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Le PQ ajoutera 22 millions pour aider les familles

«Nous devons faire tous les efforts possibles pour réduire les inégalités chez les enfants en particulier», dit Bernard Landry

Kathleen Lévesque   25 mars 2003  Québec
Bernard Landry a offert un de ses doigts comme perchoir à cet oiseau, hier matin, à La Maison des enfants de l’île de Montréal, où il s’est arrêté à l’occasion de la treizième journée de la campagne électorale qui, pour le Parti québéc
Photo : Jacques Nadeau
Bernard Landry a offert un de ses doigts comme perchoir à cet oiseau, hier matin, à La Maison des enfants de l’île de Montréal, où il s’est arrêté à l’occasion de la treizième journée de la campagne électorale qui, pour le Parti québéc
Talonné sur la question de la pauvreté, le Parti québécois s'est engagé hier à augmenter de 22 millions par année les budgets de programme déjà existants de soutien aux jeunes familles.

Le budget pré-électoral prévoyait déjà de doubler les fonds destinés au programme «Naître égaux et grandir en santé», qui consiste en un accompagnement des familles, de la grossesse jusqu'à la rentrée scolaire. À compter de 2004, un gouvernement du PQ injecterait 14 millions supplémentaires dans ce programme qui vise les milieux défavorisés mais qui est universel, donc accessible aussi aux mieux nantis. De plus, le PQ ajouterait huit millions à l'enveloppe de 22 millions actuellement en place pour le programme de soutien aux jeunes parents (moins de 20 ans). Au total, il s'agit d'une promesse de 22 millions qui toucheraient à terme 15 000 familles.

Bernard Landry voit dans ces annonces un moyen pour faire monter à bord du «TGV du développement des enfants», les enfants de tout le Québec. «Croire en tous nos enfants et, surtout, investir dans le développement de leur potentiel est un acte de générosité et de clairvoyance et de solidarité sociale. Nous devons faire tous les efforts possibles pour réduire les inégalités chez les enfants en particulier», a-t-il fait valoir.

M. Landry était accompagné du candidat dans Vachon, le psychologue Camil Bouchard. Selon ce dernier, la voie de la prévention est celle à privilégier. «Il y a une très longue liste d'indicateurs dont nous disposons qui, très fermement, démontrent que les enfants de familles vulnérables profitent le mieux de ces programmes-là. Il faut le faire avec une intensité, une continuité et une qualité telles que le dollar investi est un vrai dollar», a affirmé M. Bouchard.

Au Front commun des personnes assistées sociales du Québec, on souligne que les mesures promises contournent le véritable problème du niveau trop bas de revenus qui n'a pas cessé de diminuer. «Qu'on commence donc à aider les gens pour qu'ils assument eux-mêmes leurs responsabilités. On maintient des programmes de dépendance. On les oblige à quêter. [...] Comme société, on se permet de juger comme s'il y avait des bons et des mauvais pauvres. Il faut être malade pour être aidé», a soutenu au Devoir, Nicole Jetté, porte-parole de l'organisme.

Pour M. Landry, il faut éviter de dire que les plus démunis se sont appauvris sous le régime péquiste. «Quand j'étais ministre des Finances, j'ai mis sur pied le Fonds de lutte contre la pauvreté de 180 millions par année récurrents. Plus un certain nombre d'autres mesures: indexation annuelle automatique de l'aide sociale, abolition de la pénalité relative au logement, investissement accru à la mesure action-emploi, crédit d'impôt pour pension alimentaire

[12 000], crédit pour la TVQ pour les personnes à faible revenu. Ça, on n'en parle pas assez souvent. [...] Depuis 2001, on a annoncé un ensemble de mesures qui amèneront des investissements majeurs de 1,3 milliard sur trois ans pour lutter contre la pauvreté», a exposé le premier ministre.

Cet engagement a servi hier de fond de scène pour l'offensive amorcée vendredi dernier du Parti québécois contre le Parti libéral de Jean Charest qui a pris la tête dans les intentions de vote.
 
 
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