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Pour une agriculture à visage humain

Un choix du MAPAQ sème la consternation

Fabien Deglise   20 mars 2009  Québec
Après la nomination, la consternation. L'embauche par le ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec (MAPAQ) d'un universitaire et consultant privé proche de l'agro-industrie pour l'écriture de la toute première politique agricole québécoise soulève l'ire des défenseurs d'une agriculture moins productiviste, à visage humain. Et ils appellent désormais citoyens, agriculteurs et instances régionales à se mobiliser pour contrer cette «inquiétante» décision.

«C'est un geste malheureux, a commenté hier Guy Rainville, chef du Parti vert du Québec. Pour sa première politique, le gouvernement avait la responsabilité de faire appel à quelqu'un d'ouvert qui adhère aux valeurs et aux recommandations du rapport de la Commission sur l'avenir de l'agriculture [présidée par Jean Pronovost], dont les conclusions ont été appuyées par la majorité des acteurs agricoles. À la place, il a choisi la personne qui a le plus critiqué ce document. Cela soulève bien des questions sur la direction que veut prendre le gouvernement avec sa politique.»

Sans tambour ni trompette, le MAPAQ a octroyé en effet au début du mois un contrat de consultant-expert pour sa future politique agricole à l'universitaire Michel Morisset, directeur du Groupe de recherche en économie et politiques agricoles (GREPA) de l'Université Laval.

Personnage influent dans le monde de l'agroalimentation, il est également, en marge de ses activités professorales, président de la compagnie privée Groupe AGECO inc. qui effectue des études économiques, des enquêtes et offre des services de marketing agroalimentaire. Ses clients sont entre autres l'Union des producteurs agricoles (UPA), Olymel, les Producteurs laitiers du Canada, la coopérative avicole Exceldor, la Coop fédérée ou encore la Financière agricole, peut-on lire dans le site Internet de l'entreprise.

Solidarité rurale fulmine

Dans une lettre adressée à Laurent Lessard, ministre de l'Agriculture, le 6 mars dernier, Claire Bolduc, présidente de Solidarité rurale, s'insurge d'ailleurs contre cette nomination qui ne donne pas «les garanties minimales d'objectivité et de neutralité» tout comme «le climat de sérénité et de confiance» nécessaire à l'écriture de la première politique agricole du Québec, écrit-elle.

L'organisme, versé dans la défense de la ruralité, se dit d'ailleurs «consterné» par ce choix «d'un mandataire» qui a «publiquement pourfendu le rapport Pronovost sur de nombreuses tribunes et fait la promotion de sa propre vision de l'agriculture et de l'agroalimentaire, qui se situe aux antipodes des recommandations» de la Commission sur l'avenir de l'agriculture.

Dans les grandes lignes, cette commission invitait le gouvernement Charest à mettre en place des cadres légaux qui favoriseraient à l'avenir le développement d'une agriculture plus diversifiée qu'elle ne l'est actuellement. La fin du monopole syndical de l'UPA, de l'intensification des cultures et de l'homogénéisation des produits, la promotion de circuits courts de distribution, des produits biologiques et du terroir ou encore la mise en valeur du territoire agricole dans une logique de développement durable étaient d'autres éléments évoqués.

Pour M. Morisset, «qui a été un critique de cette commission avant, pendant et après» sa tenue, souligne Benoît Girouard, président de l'Union paysanne, l'agriculture est surtout une «business» plutôt «qu'un mode de vie», a expliqué le professeur-chef d'entreprise lors d'une conférence présentée à Saint-Hyacinthe en avril dernier. Selon lui, deux agricultures cohabitent actuellement au Québec, «celle qu'on respecte» et «celle qu'on aime, surtout dans le 514», relatait d'ailleurs à l'époque l'hebdo agricole La Terre de chez nous.

L'homme estime que l'agriculture devrait principalement être rentable et performante. Pour lui, les agriculteurs ne seraient d'ailleurs plus au centre de l'activité culturelle québécoise, mais font partie désormais d'un «secteur économique» à part entière. Il pense aussi que l'on exagère l'engouement des Québécois pour les produits locaux et du terroir, puisque le marché veut surtout «manger international».

