer, noir sur blanc, comment elle composerait avec les 62 milliards de revenus prévus pour 2009-2010 et comment elle prévoirait avoir de déficit ou de surplus avec les revenus escomptés. Une telle perspective éviterait tout ce verbiage qui mène tout le monde dans un cul-de-sac, des crises de nerfs, des faux-fuyants, des pirouettes déjà fort connues.

    A quand un budget Marois-Legault avec les sous qui sont disponibles? Idem pour l'ADQ. Idem pour QS. On saurait qui administre le mieux et si les mécontents de jadis seraient davantage contents d'avoir changé d'administrateurs.

  • Etienne Merven
    Inscrit
    samedi 21 mars 2009 21h36
    Question pertinente
    Le P-cul ferait-il mieux?
    Entre deux maux, on choisit le moindre...

  • Raymond Saint-Arnaud
    Abonné
    dimanche 22 mars 2009 11h44
    Pelleter les problêmes
    Le PELQul pellètte les problêmes aux générations futures

  • André Loiselet
    Abonné
    dimanche 22 mars 2009 15h01
    @ M. Merven
    Cher M. Merven, vous avez des jeux de mots parfaitement niais pour faire la leçon aux gens du pays. Bonne chance!

  • Gilles Bousquet
    Inscrit
    dimanche 22 mars 2009 16h41
    @ M. Étienne Merven
    M. Merven écrit : «Le P-cul ferait-il mieux?»

    Ayoye ! Transformer PQ pour P-cul, dénote, de la part de M. Merven, une profondeur d'argumentation sans nom et une culture aussi profonde qui se complait dans les profondeurs du cul probablement.

  • Jean-Marie Malenfant
    Abonné
    lundi 23 mars 2009 17h44
    Des réponses majoritairement indignes! Pour un texte valable.
    Monsieur David, vous feriez mieux, en demeurant dans votre spécialité. Comme analyste sportif vous tomber dans la facilité. Ramener et comparer nos décideurs à un quatrième trio du CH. actuel, fussent-ils dépassés et impuissants devant la crise actuelle, est un exercice qui ne commande pas un effort trop élaboré. Continuez Monsieur David avec tous ceux qui vous vénèrent et qui tantôt vous fustigeront, je disais, continuez à avilir le travail de ceux qui tentent, mème de façon imparfaite à trouver réponse aux problèmes actuels, en les soumettant au supplice de la goutte d'eau, vous aurez ce que vous cherchez, un gouvernement péquiste, qui comme vous le dites si bien:« le PQ risque de s'intéresser davantage aux problèmes qu'aux solutions ( dans l'opposition ) D'ailleurs il n'y a aucun consensus sur la question des tarifs au sein du parti». Monsieur David avec cette forme de journalisme, ce que vous récolterez, se sera pire que le PQ., plus aucune personne possédant le moindre bon sens, ne voudra s'empêtrer dans la basse politique actuelle. Le vrai problême, c'est que le capitalisme à besoin d'être renouvelé, que notre monde a perdu tout sens véritable des valeurs et du partage. Le mal il est non seulement Québecois, Canadien, Nord américain etc, etc, il est MONDIAL. Monsieur Obama semble avoir une clairvoyance, mais le laisseront-ils agir et aura-t-il, les coudées franches , le temps de le faire ou de vivre assez longtemps? Trève à la démagogie....Bonne semaine Jean-Marie Malenfant

Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
ou Créer un profil
Cet article vous intéresse?
21 réactions
0 vote Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Commenter
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012