Pensions alimentaires - Restera à régler le cas des bénéficiaires de l'aide sociale
Saguenay — Sous un gouvernement du Parti québécois, les mères de famille monoparentale bénéficiaires de l'aide sociale seront les seules femmes à voir leur pension alimentaire calculée comme un revenu.
Actuellement, la pension alimentaire que reçoit une mère de famille monoparentale qui travaille n'est plus considérée comme un revenu pour fins d'impôt. Hier, le Parti québécois s'est engagé à ce que les pensions alimentaires reçues par une étudiante ou un étudiant pour le bénéfice de ses enfants ne soit plus calculée comme un revenu dans ses ressources financières. «Ça touche des femmes, mères de famille monoparentale, qui se voyaient interdire l'accès aux prêts et bourses parce qu'elles recevaient une pension alimentaire dont l'usage devait être exclusivement pour nourrir et habiller les enfants. Nous faisons sauter un obstacle majeur. C'est une mesure d'éducation et de lutte contre la pauvreté», a soutenu hier le ministre de l'Éducation, Sylvain Simard, qui accompagnait le premier ministre Bernard Landry à Saguenay.
En comparaison, les familles recevant de l'aide sociale voient leurs prestations mensuelles réduites du montant de la pension alimentaire reçue. On compte
18 100 ménages (majoritairement des femmes) dans cette catégorie. La pension alimentaire moyenne reçue s'établit à 230 $ par mois. Il existe toutefois une exemption de 100 $ pour les ménages ayant un enfant de moins de cinq ans. Le budget Marois prévoit étendre cette exemption à compter du 1er janvier prochain à tous les ménages ayant un enfant à leur charge.
Quand un journaliste a interrogé M. Landry sur la définition juridique d'une pension alimentaire, qui variera désormais selon qu'il s'agit du ministère de la Solidarité sociale, responsable de l'aide sociale, ou des ministères de l'Éducation et du Revenu, le premier ministre a d'abord esquivé la question. «On est en train de faire des ajustements. On en a fait un aujourd'hui. Espérons qu'on réussira à tout ajuster», a-t-il dit. D'ici la fin de la campagne électorale? a demandé la presse. «Quand ça demande de gros ajustements, [...] le sens des responsabilités exige qu'on prenne des précautions», a-t-il ajouté.
Le Collectif pour une loi sur l'élimination de la pauvreté réclame du gouvernement que les familles recevant de l'aide sociale puissent bénéficier d'un tel changement. Au ministère de la Solidarité sociale, on évalue qu'il en coûterait annuellement 56 millions au gouvernement pour accéder à cette requête.
Actuellement, la pension alimentaire que reçoit une mère de famille monoparentale qui travaille n'est plus considérée comme un revenu pour fins d'impôt. Hier, le Parti québécois s'est engagé à ce que les pensions alimentaires reçues par une étudiante ou un étudiant pour le bénéfice de ses enfants ne soit plus calculée comme un revenu dans ses ressources financières. «Ça touche des femmes, mères de famille monoparentale, qui se voyaient interdire l'accès aux prêts et bourses parce qu'elles recevaient une pension alimentaire dont l'usage devait être exclusivement pour nourrir et habiller les enfants. Nous faisons sauter un obstacle majeur. C'est une mesure d'éducation et de lutte contre la pauvreté», a soutenu hier le ministre de l'Éducation, Sylvain Simard, qui accompagnait le premier ministre Bernard Landry à Saguenay.
En comparaison, les familles recevant de l'aide sociale voient leurs prestations mensuelles réduites du montant de la pension alimentaire reçue. On compte
18 100 ménages (majoritairement des femmes) dans cette catégorie. La pension alimentaire moyenne reçue s'établit à 230 $ par mois. Il existe toutefois une exemption de 100 $ pour les ménages ayant un enfant de moins de cinq ans. Le budget Marois prévoit étendre cette exemption à compter du 1er janvier prochain à tous les ménages ayant un enfant à leur charge.
Quand un journaliste a interrogé M. Landry sur la définition juridique d'une pension alimentaire, qui variera désormais selon qu'il s'agit du ministère de la Solidarité sociale, responsable de l'aide sociale, ou des ministères de l'Éducation et du Revenu, le premier ministre a d'abord esquivé la question. «On est en train de faire des ajustements. On en a fait un aujourd'hui. Espérons qu'on réussira à tout ajuster», a-t-il dit. D'ici la fin de la campagne électorale? a demandé la presse. «Quand ça demande de gros ajustements, [...] le sens des responsabilités exige qu'on prenne des précautions», a-t-il ajouté.
Le Collectif pour une loi sur l'élimination de la pauvreté réclame du gouvernement que les familles recevant de l'aide sociale puissent bénéficier d'un tel changement. Au ministère de la Solidarité sociale, on évalue qu'il en coûterait annuellement 56 millions au gouvernement pour accéder à cette requête.
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