Appel à la mobilisation

«Il y a une incohérence évidente dans le choix de ce consultant», a commenté hier Roméo Bouchard, porte-parole de la Coalition pour un Québec des régions. Le groupe appelle au passage les citoyens à se faire entendre du ministre Lessard «pour que cette malheureuse nomination ne vienne pas compromettre l'application des recommandations du rapport Pronovost et pour empêcher ce gouvernement de se défiler une fois de plus devant les réformes nécessaires».

Michel Morisset a décliné notre demande d'entrevue hier, prétextant que cette activité n'était pas prévue dans «le cadre du mandat» que lui a confié le MAPAQ.

Sa nomination a toutefois été une fois de plus défendue par le ministère, qui estime avoir trouvé dans cet universitaire-consultant privé «le meilleur joueur sur la glace en ce moment» pour sa politique agricole, a indiqué l'attaché de presse du ministre Lessard, Jack Roy. Il précise toutefois que ladite politique est toujours sur la table à dessin, qu'ultimement elle va relever du cabinet, et qu'en tant que consultant-expert, «M. Morisset ne va pas signer les papiers».

Par ailleurs, tout en admettant que l'universitaire est actuellement le seul expert recruté par le MAPAQ pour l'élaboration de la toute première politique agricole du Québec, le ministère a refusé de dévoiler la rémunération liée à sa fonction. «Il a été embauché selon les règles et directives» en vigueur, a précisé M. Roy.






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  • Pierre Ferron
    Inscrit
    vendredi 20 mars 2009 01h47
    Pourquoi douter de l'objectivité d'un professionnel?
    Michel Morissette est sans doute membre d'un Ordre professionnel..., et à ce titre il doit assurer la protection du public. Si ce n'est pas le cas, l'État devrait faire respecter les lois et engager un professionnel responsable. Il y en a plein, croyez-moi.
    Pierre ferron, agronome

  • Roger Lapointe
    Abonné
    vendredi 20 mars 2009 06h11
    Un autre Michael Sabia.
    Décidément, Charest a le bras long et place tous ses HOMMES pour s'assurer que sa vision des choses sera non seulement maintenue mais accentuée. Les mains sur le volant mais la tête tournée vers l'arrière.C'est long 5 ans en politique.
    Le rapport Pronovost semblait pourtant drôlement intéressant comme agriculture alternative.

  • Jasette
    Abonné
    vendredi 20 mars 2009 06h30
    On joue au échec et l'adversaires pensent naïvement que le gouvernement est de bonne foi, alors que ce dernier veut gagner sur tout les plans.
    Les défenseurs d'une certaine façon de voir devraient toujours se méfier des stratégies de ceux qui pensent le contraire, surtout quand c'est l'opposant qui est au pouvoir. Comme ça se passe, c'est comme une partie d'échec où le gouvernement déplace ses pièces à l'insu de l'autre. Le problème aussi, c'est que l'autre ne fait pas vraiment attention au jeu que joue l'autre, en se disant que les deux adversaires sont tous les deux de bonne foi, ce qui n'est pas nécessairement le cas.

    Le gouvernement défend sa vision et elle n'est pas du tout neutre; tout au contraire, elle a des oeuillères et elle a aussi la vue courte -- souvent l'espace réduit de son élection ou de sa réélection. Les citoyens devraient comprendre que les politiciens ont souvent l'esprit très réducteur et la vision myope qui va dans le même sens. De fait, double contrainte, c'est difficile de fait voir l'horizon à un myope comme le gouvernement actuel, d'autant plus qu'il n'a même pas l'imagination pour comprendre la description qu'on lui fait. Ne lui tourner jamais le dos, sinon, en bon affairiste, il va vous faire votre affaire.

    JM (Montréal)

  • Monique Désy Proulx
    Abonnée
    vendredi 20 mars 2009 07h28
    Pays à vendre...
    J'ai de plus en plus l'impression d'assister à la liquidation du pays qui m'a vue naître. On rase les traces de notre passé, on fait la guerre à nos producteurs-artisans, on gaspille notre épargne, on affame nos institutions d'enseignement et on couvre d'asphalte nos terres agricoles. Comme si tout ça était inéluctable, alors que nous devrions tellement miser sur nos particularités, les caractéristiques de chacune de nos régions, pour assurer notre prospérité.

  • E. Lalande
    Inscrite
    vendredi 20 mars 2009 07h31
    Les québécois sont privés de produits sains, variés et de qualité.
    Rien de surprenant dans ce geste, il faut lire le rapport Pronovost pour constater toutes les aberrations de cette structure qui empêche les petits producteurs de distribuer des produits sains et de qualité aux québécois. Nous devons faire des pressions pour que cela change, il y a va de notre santé.
    E. Lalande

  • Renaud Blais
    Inscrit
    vendredi 20 mars 2009 09h11
    L'agriculture pour qui ?
    Encore une fois le gouvernement Charest fait la preuve qu'il est là pour "faire avancer" et promouvoir les intérêts de ceux qui l'ont GRÂCEMENT mandaté pour promouvoir leur intérêt.
    Le point de vue très largement apprécié positivement par "la société civile" de la dernière commission sur l'agriculture mise sur pied par son gouvernement "pour détourner l'attention" est relégué aux archives, et complètement mis de côté.
    Il faudra donc CHANGER de gouvernement à Québec pour voir le point de vue du bien commun mis à l'avant plan par notre gouvernement.
    Renaud Blais
    Commission agriculture et ruralité à Québec solidaire

  • Marc Gauthier
    Abonné
    vendredi 20 mars 2009 09h43
    typiquement Charest
    Les intérêts privés avant le bien public et l'environnement, typiquement néo-libéral.
    Les québécois n'auront pas de politique cohérente en environnnement, pas plus pour subventionner les fours aux granules que pour encourager l'agriculture biologique, pas plus pour taxer les styromousse ou autres matières non-recyclables que pour encourager les petites fermes et les achats locaux.
    Gageons que les pratiques malsaines comme les fameux semi-directs et l'utilisation de pesticides à large échelle vont continuer de prendre du terrain et à le polluer, sans jamais que l'étiquettage des produits OGM viennent faire la lumière la-dessus, tant que les libéraux seront au pouvoir.

  • Tim Yeatman
    Abonné
    vendredi 20 mars 2009 09h51
    Acheter autrement ou bio: de l'argent bien investi!
    Qu'on "...appelle au passage les citoyens à se faire entendre du ministre Lessard", je veux bien. Mais n'était-ce pas çà, la Commission sur l’avenir de l’agriculture et de l’agroalimentaire québécois (CAAAQ), d'où vient le rapport Pronovost?


    À part de la plupart des différents chapîtres de l'UPA et des représentants de grosses boîtes, la plupart des citoyens, artisans, fermiers et agriculteurs avaient exprimés très clairement ce que l'on attendait de l'agriculture au Québec, et le rapport Pronovost l'avait bien traduit.


    Qu'est-ce que quelques lettres et courriels supplémentaires au Ministre Lessard pourraient accomplir, pensez-vous?


    On vote avec notre portefeuille: il s'agit maintenant de tourner le dos aux Olymel, aux Kraft et aux Maple Leaf. Il faut se trouver nos fermes locales pour nos fruits et nos légumes, nos petits éleveurs de bétail sur litières et nos petits fromagers, avant qu'ils ne disparaissent tous.


    La MAPAQ a choisi de ne pas nous écouter? Alors parlons avec notre argent: achetons de nos petits producteurs locaux, et éliminons les intermédiaires!


    Johanne Dion,
    sur le courriel de mon conjoint,
    Richelieu (avec ses 5,800 cochons que je ne mange pas), Qc

  • Lucie Durocher
    Abonnée
    vendredi 20 mars 2009 09h54
    S'établir en agriculture au Québec sera encore plus difficile
    Essayant de m'établir en agriculture de puis 4 ans, j'ai toujours essuyée des refus des instances gouvernementales provinciales (financière agricole entre autre) car mon projet n'était pas assez rentable à leur goût. Le fait que je puisse me contenter de bien vivre grâce aux revenus générés par ma ferme en encourageant l'achat local et le contact direct avec le client ne suffisait pas à la financière car il faut être gros et générer de gros profits. Ce nouveau consultant avec sa vision de l'agriculture comme étant un agro-business n'aidera pas les petits à s'établir,
    Donnons un message clair au gouvernement en adhérant les Marché de Solidarité régionale qui commencent à pousser partout au Québec et encourageant ainsi l'achat local. Le message sera peut-être mieux entendu si personne n'achète des gros, il faudra bien que quelqu'un écoute lorsque les petits seront majoritaires dans le panier d'épicerie des consommateurs. www.atestrie.com

  • Odette Morin
    Inscrite
    vendredi 20 mars 2009 09h57
    La coupe est pleine
    Je suis outrée! Nous sommes gouvernés, de toutes parts, par des crétins destructeurs et inconséquants, qui sont en train d'écraser et de mettre aux enchères nos plus fondamentaux moyens de subsistance. Le jour est venu de descendre dans la rue, massivement, comme le font nos cousins français, pour nous défendre contre ces prédateurs capitalistes et ce, pour la survie des générations qui nous suivent.

  • Jacinthe Denault
    Abonnée
    vendredi 20 mars 2009 10h20
    Le contrôle des gros qui veulent être encore plus gros. ericmaillet.com
    Ancien berger,ancien éleveur et ancien agriculteur, je vis dans une région ou presque tout les agriculteurs ont disparut(encore 1 cette année: pas de relève).Les agriculteurs restants sont des petits industriels de la viandes, dont le plus important souci est de faire grossir leur animaux le plus vite possible(avec tout les moyens légaux auxquels ils ont droit, mais pas forcement très sain pour notre santé),ou de rentabiliser leur terres au maximum quitte à la tuer(biodiesel)
    Est-ce encore de l'agriculture?
    Dans ma région,il n'y a aucune possibilité de se nourrir grâce à des produits agricoles fabriqués directement ici. Les agriculteurs en place ont des règles à suivre dictées par un unique syndicat,contrôlé par les grosses industries agroalimentaires, qui veulent avoir le monopole de "l'agroalimentation". Tous les cotas de laits disparaissent des régions pour se rapprocher des mégas industrie fromagère et laitière. Moi si je veux m'acheter une vache, la traire à la main,faire du fromage et le vendre aux gens qui vivent autour de moi, et bien c'est impossible, ou sinon les gens qui voudront de mon fromage ou de mon poulet ou de mon lait devront payer tout cela à des prix de fou car les cotas sont à des prix inaccessibles, afin qu' il n'y ait que les gros éleveurs ou les grosses compagnies agroalimentaires qui possèdent aussi des élevages, qui puissent avoir plus facilement accès aux cotas!
    L'agriculture d'un pays ne doit pas juste être à une vitesse Si des gens veulent élever des produits locaux et de qualités, ils devraient pourvoir le faire, afin de transmettre leur patrimoine,afin que pour la postérité, nos enfant sachent encore c'est quoi le gout d'un vrai poulet, d'un vrai oeuf,(des vrais choses quoi!) Une agriculture de proximité pour chaque région avec des règles moins strictes pour l'avenir des régions :la politique agricole du Québec doit s'ouvrir et non se refermer encore plus!

    éricmaillet.com

  • Eric Proulx
    Inscrit
    vendredi 20 mars 2009 11h31
    Un "vendu" pour donner bonne conscience a un MAPAQ impotent
    Tant qu'a choisir aussi aveuglément un mandataire qui a comme mandat de définir l'avenir de l'Agriculture, Le ministre Lessard aurait du confier le tout a Pascal Lamy de l'OMC.. Il aurait fait une pierre 2 coups..

    Monsieur Morissette c'est le cardinal Richelieu du statut quo. Il est prof d'Université contesté a l'intérieur même de sa facultée, propriétaire d'une boite de consultant qui tient la majeure partie de ses contrats de l'Agro-business.. et pourfendeur d'un rapport (Pronovost) encensé par toute la société civile et une majeure partie de la classe agricole.. On s'entend les seuls a vouloir noyer le rapport Pronovost sont des types comme Monsieur Morissette et l'ESTABLISHMENT de L'UPA basé a Longueuil.

    Bien que l'on tente de "brainwasher" les agriculteurs au champs.. la plupart veulent que ca change pour le mieux.. Mais bon , il y aura toujours des vendus qui feront passer des défaites pour des victoires .. C'est payant jouer a la guidoune.

    Monsieur Morissette juge que je suis un agriculteur de plaisir et d'identité. C'est clair que non-soutenu par l'état et marginalisé par un appareil étatique qui ne reconnait pas sa base territoriale d'Agriculteurs, il nous est difficile d'être une référence économique ! Déja qu'avec 10 cent ont fabrique des piastres !
    Mais retirez les subventions et tout les bypass legislatifs qui protègent l'Agro-business et celle-ci va s'effondrer comme un chateau de cartes.. et nous les agriculteurs de territoire nous serons la !

    Donnez nous le quart de ce que les gros accaparent impunément.. et nous allons devenir le fer de lance d'un nouveau contrat social en agriculture.. La société civile est derrière nous.. et dans une democratie y parait que c'est la base d'un consensus !

    Après le Suroit, le mont Orford, nos forêts, voila un parti au pouvoir qui s'exerce sournoisement a dilapider encore une fois notre bien collectif. Dans ce cas -ci on parle des clefs du garde-manger. Il est déja minuit moins une..

    Si vous voulez voir de quoi aura l'air la nouvelle politique agricole, allez voir le liens ci-dessous. Ca prend pas la tête a papineau pour comprendre que les agriculteurs-paysans servirons de faire-valoir pour donner bonne conscience a un ministre qui n'aura finalement rien fait... outre chanter "feu feu joli feu ""..

    Sous les pavés la terre

    Eric Proulx
    medaille de bronze de l'ordre national du merite agricole du quebec
    Propriétaire-Ferme Tourilli, Saint-Raymond-de-Portneuf


    http://pub.craaq.qc.ca/persp_2008/PPT/Morisset_Mic

  • Jacinthe Denault
    Abonnée
    vendredi 20 mars 2009 12h02
    Coût de santé et exode rural: pas aidé par l'agro-alimentaire
    En tant que médecin de famille et citoyenne rurale, je joins ma voix à ceux qui s'inquiète de la direction que prend le MAPAQ.

    Nous sommes ce que nous mangeons. L'alimentation, en plus d'être un plaisir, est le pilier de notre santé, de nos défenses contre les pathogènes et contre les cancers. On aura beau promouvoir l'alimentation saine et les quatre groupes alimentaires auprès de nos patients, si tout ce que l'industrie leur offre est peu nutritif, et et peut éventuellement les mener au cancer, les coût de santé n'en seront pas plus bas.

    On commence à briser le mur de silence bâti par des intérêts puissants. Le lien entre les cancers et les expositions chroniques à des résidus chimiques reliés à l'agriculture intensive qui tue nos sols et dégrade la chair que nous mangeons est de plus en plus exposé. http://www.organicconsumers.org/articles/article_1

    Pour un gouvernement censé aider les régions,il n'est pas de mise de cautionner des procédés commerciaux qui empêchent les agriculteurs des régions d'obtenir des salaires décents et aux petits producteurs de se maintenir, en plus de nous rendre malade (mais à petit feu, sans que ce soit trop apparent, pour que nous puissions vivre notre vie utile de consommateur.)

    Espérons que M. Morisset nous surprendra!!





    Les légumes cultivés de façon industrielle possèdent une teneur nutritive moins élevée que ceux cultivés de façon traditionnelle.

    (http://www.organicconsumers.org/articles/article_1
    http://www.motherearthnews.com/Natural-Health/Meat

    A mon avis, continuer dans la direction de l'industrialisation de l'agriculture ne peut faire qu'augmenter les coûts reliés à la santé. On comme

  • Claude Levac
    Inscrit
    vendredi 20 mars 2009 12h11
    Je n'en peux plus.
    Finalement depuis 2003 si moi j'avais voulu poser des gestes pour affaiblir voir déstabilisé le Québec, j'aurais fait exactement ce que le gouvernement de M. Jean Charest à fait depuis.

  • Réception Production du Rapide Blanc
    Abonné
    vendredi 20 mars 2009 12h39
    Une aberration que cette nomination
    Encore un beau cadeau pour l'UPA et l'agrobusiness qui a tout le champs libre pour elle! La meilleure façon de se passer de l'agriculture chimique industrielle c'est de faire appel à l'agriculture biologique et paysanne qui a fait ses preuves depuis 10,000 ans, contrairement à l'agriculture industrielle qui a démontré ses limites en moins de 30 ans. Le gouvernement libéral agit une fois de plus contre les recommandations de la Commission Pronovost qu'il a lui même commandé! Il n'a pas encore compris que d'opérer un virage contre cette alimentation qui détruit les paysages et pollue l'environnement, qui nous empoisonne et engorge nos hôpitaux (avec le cancer au final) serait une résolution bénéfique pour l'ensemble de la société.

    Vive le fromage au lait cru québécois!
    (franchement bon, pas juste pour la santé)

    Eve Lamont

  • Fabienne Desbiens
    Abonnée
    vendredi 20 mars 2009 12h41
    Dans la rue!
    L'incurie, l'incompétence, la malhonnêteté de ce gouvernement nous coûtent trop cher, à tous les points de vue. Il n'y pas d'Obama ici, que nous et le pouvoir de la rue pour essayer de nous sortir de ce cauchemar nommé gouvernement Charest. (Et Charest tout court)

  • Tim Yeatman
    Abonné
    vendredi 20 mars 2009 16h04
    Parlez-leur dans le seul langage qu'ils comprennent: $$$$$$
    Notre Premier Ministre Charest et sa gang, le MAPAQ, l'UPA et le groupe UGECO de Monsieur Morisset ne comprennent que le côté économie de la vie et de l'agriculture. Parlez-leur donc dans leur langue pour qu'ils comprennent!


    S'ils font la promotion d'une agriculture industrialisée productiviste, n'achetez pas leurs produits! L'argent, c'est la seule valeur qui importe pour eux! Les priver du vôtre, c'est un message qu'ils vont saisir tout de suite!



    Johanne Dion,
    sur le courriel de mon conjoint,
    Richelieu, Qc

  • Louise Saint-Pierre
    Abonné
    vendredi 20 mars 2009 16h52
    Le marasme total
    Ce gouvernement (néo-)libéral de Jean Charest entraîne le Québec dans un marasme (Le Petit Robert: forme très grave de dénutrition, spécialement chez l'enfant, avec maigreur extrême, atrophie musculaire et apathie) dont il aura beaucoup de mal à se remettre.
    Le budget de Madame Sacoche n'est qu'un ramassis de vieilles idées néo-libérales dont on nous a gavés depuis plus de dix ans. Aucune imagination, aucune vision d'avenir, gestion à la petite semaine, «business as usual» quoi!
    Et voilà que Jean Charest égal à lui-même remet le rapport Pronovost entre les mains d'un de ses sbires qui s'emploiera
    à pondre une politique agricole qui fera la part belle
    à l'industrie agro-alimentaire au détriment des petits agriculteurs et au détriment de la santé et de la volonté d'une grande partie de la population.
    On aura bien pris note que ce gouvernement ne travaille (travaille-t-il ou exécute-t-il des commandes) dans l'intérêt de son club sélect de financiers et d'industriels en cravates et qu'il se moque éperdument de ceux qui paient le plus d'impôts et qui constituent la chair vive de ce pays.
    Triste journée!

  • Simon Blais
    Inscrit
    vendredi 20 mars 2009 18h02
    Ce gouvernement va tuer le Québec
    Le Québec, si longuement bâti, défriché, investi par ses pionniers, ses artisans et ses travailleurs, est en train de crever au profit d'une économie mondialisée, libéralisée, inhumaine et destructrice. L'héritage Charest est désastreux! J'ai 22 ans, et j'appréhende déjà les défis d'un avenir qui sera difficile pour moi à causes de la bêtise malfaisante des Libéraux.
    Vraiment, pauvres de nous!
    LA MOBILISATION MASSIVE, C'EST TOUT CE QUI NOUS RESTE!

  • Hubert Lavigne
    Inscrit
    vendredi 20 mars 2009 20h42
    Je suis inquiet
    Encore une fois M. Charest, ça sent mauvais. Il semble que tout ce que fait ce gouvernement ces jours ci, c'est de créer de situations conflictuelles. Réveillez-vous et donner l'heure juste s'il vous plaît. Pour moi,le parti libéral, ce n'est pas cela.............

    Hubert Lavigne

  • Luciano Buono
    Inscrit
    vendredi 20 mars 2009 22h23
    Gouvernement Charest: encore et toujours egal a lui-meme
    On voit encore comment ce gouvernement (pour lequel j'ai encore honte d'avoir vote en 2003) continue sa lutte pour etouffer l'agriculture paysanne au Quebec et qui fait la fierte de la population. Apres le fiasco de l'episode des fromages quebecois en septembre dernier, le harcelement des fromagers artisans tel qu'expose a La Semaine Verte, il semble que Charest veuille maintenant planter un clou decisif dans l'emancipation du terroir Quebecois.
    Malheureusement, M. Charest a les deux mains sur le volant et semble bien decide a faire prendre le fosse au Quebec.

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